Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

13-15/07 - Festival Détours - Théâtre de Poche

Du 13/07 au 15/07 au  Théâtre de Poche - Bois de la Cambre, Chemin du Gymnase, 1a à 1000 Bruxelles. Tarifs : 12 euros la soirée ou 30 euros le pass 3 jours.

« La troisième édition du Festival Détours se profile déjà à l’horizon! Comme « on ne change pas une formule qui gagne », nous avons conservé cette année tout ce qui a fait le succès des deux premiers rendez-vous bruxellois du Hip Hop de création. Mais comme « tout ce qui n’avance pas recule », on verra le festival se déployer pour s’ouvrir avec confiance à d’autres territoires, envisager des collaborations inédites. Enracinement, maturation et nouvelle floraison seront les maîtres mots de cette saison. »

Le festival Détours se veut hors des sentiers battus et des discours convenus, il vous invitera entre autres à vous balader dans les sous-bois pour aller découvrir, tout autour du Poche une fresque inédite réalisée par des artistes de renom comme Defo-Dalbino et  Eyes-B (deux graffeurs belges dont certains auront déjà eu l’occasion d’admirer une fresque lors de leur intervention dans « Explosition », exposition dédiée au graffiti au musée d’Ixelles en 2011), Pitr ou Totipoten.

Détours est un festival de créations Hip Hop, qui fait la promotion de la transdisciplinarité. De ce fait, vous aurez l’occasion de découvrir ou redécouvrir des artistes tels que Veence Hanao (lauréat 2007 de musique à la Française et dont l’album « Saint-Idesbald » a été sacré meilleur album belge de l'année 2009 aux Octaves de la Musique), d’assister à des spectacles de danse des frères Pedros et beaucoup d’autres, de prendre part à du théâtre de rue qui mêle humour et breakdance avec la bande des Polissons, composée de Milan Emmanuel Labouisse, Benoît Quittelier, Julien Carlier, Yassin Payne et Youri Grafinkiel, de participer à des Workshops (danse contemporaine-break-slowmotion-beat box) et beaucoup d’autres choses encore !

Et pour promotionner le festival, les perfomers feront des démonstrations dans une parade qui se déroulera rue au beurre, à deux pas de la Grand place, quelques jours avant l’ouverture de Détours, en début de soirée et les week end.

Que vous soyez amateurs de Hip Hop ou simplement envieux de découvrir des créations diverses et variées dans une ambiance conviviale et boisée, puis d’en discuter autour d’un barbecue et/ou d’un cocktail, au cours de longues soirées d’été, n’hésitez pas !!

Vous trouverez le programme complet ici

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Kathryn Stockett - La couleur des sentiments


« D’un côté de jeunes bourgeoises blanches, de l’autre des domestiques noires à leurs services. La Couleur des sentiments, c’est la rencontre de deux mondes que tout oppose dans le Mississipi des années 60’. La superficialité des sentiments pour les unes, le dur labeur dans l’ombre et les émotions fortes pour les autres. Au milieu ? D’une part Miss Skeeter, jeune journaliste aux idées modernes, d’autre part Aibileen et Minny, deux « bonnes », l’une qui a appris à se taire, l’autre au tempérament bien trempé ! Poussées par une envie inavouable de faire changer les choses, toutes les trois vont s’associer dans un projet intolérable pour l’époque : écrire un livre sur la vie des noires au sein des familles blanches. »


Peut-on adorer un livre et être déçue en même temps ? Je viens de terminer La Couleur des sentiments et ma réponse est oui ! Pourquoi ? Installez-vous dans ce rocking chair et je vous l’explique !


Ce livre retrace le parcours d’une jeune journaliste, Miss Skeeter, qui au fil des rencontres clandestines avec les bonnes noires au service de ses amies et connaissances, nous dévoile les vies et sentiments inavoués de celles-ci. Tantôt attachées aux enfants blancs ou à leurs employeurs, tantôt maltraitées par ceux-ci ou par leurs familles, ces bonnes nous racontent tout « simplement » la vie des noirs dans le Mississipi des années 60’.


Trois narratrices pour un roman chargé d’histoires. Les chapitres se succèdent, les points de vue varient et avec eux, les styles d’écriture également. Tour à tour, nous entrons dans les têtes d’Aibileen, de Minny et de Miss Skeeter. Chacune, avec ses mots, nous dépeint ses sentiments, ses craintes, ses désirs de changement. Les récits de ces trois femmes, ainsi que ceux des autres bonnes sont attachants, émouvants, révoltants et bien souvent passionnants. Ce livre nous fait découvrir un quotidien qui fait tantôt sourire, tantôt peur. Une époque que l’on dit révolue mais qui n’est pas si éloignée que ça, une époque dont on a beaucoup parlé mais que nous ne connaissons pas vraiment, une époque dans laquelle on plonge sans réticence car il ne faut que quelques lignes à l’auteur pour nous emporter avec elle dans les vies de ces bonnes jusqu’alors invisibles.


Oui mais… le seul bémol est cette furieuse envie d’aller plus loin, d’en savoir plus. En effet, à la fin ma lecture, j’ai ressenti un goût de « trop peu » et le besoin impérieux de lire Les Bonnes, l’ouvrage écrit sous nos yeux mais auquel nous n’avons pas accès.


En outre, la lecture est facile (et semble parfois même un peu trop légère) et l’auteur nous impose, en parallèle, une morale clairement annoncée dès le début de l’ouvrage, développée en cours de lecture et mise en exergue à la fin de celui-ci : « N’est-ce pas le sujet du livre ? Amener les femmes à comprendre. Nous sommes simplement deux personnes. Il n’y a pas tant de choses qui nous séparent. Pas autant que je l’aurais cru. » (dixit l’auteur en parlant de sa propre bonne). Peu de surprise, donc, à ce niveau-là.


Toutefois, ne vous y trompez pas ! Un bémol pour beaucoup de plaisir à la lecture. Alors faites comme moi, achetez La couleur des sentiments, découvrez les premières lignes et laissez vous séduire jusqu’aux dernières… Sourires et petits bonheurs garantis !


En prime, vous pouvez lire la critique du film (en anglais The Help) juste ici!

Falc.

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Exposition Mindscapes


© Hiroshi Sugimoto.

Du 27/06 au 30/09 à la Centrale for contemporary Art, 44 Place Sainte-Catherine à 1000 Bruxelles. Du mardi au dimanche de 10h30 à 18h. De 2,50 à 5 €.
« Plutôt que de proposer un rapport au réel, l’art devrait regarder derrière les choses. » Andreas Gursky
L’exposition Mindscapes, ou comment rendre visible l’invisible, vous attrape par les yeux et ne vous lâche plus.

Les travaux des plus grands comme Hiroshi Sugimoto, Man Ray, Stephen Shore, Francesca Woodman et tellement d’autres côtoient ceux de jeunes artistes émergents et vous offrent un questionnement sur la représentation du mental. C’est un peu comme si vous plongiez dans une exploration intuitive et ultra-sensible de la représentation photographique de l’humain et du paysage.

Ainsi, Louis Darget nous offre à voir des « photographies de la pensée » en exposant des épreuves à la gélatine argentique dont l’émulsion a été directement appliquée, puis pressée sur un front avant d’être développée, Pierre Radisic nous présente des constellations tracées en reliant les grains de beauté de ses modèles avec sa série Corps Célestes, David Lynch vous invite à vous perdre sur une route qui ne mène nulle part - ou peut-être à un endroit, caché quelque part en vous-même -, sans oublier le superbe coup de tonnerre, immortalisé par Hiroshi Sugimoto et les images hypnotisantes de la série Voodoo de Gaël Turine

Les vidéos de Nicolas Leroy ou d’Ana Mendieta vous invitent, quant à elles, plutôt à une certaine introspection.

Bref, si vous aussi avez toujours été intimement convaincu que la photographie permet de fixer ce qui échappe à la vision rationnelle, courrez-y, vous ne serez pas déçu !

Plus d'infos sur le site.


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Et sinon, en juillet, qu'est-ce qu'on fait?


Vous n'avez pas trouvé votre bonheur dans notre article sur les activités estivales! Qu'à cela ne tienne, voici d'autres idées pour juillet! 



Commençons par un stage de danse !
Du 30/06 au 8/07, vous pourrez suivre des cours de percussion et de danse africaine avec Couleur Tradition à Woluwe ! Inscrivez-vous et regardez les prix sur le site de Couleur Tradition.

Mais aussi un stage de cinéma pour vos enfants (de 9 à 18 ans).

Du 1 au 8/07, grâce au Centre de Formation d'Animateurs asbl (situé 32 chaussée de Boondael à Ixelles) et pour moins de 300 €, vous pouvez offrir à vos « charmants » adolescents l’occasion d’écrire et de créer leur propre film ! Plus d’infos sur le site du Centre de Formation.

Ainsi que pas moins de six stages d’écriture à la maison du livre !

Du 30/06 au 1/07 vous pourrez vous initiez à l’écriture poétique et aux poètes belges ; du 2 au 6/07, il s’agira de fanzine, BDs et édition maison (accessible dès 15 ans) ; du 9 au 13/07 vous aurez le loisir de créer un court-métrage d’animation sur le thème étonnant : « Et si Dieu avait créé la femme en premier ? » ; du 14 au 15 c’est un livre animé pour enfants que vous créerez ; entre le 16 et le 20 les ados pourront s’essayer au dessin de Manga et de BD ; du 23 au 27 vous apprendrez à écrire un récit de vie et le 28 et le 29 vous vous essayerez à l’improvisation écrite et dansée ! Plus d'infos sur le site de la Maison du Livre.


Après les stages, continuons par un petit repas folklorique.
Le 3/07 et le 5/07 auront lieu les festivités les plus anciennes de Bruxelles : l'Ommegang. A cette occasion, venez découvrir un menu d’époque de 18h00 à 20h00 dans les somptueuses galeries du Coudenberg. Si vous êtes intéressés, plus de détails sur le site de Brusselicious.

Ensuite, si aller à Ostende était dans vos plans et que vous aimez l’électro, pourquoi ne pas profitez du Oostend Dance Beach Festival ? Danser sur la plage avec Felix Da Housecat et d’autres DJ’s qui vous font vibrer, c’est possible le 7/07 de 13h à 1h du matin ! Pour plus d’infos sur les prix et le programme,cliquez ici.

Puis pourquoi pas un peu de cinéma en plein air? Bruxelles fait son cinéma, qui a lieu du 10 au 20/07, vous propose des séances organisées en plein air dans 11 communes de Bruxelles à 22h (plus d’infos ici).


Ou encore le festival théâtral des artistes associés, du 11/07 au 22/07 au théâtre de la flûte enchantée à Ixelles? Plus d'infos sur les deux pièces jouées ici et .


Si vous avez des envies de nature et découvertes*, Chiny vous accueillera les bras ouverts!  Du 13 au 15/07, A Chiny, vous pourrez en profiter pour rêver un peu grâce au festival du conte ! Des animations en rue, des balades contées, une veillée contée, une scène des musiques, le Village des enfants, la cour des contes, des grimages, un marché du livre, de la figurine et de l'artisanat local, des petites restaurations régionales et saveurs du monde…. Et pas moins de 26 spectacles ! N’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la programmation et à réserver sur le site.

En Flandres, la fête est aussi prévue avec, à Gand, les « Gentse Feesten » du 14 au 23/07, fêtes populaires urbaines mais aussi avec la Fiesta Europa, un énorme marché international, qui battra son plein tout le long des vacances et se déplacera un peu partout en Flandres mais notamment, en juillet, à Mol, Schoten, Hasselt, Anvers et Ostende.



N'oublions pas notre super "Fête Nationale", le 21/07 avec B-United. Pour le dixième anniversaire de B-United, la Ville de Bruxelles et Muziekpublique ont le grand plaisir d'organiser ce festival musical sur une place hautement symbolique et fraîchement rénovée : la Place de la Monnaie. Une ambiance festive et familiale dédiée aux mélomanes, aux gourmands, aux curieux et, bien entendu, aux amateurs de musiques du monde. Des jeux, des initiations au cirque et de l’art de rue viendront agrémenter le tout.

Enfin profitez-en pour en apprendre plus sur la technologie en allant à l’exposition la 3D expliquée au musée Scientastic, situé dans la station de pré-métro Bourse à Bruxelles et se terminant le 31/07 (plus d’infos sur le site).

*Non, je ne fais pas de pub pour un célèbre magasin dont je tairai le nom… (comment ça c’est trop tard ?)

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Nicolas Leroy - Interview

Nicolas Leroy, qui est Nicolas Leroy? Mais tout simplement un des artistes exposé actuellement à la Centrale For Contemporary Art, dans le cadre de l’exposition Mindscapes (dont nous vous parlerons plus en détails très rapidement, c'est promis!).

Est-ce que tu peux me parler de ton parcours ?

J’ai commencé une prépa en Arts à Paris sur un an. Avant j’avais fait du droit. Puis j’ai fait 4 ans aux Beaux-Arts de Metz, avec un passage en Erasmus en Allemagne. Ensuite, je suis arrivé à Bruxelles, un peu par hasard et deux ans plus tard, j’ai intégré l’Académie des Beaux-Arts dans l’atelier de photographie de Chantal Maes et je viens de terminer cette année.

Comment se fait-il que tu exposes ici?

En fait, je devais participer à une exposition pour les 300 ans de l’Académie, mais comme j’étais toujours étudiant à l’Aca, je ne pouvais pas montrer mes travaux. Carine Fol, la nouvelle directrice du centre, qui avait vu mon travail m’a proposé de présenter au moins une pièce dans cette expo.

Pourrais-tu me parler de l’œuvre que tu présentes ici ?

C’est une œuvre vidéo qui s’intitule « onde » et qui représente un sol de glace en mouvement, qui commence à se briser pour ensuite disparaître. Il s’agit de la mer gelée en Finlande.C’est un peu comme un ventre, une respiration. Ce travail s’est fait sur un parcours en Finlande. En fait j’ai traversé toute la Finlande en train, de la Laponie jusqu’à Helsinki en passant par le cercle polaire. Pour moi ça a été un voyage extrêmement physique, parce qu’il fallait affronter le froid, trouver un endroit où dormir et souvent il n’y en avait pas, donc je dormais dans le train. Donc voilà, c’était très éprouvant et souvent quand on vit ce genre d’expérience, je pense qu’on finit par être un peu extrait des choses par la fatigue physique. Du coup, on se jette dans le paysage, on s’y projette, on éprouve le lieu. Et je trouve que la manière d’éprouver un lieu peu aussi créer une rupture avec soi-même, une rupture intérieure. Et cette respiration, la glace qui se brise, pour moi, symbolise cette rupture. Là où on se projette dans quelque chose, où on décolle.

Quels sont les thèmes qui sont les plus récurrents dans ton travail ? Et pourquoi ?

Je parle beaucoup de la relation de l’homme à son milieu. Je fais souvent des mises en scène qui ont un rapport avec mon histoire personnelle. À mon histoire personnelle avec la nature, puisqu’à la Réunion, j’ai grandi dans un milieu qui était quand même relativement plus naturel que le milieu urbain que je connais actuellement. Donc je pense que ce sont des résurgences de ça, de ce que je voyais dans mon enfance et que je recherche ici dans le paysage.

Pourquoi la photographie comme médium principal ?

Parce que c’est là où je me sens le mieux. L’année dernière j’ai fait beaucoup de vidéo, alors que je pensais ne plus en faire mais je reste très sensible à ce mouvement dans l’image fixe. Souvent ce sont des plans fixes, donc il y a un rappel à la photographie, avec des mouvements très légers. Je me suis mis réellement à la photographie à partir de l’école de Metz lors d’un voyage à Prague. J’avais acheté un petit appareil genre Lubitel et j’ai été émerveillé par l’image dans la petite lucarne. C’est comme ça que j’ai commencé la photo et c’est comme ça que je continue la photo, c’est par le dépoli. Je suis un peu moins sensible à l’image numérique, que je trouve moins « magique ».

Qu’est-ce que ça te fait d’exposer ici, parmi les plus grands ?
Je suis tout simplement honoré de participer à cette exposition, parmi des personnes dont j’admire le travail, comme Dirk Braeckman ou Gursky et tous les autres.

Retrouvez l'oeuvre de Nicolas Leroy en visitant l'exposition Mindscapes, du 26/06 au 30/9 à la Centrale For Contemporary Art, 44 place Sainte-Catherine à 1000 Bruxelles. Les prix sont de 2,5 € à 5 €

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Oyez, oyez, braves gens!



Vous êtes artiste? Vous êtes jeune? Vous voulez vous faire connaître à Bruxelles? Ceci est pour vous!
Vous connaissez quelqu'un qui est artiste? Qui est jeune? Qui veut être se faire connaître à Bruxelles? Alors qu'attendez-vous pour lui envoyer cet article par mail/message facebook ou le twitter?

En septembre, à Tour et Taxis aura lieu une superbe exposition nommée 'BYTE". Organisée par le collectif Sans 9, composé de Maxence Dedry, Julien Ferir, Maïté Renson et Némo Welter (non, ils ne mordent pas!), son but est d'offrir à de jeunes artistes plasticiens, l'opportunité d'être exposés dans l'un des espaces culturels les plus incontournables de Bruxelles. Le collectif est actuellement à la recherche d'artistes pour contribuer de manière géniale à cet événement tout aussi génial (forcément!).

Comment faire?
Pour soumettre votre candidature, il suffit d'envoyer un dossier composé d'un portfolio des travaux que vous souhaiteriez montrer et du format total (approximatif) de ceux-ci à l'adresse suivante: maiterenson(at)gmail.com.

Pour plus d'infos, jetez un oeil juste ci-dessous:



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Passer l'été au plat pays, sans déprimer? C'est possible!


Et voilà, ça y est, nous sommes déjà fin juin! C’est fou ce que le temps passe vite, vous ne trouvez pas ?

Nous sommes officiellement en été et ses belles promesses nous assaillent… non sans une certaine appréhension. Appréhension, oui. Souvenez-vous l’été dernier ! Nous n’avions pas été tellement bien lotis... C’est pourquoi l’appréhension et l’espoir sont palpables dans nos chaumières, dans tous les cœurs, dans toutes les âmes. Chacun d’entre nous redoute autant qu’il attend cette période qui rime généralement avec farniente, donc plein d’espoir pour cette année que nous entamons avec une émotion toute significative cette entrée de plein pied dans cette période estivale nommée « vacances scolaires ».

Les vacances scolaires, tout un concept ! Cette période où ceux qui ont des enfants doivent faire preuve d’ingéniosité pour leur trouver des occupations, où les étudiants finissent souvent par se languir de leur scolarité sociale et où les autres cherchent tous les moyens pour sentir le soleil sur leur peau et la bonne humeur envahir leurs neurones car l’envie de travailler est souvent mitigée.

Bref, comme on a (un peu, juste un peu) pitié de vous, nous voici avec quelques idées d’activités pour égayer (ou simplement changer) votre été.

Commençons par les expositions, voulez-vous (boh, si vous ne voulez pas, c’est la même chose t’façon !)?

Manifesta, vous connaissez ? Seule biennale internationale itinérante d’art contemporain, la neuvième édition a lieu, cette année, à Genk dans une ancienne mine à charbon et ce jusqu’au 30 septembre. Ce projet vous offre non seulement l’occasion de connaître des dizaines d’artistes des quatre coins du monde mais aussi de découvrir la région du Limbourg et son patrimoine ainsi que de réfléchir et de discuter de l’impact de l’industrialisation sur nos vies… Tentaculaire, Manifesta 9 vous offre aussi moult événements parallèles en tout genre et un peu partout en Belgique. Concerts, ateliers, débats, expositions… vous retrouverez tout ça ici et (et, pour tout vous avouer, je ne dirais pas non à une petite nuit en cArAvAn, personnellement !)



Pour tout le monde, 21 juin rime avec été et fête de la musique. Mais c’est aussi le début de l’exposition Tournez Manèges qui nous rappelle avec délice l’histoire de notre belle Foire du Midi, ses croustillons, ses attractions et autres spécialités ! Elle sera gratuitement accessible à la Maison du Folklore et des Traditions jusqu’au 26/08 ! Encore une occasion à ne pas manquer ! (allez sur www.brupass.be pour plus d’infos).

Pour rester dans le thème, sachez que fin août se termine une exposition plutôt acidulée, à savoir Sweet Candy, petite histoire sucrée de la confiserie. Que dire sinon « miam » ? Rendez-vous au Musée du Moulin d’Evere !

Enfin, à Bruxelles toujours, profitez jusqu’en septembre de l’exposition Mindscapes, Paysages du mental à la Centrale Electrique pour vous questionner sur comment rendre visible l'invisible et la représentation photographique de l'humain et du paysage. A voir ici !

Passons aux spectacles !



Déjà depuis plus d’un mois, vous avez aussi la chance de pouvoir assister gratuitement aux représentations de Guignolet dans le Parc ! Le spectacle a lieu au Parc de Bruxelles, toujours à 15h30, entre mercredi et dimanche jusqu’au 02/09 ! Les pièces sont présentées par le Théâtre Royal Les Coeurs de Bois, qui a vu le jour à Bruxelles en 1946, et rassembleront des marionnettistes belges et étrangers. A fils, à mains, à gaines, à tiges, à tringles ou à baguettes, les marionnettes vous emmèneront inévitablement dans leurs univers riches et variés ! (plus d’infos sur le site).

Mais en juillet, c’est Bruxellons qui ouvrira ses portes avec le plein de pièces en plein air, au château du Karrevelt à Molenbeek. Choisissez parmi les 17 spectacles sur le site du festival.

Si vous êtes plutôt sportif, vous apprécierez probablement de visiter Gand à vélo et en bonne compagnie grâce à Vizit. Si vous préférez Bruxelles et que vous êtes un tantinet casse-cou, pourquoi ne pas s’initier au skateboard (ou laissez vos enfants se casser la pipe) au Skate Park de la rue des ursulines?



Puis, si vous avez envie de vous plonger dans l’histoire de notre chère ville, les souterrains de la Place Royale vous accueillent jusqu’au 21 août pour vous faire découvrir les vestiges du palais du Coudenberg qui fut l'une des résidences principales de Charles Quint. Alors que la commune de Laeken, avec Laeken Découvertes, vous offre un très grand choix de visites guidées à petit prix juste ici!

Terminons en beauté avec une idée plutôt romantique (et, bien sûr un peu plus chère) avec les tables volantes et les boîtes magiques d’ElisAm. Vous vous demandez ce que c’est, n’est-ce pas ? Je vous laisse la surprise et vous invite vivement à jeter un coup d’œil à leur page Internet : www.elisam.be !

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Figaro 2012

Du 22/06 au 27/06 à 20h15 (sauf le dimanche 24 à 15h), au Théâtre royal du Parc, 3 rue de la Loi à 1000 Bruxelles. Entrée gratuite mais Réservation indispensable (au 02/505.30.30 de 11 h à 18 h)

A partir de: “Le Mariage de Figaro” de Beaumarchais et “Les Noces de Figaro” de Mozart

Mise en scène: Patricia Houyoux

Avec: Barbara Borguet, Tania Borrini, Anne Chantraine, Laure Chartier, Marie Darah, Alexandra de Bruijn, Nathan Fourquet-Dubart, Alexandra Gruloos, Romain Mathelart, Boris Olivier, Elsa Rollat Vincent Sauvagnac, Laura Savenberg, Nicolas Swysen, Mailys Wilkin

Le choeur: Patricia Da Costa Almeida, Marie-Laure Brossolasco, Liga Eglite, Marine Fornasari, Sachiko Kinébouchi, Nathalie Tran et Bruno Silva Resende ou Rafael de Boissezon.

Les chanteurs solistes: Géraldine Naus (Susanna), Joanne Deom (Contessa), Pauline de Lannoy (Cherubino), Bruno Silva Resende (Conte), Marco Zelaya (Figaro).

Parfois les mots ne suffisent pas. Ou ils manquent. On reste bouche bée, coi, les bras ballants mais le coeur plein d'allégresse. Voilà ce que procure cette version couplée du Mariage de Figaro jouée par les étudiants plutôt prometteurs du Conservatoire.

Si nous sommes dans cet état-là, c'est parce que c'est émerveillées que nous sommes sorties de la salle après trois heures (qui sont passées tellement vite que jamais on eut cru q'il était presque l'heure pour le carrosse de se transformer en citrouille). Emerveillées, oui car tout - absolument tout - y est. Rien ne manque. Pour peu, je pourrais presque citer la Barbie dentiste de ma soeur cadette: "Tout est parfait" (le "quelles jolies dents" étant en option).

Tout, oui, à commencer bien sûr par le texte. Cette splendeur du monde du spectacle, ce bijou de la littérature française. Mais il ne fait pas tout ! Les costumes et le décor sont plein d'imagination, d'inventivité, de jeux de couleur et de contraste passionnants. En outre, les acteurs sont frais, souriants, plein d'humour, heureux d'être là mais surtout compétents ! Ils parviennent, sans la moindre hésitation, à (littéralement!) changer de rôle, disparaitre et réapparaitre, se démultiplier et manipuler les autres avec tant de naturel qu'on ne peut qu'être conquis!

Enfin la musique (Mozart!) et les chanteurs rendent définitivement cette pièce magique et tout simplement splendide... Bref, à voir, absolument ! Vous voilà prévenus!

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5 bonnes raisons d'aller à Manille

Quand on s’envole pour les Philippines, généralement, c’est à la recherche du soleil (qui a malheureusement disparu dans le nord de l’Europe), des plages splendides, des baies à couper le souffle et des diverses activités aquatiques possibles qu’on pense. Beau temps, farniente, tropique, paysages magnifiques, animaux bizarres et fruits exotiques, voilà ce à quoi on s’attend.

Pourtant, aux Philippines il n’y a pas que le sable fin et les cocotiers mais aussi Manille, par exemple, la capitale de cet archipel du Pacifique. Mixte et étonnante, voilà une ville qui mérite certainement qu’on s’y attarde ! Voici pourquoi :

Première raison : le quartier colonial espagnol datant du 16ème siècle dont l’architecture pittoresque nous ramène au temps des conquistadores. Véritable vestige de l’opulence hispanique de l’époque, ce quartier aurait presque fait de nous faire douter de notre situation géographique !

Cathédrale de Manille
Deuxième raison : après ce petit voyage dans le temps, la visite de quartiers tels que Makati ou Ortigas pourrait tout bonnement vous effarer. En effet, vous entrez alors dans la Manille « chinoise », ville économique, industrielle et commerciale où rentabilité, travail, élégance et luxe sont les maîtres mots. Rues propres et bâtiments récemment construits, vous voilà presque arrivés en plein Manhattan. Qui plus est, Manille regorge d’énormes centres commerciaux qui feront le bonheur de tous les shopping addicts.

Greenbelt 5... Il y a en a donc 4 autres!
Troisième raison : quoi de plus logique après une bonne dose d’opulence de se rendre dans les quartiers pauvres de Manille ? Visiter un centre pour orphelins ou un bidonville, voir leurs sourires, est définitivement une expérience que nous vous conseillons.


Quatrième raison : Greenhills ou le paradis de la contrefaçon. Vous pourrez absolument tout trouver ! Les plus grandes marques (Rolex, Tiffany) mais aussi des jeux vidéo, des Blu-ray et des sublimes perles y sont disponibles pour des prix dérisoires. Les répliques sont tellement bien faites qu’il est presque impossible de voir la différence !

Myriade d'échoppes
Cinquième raison : les embouteillages. La circulation à Manille, c’est tout un concept. A l’instar de la mentalité philippine, le trafic est pour le moins bordélique et très lent. De quoi mettre à l’épreuve votre impatience d’européen !


Cinq choses à savoir :

Comme souligné plus haut, très souriants, les Philippins sont vraiment accueillants. Par contre, ils ne brillent pas par leur rapidité. N’espérez pas pouvoir jouer le lapin blanc à Manille !

L’anglais est la langue de communication officielle mais l’espagnol a toujours une influence. Si vous avez des connaissances en la matière, écoutez-les parler dans leur « dialecte », c’est assez intéressant.

Les mois les plus chauds et secs sont généralement mars, avril et mai. La température peut alors monter jusqu’à quarante degrés donc n’oubliez pas de prendre vos précautions pour ne pas risquer l’insolation.

Manille est immense et, comme expliqué ci-dessus, très difficile au niveau de la circulation. Soyez donc prévoyants quant à vos déplacements et préférez, si vous avez les moyens, une voiture aux transports publics.

Au niveau du trajet, les Philippines ne sont pas la destination la plus proche. Ce qui veut dire que non seulement le vol est très long mais aussi souvent plein de monde. Ainsi, si vous avez des problèmes avec la promiscuité ou l’avion, soyez prévoyants à ce niveau-là !



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Enlightened


"Amy est dépressive et au bord de la crise de nerfs. Après un pétage de câble monumental dans la société où elle travaille, elle part suivre une thérapie de groupe à Hawaï. À son retour, elle est bien décidée à retrouver un équilibre dans sa vie."

Enlightened est une série qui s'adresse à toute personne ayant subi une désillusion majeure, disposant d'une émotivité et d'une empathie certaines, ou ressentant parfois ce sentiment d'être perdu au sein d'une société aux règles totalement surréalistes.

La morosité de l'existence qui transforme une personne en coquille vide, le travail acharné et compétitif qui transforme aussi une personne en coquille vide doublée d'un rapace au taquet de la moindre opportunité pour s'octroyer un avantage au détriment des autres. La réalité du marché du travail avec les salaires qui ne suivent pas dans bien des fonctions. L'hypocrisie, l'indifférence des gens. La quête de sens, d'épanouissement.

Tous ces aspects sont brillamment traités dans cette série de sorte que j'ai commencé à diffuser les deux premiers épisodes dans le cadre d'un de mes cours de religion.

Le personnage principal est intéressant à analyser dans la mesure où on voit la jeune femme et ses délires de hippie en prendre plein la gueule une fois son retour dans la vie réelle, et l'on peut observer son évolution, ses incohérences comportementales, et sa tentative de gérer les idéaux auxquels elle aspire tout en essayant de rester cohérente avec la réalité des faits. Une lutte constante, finalement.

Très enrichissant, très interpellant; à conseiller !
Retrouvez le blog de Catherine.

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Le rattachement


Du 15/06 au 08/07au Théâtre de la Flute enchantée, 18 rue du Printemps à 1050 Bruxelles. Les prix sont de 9 à 15 €.
De: Didier Van Cauwelaert

Mise en scène : Jean Luc Duray

Avec : Denise Schwab, Muriel Audrey, Jean Luc Duray


"Imaginez qu'avant de naître, on soumette un projet de vie comme on dépose un plan de vol. Imaginez qu'une sorte de conseillère examine, modifie ou bloque ce projet, tant qu'il ne lui paraît pas convaincant. Imaginez que le projet en question soit celui de Napoléon III, (Empereur de gauche élu au suffrage universel après un coup d'état et obsédé par les femmes), de créer la France moderne, d'ouvrir aux filles l'accès à l'instruction publique, de reconnaître le droit de grève, de fonder les caisses de retraite, de redessiner Paris et de rendre française Nice et la Savoie, et que ce projet ne dispose que d'une heure pour obtenir son permis de naître…"

Sans savoir si c'est le livre de Van Cauwelaert qui manque d'étoffe ou son adaptation théâtrale, nous sommes au regret de dire que cette petite pièce, somme toute plutôt courte, ne laisse pas un souvenir inoubliable.

Malgré la prestance de Jean Luc Duray, les deux comédiennes sont un peu en demi-teinte et le jeu de Denise Schwab nous semble un peu particulier et quelque peu irritant. Le décor n'a rien de spécial, la mise en scène manque d'envergure et les quelques bons mots et calembours sont finalement effacés par la mièvrerie de l'amour prétendument incompréhensible pour le commun des mortels mais inaltérable de Napoléon III pour sa femme.

Si vous êtes fans d'Histoire mais que vous n'avez jamais pris la peine de vous pencher sur le cas de cet empereur mal-aimé, vous apprécierez peut-être le rattachement. Par contre, si l'Histoire de France vous ennuie profondément, un conseil: passez votre chemin (et priez pour qu'entre temps, il ne se mette pas à pleuvoir).

Plus d'infos sur le site de la Flute enchantée.

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29-30/06 - Voyage en bordure du bord du bout du monde - L'ancre


"Venez à la rencontre des frères Grimox et de leur odyssée surréaliste et totalement disjonctée!Inspiré du théâtre forain et des films d’épouvante des années 1950, Voyage en bordure du bord du bout du monde est une épopée cosmique retraçant la terrible histoire du philosophe Sophoclès, amour adultère (et décapité) de la Reine du Bord du bout du monde… Fabricants d’improbable, les frères Grimox vous entraînent dans d’étonnantes et périlleuses péripéties, pleines de suspens, d’aventures et de frissons. Chants, cascades et magie noire, en prime."

Ce spectacle est totalement génial, mes amis! alors un bon conseil: si ce n'était pas déjà prévu, faites un crochet par Charleroi, rien que pour ça, oui!

Du 29 au 30/06 à L'Ancre, à 6000 Charleroi (à 20h30). Les prix oscillent entre 7 et 15 €.

Plus d'infos sur le site de l'Ancre.

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La Canne à Sucre

12 rue des pigeons - 1000 Bruxelles.

Situé à quelques mètres du Sablon, ce petit restaurant antillais dont l'apparence ne paie pas de mine devrait cependant être en mesure de satisfaire vos papilles.

Pour un budget raisonnable (comptez environ 40 € par personne, vin compris, à moins d'abuser des bonnes choses) vous pourrez déguster quelques mets antillais, délicatement épicés tels que les boudins créoles, et pour certains, parfumés au rhum (comme le poulet aux z'habitants, par exemple). Parmi ces mets, vous retrouverez des entrées (acras de morue, samoussa...) dont le prix va de 10 à 18 € mais aussi des plats de poissons, de viandes et de crustacés au prix oscillant entre 19 et 27 €.

Ce petit restaurant étant également une des plus vieilles rhumeries de Bruxelles, vous pourrez y déguster certains grands noms, 
tester un des 250 cocktails ou tout simplement admirer la collection de bouteilles qui couvrent les murs. 

Et si cela ne suffit pas à vous faire saliver, sachez que le chef, lorsqu'il n'est pas aux fourneaux ou lorsqu'il ne vous conseille pas sur le vin qui devrait accompagner votre menu, n'hésitera pas à déposer le tablier et les couteaux pour prendre son micro et pousser la chansonnette, vous permettant ainsi de déguster votre repas au son d'une charmante musique aux accents latins.

Comme vous l'aurez compris, nous ne pouvons que vous recommander chaudement (normal pour les Antilles, me direz-vous) cet endroit même si il y a un léger bémol: le temps d'attente légèrement trop long. Mais nous aimons croire que ce n'est pas totalement fortuit voire même orchestré pur nous pousser à profiter du son latino mais aussi à laisser le temps à nos papilles le temps de se remettre de cette explosion de saveur.

Dernier petit conseil: pensez à réserver !

Berny.

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Les Eurotopiques, Festival Européen de Projets Théâtraux



Comme nous vous l’avions annoncé il y a plusieurs jours, La Virgule, Centre Transfrontalier de Création Théâtrale a organisé la troisième édition de son festival européen de projets théâtraux, Les Eurotopiques.

A l’heure où l’économie semble mettre à mal la cohésion entre les pays de l’Union Européenne, cet événement a offert du 4 au 9 juin dernier une preuve tangible des richesses théâtrales souvent insoupçonnées de certains des états membres.

Soutenue entre autres par l’Europe via le programme Interreg IV qui entend effacer les frontières, La Virgule a réuni autour du thème du mensonge dix troupes issues d’Autriche, de Belgique, de France, de Grèce, de Lituanie, de Malte, de Pologne, de République Tchèque et également du Royaume-Uni.

La présentation des projets s’est déroulée à raison de deux lectures-théâtralisées par soir où la thématique du mensonge s’est vue déclinée dans des récits des plus variés et dans une diversité tant d’un point de vue scénographique que linguistique. En effet, chaque projet était présenté dans sa langue d’origine avec sur-titrage en français sous l’œil attentif d’un jury professionnels ainsi que des spectateurs.

C’est le projet polonais intitulé My ABBA qui a conquis le cœur du jury composé de sept professionnels. Est-ce réellement anodin ou la musique a-t-elle était vecteur d’un langage universel ? Ce projet écrit et mis en scène par Tomasz Man se voit récompensé d’une aide à la création de même que son intégration, la saison prochaine dans la programmation 2012-2013 de La Virgule.

Outre un doctorat en philologie, Tomasz Man est l’auteur d’une trentaine de pièces majoritairement montées en Pologne dont il réalise pour certaines la mise en scène. My ABBA, soutenu par le Teatr Muzyczny Capitol de Wroclav, évoque l’histoire d’une jeune femme mis au ban de la société jusqu’à un passage télévisé où elle interprète les chansons de ses idoles, le fameux groupe suédois ABBA.

Tandis que la maîtrise vocale des quatre comédiens laisse présager le meilleur pour la création de mai prochain, l’histoire n’est pas qu’un simple prétexte au chant. Au travers l’évocation de la versatilité des êtres qui nous ramène incontestablement à la thématique du mensonge, se dévoile un pan de l’histoire de la Pologne à l’ère communiste.

Le Prix des Spectateurs a quant à lui était décerné à l’équipe tchèque pour son projet Sestřičky écrit par Pavel Trtílek et mis en scène par Juraj Augustín, relatant la vengeance cruelle d’une sœur après des années de vexation et de jalousie.

La semaine de festival comprenait également des temps de rencontres avec les équipes ainsi qu’une table ronde autour des voies de la création théâtrale en Europe.

Au final, les yeux souvent émerveillés par l’inventivité des metteurs en scène, les oreilles bercées par la mélodie de toutes ces langues étrangères réunies pour un temps à la maison Folie, hospice d’Havré de Tourcoing, Les Eurotopiques ont brillamment relevé le défi d’effacer les frontières et d’offrir un aperçu de la création théâtrale contemporaine en Europe.

Plus d'infos sur le site de la Virgule.

A.B.

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Exposition Stanley Kubrick PHOTOGRAPHER

Du 21/03 au 01/07 aux Musées Royaux des Beaux-Arts, 3 rue de la régence à 1000 Bruxelles. Les prix sont de 2€50 à 9 €.

"La présente exposition a pour objectif de présenter les premiers pas créateurs de Stanley Kubrick qui reste un des cinéastes phares du XXe siècle. Curieux de toute expérience, Kubrick a exploré l’ensemble des possibilités offertes par le cinéma pour exprimer la violence sociale qui transforme en profondeur l’individu jusqu’à métamorphoser un paraître réduit au masque."

Un dimanche pluvieux à Bruxelles. Une exposition de Kubrick aux Musées des Beaux-Arts que je m’étais juré de ne pas laisser passer, comme je l’avais fait pour Frida Kahlo (j’en ai encore un pincement au coeur). Quoi de mieux pour vaincre l’état de morosité et de démotivation créatrice induite par la météo... ?


L’exposition présente le travail photographique (très peu connu, en réalité) de Stanley Kubrick qui dresse un portrait de l’Amérique d’après-guerre avec, notamment, des images documentaires, des portraits - qui n’ont rien à envier à ceux que nous connaissons de Diane Arbus - mais aussi des reportages dignes de Walker Evans sur des personnalités issues de milieux aussi variés que la boxe, les rues de New York, le cirque, l’université de Columbia...

Metteur en scène spontané, Kubrick arrive à capturer l’instant décisif si cher à Cartier-Bresson et à le sublimer. Vous pouvez donc vous promener entre ses superbes clichés noirs et blancs et vous délecter de l’histoire que raconte chacune des images.

Au sortir de cette exposition, se pose à nous une question "existentielle": Kubrick était-il un photographe qui a fait du cinéma ou un cinéaste qui a commencé par la photographie ?

Heureusement, la réponse se trouve dans l’expo !

Plus d'infos sur le site.

Retrouvez le blog de Maïté.

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23/06 - Visite guidée: les légendes urbaines bruxelloises - Bruxelles


"Les légendes urbaines suscitent chez l'auditeur ou le lecteur vigilant de nombreuses questions. Souvent, elles ne mentionnent aucun nom de lieu et citent rarement leur source. Existe-t-il des légendes urbaines typiquement bruxelloises? Aurore Van de Winkel nous emmène dans une visite guidée à travers Bruxelles."

Connaître les légendes urbaines bruxelloises? Mais quelle bonne idée! Non seulement c'est dans un peu plus d'une semaine mais en plus c'est gratuit!

Le 23/06 à deBuren, 6 rue Leopold à 1000 Bruxelles de 15h30 à 17h30  en français et néerlandais. La visite est gratuite mais il faut réserver sur le site!

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Twilight Portrait


"Marina est une superbe jeune femme d'une trentaine d'années, mariée à un homme d'affaires un peu trop mou, ce qui la pousse à chercher davantage de virilité dans une vieille chambre insalubre avec un ami de la famille. Assistante sociale aux revenus moyens, elle peut compter sur les finances de papa pour arrondir ses fins de mois. Le jour où Marina se fait sexuellement agresser par trois policiers, sa vie bascule. Elle crie vengeance. Déterminée, elle est bien décidée à tuer ses agresseurs. Mais les choses ne se passent pas comme prévu..."

Twilight Portrait est un premier long métrage de Angelina Nikonova que j'ai eu le plaisir de découvrir à l'occasion du Brussels Film Festival. Ce portrait au crépuscule est avant tout le portrait d'une société russe totalement blasée et en pleine déchéance, engouffrée dans la drogue, l'alcool et la corruption. Une société où même l'entraide se monnaie.

À travers le personnage de Marina, on découvre une femme révoltée; révoltée contre ce qui lui arrive, mais également contre sa condition de bourgeoise fonctionnaire pépère. Petit à petit, on assiste à son évolution et l'on plonge dans cet univers ambigu, cru et malsain qui nous prend à la gorge pour ne plus nous lâcher. Un univers où les mots "Je t'aime" sont une arme plus puissante et plus douloureuse qu'un flingue.

Le seul bémol de l'histoire réside dans sa première demi-heure, laquelle nous somet à des longueurs un peu superflues, sans doute pour nous planter le décor, relativement effrayant, des quartiers russes mal famés où les habitants semblent tous issus de consanguinité. Je me suis d'ailleurs promis de ne plus jamais critiquer les gens du Hainaut après visualisation de ce film.

Twilight Portrait mérite d'être découvert pour sa réalisation pertinente, sa dimension psychologique, et sa peinture sociale intransigeante.

Nous pouvons dire bravo à madame Nikonova pour ce premier essai des plus réussis.
Retrouvez le blog de Catherine.

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Toukoul

1 rue du Marronnier - 1000 Bruxelles.

Situé rue de Laeken ou rue du Marronnier, à quelques centaines de mètres de De Brouckère, entre le cinéma et l'Eglise du Béguinage, le resto Toukoul, de style ethiopien, vous accueille pour un repas dont les saveurs sauront vous faire voyager.

Si le menu est alléchant et pourra ravir diverses papilles gustatives, vous devrez cependant penser à réserver votre place un petit peu à l'avance, car arrivés à l'improviste, vous ne seriez pas certain d'obtenir une table.

Pas de fourchettes, pas de couteaux, mais un peu d'injèra (ou galette de tef) une sorte de "crèpe" qui vous permettra de saisir vos aliments pour les mettre en bouche. Pour faire passer le côté piquant de certains plats, vous pourrez déguster de bons vins, des jus de fruits variés (comme du jus de gingembre ou autres) ou encore des thés d'ici et d'ailleurs.

Les prix sont un peu élevés (comptez quand même facilement 20 € le plat, 10 € le dessert, 25 € la bouteille de vin et 3 à 5 € pour un jus ou un thé), à moins d'y aller pour un lunch le midi, mais durant le week-end vous pourrez profiter d'une ambiance "maison" où le resto se transforme en scène et où de jeunes artistes viennent vous faire découvrir des musiques variées et parfois même chanter.

Nous ne regrettons qu'une seule chose, un service un peu lent et un manque de logistique flagrant (lorsque plusieurs serveurs s'occupent de la même table, ils se marchent parfois sur les pieds). Mais après tout, si on vient au restaurant, c'est peut-être simplement pour passer un bon moment et ce serait peut-être à nous d'être un peu plus "tout cool", alors si cela ne vous dérange pas et que vous avez du temps, n'hésitez pas à passer le pas de la porte et à vous asseoir.

Berny.

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20/06 - Starbuck


"Tout juste au moment où David Wosniak apprend que Valérie est enceinte, cet éternel adolescent de 42 ans découvre qu'il est le géniteur de 533 enfants. Dans la foulée, il apprend aussi que ses enfants se sont regroupés dans un recours collectif qui veut faire invalider la clause d'anonymat qu'il a signée lors de ses dons de sperme. Catastrophé, David refuse de se révéler..."

Ahahah! Avec l'accent canadien, en prime, ça promet!



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Snow White And The Huntsman



"Kristen Stewart interprète l'héroïne dont la beauté vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse Reine maléfique et déclencher son courroux. Mais la cruelle marâtre ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l'art de la guerre par le chasseur qu'elle avait elle-même envoyé pour la supprimer. Sam Claflin y incarne le prince, envoûté par la beauté et la force de Blanche-Neige."

La bande-annonce nous promettait monts et merveilles. En toute confiance, malgré une légère crainte de voir Kristen Stewart embrasser un rôle aussi important dans un film de deux heures, je me précipitai voir cette version sombre du conte. Il en résulta une douloureuse déception.

Comme pour Alice In Wonderland (que j'attendais avec la même impatience), Snow White And The Huntsman a tout misé sur les décors et les effets spéciaux certes magnifiquement imaginés. Le film manque cependant cruellement de substance et de développement. Les scènes tirées en longueur sont pour la plupart inutiles et ennuyeuses, quant aux éléments qui titilleraient notre curiosité, ils ne sont que survolés. Même la musique est soporifique à souhait.

Pour couronner le tout, le jeu de Stewart est, comme prévu, exécrable. Apathique, mono-expressive (regard vitreux et bouche entrouverte) et destinée à réciter des répliques quasi inexistantes, la jeune femme ne fait que renforcer ce sentiment de vide dans le film.

Finalement, rien de vraiment sombre dans cette histoire. On est bien loin de la version de 1997 réalisée par Michael Cohn (Snow White : A tale of terror) qui avait au moins l'audace de nous plonger dans un univers réellement dérangeant.

Une véritable occasion manquée. Dommage.
Retrouvez le blog de Catherine.

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15/06-08/07 - Le rattachement ou L'envers de Napoléon - Théâtre de la flute enchantée


"Imaginez qu'avant de naître, on soumette un projet de vie comme on dépose un plan de vol. Imaginez qu'une sorte de conseillère examine, modifie ou bloque ce projet, tant qu'il ne lui paraît pas convaincant. Imaginez que le projet en question soit celui de Napoléon III, (Empereur de gauche élu au suffrage universel après un coup d'état et obsédé par les femmes), de créer la France moderne, d'ouvrir aux filles l'accès à l'instruction publique, de reconnaître le droit de grève, de fonder les caisses de retraite, de redessiner Paris et de rendre française Nice et la Savoie, et que ce projet ne dispose que d'une heure pour obtenir son permis de naître…"
Un sujet intéressant vu les récents événements politiques français, vous ne trouvez pas?

Du 15/06 au 08/07au Théâtre de la Flute enchantée, 18 rue du Printemps à 1050 Bruxelles. Les prix sont de 9 à 15 €.

Plus d'infos sur le site de la Flute enchantée.

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Blogosphère #2 - Rêver d'ailleurs


C’est à nouveau d’un blog qui a attiré notre attention que nous allons vous parler aujourd’hui. Vous vous en douterez, le blog n’a pas été choisi par hasard. Nous sommes en juin et, comme tout le monde, chacun d’entre nous a un grand besoin de vacances – certains, même, vu leur mine effarée, pensent vacances, crient vacances et rêvent vacances 24h/24, en fait mais soit. C’est pourquoi nous vous présentons aujourd’hui… (roulement de tambour) Rêver d’ailleurs

Rêver d’ailleurs c’est Sandrine (ou 100drine, comme elle s’appelle), une jeune française (oui, parce que le patriotisme n’est pas non plus notre caractéristique principale) qui aime… vous l’aurez deviné, voyager !


Philanthrope et magnanime, elle a décidé de nous aider à bien organiser nos vacances en nous donnant son avis mais aussi des idées et des tuyaux, photos à l’appui sur les destinations qu’elle a déjà visitée.

Triées par continent, les destinations sont nombreuses et intéressantes. Parmi celles-ci vous retrouverez notamment l’île de la Réunion, l’Afrique du Sud, Montréal, Istanbul, la Tasmanie ou le Pays de Galle mais aussi les bons plans sur Paris, ville où notre charmante rédactrice vit en ce moment. Outre ces nombreuses découvertes et bons plans, Sandrine nous fait aussi part de petits trucs plus généralistes en matière de voyage : trouver des vols pas chers, gérer son argent, etc.

Mais ce n’est pas tout. Son concept en lui-même est aussi intéressant que génial. En effet, Sandrine ne se contente pas de nous narrer ses aventures et ses impressions, elle nous donne, avant toute chose – 10 bonnes raisons pour aller là où elle est allée. Court, précis, bien écrit, cela donne rapidement un très bon aperçu au lecteur lambda et voyageur du dimanche (c’est-à-dire nous) des choses à connaître sur la destination tout en lui permettant très rapidement de juger si celle-ci pourrait lui convenir ou non.

Enfin, le design épuré, les belles photos et l’agencement intelligent du blog achèvent définitivement de nous convaincre que Rêver d’ailleurs a vraiment de quoi nous faire… rêver !

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13/06 - Snow White and the Huntsman


"Kristen Stewart interprète l'héroïne dont la beauté vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse Reine maléfique et déclencher son courroux. Mais la cruelle marâtre ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l'art de la guerre par le chasseur qu'elle avait elle-même envoyé pour la supprimer. Sam Claflin y incarne le prince, envoûté par la beauté et la force de Blanche-Neige."

Deux Blanche-neige la même année! Mais quelle bonne idée! Who's gonna win? On prend les paris?

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Daniel Glattauer - Quand souffle le vent du nord


"En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…"

Quand souffle le vent du nord est un dialogue amoureux moderne, merveilleux, enivrant, drôle, complice, passionné. 300 pages de mails fictifs qui sonnent incroyablement vrai, retraçant la rencontre virtuelle et originale d’Emmi Rothner et Leo Leike, née d’une erreur d’Emmi. Voulant résilier son abonnement au magazine Like, la lettre e se glisse dans l’adresse mail et voilà Emmi et Leo en contact. Sans le voir venir, quelque chose grandit entre eux, au fil d’échanges de plus en plus fréquents. Leo sort d’une histoire d’amour bancale à répétition tandis qu’Emmi annonce de suite qu’elle est mariée et heureuse. Mais l’histoire ne peut s’arrêter là, surtout dans un univers virtuel où le mail semble amoindrir les risques et permet des considérations impossibles ailleurs que par ordinateurs interposés.

Emmi et Leo, en discutant innocemment, abordent rapidement la sphère privée tout en gardant de grands mystères qui les amusent : ils s’intriguent volontairement. Et de là, naît un rapport de séduction qui ne cessera plus de croître. Quel âge ont-ils, à quoi ressemblent-ils ? Ces questions vont les obséder pendant plus d’un an sans vraiment garder toujours l’importance qu’ils leur donnent. Mais l’humour d’Emmi et le cynisme de Leo donnent à leurs échanges une drôlerie qui se teinte de tendresse lorsqu’ils en viennent à s’oublier, se laissant aller à ce besoin d’aimer, de plaire, d’être compris, de se découvrir à tâtons. Un attachement étrange et douillet se dégage, puis l’on commence à se manquer alors on s’écrit et viennent ensuite les premiers picotements de jalousie à moitié dissimulée. Rien ne semble jamais illégitime. Dans leur cyber-cocon, le culot d’Emmi se mêle à la douceur de Leo. Le mélange les incite au défi pendant qu’ils s’apprennent énormément mutuellement, sur eux-mêmes, sur les rapports humains et amoureux, sur la vie de famille, sur la vie. Une vie où rien n’est jamais parfait, ni avant ni après une rencontre qui change tout.

Si la problématique de départ est simple, on retrouve très vite les rouages complexes des rapports de séduction, les limites implicites, l’ironie que permet la complicité nouvelle… Lorsque les mails « innocents » deviennent des échanges indispensables, dont l’importance est avouée, les rapports se compliquent, si l’on peut dire. De l’extérieur, le lecteur se rend compte que la seule chose qui les empêche de tomber dans les bras l’un de l’autre, c’est le mariage d’Emmi. Alors en dépit de tout, ils continuent à s’envoyer des mails, à attendre les réponses, ils se peinent, se plaisent, se blessent, s’emportent. Mais comment ne pas succomber au charme envoûtant de Leo… ?!

Ce roman est un dialogue emprunt d’une belle et fragile sincérité, où chacun a trouvé dans l’autre quelqu’un qui l’accepte comme il est, quelqu’un avec qui être soi-même.
Retrouvez le blog de Morgouille.

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Strange fruit

Compositeur: Fabrizio Cassol 

Musiciens: Oumou Sangare (voice), Baba Sissoko (voice, tama, Ngoni), Marie Daulne (voice), Kris Dane (voice), Cristina Zavalloni (voice), David Linx (voice), La Choraline (De Munt-La Monnaie), dir. Benoît Giaux (voices), Fabrizio Cassol (sax), Eric Legnini (keyboards), Hervé Samb (guitar), Michel Hatzigeorgiou (bass), Stéphane Galland (drums), Magic Malik (flute-voice), Bo Vanderwerf (sax baryton), Laurent Blondiau (horn), Michel Massot (trombone). 

"Partant de la chanson Strange Fruit, Fabrizio Cassol a créé un album concept (un genre Opéra du Monde) où plusieurs chanteurs d’origine culturelle très variée s’expriment, allant du jazz à l'opéra baroque ou de la pop à l'afro-beat."


Strange Fruit. Ces deux mots suffisent, pour tout amateur de jazz, à évoquer Billie Holiday et la sublime interprétation qu’elle fit de ce poème d’Abel Meeropol en 1939. La chanteuse connut une renommée internationale et Strange Fruit fut élevé dans le rang des classiques du jazz. Il est très dur de rester de marbre devant l’interprétation de Billie Holiday.

Pourquoi ? Strange Fruit est avant tout un chant de révolte, un cri du cœur contre le racisme, un véritable support pour le mouvement pour les droits civiques naissant à l’époque. La chanteuse sut lui donner une force et une émotion rarement égalée dans son interprétation mais surtout une dimension humaine, la chanteuse étant elle-même afro-américaine. Depuis lors, Strange Fruit est le symbole de la lutte contre le racisme et les discriminations à travers le monde. Voilà l’histoire. Vous ne connaissiez pas la chanson? Pas d’inquiétude, je vous pardonne et vous invite à l’écouter :




(Billie Holiday – Strange Fruit)

Étant une grande admiratrice de Billie Holiday, de Strange Fruit et du mouvement pour les droits civiques (je suis une groupie invétérée d’Angela Davis), je ne pouvais pas manquer ce spectacle proposé par le Théâtre National.  Le « Strange fruit » que nous propose le talentueux Fabrizio Cassol n’est pas une pièce de théâtre mais bien la présentation de son dernier albumfruit de nombreuses collaborations. Un album concept, un « Opéra du monde » comme aime l’appeler le musicien liégeois.

Peu à peu, la salle du National se remplit jusqu’à être comble. Il faut dire que nous sommes privilégiés car « Strange Fruit » ne sera présenté que deux fois : hier au KVS et ce soir. Le concert commence avec les musiciens du groupe « The Black Machine » et leur énergique chanteur Baba Sissoko. Leur bonne humeur est communicative et bien que je ne sois pas une grande adepte de « musique du monde », je ne peux m’empêcher de me trémousser sur mon siège. Arrive ensuite Oumou Sangare, véritable diva malienne à la voix chaude et profonde et muse pour Fabrizio Cassol.




(Oumou Sangare - Soukora)


Percussions, chants africains, on pourrait croire que le concert est une ode à la culture malienne. Il est bien plus que cela puisque qu’aux rythmes africains s’ajoute le saxophone de Fabrizio Cassol, la guitare d’Hervé Samb, le piano d’Eric Legnini et j’en passe car les musiciens sont nombreux et se succèdent au fil des chansons. À ces chansons, s’ajoutent surtout les voix cristallines de la Choraline (chorale de jeunes de la Monnaie). Si ce mélange peut nous paraître surprenant au début, il a vite fait de nous convaincre : des dizaines de personnes se sont déjà levées pour danser. Le ton est donc donné : ce concert sera placé sous le signe de la diversité. Qu’elle soit musicale comme culturelle



(La version de Strange Fruit de la Choraline)

Vient ensuite Marie Daulne, chanteuse belge reconnue à la voix grave et « so jazzy », qui nous livre son interprétation de « Strange Fruit ». S’attaquer à un classique est toujours périlleux et elle relève le défi haut la main. Accompagnée du piano, la voix de Marie Daulne résonne dans la salle, touche le public qui retient son souffle et écoute dans un silence religieux les paroles si dures, si tristes de ce chant :
“Southern trees bear a strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black body swinging in the Southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.”
Fin du morceau. Ovation.

Lors de la soirée, plusieurs versions de Strange Fruit seront interprétées mais je retiendrai surtout celle de Marie Daulne pour son style épuré (et celle, très originale, de la chanteuse baroque Cristina Zavalloni). Le chanteur pop Kris Dane occupe ensuite la scène pour des chansons plus légères mais dotées d’un swing indéniable. Il fait place à Cristina Zavalloni qui nous offre toute la puissance de sa voix se mariant à la perfection avec celles de la Choraline. Elle sera rejointe par le chanteur de jazz belge David Lynx qui se livrera à un réel exercice de voix : improvisation et complicité avec les musiciens au point que dire qu’il a le jazz dans le sang est un euphémisme.

Seul hic de la soirée : l’omniprésence de Fabrizio Cassol sur scène. L’artiste belge était saxophoniste mais également grand « chef d’orchestre », se baladant sur scène (sans aucune raison), encourageant les musiciens, leur faisant signe de démarrer leur partie, reprendre le couplet, certains chanteurs le regardaient comme pour chercher une approbation. Etrange. Cette façon d’agir ne laissait cependant aucune place à l’improvisation... Un comble quand on sait que c’est l’essence du jazz. 

Il est vrai que le musicien porte le projet depuis quatre ans maintenant et que c’est sans doute son « bébé » du moment, mais sa présence est-elle nécessaire pour autant ? Lors d’une pièce de théâtre, on ne voit pas le metteur en scène, lors d’un concert, on ne voit pas le producteur, pourquoi avoir ce besoin d'"imposer" sa présence, dès lors ?

Somme toute, ce n’est pas le « Fabrizio Cassol musicien » qui m’a dérangé mais bien le « Fabrizio Cassol producteur » car il m’a quelque part empêché de rentrer complètement dans ce concert qui, par sa présence, avait des allures de répétition générale. Ce n’était peut-être pas voulu mais c’est l’impression que cela m’a laissé. Dommage mais heureusement pas tragique.

Comme dans beaucoup de concerts, toutes les chansons ne se valent pas mais cela dépend bien sûr des goûts de chacun. Dans Strange Fruit, il vous sera très dur de ne pas vous trouver votre compte (sauf si vous êtes adepte de dub-step, dans ce cas, je ne peux rien faire pour vous), tellement les styles sont diversDurant les 2h30 de concert, les chansons s’enchaînent et leurs styles sont aussi variés que l’est l’origine de leurs interprètes. Nous passons de la pop, au jazz, à l’afro-beat, en passant par le chant baroque

Mais la dernière chanson est tout simplement magique. Tous les chanteurs donnent de la voix, tous les instruments résonnent, tout le public chante et danse. Une joyeuse cacophonie ? Un véritable feu d’artifice, oui ! 

Bref, sur la scène du Théâtre National défilent des dizaines d’artistes et de musiciens tous présents pour célébrer la musique dans ce qu’elle a de plus beau : la capacité d'unir les peuples à travers le monde. Sans préjugés, sans discriminations, sans a prioris. Juste de la musiqueBillie Holiday et Abel Meeropol auraient été fiers du projet.

Enfin, si le spectacle est fini, vous pouvez toujours vous procurer l’album que je vous conseille vivement, « Strange Fruit » de Fabrizio Cassol!

Laura.

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