Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

Drive Angry 3D

 Article publié sur SobusyGirls

"Milton est prêt à tout pour rattraper les fanatiques qui ont assassiné sa fille et kidnappé son bébé pour le sacrifier à la prochaine pleine lune. Avec la séduisante Piper, il se lance à la poursuite de Jonah King et ses adeptes, du Colorado à la Louisiane. Pourtant, le chasseur pourrait bien devenir le gibier… Un homme mystérieux aux pouvoirs surnaturels, le Comptable, est lui-même à la recherche de Milton. Alors que la route devient le théâtre d’une véritable vendetta, une course-poursuite en cache une autre. Milton pourra-t-il rattraper King avant que le Comptable ne lui mette la main dessus ? Carburant à la rage et au bolide, Milton va poursuivre sa mission. Il n’a que trois jours…"

Vous l'aviez deviné, l'aspect lyrique du synopsis ne suffit pas à rendre le film un tantinet intéressant. En d'autres termes, c'est une grosse daube, du début à la fin.

Nicolas Cage ne ressemble strictement à rien à part à un gros dépressif apathique et mononeuronal en quête d'un bon coiffeur ; la bombasse de 50 kg tout mouillé boxe les gros méchants comme si elle avait fait ça toute sa vie et décide de suivre un type louche que tout le monde veut tuer juste parce qu'ils ne passent pas Beverly Hills à la TV et qu'elle s'ennuie, le comptable est un petit galopin qui a décidé de faire mumuse parce que, là d'où il vient, papa n'est pas toujours commode et Jonah King est un illuminé doublé d'un débile profond qui n'a pas pigé que porter un pentagramme en guise de gri-gri, c'était pas forcément un bon plan. Bref, une belle brochette de vainqueurs!

Mais, en plus de cela, le scénario est vraiment creux à crever... Seule l'origine de ce brave papa vengeur est plus ou moins originale et "bien trouvée" mais tellement mal amenée qu'elle en perd tout son intérêt. Quant à la 3D, elle nous offre quelques scènes aux prises de vue illogiques et n'impressionne pas plus que ça.

Enfin, si vous aimez les films d'action sans substance avec des biches et beaucoup de sang tout partout, Drive Angry est fait pour vous!

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07-18/02 - Historia Abierta - Théâtre de poche

"De verdad ? Si pô ! La RAJA weon ! Un tourbillon ardent et poétique, de danse, de chant, et de musique « Made in Chile » à (re)vivre au Poche ! Après une formidable tournée mondiale la saison passée, la troupe chilienne de Lorent Wanson vient fouler une seconde et dernière fois les planches du Poche.

Après la création d'Africare (présenté au Poche en 2007), un spectacle qui nous plongeait dans les mythes et réalités du Congo, c'est le Chili et son histoire qui servent de toile de fonds au spectacle de Lorent Wanson.

Invité par le Centre d'arts scéniques de Santiago, Lorent Wanson a passé trois ans entre la Belgique et le Chili pour ce projet construit sur base de témoignages et d'ateliers d'improvisation avec des acteurs - pour la plupart trentenaires - qu'il a confrontés à leur propre histoire, à leurs arbres généalogiques et à leurs rêves.

Historia Abierta aura fait se croiser au final pas moins de 80 personnes pour aboutir à une partition explosive et pluridisciplinaire qui articule théâtre, chant, danse, vidéo et art plastique."


Cette création multiple n'a plus à faire ses preuves! Reprise car adulée par le public, nous n'avons rien à rajouter si ce n'est "Vamos al teatro para Historia Abierta? Claro que si!" 


Du 07/02 au 18/02 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

Plus d'infos sur le site du Poche.

Culture et Compagnie vous offre 3 x2 places pour le 07/02 à 20h 30 ! 

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

Il vous suffit d'aimer la page Facebook et de commenter l'annonce du concours ou, pour ceux qui ne sont pas sur Facebook, de vous abonner par e-mail au site et de signaler votre participation en envoyant un message à culture@culturetco.com!

Bonne chance à tous!

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L'amour dure trois ans

"Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va ébranler toutes ses certitudes..."

Le livre n'ayant pas été des mieux accueillis (voir ici), nous n'avions pas vraiment l'intention d'aller voir le film. Pourtant, la bande-annonce nous faisant miroiter un film un peu plus attrayant et les divers avis, collectés ici et là, présentant le film comme étant sympathique et moins antipathique que son père de papier, nous nous sommes finalement décidés à daigner honorer les salles de cinéma de notre (pour le moins charmante, cela va de soi) présence.

Résultat? Ainsi que d'autres l'ont précédemment énoncé, le film est très différent du livre et, de ce fait, moins lourd, moins indigeste. Il contient un peu moins d'apitoiements incessants et de débauche et c'est tant mieux! Qui plus est, l'idée de mettre en scène la publication du livre était remarquable (il faut le reconnaître).

Cependant, la réalisation nous semble quelque peu maladroite... En effet, la poésie picturale n'est pas franchement subtile, les dialogues ne sont pas toujours pertinents, l'humour est parfois chaussé de trop gros sabots, la déconstruction narrative est de temps en temps fantaisiste et, enfin, le rythme - qui se ralentit très fortement vers la fin - est loin d'être égal...

Toutefois, le réel problème reste que, à l'instar du livre, le film révèle une incontestable faiblesse scénaristique qui est probablement due au changement radical et intempestif de point de vue de notre protagoniste ("l'amour, c'est nul; l'amour, c'est génial" c'est bien mais il faut être un tant soit peu consistant de temps en temps, hein) et qui nous fait finalement retomber dans le happy end niais et prévisible à crever...

Enfin, heureusement, Louise Bourgoin - splendide ! - est ensorcelante et sauve la mise de Gaspard Proust - fiché pour délit de sale gueule - interprétant Marc Marronier, qui reste définitivement un petit con.
Bref, comme l'ont dit d'autres avant moi : divertissant mais pas brillant.

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Marina and the Diamonds et son nouvel album « Electra Heart »

La première fois que nous avons entendu Marina, c’était une erreur. Nous cherchions une chanson de Robots in Disguise (rien à voir) et nous sommes tombés sur « I am not a robot ». 

Bouche bée que nous étions face à cette voix. Exceptionnel mélange entre soul et opéra, Marina nous a convaincus à la première écoute. En outre, si son timbre incroyable allié au doux accompagnement instrumental nous a rapidement confortés dans l’idée qu’elle a l’étoffe d’une virtuose, la mise en scène de la vidéo acheva de nous convaincre. Prouvant rapidement qu’elle n’a pas froid aux yeux, la petite Marina a dès lors continué son petit bonhomme de chemin…


Son premier album, The Family Jewels, finit d’asseoir son talent et les chansons SeventeenHollywood ou Mowgli’s Road furent rapidement de francs succès qu’on entend encore un peu partout, même au Carrefour (preuve suprême de succès, vous en conviendrez). 

Déjà prévu depuis quelque temps, son deuxième album « Electra Heart » est finalement annoncé pour courant 2012, sans autre précision. Une de ses chansons a toutefois été mise à la disposition des fans, « Radioactive ».


So ? Outre le fait qu’elle soit devenue blonde (Marilyn es-tu là ?), le fond musical électro me laisse totalement sceptique… À vrai dire, c’est limite si ça ne me hérisse pas tout simplement les poils ! J’ai la douloureuse impression d’écouter un mauvais tube de Cascada et je n’aime pas ça du tout. Marina seule sait à quoi ressemblera le reste de son album mais je prie pour que toutes ses chansons ne soient pas dans le même genre parce que, si c’est le cas, elle peut toujours courir pour que je me le procure

Si ça vous chante – mouahahah, j’ai mangé un clown au dessert – allez zieuter son myspace et donnez-moi votre avis!

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Soeurs Emmanuelle

Du 18/01 au 14/02 (du mercredi au samedi à 20h30) au TTO dans la Galerie de la Toison d'or à 1050 Bruxelles. Les places sont de 10 à 16 €.

De: Laurence Bibot et Nathalie Uffner

Avec: Laurence Bibot

Mise en scène: Nathalie Uffner

Si on ne présente plus Sœur Emmanuelle, il semblerait que Sœurs Emmanuelle ne soit, elle non plus, à présenter… du moins pour les fans du TTO, les adorateurs de Laurence Bibot ou simplement les bruxellois un tant soit peu « aware » culturellement parlant.

Toutefois, comme il y a quelques étrangers, incultes et extra-terrestres parmi nous, voici rapidement le topo : Sœurs Emmanuelle c’est LA pièce jouée en ce moment au Théâtre de la Toison d’or et interprétée par Laurence Bibot (c’est vrai, ça, vous auriez pu le deviner tout seul).

De quoi ça parle? D’un documentaire réalisé par Céline Michon sur ses icônes féminines préférées: Sandra Kim, Simone Veil, Amanda Lear, Catherine Deneuve, Françoise Dolto et, bien sûr, Sœur Emmanuelle.

Mais Sœurs Emmanuelle c’est avant tout un cocktail pétillant de cynisme et de légèreté ! Ne manquant pas d’imagination, Nathalie Uffner et Laurence Bibot nous offrent une superbe version caricaturale, osée et piquante de toutes ces figures féminines et de leur entourage fictif en n’épargnant personne, pour notre plus grand bonheur !

Et puis Sœurs Emannuelle, c’est surtout une incroyable prestation de Laurence Bibot qui, non contente d’interpréter absolument tous les rôles (restrictions budgétaires obligent), nous signe là une vraie performance vocale et gestuelle ! De Céline à Amanda, De Catherine à Emmanuelle, on s’y croirait presque. Son visage, ses tics, sa prestance, sa voix se modifient, telle un Lucky Luke des planches, aussi vite que l’éclair et c’est sidéré et songeur devant tant de talent que le spectateur sort du TTO!

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01/02 - Albert Nobbs


"Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome..."

Dans le genre Mrs Doubtfire historique et à l'envers ou l'incessante lutte des femmes pour avoir une certaine autonomie financière et ne pas baisser les bras lors des coups durs, ben nous, on aime ça! Vous pas?


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Please Kill me



Du 24 au 27/01 à 20h30, au Théâtre 140, 140 avenue Plasky à 1030 Bruxelles. Les prix sont de 8 à 18 €.

D'après le livre de Legs McNeil et Gillian McCain

Mise en scène: Mathieu Bauer

Avec: Kate Strong, Matthias Girbig, Sylvain Cartigny, Mathieu Bauer, Lazare Boghossian


"Un sale twist lourd. Le punk est arrivé sans s'annoncer. Par le Velvet, Patti Smith, MC5 ou Jim Morrison. Un hippie, Morrison? Vous avez déjà lu ses paroles? Nan nan, un Punk déjà, avec ses dépressions effrayantes étalées sur 10 minutes, où il tue le père et baise tout ce qui bouge, lézard compris. Le Punk c'est British, right? Nan nan, c'est venu des USA. Tout faux! Bien rangés dans nos petits fauteuils doux, pouvons-nous vraiment comprendre ce qui s'est passé entre ... disons 1968 et 1978? Une bonne gerbe salutaire. Stooges, Ramones, Cramps, MC5, Dead Kennedys, New York Dolls, Richard Hell surtout. Du gros son déchiré, déchirant. Des torses maigres, pâles, luisants de rage.

D'énormes amplis. Le Punk et la transformation par quelques brillants allumés de la médiocrité en art pur. Réflexe de sauvagerie pour une expression de la survie. La seule vraie question: comment un univers aussi spontané et authentiquement furieux a pu lentement devenir une épingle à nourrice, une crête dans les cheveux, un bas résille déchiré? LET'S SEEK ANOTHER TRICK! A quelques morts et quelques overdoses près. Saloperie d'héro."


Please Kill Me ? C’est initialement le titre d’un ouvrage paru chez Allia en 2006. Please Kill Me, c’est l’histoire du punk, racontée par ses acteurs. C’est 625 pages d’anecdotes, de souvenirs, de vécu. Racontées par qui ? Iggy and the Stooges, The Sex Pistols, The Dictators, The Ramones et leurs complices. Et les voilà qui débarquent au théâtre

Ou presque!


Sur scène, trois musiciens (Mathieu Bauer, Sylvain Catigny et Lazare Boghossian) et deux acteurs et chanteurs (Kate Strong et Matthias Girbig) alternent entre chansons, narration et agitation, en passant de l’anglais au français (avec une petite pointe d’allemand) aussi vite qu’une balle lors d’un match à Roland Garros. Les acteurs nous livrent petit à petit divers passages du livre, qui percutent : les premiers concerts des Stooges, la naissance du magazine Punk, les impressions des managers mais aussi et surtout tout ce qui fait ce vaurien de punk : le look déluré, la jeunesse, la crasse, la révolte, la drogue, l’absurde, le je-m’en-foutisme, la fougue, la franchise…

Si la mise en scène audacieuse et mouvementée mêle différents médiums artistiques avec brio et que les acteurs sont impressionnants, on regrette tout de même les quelques incompréhensions dues à la multiplication des sons (et l’imperfection du sous-titrage qui n’était, en plus, prévu que pour l’anglais*) mais aussi, peut-être, l’absence réelle de scénario (qui sait ? l’idée est peut-être à creuser) ainsi qu’un cruel manque d’interprétation musicale plus agressive (un petit Ramones ou un bon Clash aurait été le bienvenu en guise de remontant !)

Enfin, malgré ces petits bémols, une chose est sûre : la pièce et son texte, continuant à remuer dans vos entrailles de longues heures durant, ne laisseront personne indifférent **!

*Même pour les francophones il est généralement dur de comprendre quelqu’un dont la voix est recouverte par le son de la musique)
** Mis à part les détracteurs du punk mais cela va de soi, n’est-ce pas ?



D'autres informations sur le site du Théâtre 140.

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Pieter Aspe – Le collectionneur d’armes

Nous remercions Livraddict et le livre de poche pour la lecture de ce livre.

"Épaulé par le fidèle inspecteur Versavel et par la belle Hannelore, juge d'instruction de son état (et accessoirement mère de ses jumeaux), le commissaire Van In, un flic peu catholique et peu diplomate, va devoir affronter la bourgeoisie de Bruges, arrogante et persuadée que l’argent peut tout acheter, lorsque la coûteuse collection d'armes du richissime trader Claes est dérobée. Très vite, Van In flaire une supercherie : le financier n'a visiblement pas la conscience tranquille et ses rendez-vous à la sauvette avec un mafieux russe ne plaident pas en sa faveur... Trafic d'armes, mafia russe et bordels de luxe : nos incorruptibles Brugeois ont du pain sur la planche !"

Voici un auteur belge que je ne connaissais pas. Brugeois – néerlandophone, donc – Pieter Aspe écrit depuis apparemment une bonne dizaine d’années et doit, notamment, sa célébrité à sa série policière dont le héros est le commissaire Van In.

Le Collectionneur d’armes, cinquième opus mettant en scène ledit brave commissaire, est sorti au livre de poche en novembre 2011. En bonne belge qui se respecte, je ne pouvais décemment passer à côté de ce roman, en tant que fervente convaincue de l’absence culturelle de frontières linguistiques, encore moins.

Bruges nous avait déjà été contée, il y a fort longtemps, à travers le roman de ce cher Rodenbach (dont nous vous parlerons un jour, c’est promis) et nous avait laissé une forte impression. Ville austère, mystérieuse et brumeuse mais à la fois passionnante, sublime et au caractère bien trempé*  ; avec sa situation particulière et son rôle commercial en Belgique, Bruges n’est pas une ville ordinaire, c’est évident.

De notre Bruges-la-morte, chez Pieter Aspe, nous ne retrouvons rien, si ce n’est la bourgeoisie arrogante. Une bourgeoisie qui reflète bien notre monde actuel : en pleine déchéance. Se cachant derrière sa fortune amassée en participant à des magouilles sans nom et en collaborant avec des personnes sans scrupule, la bourgeoisie ne paie plus de mine et quand ça dérape, ça tourne vite à la catastrophe.

Pour en revenir à notre roman Le collectionneur d’armes, la lecture ne fut pas aussi fascinante que nous l’avions espéré. Est-ce la traduction** qui fait défaut ? Impossible à dire pour le moment. Toujours est-il que le commissaire Van In est un peu trop désagréable, macho et brouillon pour le rendre sympathique. Comme anti-héros, il aurait été parfait mais un commissaire de police doit tout de même de temps en temps faire preuve de profondeur, non ? Un personnage un peu dérangeant voire inadéquat, on peut facilement passer outre mais même ses relations avec les autres personnages nous semblent quelque peu plates, invraisemblables et incongrues…

En outre, l’intrigue, qui est pourtant complexe et très bien ficelée, n’est malheureusement pas toujours bien amenée, tirant en longueur au début et appuyant soudainement sur le champignon à la fin, elle fait preuve d’un certain déséquilibre pour le moins regrettable

Cependant (et comme il faut toujours garder le meilleur pour la fin), nous devons tout de même saluer les petites notes belges qui sont sympathiques pour les connaisseurs et intéressantes à découvrir pour les non-initiés ainsi que l’humour, quelque peu particulier au vu des considérations linguistiques, homosexuelles et politiques qu’il accorde à ses personnages, de Pieter Aspe.


*Normal pour une ville portuaire me direz-vous.
**Oui, c’est une honte, je l’ai lu en français mais je ne suis pas suffisamment à l’aise avec notre belle et charmante deuxième langue nationale pour lire la version originale à l’heure actuelle.

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2011-2012 - Ce soir on improviste... bien obligé - Le Cuberdon


"Une équipe d'improvisateurs revisite les grands classiques du théâtre, de la littérature et du cinéma dans des styles étonnants."

Impro + classiques = Miam!

Du 04/10/11 au  04/06/2012 au Cuberdon, 99 Boulevard Lemonnier à 1000 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 12 €.


Les prochaines dates: 
Dimanche 05 Février 2012 à 20:30
Lundi 06 Février 2012 à 20:30
Dimanche 04 Mars 2012 à 20:30
Lundi 05 Mars 2012 à 20:30
Dimanche 01 Avril 2012 à 20:30
Lundi 02 Avril 2012 à 20:30
Dimanche 06 Mai 2012 à 20:30
 Lundi 07 Mai 2012 à 20:30
 Dimanche 03 Juin 2012 à 20:30
 Lundi 04 Juin 2012 à 20:30

Plus d'infos sur le site du Cuberdon

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Autrefois il faisait jour jusqu'à minuit

Du 10 au 21/01 au Rideau de Bruxelles installé au Petit Varia rue Gray 154 à 1050 Bruxelles. Les prix sont de 8 à 20 €.

De: Brigitte Bailleux.

Mise en scène: Brigitte Bailleux.

Avec: Cachou Kirsch, Françoise Oriane, Candy Saulnier, Mathilde Schennen, Alexandre Tissot.

"Une femme vient de perdre son père. Elle tente de lui rendre hommage, de s’arranger avec sa trop présente absence. Deux jeunes filles sont là aussi, qui s’interrogent, croient comprendre, imaginent cette vie désormais close. Une vieille dame rôde, la veuve, mais elle perd la mémoire. Toutes parlent de notre condition d’êtres qui ne traversent la vie qu’un moment, qui pleurent leurs morts et regrettent leurs absents, qui ont peur de la mort ou bien pire… de la vie."

Déstructurée, c’est le mot. Le terme qui définit, explique, situe, cadre « Autrefois il faisait jour jusqu’à minuit ». Une déstructuration multiple et poétique qui tente d’explorer les différents médiums artistiques avec audace. Et comme pour toutes les créations qui sortent des sentiers battus, il y a des idées ingénieuses et d’autres qui nous semblent parfois plus maladroites et éventuellement à peaufiner…


Autrefois il faisait jour jusqu’à minuit fait preuve d’une étonnante inventivité. Une inventivité qu’on retrouve tout au long de la pièce à travers, par exemple, les passages d’une voix à une autre  tel un écho qui se perpétue jusqu’à la mort – mais aussi le mélange constant entre anonymat et familiarité des personnages ainsi que le décor, pour le moins particulier, qui se meut, subtilement créé par les jeux de mouvements, de drapés et de sonorités. 

C’était pourtant risqué… Légèrement trop éclatée, la pièce, au départ, aliène le spectateur qui ne sait où fixer son attention. Elle aurait pu le perdre totalement avant le tiré de rideau si le texte, qui offre des paragraphes plus « réels » et palpables, n’avait pas fait office de garde-fou.

Ainsi, notamment grâce au rôle de cette charmante veuve (magnifiquement interprétée par Françoise Oriane), on retombe rapidement les pieds sur terre et on retrouve cette vie qui fait mal, où il n’y a pas de héros et où, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on meurt, à la fin…

Si son personnage permet à la pièce de s’ancrer dans l’humain et d’éviter l’écueil du « divin » (qui n’est forcément pas à la portée du spectateur), il n’empêche que l’ancrage aurait gagné à être plus fort… Cette femme qui vient de perdre son père ne nous donne pas tellement d’elle-même, au fond. Que dire de sa relation d’adulte à adulte avec cet être qui lui manque ? Que dire de ses sentiments profonds, de ses regrets ensevelis ? Que dire de son complexe d’Œdipe ? Evoqués, ces points gagneraient toutefois à être explorés !

Voici peut-être un conseil à méditer

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10/01 - 04/02 - Invasion! - Théâtre de Poche


"Quatre comédiens endossent une quinzaine de rôles pour faire naître une intrigue policière déjantée où s’entremêlent plusieurs histoires et personnages autour d’un mot chargé de mystère : ABULKASEM. A l’ère soupçonneuse post 11 septembre et de la globalisation du monde qui rapproche les cultures, Invasion ! nous offre une analyse drôle et féroce sur la richesse qui peut naître de la multiplicité des identités culturelles mais aussi les malentendus qui entravent les bonnes relations entre les différentes communautés."

Que celui qui n'a jamais été confronté à un malentendu de type culturel lève la main!

Parce qu'un sujet pareil touche tout bruxellois qui se respecte et que les ingrédients mystère, comique et multiplicité sont prévus au programme, il serait indécent de bouder cette performance théâtrale, n'est-ce pas?


Du 10/01 au 04/02 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

Plus d'infos sur le site du Poche.

Culture et Compagnie vous offre 3 x2 places pour le 26/01 à 20h 30 ! 

Pour faire partie des heureux gagnants, rien de plus simple!

Il vous suffit d'aimer la page Facebook et de commenter l'annonce du concours ou, pour ceux qui ne sont pas sur Facebook, de vous abonner par e-mail au site et de signaler votre participation en envoyant un message à culture@culturetco.com!

Bonne chance à tous!

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The Ugly Truth


"Ambitieuse productrice de talk-show, Abby Richter se targue de pouvoir trouver instantanément une solution à n'importe quel problème. Le seul qu'elle n'a pas réussi à résoudre, c'est son célibat."

Ugly Truth, c'est un peu la grande soeur de Morning Glory. C'est vrai, c'est vrai, on n'a pas suivi l'ordre chronologique mais on s'en poissonne largement parce qu'on a inconsciemment fait le bon choix en ne fonçant pas au cinéma lors de la sortie de cette petite comédie romantique.


En effet, relativement comique mais surtout très "clichey" comme diraient les English et beaucoup trop stéréotypée, The Ugly Truth nous fait ressentir un manque de finesse qui a vite fait d'agacer. Cette lourdeur ne se trouvant pas, justement, dans sa petite soeur que nous avons visionnée quelques mois avant, on ne peut s'empêcher de s'estimer heureux de ne pas avoir suivi ledit ordre (chronologique, hein, pas celui qui nous intimait d'aller voir le film, si tant est qu'il ait existé!).

Bref. Le côté pile électrique timbrée c'est rigolo mais quand on ajoute le bâton dans le cul et le type pas raffiné du tout dans la plaine de jeux, ça devient vite beaucoup trop caricatural. Et parce que les satires, on aime ça, mais qu'il faut pas pousser bobonne dans le fossé non plus...on ne vous conseillera pas ce film ! Et ça, c'est "l'abominable vérité" (tiens, dans tes dents!).

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01/02 - Carole Zalberg - A défaut d'Amérique

"2001/2010. De part et d’autre de l’Atlantique et par-delà les décennies, les pensées de deux femmes convergent vers une troisième, depuis peu disparue, Adèle, d’origine polonaise, qui a traversé le XXe siècle en survivant à l’exil et à deux guerres mondiales. D’outre-tombe, la personnalité complexe et lumineuse de la défunte inl échit les destins de Suzan en Amérique et de Fleur, en France, en les dotant à leur insu d’un cœur unique qui fait battre leurs vies respectives au rythme d’un passé qui les transcende et les féconde.

Sur trois générations et sur trois continents, et de la grande Histoire à l’histoire familiale, Carole Zalberg tisse, à travers le portrait de quelques femmes inoubliables, le roman d’une humanité aussi fragile que résiliente, qui entraîne le lecteur dans un voyage au pays du souvenir et à la découverte de l’autre comme nécessaire instrument de la connaissance de soi."


Parce que j'aime ces romans "toiles d'araignées" qui nouent la vie de personnes a priori différentes mais qui, en même temps, se ressemblent sous bien des angles.

Roman de 224 pages aux Editions Actes Sud. Parution prévue le 1er février. Prix: 18,50

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Que lit Lili sous ces lilas-là ?


Lili lit l’Iliade ! Bravo ! Vous aussi vous le saviez ? Allez, vous avez droit à un… hum… à continuer votre lecture*. Donc, Lili lit l’Iliade mais la vraie question est : la lisait-elle en grec ?

Quand on aborde la littérature, à l’heure actuelle, les frontières linguistiques n’existent plus. Tout est traduit en 3456432 langues et vous ne savez même plus de quelle nationalité est votre auteur fétiche. Non pas que cela ait réellement de l’importance mais quand même… C’est parfois utile de connaître la langue originale d’un roman, non ? Et puis, on a beau dire, même à l’heure de la globalisation, lire les livres de votre propre pays, ça vous assure deux certitudes.

La première c’est que vous ne risquez pas de fourrer un poing (carrément, oui) dans l’œil au niveau de la compréhension de l’ouvrage (et ça fait mal, il paraît) tout ça parce que le traducteur avait une méchante gueule de bois, le jour où il a traduit le passage qui a tout bonnement révolutionné votre vie (oui, oui, le traducteur n’est pas un robot). La seconde est que, si vous avez un minimum de quotient culturel, vous pourrez comprendre les références et « private jokes » (ou une partie du moins) de l’auteur. Et ça, il faut le dire, c’est un avantage non négligeable !

Si vous avez un tantinet suivi mes articles précédents, vous n’êtes pas sans savoir que je suis une « belch’ » pure souche dont le lieu de résidence est notre belle Bruxelles (amis français, soyez gentils, prononcez Brussel, s’il vous plait) et comme chacun le sait, de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves…

Taratata ! Pas de « Mais » ! Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Jules ! Si, si, je vous assure ! Vous devriez le savoir pourtant… Vous n’avez jamais lu Astérix et Obélix ou quoi ? Alea jacta est, Ave Caesar, te morituri te salutant, tout ça…

Soit. Peu importe ! Vous, là, qui vous cachez (si, si, je vous vois), dites-moi, que connaissez-vous de la littérature belge à part Amélie Nothomb qu’on a tendance à naturaliser française ? Pas grand’chose ? Qu'attendez-vous pour lire mes articles littéraires concernant des auteurs belges en attendant les suivants?

... Comment ça « mais » ? Pas de mais, ai-je dit ! Les Belges sont les plus braves, oui, mais aussi les plus têtus !

* C’est la crise pour tout le monde mes bonnes gens!

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25/01 - Au cul du loup


"Christina, bientôt 30 ans, vit dans la région de Charleroi, avec Marco, son petit ami depuis bientôt 10 ans. Marco travaille avec son père, Gino, dans une pizzeria où Christina officie parfois comme serveuse, en attendant un boulot digne d’intérêt. A la mort de sa grand-mère, elle hérite d’une maison en Corse. Dans son entourage, personne ne semble savoir pourquoi la vieille dame possédait cette maison. Sa famille, tout comme Marco, presse Christina de vendre son bien. Mais elle s’y refuse. Elle veut comprendre pourquoi sa grand-mère lui a laissé cet étrange legs. Elle voit aussi en cet héritage une occasion unique de remettre en question sa vie monotone. Sur un coup de tête, elle part seule à la découverte de sa maison. Ce voyage va chambouler son existence. Et celle de ses proches..."

Soyons fous!




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Sherlock Holmes: A game of Shadows


"Vous vous en doutiez, Sherlock Holmes n'en a pas fini avec le Dr. Moriarty et c'est pourquoi il repart à sa poursuite en compagnie de son acolyte le Dr. Watson..."

Robert Downey Junior et Jude Law ont beau faire exploser le quota de Sex Appeal des Anglo-Saxons du 19ème siècle, il n’empêche qu’au départ, nous étions un peu perplexe. Une réalisation trop américaine pour des protagonistes « british » ? Vraisemblable. Un gênant déséquilibre entre la mise en exergue du génie d’Holmes et de sa tendance à être totalement excentrique? Certainement
Une overdose de bagarres et de ralentis à la Matrix ? Absolument.

Pour être totalement franche, il va sans dire que entre les coups, les balafres et les déguisements douteux, Robert Downey Junior n’est pas des plus sexys et c’est pour le moins fâcheux qu’on attente à une partie de la plus-value sans sourciller!

Cependant, les petites notes d’humour finissent par nous dérider et la fin, bien que globalement prévisible, se distingue par son originalité et la touche burlesque très bien interprétée par ce brave Robert. Pas de révélations mais un bon moment cinématographique et probablement une nouvelle envie de lecture (ou relecture) pour les amateurs de policiers anglais.

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01- 03/02 - Psy Cause(s) - Théâtre 140


"Josiane Pinson est comédienne et elle est l'auteure de psy cause(s). Elle s'identifie à la psychanalyste et à ses visiteuses d'une façon tellement hallucinante que l'on se dit à chaque sketch, à chaque séquence, que c'est plus vrai que nature."

Ah, la psychologie! Un bien curieux métier que celui de psychanalyste, n'est-ce pas?


Du 01 au 03/02 à 20h30, au Théâtre 140, 140 avenue Plasky à 1030 Bruxelles. Les prix sont de 8 à 18 €.

D'autres informations sur le site du Théâtre 140.

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A Dangerous Method

"Zurich, 1904. Carl Jung, 29 ans, psychiatre, est au début de sa carrière et partage sa vie avec sa femme, Emma. S’inspirant des travaux de Sigmund Freud, Jung tente le traitement expérimental connu sous le nom de psychanalyse sur Sabina Spielrein, âgée de 18 ans. Sabina, jeune Russe cultivée qui parle l’allemand, a été diagnostiquée «hystérique», et a la réputation d’être agitée et violente. Lors de ses séances avec Jung, elle expose une jeunesse gâchée par les humiliations et une composante sexuelle sado-masochiste. Grâce à leur correspondance, Jung parvient à une grande complicité intellectuelle avec Freud, sur le cas de Sabina. Freud demande à Jung de traiter un collègue, Otto Gross, toxicomane et amoraliste impénitent. Sous son influence, Jung va balayer sa propre éthique et se laisser aller à son attirance envers Sabina. C’est le début d’une liaison dangereuse dont les conséquences vont être aussi inattendues que fondamentales."

A dangerous method? Un film dangereusement soporifique, oui! 

Plat et lent, les seuls moments d'action sont les scènes "sexuelles" qui sont, elles aussi, aussi vivantes qu'un merlan frit. Quant aux protagonistes, leur complexité psychologique est tellement inexistante et insipide qu'on en reste pantois... Entre l'entretenu qui verse dans le mysticisme, la sado-maso aux tics faciaux, l'obsédé frustré dirigiste et le libertin à la masse, la seule personne qui semble aussi cohérente que douce est la jeune épouse de Jung aux magnifiques yeux bleus. 

Bref, après avoir lutté contre le sommeil, on se demande vraiment si on aurait pas mieux fait de lire le "Que sais-je" sur la psychanalyse!

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Résolutions 2012: les croquis

 Article publié sur SobusyGirls
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Afin de mener à bien la mission que nous nous sommes fixée pour 2012, nous nous sommes d'ores et déjà mise au travail! C'est avec beaucoup d'émotions que nous avons retroussé nos manches, pris notre cahier et notre crayon pour esquisser les premiers croquis... 

Voici donc, pour vous, en primeur, les résultats de nos plans (pour le moins compliqués) à savoir une belle et splendide liste (dans son plus simple appareil) des restaurants que nous avons déjà répertoriés comme alléchants:

En tête de liste, nous avons le Samouraï, situé au 28 rue du Fossé aux Loups à Bruxelles. Pourquoi? Parce que ce petit restaurant est tout simplement considéré comme un des meilleurs japonais de Bruxelles!

Suivent de très près les gastronomiques: Orphyse Chausette (en direct du 5 rue Charles Hanssens à Bruxelles), Inada (situé au 73 rue de la Source à Saint- Gilles), En face de parachute (au 578 chaussée de Waterloo à Ixelles), le Jaloa (4 quai aux Barques à Bruxelles) et les très connues Flâneries Gourmandes (2 rue Berckmans à Saint-Gilles)

Ensuite, nous approfondirions bien nos connaissances asiatiques avec le Nonbe Daigaku (31 avenue Adolphe Buyl à Ixelles)
, l'Atelier du sushi (42 rue Joseph Coosemans à Schaerbeek), le Kabu (48 rue du Pépin à Bruxelles), le Sushi Line (470 chaussée de Louvain à Bruxelles) mais aussi le Thai Coffee (50 rue de Congrès à Bruxelles) , le IIe élement (7 rue Saint-Boniface à Ixelles)

Enfin, nous avons très envie de nous laisser tenter par ces petits coins aux airs sympathiques: Quartier Libre (16 rue Lesbroussart à Ixelles), Le Fleuriste (8 rue du Belvédère à Ixelles), 
le Vimar (70 place Jourdan à Etterbeek), Le Coach (20 boulevard Saint Michel à Woluwé Saint-Pierre), La Canne à Sucre (12 rue des Pigeons à Bruxelles), le Bleu de toi (73 rue des Alexiens à Bruxelles), le Cospaia (1 rue Capitaine Crespel à Ixelles), le Resto. bar (39 rue du Pépin à Bruxelles) et le Toucan sur mer (17-19 avenue Louis Lepoutre à Ixelles).

Vous connaissez l'un de ces restaurants? Vous avez d'autres recommandations pour Bruxelles ou ailleurs? Dites-nous quels restaurants vous font vous lécher les babines! 

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Il a fait mouche!

La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé.

Pierre Dac.

Moins imposante mais plus redoutable, le prototype même de la vicieuse... Il n'y a pas à dire, j'aimerais bien m'y frotter de temps à autre, histoire qu'elle me pique, un petit somme prolongé me ferait le plus grand bien!

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Horton

Article publié sur SobusyGirls.

"Imaginatif et extravagant, Horton est un éléphant qui sait prendre la vie du bon côté. Lorsqu'il entend un appel au secours en provenance d'un tout petit grain de poussière flottant dans les airs, son sang ne fait qu'un tour : il est convaincu que même s'il ne peut pas la voir, il existe une forme de vie sur ce petit bout de rien. Horton ne se trompe pas : c'est même une ville qui y est installée, Zouville, et cette cité et ses microscopiques habitants, les Zous, sont en grand danger ! Mais lorsque Horton répand la nouvelle auprès des autres animaux de la jungle de Nool, personne ne le croit. Certains menacent même de détruire le grain de poussière ! Horton décide alors de tout faire pour protéger ses nouveaux amis et si leur monde est minuscule, leurs aventures s'annoncent gigantesques..."

Horton, avec sa tête de pachyderme ahuri, n'augurait rien de bon. Ils sont nombreux ces dessins animés qui n'ont plus la finesse et la profondeur de ceux d'antan. Il s'agit alors de vulgaires parodies qui amputées de leurs plus beaux atours n'arrivent même plus à faire sourire les plus de 12 ans...

Pourtant. Nous fumes agréablement surpris de la tournure que prend le film au fur et à mesure qu'il se dévoile et bien que sensiblement enfantin et manichéen, il sait rester drôle et touchant... Outre le trait de crayon agréable qui nous offre des personnages attachants, les protagonistes dont l'amitié était des plus improbables sont agréablement développés et
 leur alternance entre l'hystérie, le courage, la bêtise, la persévérance et une certaine dose de naïveté les rendent plus vivants et captivants.

Qui plus est, représentant des symboles pour le moins intéressants, ce dessin animé illustre, mine de rien, quelques préceptes (notamment concernant le respect d'autrui) qui devraient être inculqués à tous les gamins dès le plus jeune âge...

Bref, voici un produit cinématographique qui ne pourra pas leur faire de mal, en somme!

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Tonight is movies' night



"Happy New Year célèbre l'amour, l'espoir, le pardon, les secondes chances et les nouveaux départs, à travers les histoires entremêlées de couples et de célibataires, racontées au milieu du rythme effréné et des promesses de la ville de New York pendant la nuit la plus éclatante de l'année."

Sachant qu'il s'agissait d'un gros blockbuster américain repompé de Valentine's Day, je dois dire que, pour ma part, je fus relativement soulagée en sortant de la salle... N'ayons pas peur des mots, si on décide de mettre son cerveau sur "On", ce film n'a absolument rien (mais rien) d'exceptionnel. Il joue essentiellement sur son casting de malade et sur les principes clichés et apaisants du "second chance" et du "all you need is love" qu'on se farcit tous les ans une bonne trentaine de fois (au bas mot) à toutes les sauces.

Pour peu, on aurait presque l'impression de voir notre intelligence insultée avec des messages implicites du genre: "tout le monde doit aimer le Nouvel an", "le fait de changer un chiffre nous autorise à être ce qu'on n'était pas durant les 365 jours précédents", "on ne peut décemment laisser passer une telle chance", "celui qui n'aime pas le nouvel an est un gros rabat-joie qui a simplement vécu une déception quelconque le jour du nouvel an". Non, mais, vraiment, ces amerloques nous prennent pour des neuneus ou quoi?

Par contre, si on le tourne gentiment sur "Off" (je parle toujours de notre ciboulot, n'est-ce pas, suivez un peu!), on se laisse rapidement porter par ces petits chassés-croisés amoureux relativement prévisibles mais sans pour autant être incohérents ou grossiers. Bien sûr, on a aussi nos coups de coeur et nos doutes comme, par exemple, le choix des acteurs tels que Zac Efron et Lea Michele qui n'ont vraiment pas la classe de leur partenaire (car, oui, je trouve que Michelle Pfeiffer et Ashton Kutcher en jettent clairement plus, chacun à leur manière, entendons-nous bien). Et puis, bonhomme de neige sur la buche glacée, le film offre quand même quelques petits mystères qui se dévoilent petit à petit, s'amusant à nous induire gentiment en erreur sur la question qui brûle toutes les lèvres new yorkaises à cette période "qui embrasserai-je à minuit?".




"Bernard est riche, froid et bourré de tocs. Gus est pauvre, généreux et porté sur l’alcool. Tous deux sont persuadés d’être le père de Chloé et partent ensemble pour la retrouver. Mais Chloé à la veille de son mariage s’est déjà trouvé un troisième père de substitution..."

Un jour mon père viendra à la chance prodigieuse d'être sorti en début d'année et de ne pas, de fait, pouvoir être comparé, pour ce qui est de cette année nouvelle, à un nombre considérable de films. En effet, affirmer que ce n'est le film du siècle ou le film de l'année ne vous informerait strictement en rien sur sa valeur intrinsèque. Bref. Il faut le dire, on s'attendait à mieux. Même si le scénario revisité du père absent contient quelques nouveautés et quelques idées originales, ses traits restent toutefois relativement grossiers et sans surprise. Les acteurs ne sont pas terribles (surtout Olivia Ruiz - et son sourire - qui est, pour moi, une grande déception cinématographique) et, hormis la dernière scène inattendue et assez cocasse, l'humour est un peu trop pesant pour nous faire vraiment rire...

Conclusion? New Year's Eve et Un jour mon père viendra ont cela en commun: ils se laissent regarder mais il ne vaut mieux pas essayer d'y trouver quelque chose à méditer.

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24-27/01 - Please Kill me – Théâtre 140


"Un sale twist lourd. Le punk est arrivé sans s'annoncer. Par le Velvet, Patti Smith, MC5 ou Jim Morrison. Un hippie, Morrison? Vous avez déjà lu ses paroles? Nan nan, un Punk déjà, avec ses dépressions effrayantes étalées sur 10 minutes, où il tue le père et baise tout ce qui bouge, lézard compris. Le Punk c'est British, right? Nan nan, c'est venu des USA. Tout faux! Bien rangés dans nos petits fauteuils doux, pouvons-nous vraiment comprendre ce qui s'est passé entre ... disons 1968 et 1978? Une bonne gerbe salutaire. Stooges, Ramones, Cramps, MC5, Dead Kennedys, New York Dolls, Richard Hell surtout. Du gros son déchiré, déchirant. Des torses maigres, pâles, luisants de rage.

D'énormes amplis. Le Punk et la transformation par quelques brillants allumés de la médiocrité en art pur. Réflexe de sauvagerie pour une expression de la survie. La seule vraie question: comment un univers aussi spontané et authentiquement furieux a pu lentement devenir une épingle à nourrice, une crête dans les cheveux, un bas résille déchiré? LET'S SEEK ANOTHER TRICK! A quelques morts et quelques overdoses près. Saloperie d'héro."


Oh yeah, baby! 

Du 24 au 27/01 à 20h30, au Théâtre 140, 140 avenue Plasky à 1030 Bruxelles. Les prix sont de 8 à 18 €.

D'autres informations sur le site du Théâtre 140.

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A tous les films que j'ai aimés

 
Article publié sur SobusyGirls.


On a tous des films cultes. Il y a ceux qui ont bouleversés notre conception du monde. Ceux qu’on n’oubliera jamais, qui nous ont percutés de plein fouet. Les grands films (enfin, certains diront que tout est relatif et que chacun ses goûts mais vous m’avez compris !). Et puis il y a les films de notre enfance auxquelles on pense avec une nostalgie niaiseuse, un sourire débile sur les lèvres, un air absent et des yeux qui pétillent. Ah, ce moment magique où tout était encore possible, à porter de main. 

- Plus tard, je veux être fantôme pour effrayer les voisins ! 
- Mais oui, mon chéri, c’est une bonne idée, ça ! 
- Et moi, je serais une chanteuse super connue et tout le monde m’aimera! 
- Evidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ?

Le problème est qu’en grandissant, on vous coupe vos ailes et vos espoirs par mille et une ruses toutes plus vicieuses les unes que les autres… Travail, argent, famille, amis, amours, soleil, respect. Chacune à leur tour, vos projections sont amputées, diminuées voire même supprimées, vous obligeant à continuellement revoir vos exigences à la baisse. Faute de quoi vous tombez dans le gouffre sans fond que la plupart des adultes tentent tant bien que mal d’éviter aujourd’hui : la dépression.

C’est pour ces raisons noires que ces films de notre enfance sont cultes. Certes, nous en sommes un peu honteux, sans oser se l’avouer, mais nous sommes surtout incroyablement heureux de les retrouver lorsqu’il fait gris, en dehors comme au dedans. Ils sont délicieusement désuets, un peu grossiers (les effets spéciaux, ce n’était pas encore ça), plein d’humour, plein d’amour… Au point que même les couleurs de l’époque nous semblent plus chaleureuses

C’est alors avec joie que nous nous glissons, sans un bruit, dans leur monde où, semble-t-il, la crise économique, le racisme, le chômage, l’épargne-pension, la peur et la colère n’existent pas pendant deux petites heures durant lesquelles nous partons à la recherche d’un trésor ou de fantômes (à moins que nous ayons emménagé avec eux), nous chantons avec des bonnes sœurs ou avec un roi des gobelins, nous nous octroyons quelques petits voyages dans le temps, nous faisons ami-ami avec des bestioles bizarres... Et tout ça au nez et à la barbe de ces rabat-joies qui nous cassent les bonbons, j’ai nommé les demoiselles responsabilités.

Bref, n’ayons plus honte de nos coups de cœur enfantins. Ce ne sont peut-être pas les meilleurs films que la production cinématographique ait comptés mais qu’importe, tant qu’ils continuent à nous faire sourire

Juste par curiosité : si vous avez retrouvé tous les films auxquels j’ai fait allusion ici (et même si ce n’est pas le cas), quels sont vos films cultes ?

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Du livre au film...

La grande mode du moment, c'est l'adaptation cinématographique de livres à succès. Ce phénomène a probablement autant d'avantages que d'inconvénients. En effet, le grand aspect positif est que, grâce à ça, les cinémas regorgent de films au scénario et aux apports culturels et historiques (généralement) moins vaseux que ceux auxquels on a droit à l'heure actuelle. Ensuite, pour ceux qui ne connaissent pas le livre, il permet d'allonger les belles piles de bouquins "à lire", le problème étant toujours ceux qui ont eu le livre entre les mains avant d'aller voir le film: une plus ou moins grande déception... 

Pourtant, la dévoreuse de livres que nous sommes fut pour une fois épargnée car de La délicatesse ou The Help, nous n'avions lu un traitre mot. Voici donc le naïf avis d'une cinéphile.

"Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse."

Sans être exceptionnel et révélateur, la délicatesse a su prouver qu'on pouvait être charmant sans être mièvre. Audrey Tautou, pour peu qu'on n'ait pas une aversion plus ou moins justifiée pour elle, incarne très bien le personnage éthéré et hors du temps qu'est Nathalie et François Damiens est tout à fait parfait en type un peu gauche et pas très beau qui révèle son charme au fur et à mesure qu'il perd en timidité. Bien sûr, son physique ne colle pas du tout au suédois typé mais son sourire absolument niais compense toutefois cette petite... entorse. Bref, voilà un film qui se boit comme une tasse de thé au miel en plein hiver.


"Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement..."

Impossible à nouveau, donc, de comparer le produit initial à celui qui s'est déroulé devant nos yeux... Il n'empêche que, riche en émotions et en couleurs, The Help touche et fait mouche, comme tous ces films qui tente de nous rappeler que la vie n'est jamais simple mais bien une lutte constante pour faire respecter la justice et nos droits les plus fondamentaux face aux aberrations des abrutis qui peuplent notre planète bleue. Rondement mené et regorgeant d'actrices remarquables, ce film de plus de deux heures a le don de ne jamais tirer en longueur.

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