LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

13-21/04 - Les monologues de la Marijuana - Théâtre de Poche


Qu’on l’appelle haschisch, joint, marie-jeanne, H, ouinch, stick, pétard, peet, shit, tosh, ganja, cannabis, beu, mat’, buzz, joko, weez, péko, tarpé, etc, la marijuana a suscité de génération en génération bien des polémiques, engueulades familiales, avertissements scolaires et autres amendes pénales… Les uns l’accusent de tous les maux, les autres manifestent pour sa dépénalisation… S’inspirant formellement des célèbres Monologues du Vagin, trois auteurs américains ont créé à New York ces Monologues de la Marijuana qui tiennent davantage du « stand up » que de la comédie, en mélangeant histoires, poèmes, jeux de mots et anecdotes plus désopilantes les unes que les autres. Depuis sa création fracassante Off Broadway, Les Monologues de la Marijuana ont été vus par d’innombrables fumeurs et non fumeurs dans plus de 20 états américains mais aussi au Chili, Argentine, Espagne, Colombie, Brésil, Australie, Portugal, …

Une pièce qui fait un tabac (mes jeux de mots sont de plus en plus pourris) et un sujet contemporain qui parle à tous, qu'on y ait touché ou non... Voilà une pièce qui sera, espérons-le, intéressante!

Du 13 au 21/04/ 2012 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

Lire la critique. Plus d'infos sur le site du Poche.


Culture et Compagnie vous offre  3 x 2 places pour le 19/04 à 20h30.

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

Il vous suffit d'aimer la page Facebook ou  de vous abonner par e-mail au site et de signaler votre participation en en envoyant un message à culture@culturetco.com !

Bonne chance à tous!

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Edouard C. Peeters - L'horizon des événements

Article publié sur SobusyGirls

"En voyage d’affaires à Dubaï, un cinquantenaire désabusé voit son monde s’effondrer. Comme aspiré par un trou noir, dans un état second, il vit une brève parenthèse au Yémen, d’où il confie à son ordinateur portable ses regrets, ses doutes et ses délires. Il s’y adonne au qat, une plante chiquée pour son effet euphorisant et véritable institution en cette contrée."

L’horizon des événements,
monologue confus d’un carriériste en fin de parcours qui se confie à son ordinateur portable sous l’effet de la drogue, semblait être un livre des plus intéressants. Toutefois, si l’idée est originale, le style agréable à la lecture et la critique sociétale incontestable, il reste toutefois un « petit quelque chose » qui dérange
 

Tout commence sobrement avec un courrier électronique d’un mystérieux « J » à sa femme à propos de sa fête d’anniversaire prochaine mais cette correspondance laisse rapidement la place à des lettres, des mots qui s’enchainent et dont le sens nous échappe et nous déroute. L’incohérence et l’incongruité de ceux-ci sont vite remplacées par des phrases plus élaborées et qui nous révèlent vaguement la situation.

Nous apprennons alors petit à petit que nous sommes au Yémen, dans une chambre d’hôtel en compagnie de cet homme prénommé Jack et son ordinateur qu’il appelle M. Presario. Jack est sous l’effet d’une drogue yémenite, le « Qat », depuis apparemment plusieurs jours. Cherchant vainement à vaincre la solitude qui le dévore, le trou noir qu’il sent l’engloutir sans un mot, il a vraisemblablement décidé d’entamer la rédaction d’un dialogue de sourd avec sa machine à partir de son traitement de texte.

Ce qui l’a amené là ? Fort heureusement pour nous, lecteurs impuissants, il a justement décidé de l’expliquer au seul public qu’il a, à savoir M. Pressario qui, de son côté, ne bronche évidemment pas. C’est ainsi qu’il commence à nous expliquer comment il est arrivé dans la suite minable de cet hôtel. Il nous explique ses choix, nous expose ses regrets, exprime ses pensées et ses considérations et surtout critique amèrement son mode de vie.

De fil en aiguille, nous arrivons à y voir plus clair et à dégager les tenants et les aboutissants de ses considérations sur le monde actuel à travers ses élucubrations, ses délires, ses jeux de mots et ses répétitions insensées de junkie. Et ce n’est que lorsque nous pensons avoir enfin cerné le personnage qu’Edouard C. Peeters nous porte le coup fatal avec une série de courriels inquiets de sa femme ainsi que sa lucide réponse, clôturant brutalement le voyage chimérique de notre protagoniste.

Roman à forte connotation psychologique, la lecture de L’horizon des événements devrait théoriquement nous troubler, nous dérouter et surtout humaniser cet homme qui a favorisé sa vie professionnelle dans un monde capitaliste et sans scrupule à sa vie de famille. Et, pourtant, ses divagations d’emblée nous perturbent et nous paralysent. Emmenés de force dans une course incompréhensible, nous nous évertuons tant bien que mal à récupérer toutes les pièces du puzzle qu’est son existence à partir de son discours pour le moins décousu et désordonné. De ce fait, nous n’arrivons malheureusement pas à ressentir la moindre empathie pour ce pauvre bougre qui, face à l’insignifiance de sa vie, n’a rien trouvé d’autre que de s’apitoyer sur son sort en se droguant à longueur de journée.

Stylistiquement très abouti, L’horizon des événements est un roman curieux et soigné. Toutefois, son écriture travaillée et son organisation textuelle complexe et recherchée n’arrivent pas à effacer ce sentiment d’inconfort voire d’indifférence que nous ressentons à l’égard de ce belge sexagénaire qui reste finalement un mystère, du début… à la fin.

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11-21/04 - Hopla! - Centre-Ville


"Chaque année, au mois d'avril, le cirque envahit le coeur de Bruxelles, les quais du Marché aux poissons, la place Sainte-Catherine, la place du Béguinage ... mais aussi la Bellone, le Bronks, le MicroMarché, pour une fête à vivre en famille, en compagnie d'une multitude d'artistes venus de tous les horizons. La sixième édition annonce une profusion de spectacles en plein air comme en salles et sous chapiteau, mais aussi des animations accessibles à tous et des activités suprenantes ! Hopla propose un moment ludique où l'on aimera flâner, apprendre, se rencontrer.Discipline artistique en pleine effervescence, le cirque présente à bien des égards une force, une richesse qui nourrissent les liens au coeur de la vie urbaine. Convivial, familial, il fédère, décloisonne les genres et les générations, il invite au dépassement de soi, au respect de l'autre, à la curiosité."``

Un peu de cirque au mois d'avril, ça ne peut faire de tort à personne, moi je dis!

Du 11/04 au 21/04 organisé par Brucity, place Sainte-Catherine à 1000 Bruxelles. Tout est gratuit sauf le spectacle sous chapiteau au marché aux poissons (entre 0 et 20 €)

Plus d'infos sur le site.

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Who are you?

Comme tout le monde le sait, Culture et Compagnie est le site du moment. Tout le monde le lit, on collecte les fans à ne plus savoir qu’en faire – au point qu’on organise des concours pour en faire gagner quelques-uns aux plus démunis – alors forcément, face à la pression de tous ces adorateurs en puissance, nous ne pouvons qu’abdiquer et satisfaire la curiosité qui vous pique tous en acceptant de partager avec vous quelques-uns de nos vilains (ou non !) secrets (qui ne sont pas forcément secrets par choix mais parce que rares sont ceux qui sont au courant). Enfin puisqu’il n’y a, pour le moment, qu’une et une seule rédactrice sur Culture et Compagnie (devinez qui c’est ! Tiens, c’est bibi !), ben, c’est elle – c’est-à-dire moi – qui s’y colle !

Hum, alors… Commençons par le physique, voulez-vous ?

Premièrement, car ça change tout : je suis une vraie blonde (ça c’est de l’information, vous ne trouvez pas ? Votre vision de ma personne ne sera jamais plus la même !)

Blonde, oui, mais ce n’est pas tout : j’assume fièrement ma qualité de mini-pouce (qui ne dépasse pas le mètre 60) comme un atout notoire : je peux passer partout et me faire porter par pas mal de gens.

Enfin, je suis mal-fichue car j’ai une cage thoracique trop avancée, des genoux bizarres, des oreilles un peu décollées, un système digestif très capricieux et des doigts inquiétants (hyperlaxie, bonjour!). Bref, un vrai monstre !

Pour ce qui est du caractère ?

Je suis probablement un peu trop perfectionniste et « rigide » pour certains car je prends mes engagements très à cœur. Je suis aussi obsédée par le respect mutuel des opinions d’autrui, la communication et l’abolition de l’hypocrisie sans autre forme de procès. Ce qui me rend très (trop parfois, oui) pragmatique et constamment critique (pas forcément dans le sens négatif mais c’est souvent perçu comme, à l’heure actuelle).

Tiens, vous voilà tous partis ? Terminons alors par les petites anecdotes inutiles :

Quand j’étais jeune, j’ai fait partie de la Chorale de la Monnaie à Bruxelles pour laquelle j’ai chanté en latin et en anglais et participé à un opéra dans lequel jouait José Van Damme (non pas Jean-Claude).

Je me suis ouvert le crâne sur une pierre tombale le jour de la naissance de ma sœur (Non, ce n’est pas une mauvaise blague).

J’ai visité un bidonville à Manille (Philippines).

Je fais de la peinture sur soie (vous savez pas ce que c’est ? Rendez-vous sur Les créations de Naïra !)

J’ai perdu un être très cher et je ne m’en suis jamais remise.

Bon, allez, ce n’est pas tout mais comme il ne fait pas encore 25 degrés à Bruxelles, vous permettrez que je me rhabille, hein, histoire de ne pas prendre froid !

A plus les copains !

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Fugueuses


Du 21/03 au 15/04 au Théâtre des Galeries, galerie du roi à 1000 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 28 €.

De : Pierre Palmade et Christophe Duthuron

Avec: Louise Rocco et Marie-Hélène Remacle

Mise en scène : David Michels

"Au bord d'une nationale, au beau milieu de la nuit, Margot fait du stop. Au bord d'une nationale, au beau milieu de la nuit, Claude fait aussi du stop. Le problème, c'est qu'il s'agit de la même nuit, de la même nationale, et que ni l'une ni l'autre n'a l'intention de céder sa 'première' place... Il ne leur reste qu'à la partager ! Margot et Claude sillonnent d'étranges endroits, mais aussi leurs vies, pour fuir, pour se fuir sans savoir vraiment ce qu'elles cherchent... et encore moins ce qu'elles vont trouver... des ennuis, sans doute ; l'aventure, peut-être... D'une rencontre houleuse entre deux femmes de générations différentes mais poursuivant le même but, fuir un enfer pour trouver un idéal, va naître une amitié sincère et semée d'embûches. Un duo comique explosif !"

Deux femmes sur le bord d’une nationale en train de faire du stop, ça n’a rien d’exceptionnel me direz-vous. Peut-être est-ce de moins en moins courant mais cela n’a rien d’exceptionnel. Toutefois, avec Fugueuses ce serait carrément sous-estimer le caractère explosif de Claude et le côté naïf de Margot…

Margot et Claude n’auraient pas du se rencontrer et pourtant ! Toutes deux fuyant leur quotidien, elles décident, un peu par hasard, de faire un bout de chemin ensemble…

Ne reculant devant rien, bousculant leurs habitudes et leurs certitudes, nos deux fugueuses – qui forment un duo plus qu’improbable mais tellement réjouissant – nous offrent tout au long de la pièce une charmante balade, un périple de cinq jours au cours duquel elles se perdent successivement en forêt, à la ferme et en montagne. Lors de ce voyage, elles en profitent pour rendre quelques visites amicales qui les conduisent notamment à pique-niquer dans un joli petit cimetière mais aussi à profiter du jacuzzi de leur charmant pied-à-terre improvisé ainsi qu’à traire quelques vaches pour terminer par un bref – mais délicieux – passage par la case prison. Bref, vous l’aurez compris, avec ces deux Fugueuses, vous n’êtes jamais au bout de vos surprises !

Outre, les personnages totalement antagonistes mais attachants, les décors du théâtre des Galeries - vivants, mouvants et bien pensés - et les actrices pleines d’énergies font de cette pièce une réussite.

Bref, une échappée belle que nous accepterions volontiers de faire, nous aussi, si nous étions en aussi bonne compagnie !

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28/03 - The Best Exotic Marigold Hotel


"Des retraités britanniques partent en Inde, où la vie est moins chère. Ils arrivent au Marigold Hotel, un palace dont des publicités leur ont vanté les mérites. Quoique le nouvel environnement soit moins luxueux qu'imaginé, ils sont pour toujours transformés par leurs expériences communes, découvrant que la vie et l'amour peuvent recommencer lorsqu'on laisse son passé derrière soi."

When I get older losing my hair...



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On va vous faire payer !


Vous vous souvenez certainement de ces histoires de procès concernant les modes d’emploi de certains appareils d’électroménager. Non ? Mais si, allez, vous avez certainement déjà entendu parler de ces gens qui ont tué leur chien/bébé/famille en les mettant au micro-ondes/séchoir ou en allant se préparer un café à l’arrière de la caravane tout en étant sur l’autoroute. Légendes urbaines ou faits réels, peu importe. Le fait est qu’aujourd’hui, le maître mot de toute grande société est protection et inflexibilité.

Le service au consommateur ? Aux oubliettes, ça ne fait pas gagner d’argent. Le cas par cas ? ça prend trop de temps et le temps, comme tout le monde le sait, c’est de l’argent. Les arrangements à l’amiable ? Impensables, impossibles voire intolérables… Ben, tiens !

Tout cela me laisse, je dois dire, un peu perplexe. Nous avions déjà évoqué les bizarreries légales dans notre article Muffins et Rôtis de porc et, à nouveau, je m’interroge. Sous prétexte que le consommateur pourrait attaquer qui il veut pour tout sortes de raisons plus ou moins absurdes, ce dernier se verrait déchu de sa place de VIP ad vitam aeternam ? Sous couvert du célèbre principe « œil pour œil, dent pour dent » associé à « l’homme est un loup pour l’homme » multiplié par « dans le monde des affaires, il n’y a que des requins », on n’écoute plus, ne transige plus, n’adapte plus ?

Mais alors, messociétés (il faut bien leur garder un caractère asexué, non ?), vos produits et  services vous les créez, améliorez, peaufinez, remplacez pour quoi ? Pour qui ? … Pour vous ?

Tout s’éclaire, c’était donc ça ! Le service minimum, les avertissements sous forme de SMS peu clairs, les contrats rédigés en trois pages (dont la taille de police frise le 6 et des poussières), les non réponses aux mails et courriers envoyés au service clientèle, les frais de rappel tout aussi exorbitants que les frais de réactivation, l’impossibilité de rompre son contrat même si on a été lésée, mal informée ou mal servie à moins de passer par le biais d’un avocat.

Maintenant je comprends mieux. Votre travail, vos enjeux, vos convictions personnelles et votre quotidien ! Mais si moi aussi j’aime passer mes journées à danser sur ABBA en fredonnant « money, money, money », je trouve ça relativement peu « funny » de l’amasser au détriment de tous les pigeons qui peuplent la terre (et tout le monde sait qu’ils pullulent et qu’ils ont l’excrément facile).  

Quoiqu’il en soit, ne vivant pas dans le « rich man’s world », je sais que je peux toujours courir (sur le haricot magique de Jack, par exemple) pour qu’on tienne compte – un jour - de mes élucubrations pro justicia et espérer que la roue tourne. Mais si je deviens riche et célèbre (bah, oui, j’ai toujours rêvé d’être chanteuse, actrice, écrivain et peintre à la fois donc ! …Comment ça, c’est trop pour un mini-pouce comme moi ? Non mais, oh, je ne vous permets pas !), j’entends bien aller fourrer mon nez de star un peu partout !

Comme ce n’est pas pour demain la veille, concluons en beauté sur ces faits plus que révoltants en laissant la parole à un grand penseur qui a influencé tant de générations qu’il ne sera pas nécessaire de le nommer : un tel désintérêt pour le bien-être du consommateur, « c’est vraiment trop injuste ».

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Due Date

Article publié sur SobusyGirls

« Architecte, Peter Highman se trouve à Atlanta et doit prendre l'avion pour retrouver son épouse Sarah, enceinte de leur premier enfant et qui doit accoucher dans cinq jours. Tandis qu'il se dépêche de prendre un vol à destination de Los Angeles pour être à ses côtés lors de la naissance de son bébé, il se retrouve interdit de vol à la suite d'un quiproquo, par la faute d'Ethan Tremblay, acteur en quête de reconnaissance et fan de la série Mon oncle Charlie, qui lui aussi est forcé de quitter l'avion. »

Nous voilà encore devant une petite comédie américaine à deux francs cinquante qui, sans être sensationnelle, a le net avantage de ne pas être aussi mauvaise que Hot Tub Time Machine (ouf !). Mais il n’empêche qu’on a vu mieux, bien mieux.

Pourquoi ? Etant donné qu’il s’agit du même réalisateur que The Hangover (comprenez Very Bad Trip), on a un peu l’impression de voir s’afficher en oblique sur l’écran et ce, pendant tout le long du film, la phrase : « Just like The Hangover ! » comme si, forcément, du coup, ça allait être le film du siècle. Nous ne pouvons pas contester le fait que le comique de répétition a quelques fois du bon mais tout de même, est-ce vraiment judicieux d’utiliser le même type de canevas en espérant qu’il fonctionne encore et encore jusqu’à n’en plus finir ?

Le même acteur, jouant le même type de personnage hors norme et complètement ridicule accompagné d’un beau gosse pragmatique et exaspéré qui est obligé de le subir malgré lui, ça vous rappelle quelque chose ? Ah, bah oui ! The Hang Over ! Comme c’est étonnant, n’est-ce pas ?

Enfin bref, si on ne rit pas jaune (ni vert ni bleu) devant Due Date, c’est essentiellement parce qu’on apprécie de temps à autre de passer un moment zéro cerveau en appréciant le physique de Robert Downey Jr (même si on pleure sur la connerie effarante d’Ethan).

That’s it (et pour certain(e)s, c’est suffisant) !

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Katarina Mazetti - Le mec de la tombe d'à côté

"Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre."

Le mec de la tombe d'a côté est un roman que l'on pourrait aisément comparer à une tranche de pain grillée sur laquelle fondrait délicatement le peu de beurre qui a été  amoureusement posé dessus. Même quand on est intolérant au lactose et au gluten ou tout simplement insensible au goût de ces produits typiques du petit déjeuner français, on ne peut demeurer indifférent à l'odeur d'un toast croquant et bien chaud recouvert de beurre fondant. C'est scientifiquement impossible.

Katarina Mazetti a une écriture - ou du moins une traduction française car je ne lis pas encore en suédois - douce, lisse et coquine à la fois. Jouant avec deux personnages totalement antagonistes, elle nous offre en alternance le point de vue de chacun sur une situation identique. Si cette narration polyphonique n'a rien de novateur, cela permet au roman d'éviter la platitude et la niaiserie inhérente aux histoires d'amour où tout indique que ça ne marchera pas mais qu'on tente quand même.

Voilà probablement d'ailleurs son point faible: la non-originalité thématique. Cette attirance irraisonnée et irraisonnable qui bouleverse l'ordre établi, c'est, permettez-moi de le dire, du vu, revu et rerevu (ainsi que du lu, relu et rerelu)... Un point faible partiellement effacé toutefois par la fin double, à la fois tranchante et ouverte, qui laisse le lecteur maître de choisir son camp et le bonheur au hasard des choses, comme c'est bien souvent le cas.

Le mec de la tombe d'a côté n'est certainement pas un roman révolutionnaire mais quelque part cette romance improbable, son côté actuel et un peu cru, est agréable, on ne peut décemment le nier.

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Much a do about nothing

 

Article publié sur SobusyGirls

" De retour de campagne avec ses valeureux soldats, Don Pedro fait halte dans la demeure de Leonato, gouverneur de la province de Messine. Dès le premier regard, l’un de ses seconds, Claudio, s’éprend de la belle Hero, fille de Leonato. Le mariage est bientôt annoncé avec la bénédiction de ce dernier. Pendant ce temps, Benedict, célibataire endurci, multiplie les échanges cinglants avec Béatrice, la fougueuse cousine de Hero, qui n’entend pas être une simple femme au foyer..."

Shakespeare n’est plus à présenter. Ses pièces, encore jouées à l’heure actuelle, ont toujours été une grande source d’inspiration créatrice. C’est tout naturellement, dès lors, qu’on entreprit d’adapter à toutes les sauces ses œuvres au cinéma. Entre Hamlet, Macbeth, le Songe d’une nuit d’été ou encore le célèbre Roméo et Juliette, on a de quoi faire. C’était sans compter Much Ado About Nothing, ou Beaucoup de bruit pour rien en français, une comédie bien moins connue aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque.

Nous pensions nous amuser follement devant Much Ado about Nothing que nous avions, en l’achetant, associé au plaisir éprouvé au théâtre, quelques années plus tôt, devant Le Songe d’une nuit d’été (ou A Midsummer Nightdream pour les anglophones et anglophiles) et, pourtant, ce ne fut pas le cas. Certes, les acteurs sont bons et les tonalités chaudes du film égaieraient le plus démoralisé des spectateurs mais il règne tout au long du film un certain sentiment d’irréalité, d’invraisemblance qui gène et nous empêche de profiter de l’histoire somme toute initialement sympathique.

Irréalité, oui. Toute l’histoire nous semble tirée par les cheveux : l’amour au premier regard de Claudio et Hero, le jeu de chassés-croisés entre Benedict et Béatrice, la machination dont ils sont victimes et la propension de Claudio à non pas tomber dans le panneau mais à y courir tête baissée

Nous nous sommes demandé pourquoi ces jeux sans prétention nous titillaient ici alors qu’ils nous avaient fait rire au théâtre (dans une autre pièce, d’accord, mais au carcan identique)…

Finalement, nous en sommes venues à la conclusion (t’as vu, cher lecteur, nous avons aussi un cerveau) que si le film nous a semblé prévisible, désuet et grossier, c’est probablement dû à ses presque 10 ans d’âge (les dispositifs cinématographiques de l’époque n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui) mais surtout au changement de médium… Parce qu’on a beau dire, le théâtre et le cinéma, c’est loin d’être la même chose. Et que ce qui est à l’un peut paraître incongru à l’autre, et inversement.

Voici donc une note pour moi-même (et tous ceux qui s’y reconnaitront): éviter le visionnage d’adaptations d’œuvres théâtrales lors de fatigue intense (surtout en V.O.).

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Les bonnes intentions


"Ils sont jeunes mariés, agriculteurs et ne peuvent pas avoir d’enfants. Elle est née en Asie, elle a été abandonnée, elle a trois ans et demi. La grande rencontre a lieu, un jour d’été, à l’aéroport de Zaventem. C’est un jour de fête, une nouvelle vie commence, ils veulent être heureux avec elle. Pourtant, à la seconde où leurs regards se croisent les rêves de bonheur s’effondrent. Le destin en a décidé autrement, leur histoire sera sombre et douloureuse. Entre elle et eux il n’y a pas d’amour possible. Ces trois êtres abîmés vont se livrer une guerre sans merci où la petite cruauté ordinaire se transformera inexorablement en un combat meurtrier."

Du 20/03 au 07/04 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

De: Cathy Min Jung

Avec: Cathy Min Jung

Mise en scène: Rosario Marmol Perez

C’est une véritable tragédie qui se déroule sous nos yeux au théâtre de Poche du 20 mars au 7 avril…

Une vie douloureuse, faite de deuil et d’incompréhension, voilà ce que nous raconte Cathy Min Jung en une heure de temps, à peine. Une heure pour raconter des années de souffrance, une heure pour raconter un passé sombre et sanglant. Une heure pour nous faire vibrer.

Son jeu est impeccable et même imposantSeule en scène, ses gestes sont sûrs, sa voix est posée, son regard franc et un peu moqueur. Elle n’a peur de rien ni de personne.

Sur scène, une « boite », à mi-chemin entre la caravane et le cabanon, s’ouvre sur une petite chambre modeste et esseulée. Ce décor épuré est toutefois rapidement agrémenté de vidéos qui égaient et dédramatisent le récit terrible... Et finalement, la boite se referme, comme une valise qu'on range, dans les tréfonds de notre mémoire.

Que dire de plus ? Malgré son sujet noir, Cathy Min Jung parvient même à nous faire rire… N’est-ce pas là la meilleure preuve d’une incontestable réussite ?

Plus d'infos sur le site du Poche.

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David Foenkinos - Lennon


"David Foenkinos est un psy. David Foenkinos est aussi John Lennon, ou du moins, il le fait parler sur le divan réglementaire: Lennon se sent un peu perdu maintenant qu’il s’est détaché des autres Beatles. Il retrace sa vie, de son enfance perturbée à sa rencontre avec la décriée Yoko Ono, en passant par les bouges d’Hambourg, les stades américains remplis de groupies. Flashback des années d’errance, de drogue, et d’amour."

Je le confesse: Lennon est le premier livre que je lis de l'auteur de la délicatesse. Certes, oui, j'ai vu le film mais je n'ai pas encore pris le temps de lire son roman. Mon ignorance est donc à double tranchant: impossible de me faire influencer dans quelque sens que ce soit mais incapable je suis de comparer ledit livre avec un autre de ses romans...

À travers une psychanalyse fictive du fondateur des Beatles, David 
Foenkinos revient donc sur les événements marquants de sa vie. Son enfance troublée, son adolescence rebelle, son caractère parfois difficile, son mariage et ses deux paternités et puis, bien sûr, le groupe, ses débuts, son succès, ses problèmes et sa dissolution...

Bien que n'ayant lu aucune biographie de Lennon, je ne crois pas me tromper en affirmant que ce roman n'apporte rien de nouveau. Il s'agit en quelque sorte d'un patchwork de tout ce qui a été dit et révélé sur les Beatles et Lennon. Et, forcément, il y en a eu des choses dites et à dire...

Le roman est donc essentiellement intéressant en raison de sa qualité de biographie. Pour tous ceux qui connaissent les Beatles sans pour autant s'être penchés démesurément sur la vie de ses quatre détracteurs (et plus particulièrement sur celle du Johnny boy au leadership incontesté), sa prose facile et sans fioritures (ou presque) s'ingurgite sans peine et offre une autre dimension à ce groupe mythique et à ces quatre garçons dans le vent qu'on ne regardera plus jamais de la même façon.

Toutefois, force à été de constater que si le roman nous a touché, le travail de l'auteur n'en est que peu responsable. En effet, l'absence de dialogues rend l'idée de base (à savoir la psychanalyse) tristement inutile et en ce qui concerne l'écriture, malgré les quelques métaphores et envolées lyriques, celle-ci n'a rien d'exceptionnel.

Bref Lennon, un roman à lire en curieux des Beatles et non en lecteur adepte de littérature sophistiquée et raffinée!


Roman paru aux éditions J'ai lu à 5,70 €

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Cloclo


"Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer."

Cette fois-ci, c’est l’histoire de Cloclo qui nous est contée. Thatcher, Monroe et maintenant François. Qui sera le suivant sur la liste ? Nul ne le sait… (bon, on commence les paris ou quoi ?)

Cloclo, souvent, on aime ou on n’aime pas. Tout le monde ne peut pas supporter les yeux bleus de Belinda, les lundis non ensoleillés et les autres tubes du garçon aux cheveux blonds et au costume à paillettes sans rechigner. Personnellement, Claude ne me fait pas peur. J’ai chanté à tue-tête et sans embarras la moitié de ses tubes et je n’hésiterais pas à le faire encore. Ses chansons gaies et entrainantes ont beau être légères voire niaises sur les bords (et pas que), elles n’en sont pas moins cultes.

Et Cloclo, c’est justement l’histoire d’un mythe.

Bien que le film ait été approuvé par plusieurs critiques, je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait pu être meilleur. En effet, le rythme est variable de sorte que, très rapidement, quelques longueurs se font sentir. En outre, le côté caractériel de Claude François ressort bien plus, à mon sens, que son charisme indescriptible (et incompréhensible pour de nombreuses personnes aujourd’hui). Cette mise en évidence lamine quelque peu son côté sympathique pour nous laisser un arrière-goût de « chieur perfectionniste et maniaque », ce qui, même si c’est ce qu’il était, n’est pas vraiment l’image la plus flatteuse qui soit (en tout cas pas celle que j’aimerais retenir d’une des icônes de la chanson française…)

Enfin, malgré le panel incroyable de chansons revues dans le film, les passages sont trop courts pour vraiment imprégner le spectateur alors qu’à l’inverse, le pseudo lyrisme pictural (jouant de répétitions et de ralentis trop conventionels) nous laisse carrément de marbre.

Bref, si Cloclo ne nous a pas totalement convaincu, le film reste intéressant et puis mes considérations restent, bien sûr, toutes personnelles.

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La foret


Du 17/03 au 28/04 au Théâtre Le Public, 64-70 rue Braemt à 1210 Bruxelles. Les tarifs sont de 7 à 25 €.

D'Alexandre Ostrovski

Avec: Jo Deseure, Hélène Couvert, Paul Camus,Bénédicte Chabot, Didier de Neck, Lazare Gousseau, Brigitte Dedry, Olindo Bolzan, Thibaut Delmotte, Pierre Dherte, Bernard Graczyk, Estelle Lannoy et Ilyas Mettioui

Mise en scène: Xavier Lukomski

"Prenez une forêt d'une dimension, disons, raisonnable. Prenez la propriétaire de cette forêt d'un âge, avouons-le, franchement raisonnable. Prenez cette propriétaire en manque d'argent à cause de ses penchants déraisonnables pour un jeune homme pourtant à l'âge de déraison. Prenez un vendeur de bois, spécialiste de l'entourloupe et grand connaisseur des penchants humains. Prenez une gouvernante que son désir pour les hommes gouverne. Prenez deux comédiens, Veinev le comique et Padeveinev le tragique, tous deux plus pauvres que job. Prenez ces deux comédiens qui, pour passer l'hiver au chaud, se font passer pour ce qu'ils ne sont pas. Prenez une jeune fille pauvre dont certains savent très bien quoi faire et d'autres pas du tout. Prenez le fils du marchand de bois qui aime, à raison, la jeune fille pauvre... et entre coups fourrés, quiproquos, pièges et roublardise, assistez à la rencontre hautement comique et inflammable de la morale et du commerce, de l'art et de la vie concrète, du théâtre et du réel !" 

Déconcertante, La Forêt n’est certainement pas la pièce la plus facile à voir et à comprendre lorsqu’on n’est pas un tantinet initié au monde du théâtre… Ce qui ne l’empêche pas pour autant d’être incroyablement riche, follement peuplée et étonnante de justesse!

La Forêt est dense et touffue, fière et cachottière, sourde et inflexible… La Forêt est aussi longue (plus de deux heures) mais pourvue d’un entracte fort à propos !

Bref, vous voilà prévenu : la Forêt n’est pas le dernier Marc Lévy adapté à la scène. La Forêt, « c’est du lourd ».

La pièce met du temps à démarrer et, de ce fait, la première partie semble un petit peu longue. À l’entracte, de nombreux spectateurs semblent partagés et mitigés. Tous se demandent sans doute : « Qu’essaie-t-on diable de nous dire ? Où veulent-ils en venir ?». Mais le décor enfin mis en place, la deuxième partie gagne en fluidité et en complexité. Les événements se succèdent, s’étoffent et trouvent leur place dans cet enchevêtrement confus de situations et de personnages.

Les références culturelles et théâtrales sont brillamment éparpillées et c’est avec un plaisir certain qu’Alexandre Ostrovski prend tour à tour des airs d’Ionesco, de Tchekhov, de Feydeau ou d’autres de leurs compères. La mise en abyme et la réflexion sur le monde du spectacle à travers les deux personnages de Padeveinev et Veinev nous fait sourire et réfléchir alors que ses considérations sur les artistes et la bourgeoisie nous impressionnent de par leur pertinence et leur étonnante contemporanéité.

Enfin, le décor, à la fois simple et recherché, perturbe autant qu’il amuse et la mise en scène, brillamment orchestrée, nous sidère. Quant aux comédiens, mis à part quelques bémols de jeu et quelques choix d’acteurs moins pertinents (notamment pour la tantine et son amant dans le placard), ceux-ci sont généralement énergiques et performants avec un Veinev et des domestiques (Karp et Oulita) au sommet de leur forme !


Pour plus d'infos, allez voir sur le site du Public 

Culture et Compagnie vous offre  10 x 2 places pour le 10/04 à 20h 30.

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

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Bonne chance à tous!

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Hot Tub Time Machine


“Adam, Nick et Lou sont trois amis de longue date qui ont une existence des moins heureuses. Un jour, quand Lou, éméché, tente de se suicider, Adam et Nick, accompagnés de Jacob, le neveu du premier, partent de façon impulsive à Kodiak Valley Ski Resort, là où les trois amis passèrent le week-end le plus mémorable de leur adolescence. Les quatre protagonistes passent la nuit dans un jacuzzi en buvant de l'alcool à gogo. Mais, le lendemain, ils se réveillent et découvrent qu'ils sont projetés en 1986, année de ce fameux week-end. Le groupe se voit avec leur physique d'il y a vingt ans en se regardant dans la glace, sauf Jacob, qui n'était pas né à cette période. Ils doivent alors choisir entre réécrire leur futur ou faire exactement les mêmes choix qu'à l'époque.”

 La machine à remonter dans le temps conventionnelle? C'est ringard! Construire une cabine de douche qu'on bidouille en rêvant de serrer la pince à Gutenberg et le cou à Hitler (et pas le contraire, de préférence), ce n'est plus d'actualité! Maintenant l'homme ne pense plus qu'à s'enivrer dans un jacuzzi au sport d'hiver et crée ainsi, sans le vouloir, une rupture dans le continuum spatiotemporel!

Logique, non ?

Bon, à dire vrai, l’idée du jacuzzi à remonter dans le temps, initialement, semblait une bonne idée et même peut-être augurer une bonne comédie (certes américaine, certes portant de gros sabots - oui, il n’y a pas qu’en Hollande qu’on porte des sabots, maintenant ! – mais potentiellement drôle et divertissante lorsqu’on a pas envie de se prendre la tête).

Force a été de constater qu’il n’en était rien. Hot Tub Time Machine contient certes de bonnes idées, quelques gags sympathiques et des clins d’œil qui font sourire (vous noterez l’utilisation de deux parties essentielles de votre – je suis sûre très charmant – visage dans cette phrase, c’est poétique, c’est beau, c’est émouvant… ou pas, bon) mais ne vous fait jamais rire (sauf si vous êtes vraiment un bon, un très bon même, public*).

Manifestement, Medemoiselles Subtilité et Finesse s’étaient absentées pour une période prolongée (probablement un congé de maternité) et nos braves scénaristes ont dû faire avec les moyens du boire (euh… bord ! Désolée pour ce lapsus révélateur !), c’est-à-dire : psychologie avoisinant les -20 degrés, néant culturel et idiotie profonde. Bref, peut-être que les hommes savent pourquoi mais moi, pas !

* Ce dont je doute car, sinon, vous ne seriez pas en train de me lire, n’est-ce pas ?

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Agnès Desarthe - Mangez-moi


"Ouvrir un restaurant ? Quelle idée... C'est pourtant celle qui vient à l'esprit de Myriam, et qu'elle s'empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Eviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constituent l'exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour. Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle pour une faute inavouable, c'est une âme errante qui n'aspire qu'à la stabilité ; une téméraire qui déteste qu'on la surprenne. Son problème, c'est le temps. Comment faire pour que l'avant et l'après coïncident à nouveau ? Que le passé cesse d'être douloureux et que l'avenir s'éclaire ? Ce livre dont le titre évoque l'Alice de Lewis Carroll est un roman d'aventures spirituelles, en même temps qu'une chronique d'un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu'à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d'Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s'entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage.”

Mangez-moi n’est peut-être pas « plus efficace pour le moral que tous les antidépresseurs de la pharmacopée moderne » comme le prétend l’Express mais, on ne peut pas le nier, il a ce petit quelque chose qui adoucit les mœurs et nous entraîne loin de notre grisaille quotidienne, le temps d’une lecture.

Myriam, mystérieuse, atypique et trainant un passé lourd de secrets, nous intrigue et ses fantaisies ainsi que son restaurant un peu bizarre – à l’instar de son caractère – ont tôt fait d’attiser notre curiosité. Comment va-t-elle faire pour lancer son petit « chez moi » ? Qui est-elle ? Que cachent ses errances ? Et voilà qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, vous vous retrouvez greffé au bouquin. Les personnages s’accumulent, chacun trainant sa propre histoire, un peu confuse, mais tous mus par la même volonté : celle de faire de ce monde – cette infime partie du monde – quelque chose d’un tantinet plus décent.

Un lieu de rendez-vous peuplé de personnages incongrus – au point qu’ils nous paraissent presque irréels – des mets subtils et divins, quelques livres et une bonne ambiance. Il suffit parfois d’une gargote aux fauteuils confortables, d’un sourire de la part de la caissière, d’une discussion agréable autour d’un verre dans la cafétéria du bureau pour que soudain, le monde nous semble un peu moins froid et cruel (tout comme les requins qui le dirigent).

Voilà probablement ce qu’Agnès Desarthe, armée de son écriture fluide et agréable, a cherché à nous offrir à travers cette invitation à la gourmandise : un havre de paix. Un petit nuage cotonneux sur lequel nous nous sommes volontiers installés, le temps de 274 pages, jouant le jeu – non sans un plaisir certain – et fermant les yeux sur les trop longues diatribes et le positivisme certes exubérant mais tellement séduisant !

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20/03-07/04 - Les bonnes intentions - Théâtre de Poche


"Ils sont jeunes mariés, agriculteurs et ne peuvent pas avoir d’enfants. Elle est née en Asie, elle a été abandonnée, elle a trois ans et demi. La grande rencontre a lieu, un jour d’été, à l’aéroport de Zaventem. C’est un jour de fête, une nouvelle vie commence, ils veulent être heureux avec elle. Pourtant, à la seconde où leurs regards se croisent les rêves de bonheur s’effondrent. Le destin en a décidé autrement, leur histoire sera sombre et douloureuse. Entre elle et eux il n’y a pas d’amour possible. Ces trois êtres abîmés vont se livrer une guerre sans merci où la petite cruauté ordinaire se transformera inexorablement en un combat meurtrier."


Un sujet dur mais interpellant...

Du 20/03 au 07/04 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

Plus d'infos sur le site du Poche.

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Le carnaval des ombres

De: Serge Demoulin

Avec: Serge Demoulin

Mise en scène: Michael Delaunoy

"Un jour, il se fait traiter de Boche. « Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les … » Il ne sait que dire. Il sort à peine de l’adolescence. Il est belge, oui. Mais son grand-père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ? Et comment vivre après ? Dans le village où il est né, on ne parle pas de tout ça. On rit en wallon, on chante en wallon, on rêve en wallon. Mais parfois, sur les chemins de fête, l’alcool fracasse les digues, les corps tremblent d’une tristesse inexplicable…"

Incroyable, c’est le mot. Serge Demoulin fut tout simplement incroyable.

En effet, sa prestation d’hier soir était à couper le souffle ! Au point que Le carnaval des ombres (qui pourrait en rebuter plus d’un en raison de sa thématique historique et belliqueuse) nous explose à la figure avec tant de spontanéité et de tripes qu’on en reste tout simplement abasourdi.

Parler de la guerre n’est pas chose aisée. Trop pathétique, trop moralisateur, trop historique, trop ennuyeux… Nombreux sont les écueils que les récits traitant de la guerre doivent éviter. C’est donc forcément avec une légère appréhension que nous nous sommes rendus à l’Atelier 210, hier, pour assister à la première de cette nouvelle pièce du Rideau (toujours itinérant, d'ailleurs).

Et qu’on se le dise, Serge Demoulin, seul en scène, ne fait pas les choses à moitié. Un texte éclaté et éclatant, fou et émouvant, drôle et passionnant, sérieux et totalement absurde, c’est tout en oxymores qu’il nous offre sa pièce, ce subtil mélange entre réjouissances et fantômes du passé. Ces fantômes qui se matérialisent devant nos yeux ébahis, cette région de Malmedy qui vit tout d’un coup devant nous, ce wallon et cet allemand qui se mélangent et ponctuent toutes les phrases, ce cassis qui réchauffe notre gosier… Il suffit d’un chapeau et il n’est plus un mais mille sur la scène et ce, au plus grand plaisir des spectateurs.

Michael Delaunoy n’est pas pour autant étranger à cette réussite. En effet, la mise en scène est tout bonnement parfaitement pensée et maîtrisée : l’agencement du décor, les différentes pièces du costume composite, les jeux de lumière et les sonorités, tout est admirablement orchestré.

Bref, Le carnaval des ombres ou comment traiter de la guerre, de la mort et du désarroi par le rire et l'absurde sans rien trivialiser: un trait de génie que tous les spectateurs de l’Atelier 210, hier soir, n’ont pas manqué de saluer en rappelant pas moins de cinq fois ce comédien buveur de cassis et futur protecteur de Jésus, Serge Demoulin.

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17/03 - 28/04 - La Forêt - Théâtre Le Public


"Prenez une forêt d'une dimension, disons, raisonnable. Prenez la propriétaire de cette forêt d'un âge, avouons-le, franchement raisonnable. Prenez cette propriétaire en manque d'argent à cause de ses penchants déraisonnables pour un jeune homme pourtant à l'âge de déraison. Prenez un vendeur de bois, spécialiste de l'entourloupe et grand connaisseur des penchants humains. Prenez une gouvernante que son désir pour les hommes gouverne. Prenez deux comédiens, Veinev le comique et Padeveinev le tragique, tous deux plus pauvres que job. Prenez ces deux comédiens qui, pour passer l'hiver au chaud, se font passer pour ce qu'ils ne sont pas. Prenez une jeune fille pauvre dont certains savent très bien quoi faire et d'autres pas du tout. Prenez le fils du marchand de bois qui aime, à raison, la jeune fille pauvre... et entre coups fourrés, quiproquos, pièges et roublardise, assistez à la rencontre hautement comique et inflammable de la morale et du commerce, de l'art et de la vie concrète, du théâtre et du réel !"

Moi, j'aime la nature et les forêt! Et puis le théâtre, l'art de l'absurde, les jeux de mots idiots et les quiproquos! Donc c'est parfait!

Du 17/03 au 28/04 au Théâtre Le Public, 64-70 rue Braemt à 1210 Bruxelles. Les tarifs sont de 7 à 25 €.

Pour plus d'infos, allez voir sur le site du Public


Culture et Compagnie vous offre  10 x 2 places pour le 17/04 à 20h30.

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

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Monsieur Lazhar


"Bachir Lazhar, un immigrant algérien, est embauché pour remplacer une enseignante du primaire morte tragiquement. Alors que la classe amorce un long processus de guérison, personne à l'école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l’expulsion du pays à tout moment. À travers le parcours émotif des enfants et des adultes, le film suit avec humour et sensibilité un homme humble prêt à transcender sa propre perte pour aider les écoliers à vaincre le silence qui les emmure."

Monsieur Lazhar nous promettait tant de belles choses dans sa bande-annonce que lorsque le générique a commencé à défiler, on ne peut que se dire, tout simplement : « et c’est tout ? ». Mais oui, c’est tout. Et c’est dommage.

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Les amis de Carole


Du 8 au 24/03 à 20h30 à l'Arrière-scène, 32 rue de Chambéry à 1040 Bruxelles. LEs prix sont entre 10 et 15 €.

De: Christian Dalimier

Avec : Catherine Decrolier, Sophie Schneider, Laurence Warin,Thibaut Nève et Christian Dalimier

Mise en scène : Christian Dalimier

"C’est la fin du mois d’août… L’été n’est pas éternel et Carole l’oublie parfois. Elle invite ses voisins pour un barbecue. La soirée s’annonce très belle et les robes légères… Mais les emmerdements ne prennent pas de vacances. On ne se méfie jamais assez de nos voisins."

Si nous n’avions que deux mots pour vous décrire cette pièce, ce serait probablement, sans y réfléchir, « allez-y !».

Quelle bonne idée de monter une pièce haute en couleur et aux effluves estivales lorsqu’au début du mois de mars, on est plus au stade de la morosité hivernale – combinée à l’austérité économique – qu’aux barbecues en tongs accompagnés d’un petit kir !

Ajoutez à cela un texte se jouant de l’hypocrisie constante entre amis, voisins et connaissances ponctué de jeux de mots et de bonnes petites boutades, des acteurs (mais surtout une actrice, Catherine Decrolier, dont les mimiques sont tout simplement à mourir de rire) convaincants, un décor sympathique et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, vous voilà rentrés chez vous, satisfaits d’avoir passé une très bonne soirée.

Certes, quelques bémols sont à déplorer – et ce, notamment au niveau du rythme qui n’est pas toujours fluide* – et quelques cafouillages sont remarqués mais qu’importe ! Le but de Christian Dalimier était de faire rire son public ? Qu’à cela ne tienne, c’était réussi !

*
En effet, quelques longueurs se retrouvent – notamment au milieu de la pièce – et s’opposent un peu trop à la rapidité du « dénouement final ».


Pour plus de détails sur les tenants et aboutissants de la pièce, une autre critique chez Morgouille

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Les Infidèles

"L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs."

Les infidèles, fidèles à eux-mêmes, ne cessent de sévir. Compulsions sexuelles, pulsions refoulées, désirs inavoués et insatisfaits, nous nous retrouvons devant quelques sketches – dont la longueur variable nuit au rythme et au bon développement du film – qui présentent, à travers un humour plus ou moins gras, quelques situationsconjugal et extraconjugal s’interpénètrent joyeusement (sans mauvais jeux de mots. Ou plutôt si, en fait).

Et donc ? Le film, un peu creux, laisse plutôt indolent. Ni morts de rire ni scandalisés par sa « navetitude », on passe quelques bons moments – même si les meilleurs gags se retrouvent comme toujours dans la bande-annonce –, on reste admiratifs devant la dynamique du duo Alexandra Lamy - Jean Dujardin et la prestance de Sandrine Kiberlain puis pour le reste… Le film nous procure à peu près le même effet qu'une équipe de rugbymen sur une nymphomane blasée (en gros, le lendemain on ne s’en souvient même plus).

En outre, face à une vision essentiellement masculine et clandestine de l’adultère, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi le film n’a pas cherché à être plus exhaustif et ainsi éviter de rester dans la lourdeur ineffable du bon gros cliché.

Bref, les fanatiques de sketches ou de Jean Dujardin et Gilles Lellouche pourront certainement y trouver quelque chose de génial. Les autres n’auront peut-être pas envie de payer 10 euros pour le voir au cinéma.

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13-31/03 - Le carnaval des ombres - Rideau de Bruxelles


"L’acteur Serge Demoulin rend hommage à sa région, ses racines. Avec délicatesse, humour et détermination, il dévoile un pan occulté de notre histoire : l’annexion des Cantons de l’Est par l’Allemagne nazie en 1940 et le silence de l’Etat belge: Un jour, il se fait traiter de Boche. « Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les … » Il ne sait que dire. Il sort à peine de l’adolescence. Il est belge, oui. Mais son grand-père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ? Et comment vivre après ? Dans le village où il est né, on ne parle pas de tout ça. On rit en wallon, on chante en wallon, on rêve en wallon. Mais parfois, sur les chemins de fête, l’alcool fracasse les digues, les corps tremblent d’une tristesse inexplicable…"

Loin du TTO et de ses éclats de rire, parce que le théâtre peut aussi être historique...


Du 13/03 au 31/03 au Rideau de Bruxelles jouant à l'Atelier 210, 210 chaussée Saint-Pierre à 1040 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 18 €.

Plus d'infos sur le site de l'Atelier 210 et du Rideau.

Culture et Compagnie vous offre  3 x 2 places pour le 17/03 à 20h30.

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

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Le tirage au sort aura lieu le 16/03. Bonne chance à tous!

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Bref. C'était la Foire (du livre)


Nous vous avions annoncé que la Foire du livre de Bruxelles pointerait le bout de son nez au mois de mars et nous avons eu le bon goût d'y pointer le notre afin de pouvoir vous en parler!

Toujours aussi énorme, la foire de Bruxelles a pris possession pendant 5 jours de Tour et taxis en s'étirant sur quatre grandes salles constamment remplies de monde au point qu'il est impossible de tout voir, de tout découvrir, de tout entendre et de parler à tout le monde.

À nouveau l'entrée n'est pas donnée, les vestiaires sont payants (pas trop mais quand même), la nourriture coûte approximativement… disons un bras (celui avec votre bague en or de préférence) et les coins repos sont toujours aussi peu nombreux (mais plus confortables et visuellement agréables, c’est un fait !). Qu’à cela ne tienne, on ne prend pas de manteau, on reçoit des places gratuites en jouant à l’un ou l’autre concours (ou en faisant partie de la presse, c’est encore mieux) et on se prépare son casse-croûte en prévision d’une éventuelle fringale et hop, nous voilà parés !

Hormis les incontournables découvertes livresques, je dois avouer que je reste un peu dubitative quant à l’utilité de la Foire. Une thématique et un pays mis à l’honneur qui ne sont pas vraiment mis en exergue selon moi et je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur les directives organisationnelles. À nouveau, rien ni personne ne nous prévient des différents débats et dédicaces. Certes, tout est sur le programme qu’on retrouve sur le site ou dans le Mad offert à l’entrée – dont la lecture achèverait même le très sage Aigle-au-regard-perçant vu le nombres d’activités diverses – mais pas de petite voix pour annoncer le commencement d’un nouvel événement potentiellement intéressant… Pas de gentilles personnes souriantes pour nous guider. Rien. Rien de rien.

Bref, il y en a pour qui la Foire du livre est une sorte d'énorme librairie, pour d'autres une éternelle file d'attente aux dédicaces, pour d'autres encore une activité scolaire obligatoire et quelques-uns y voient l'occasion de donner leur opinion sur le monde du livre.

Pour moi, voilà ce que la Foire devrait être: une occasion de rencontres en tous genres. Auteurs, éditeurs, journalistes, libraires, bibliothécaires, correcteurs et les autres, tous abordables, prêts à parler de leur travail et de l'amour qu'ils y portent. Prêts à donner des conseils, des idées, des explications, en toute simplicité.

Est-ce le cas ? Probablement un peu. Est-ce réellement bien organisé, planifié et diffusé pour que ce soit accessible à tous et à toutes et vu comme tel? Peut-être pas suffisamment.

Bref. Encore une année, selon moi, où gagnent Jean-Luc Godard et son désuet carnet de chèques !

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Frédéric Nyssen - Interview


Comédien mais aussi acteur, animateur, bonimenteur, mime et initialement journaliste, Frédéric Nyssen a plus d’une corde à son arc !

Ayant interprété un grand nombre de rôles dans des pièces d’auteurs classiques (Molière, Racine, Shakespeare, Marivaux), Frédéric n’a pas pour autant laissé de côté le théâtre plus contemporain. Et, justement, pour cette saison 2011-2012, nous l’avons retrouvé en octobre à Liège et à Namur dans « Un fil à la patte », la charmante farce de Feydeau ; en novembre au centre culturel d’Uccle pour « Cendrillon, ce macho ! » de Ministru et il revient au théâtre Jean Vilar dans une création de Michael Frayn « Démocratie » du 13 au 18 mars 2012 à l’Aula Magna.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire du théâtre ? Ce n’était pas votre formation initiale, n’est-ce pas ?

Quand j’étais jeune, j’étais attiré parce qui était littérature - les maths, c’était pas mon fort - et donc j’ai commencé à faire des spectacles en amateur et le théâtre m’a plu parce que c’est un moyen d’exprimer des choses. Mes parents n’ont pas trop apprécié donc j’ai d’abord fait le journalisme puis je me suis retourné vers le théâtre. Ce qui m’a poussé c’est vraiment exprimer ce que j’avais envie de dire et c’était le seul moyen pour moi, en étant jeune, de le faire. J’ai rencontré des potes qui étaient déjà à l’Académie de Dinant et je me suis lancé comme ça… Je ne dirais pas que c’était une passion mais j’avais envie de voir ce que ça donnait ! J’étais jeune, j’avais envie de parler tout le temps et bon, voilà… Et aussi, en tant que journaliste, dès que je passais de l’autre côté de la caméra, j’avais l’impression d’aller plus loin !

A-t-il été difficile de percer pour vous en tant que comédien ?

J’ai toujours travaillé. Je ne sais pas si j’ai percé mais j’ai toujours travaillé dès que je suis rentré au conservatoire. J’ai fait des petits rôles puis j’ai fait la mise en scène de Labyrinthus . En sortant du conservatoire, j’ai créé un spectacle de rue avec un de mes meilleurs amis… Je suis arrivé à Bruxelles, j’ai eu mon premier rôle important, c’était Christian dans Cyrano de Bergerac et là ça a vraiment commencé. L’impro m’a beaucoup apporté aussi… ça m’a fait rencontrer Nathalie Uffner , Olivier Massart … De fil en aiguille, rencontre sur rencontre, mes possibilités ont commencé à grandir.

Vous êtes un peu touche-à-tout, théâtre classique ou contemporain, tragédie ou comédie et même du théâtre de rue, y a-t-il un type de rôle ou une activité que vous préférez ?

Non, c’est la même chose pour moi. Il faut juste être en accord avec soi-même et vivre l’instant présent sur le plateau. Il n’y a pas de rôle que j’aime un peu plus… Enfin si, il y a toujours des rôles ou des pièces qui marquent plus comme Tango en bord de mer , l’année dernière, pour moi c’était une des meilleures pièces que j’aie fait. On était à deux sur scène et c’était magnifique ! Le texte était magnifique, mon rôle était magnifique, ma partenaire était magnifique et ça a cartonné ! Mais un style de théâtre, non. Moi, j’aime tout jouer, j’ai envie de toucher à tout, de jouer tous les rôles ! Mais ce n’est pas possible…

Vous avez aussi joué quelques rôles à l’écran. Quelles furent vos impressions par rapport au théâtre ?

C’était des téléfilms, des courts-métrages et des pubs. En long-métrage, je n’ai jamais rien fait. Beaucoup de pilotes d’émission qu’on avait envie de faire comme les célibattants mais ça n’a jamais porté ses fruits. J’aimerais bien faire du grand écran. C’est mon objectif parce que j’adore le cinéma ! C’est jubilatoire de voir comment tout se met en place, les gens sont comme des fourmis… J’aimerais vraiment faire du cinéma mais en continuant le théâtre, bien sûr ! Ce sont deux mondes totalement différents : le théâtre, c’est sur l’instant présent et le cinéma, non. Pour moi, ce n’est pas le même métier. Il y a des coupures, on peut recommencer… Au théâtre, c’est fluide !

Dans votre carrière, quel est le rôle qui vous a demandé le plus de travail ?

À mon avis Tango en bord de mer, parce que c’est une pièce hyper touchante et qui m’a ému. J’ai été surpris du texte et je me suis surpris moi-même à être ému et touché par le personnage, par ce que racontait l’histoire, par la manière dont elle a été écrite… C’est une histoire d’homosexualité mais ça ne parle pas d’homosexualité, ça parle d’amour entre deux personnes, ce sont deux hommes mais ils sont vraiment envisagés comme deux personnes et tout le monde s’est retrouvé dedans, c’était génial ! J’ai eu d’autres rôles difficiles aussi en tragédie parce qu’il faut vraiment se mettre dans un état profond de déchirure, de cassure.

Les comédies de Feydeau sont généralement excessivement expressives et bien ficelées. Dans « Un fil à la patte » vous deviez, en outre, composer avec un décor mobile. Etait-ce difficile à gérer pour les comédiens ?

Non parce qu’on a répété dans un décor qui n’était pas mobile et après c’est juste une question de technique. Le décor ne nous a pas dérangés du tout. Pour moi, ça m’a même guidé parce que c’était un espace restreint et ça m’a poussé à être parfait, précis et plus concentré.

Depuis son succès, « Cendrillon, ce macho ! » est rejouée tous les ans, n’êtes-vous pas fatigué d’être ce héros de conte de fée ?

Non, jamais ! Parce que c’est une super équipe, parce que j’adore jouer à la Toison d’Or, ce sont des amis, vraiment donc quand on se retrouve c’est génial. Sébastien, on l’aime bien aussi donc… Et si on devait encore la rejouer quatre ans ; moi, je le ferais ! ça nous fait toujours rire, d’ailleurs c’est toujours blindé ! En fait, c’est un OVNI, ce truc, tu ne comprends pas pourquoi ça fonctionne autant… C’est bien écrit, c’est d’une justesse et d’un comique typique de Sébastien Ministru et puis j’ai des bons partenaires aussi ! C’est que du bonheur ! Moi je suis super content de reprendre, on le ferait bien deux semaines, un mois si on pouvait ! Même en tournée ! Je suis sûr que ça fonctionnerait bien en tournée !

Que pouvez-vous nous dire de votre rôle dans la création « Démocratie » qui sera jouée en mars 2012 ?

C’est un rôle très politique mais aussi intéressant : ça parle de la chute de Berlin, du chancelier et c’est une histoire que je ne connais pas bien donc j’ai vraiment eu envie de travailler ce rôle pour apprendre ce qu’il s ‘est passé par là. C’est assez difficile comme pièce parce que c’est toujours des flashbacks et j’ai hâte de voir ce que ça donne et de travailler sur le côté historique du personnage.

Envisagez-vous de passer de l’autre côté et de vous lancer dans l’écriture de théâtre ou la mise en scène ?

Scénariste, non. Metteur en scène j’aimerais bien mais je ne me sens pas encore prêt, j’ai tellement envie de travailler encore avec d’autres metteurs en scène qui m’apprennent des choses… parce que je n’ai que 35 ans, j’ai le temps ! Pour l’instant, on me propose des chouettes rôles et j’ai envie d’aller jusqu’au bout de mon envie. Quand l’envie d’être metteur en scène viendra ou qu’on me proposera un projet, pourquoi pas mais pour l’instant je n’ai pas encore cet appel… Mais je le ferai ! Parce que c’est super intéressant !
Pour la rédaction, en fait, j’aimerais bien aussi mais je ne me sens pas encore l’âme d’un scénariste… Il y a des gens qui font ça tellement mieux que moi… ça viendra peut-être avec le temps, l’expérience, la maturité… Mais j’ai vraiment envie de profiter de mon boulot de comédien pour le moment !

Démocratie du 28 février au 2 mars et du 13 au 18 mars 2012 à l’Aula Magna .

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