Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

D-Hotel


Abdijmolenweg 1, 8510 Courtrai

Lorsqu'on a besoin de se ressourcer et de souffler un peu, il n'est pas toujours nécessaire de prendre le large et d'aller à l'autre bout du monde. Parfois, il suffit juste de changer de décor, louer une chambre d'hôtel dans une autre ville, se coucher dans d'autres draps et voilà qu'on se surprend à faire toutes les petites choses qu'on ne prend plus le temps de faire à la maison... On délaisse l'ordinateur, entame un livre, sort faire une promenade, profite de la terrasse d'un restaurant et le temps s'arrête le temps d'un week-end.

Vu le stress actuel qui ronge la majeure partie de la population, nous ne prenons guère de risques à affirmer que tout le monde a déjà tenté l'expérience... Et que la plupart n'hésiterait pas à recommencer ! Mais une question taraude tous les adeptes de week-end détente: est-ce que cet hôtel en vaut la peine? C'est la raison pour laquelle nous allons vous parlez du D-Hotel de Courtrai.

Le D-Hotel n'est pas un hotel comme les autres. C'est un hotel de luxe avec centre de thalassothérapie, wifi, bar et restaurant intégré et où la chambre la moins chère avoisine les 150 € - étudiants dans la dèche, vous devriez peut-être d'ores et déjà passer votre chemin.

Mais ce n'est pas tout, le D-Hotel est une construction pour le moins peu commune: édifice récent et totalement aménagé par des artistes et designers, cet hôtel est construit autour d'un ancien moulin datant de 1838 qui est intégré au bâtiment... Vous vous retrouvez donc à vous ballader dans un espèce de mélange architectural tout à fait antagoniste: 19e et futuriste, le plus imposant étant bien sûr le futuriste. Si le mix ne choque pas outre mesure, le genre futuriste froid et fonctionnel est quelque peu spécial. Pas désagréable, non, juste spécial. D'ailleurs, on reçoit un ipod... comme "clef". On se dirait un peu dans un film de SF, c'est comique.

Et donc, me direz-vous? Bien sûr, la chambre est jolie, confortable et très lumineuse, le centre de thalasso n'est pas grand mais il est possible d'en jouir convenablement (je n'ai pas écrit "d'y jouir", ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit!), le bar est sympa et le petit déjeuner varié (on ne parlera pas du restaurant car sachez qu'il est fermé le dimanche). Mais de là à dire que j'en ferais mon hotel "ressourcement" favori? Sans hésitation, non. Il faut croire que l'architecture futuriste, ça ne cadre vraiment pas avec le cosi du concept "détente"...

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04/01 - Un jour mon père viendra


"Bernard est riche, froid et bourré de tocs. Gus est pauvre, généreux et porté sur l’alcool. Tous deux sont persuadés d’être le père de Chloé et partent ensemble pour la retrouver. Mais Chloé à la veille de son mariage s’est déjà trouvé un troisième père de substitution..."

Et bien, mon Dieu, 2012 nous promet de belles surprises!




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Ca déménage!


"Vider caves et greniers, retrouver des objets oubliés, trier, jeter, emballer, transporter ses cartons, en perdre l’un ou l’autre en route et vider les autres, puis investir une nouvelle maison, récurer et refaire la déco, découvrir ses voisins, se construire de nouveaux repères. “Ça déménage !” suppose le mouvement, le changement, l’énergie et le transport. Au point de qualifier une ambiance plutôt remuante. Au point de s’appliquer à celui qui perd la boule."

Nous avons eu l'immense (oui, oui!) honneur de recevoir le recueil des nouvelles ayant gagné pour 2010-2011 le concours annuel de la Communauté Française


Ah, parce que la Communauté Française organise un concours? Comment ça marche? 

Chaque année, la Communauté française lance un thème, au début de l'année scolaire et offre à toutes les personnes résidant en Belgique, de sept à soixante-dix-sept ans (non, je rigole, ils acceptent aussi les prodiges de 3 ans et les génies de 80 balais), la possibilité de s'exprimer en rédigeant une petite (15 000 signes et c'est tout) histoire en rapport avec ledit thème. Outre la restriction de signes, vous devez impérativement n'avoir jamais été publié (pour de la fiction) par un éditeur auparavant et généralement envoyer votre trésor avant la mi-décembre. Bon, jusque là, rien d'impossible.

Le thème de 2010 - vous l'aurez deviné, c'était "ça déménage!" - a inspiré par moins de 278 personnes. Il n'empêche que 10 seulement furent récompensées et publiées dans ce petit livre... Ce qui les différenciait des autres? Leur originalité et leur talent, logiquement... Mais nous, lecteur, qu'avons-nous pensé de ces petits produits littéraires?

Deux constatations s'imposent à nous. La première est que la limitation du nombre de signes ne joue pas en faveur des textes. Les récits peuvent être bien écrits, émouvants, perturbants, surprenants, à la fin de chacun nous nous surprenons à ressentir une sensation de manque, d'insuffisance voire presque de négligé qui nous dérange. Qu'importe l'intérêt de la lecture, il est impossible d'y prendre pleinement plaisir...

La deuxième est que, même si le concours est ouvert à tous, pas un seul récit vraiment "jeune" ne vient ponctuer le recueil. A vrai dire, au niveau des protagonistes, il y a même plus de "vieux" que de "jeunes". Pourtant, le thème aurait été propre à des récits de débauche, de puberté ou même d'enfance... Mais non, nous nous retrouvons mêlés à des reflexions essentiellement portées sur la vie et ses changements induits par l'âge... La difficulté de vivre, de changer les choses, de secouer le cocotier, de sortir de ses habitudes ou de sortir les autres des leurs. Une thématique pour le moins intéressante mais qui, en nous plongeant ici littéralement dans la vie d'inadaptés, n'est pas des plus joyeuses. Et, malheureusement, cette redondance thématique "tue" réellement le plaisir qui restait à cette lecture.

En refermant le livret, nous n'avons qu'une seule envie: entamer un bon gros roman qui nous tiendra chaud au coeur. Il est vraiment dommage qu'on ne puisse pas, en tant que lecteur, s'approprier réellement ces récits, les méditer, les mâchouiller, les réinterpréter et puis les chérir comme les petits bijoux qu'ils auraient pu être...

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05/01 - Pierre Bordage - Mort d'un clone


"Nous sommes à la fin du siècle dernier, un chroniqueur distancié nous raconte la vie de Martial Bonneteau, un petit employé à la quarantaine aigrie, mal mariée à une femme épaisse et acariâtre qu’il n’a jamais pu satisfaire sexuellement, père de deux fils aussi tristes que lui et d’une fille qui se cherche ; Martial est un médiocre qui enfouit dans la routine et le mépris de soi les frustrations d’une existence de clone parmi les clones.


Et puis un matin, de micro-événements en micro-événements, un regard dans le métro, un retard au bureau, Martial Bonneteau va légèrement diverger de son chemin quotidien bien tracé, et c’est tout son univers normé qui commence à se lézarder…

Soudain livré à un confus désir de vivre, notre anti-héros va connaître bien des mésaventures : d’abord généreusement initié au sexe et au plaisir par une prostituée de la rue St-Denis, il va abattre un par un les murs qui emprisonnait sa vie : retour au foyer, réaction des proches et des collègues, scènes de ménages, hystérie familiale, coaching psychologique… Les scènes d’anthologie se succèdent sur un rythme de comédie ou de théâtre de boulevard, et on rit beaucoup.

On rit surtout du portrait au vitriol, presque cynique, que brosse Bordage de nos aliénations ordinaires.Jusqu’à la disparition du clone, où, après l’ironie et l’humour noir, on retrouve l’écrivain qui nous parle mieux que tout autre d’humanité."


Pierre Bordage qui sort de son carcan science-fictionesque? Voilà qui est intéressant!

Roman de 320 pages aux éditions Au Diable Vauvert. Parution prévue le 05 janvier 2012. Prix: 18

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Obeldod Photography - Contraste


Nous voici de retour avec un photographe pour le moins mystérieux: Obeldod. Qui se cache sous ce nom énigmatique? Obeldod, c'est simplement un jeune homme bruxellois qui s'essaie à la photographie pendant son temps libre, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Travaillant essentiellement (mais pas que) en noir et blanc, Obeldod nous offre des photos aux sujets très diversifiés mais qui sont toutes unies par la griffe peu commune qu'il y appose. Son style, rapidement décryptable pour peu qu'on soit attentif, surprend et désarme. En effet, Obeldod s'essaie à nous présenter le monde sous toutes ses coutures, dans sa plus parfaite intimité, en malicieux spectateur. En ressort un côté très sobre, voire modeste, qui tranche pleinement avec le sentiment de familiarité qui nous assaille brusquement au premier regard.


Dans cette photo, très justement appelée "Contraste", le clair-obscur ainsi que la dissemblance des deux inconnues paralysées en plein mouvement par le discret "clic" du mystérieux artiste sont tout bonnement fascinants. La luminosité extrême de la partie centrale qui diminue "perspectivement" est telle qu'elle ne peut qu'attirer le regard du spectateur. C'est alors qu'accroché par cette nette rupture entre paysage et portrait ce dernier s'attache doucement à détailler ces deux jeunes femmes qui habitent ce paysage urbain pittoresque et que tout (ou presque) sépare: tenue, corpulence, tonalités, démarche... Et, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, notre spectateur se retrouve envoûté par la contemplation de ce couple insolite... Un petit sourire en coin dû au côté désopilant de ces promeneuses puis le voilà qui fronce les sourcils, marchant virtuellement derrière elles, tâchant de capturer un fugace instant quelques images de leur visage, leur sourire, leur profil, leur regard, sans toutefois y arriver... Est-ce qu'il les connaîtrait? Et si ce n'est pas le cas, gagneraient-elles à être connues?  Sont-elles étudiantes ou jeunes diplômées? Sont-elles en vacances ou dans leur quartier? Où vont-elles? D'où viennent-elles? Ou plus simplement, qui sont-elles...?

De poésie picturale, cette oeuvre se mue alors en obsession qui taraude, frustre, perturbe mais ne laisse certainement pas indifférent!

Pour voir le reste de son oeuvre, retrouvez la gallerie d'Obeldod sur Deviant Art.

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Histoire de l'homme qui était rentré en Porsche dans le magasin de photocopies


Du 20/12 au 07/01, à L'Atelier 210, 210 chaussée Saint-Pierre à 1040 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 18 €.

DeOlivier Coyette

Mise en scèneOlivier Coyette

Avec: Valéry Massion


"Les gens sont bêtes à bouffer du foin. 1er janvier, 6h45. Un homme dont, par charité, nous tairons le nom, se retrouve coincé dans le toit ouvrant d’une Porsche, pliée dans la vitrine d’un honnête magasin de photocopies. Comment en est-il arrivé là? Qu’a-t-il bien pu faire la nuit du réveillon pour mériter ce sort? Vous le découvrirez le long d’un flash-back qui remonte 24h plus tôt dans la vie de ce mâle odieux, égoïste, violent, immoral ; en un mot : attachant.
Que peut-il se passer lorsqu’on place le pire des personnages dans les pires situations ? C’est la question que semble s’être posé Olivier Coyette, dans ce texte écrit un peu follement pour Valéry Massion, un comédien un peu fou lui aussi – il l’admet volontiers."


Si les gens sont bêtes à bouffer du foin, ce n’en est pas moins le cas du protagoniste qui est aussi tendre et agréable que les poils d’un balai de cour d’école pris à rebrousse-poil…

Le concept était intéressant et l’acteur était pour le moins impliqué dans son rôle (pas reposant pour un sou), c’est un fait. D’ailleurs, on frémit à l’idée de ce que ça aurait pu être s’il avait été moins motivé et si ses paroles avaient été aussi intelligibles que ses cris ponctuels (dont nous n’avons, il faut le dire, toujours pas compris le but et la portée exacte). Cependant, trop d’hystérie, de mimiques et de second degré finit par achever à la Kalashnikov le peu d’humour que cette vilaine parodie - de qui ? Du Belge moyen? Du connard belge ? Du connard moyen ? L’auteur seul le sait – nous offrait.

Notre seule et unique question est dès lors : mais que s’est-il passé ? Est-ce que l’auteur faisait un bad trip après avoir fumé le calumet de la paix à la sortie du théâtre de Poche ? Est-ce que l’acteur a oublié qu’il ne fallait pas prendre de la cocaïne avant de monter sur scène ? Nous ne le saurons probablement jamais mais il serait bon de leur rappeler que quand les comiques de répétition et de geste sont trop utilisés, ils en deviennent accablants et indigestes.

Quoi qu’il en soit, il semblerait que le potentiel de la pièce, qui, à l’inverse, n’a pas été trop usité, a rapidement eu droit au même sort que les huitres du Match ! Dommage !

Plus d'infos sur le site de l'Atelier 210.

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28/12 - Sherlock Holmes 2


"Vous vous en doutiez, Sherlock Holmes n'en a pas fini avec le Dr. Moriarty et c'est pourquoi il repart à sa poursuite en compagnie de son acolyte le Dr. Watson..."

Comme le premier opus était bien divertissant, notre curiosité nous enverra probablement rejoindre les rangs des spectateurs. Et puis, même si ce n'avait pas été le cas, soyons francs, nos deux protagonistes plutôt sexys sont une source de motivation suffisante!


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A Christmas Carol

Le 16/12 à Anvers. Le 21 décembre au Théâtre La Clarencière, 20 rue du Belvédère à 1050 Bruxelles à 20h30 et le 22/12 au Sterling Books, 38 Wolvengracht à 1000 Bruxelles à 17h00Les spectacles sont gratuits.

"Au cours de la nuit précédant Noël, un vieillard égoïste et avare nommé « Ebenezer Scrooge » reçoit la visite du fantôme de son défunt associé Jacob Marley venu lui dire que son comportement actuel ne peut le rendre heureux car s'il continuait il supporterait de lourdes chaines pour l'éternité et peut être même plus. Plus tard, durant les trois nuits suivantes, Scrooge reçoit la visite successive de trois fantômes incarnant les Noëls passé, présent, et futur."

Si, il est vrai que vous ne pourrez pas aller voir ce charmant conte de Noël car les représentations (en nombre très restreint) sont déjà terminées, notre petite critique ne sera pas forcément vaine car elle vous permettra de découvrir (si vous ne la connaissiez pas) une troupe pour le moins intéressante: l'Ancien Comédien, composée de Sébastian Badarau et Marina Sossi.

Le défi qu'a essayé de relever l'Ancien Comédien dans cette pièce était triple. Premièrement en décidant de mettre en scène un célèbre conte qui fut adapté de nombreuses fois au cinéma. Deuxièmement en raison de la langue car, oui, la texte était en version originale, à savoir l'anglais (rassurez-moi, vous le saviez quand même? Charles Dickens? A Christmas Carol? Vous connaissez vos classiques, n'est-ce pas?). Le troisième et dernier défi (mais pas le moins important) concernait la prestation assez intensive demandée par l'adaptation tout à fait singulière : un seul en scène.

Tout à fait. Nous avons donc eu le plaisir de voir Sébastian Badarau devenir tour à tour la plupart des personnages: Ebenezer Scrooge, M. et Mme Cratchit, le neveu Fred et toute la clique (ou presque), se prêtant au travestissement, usant des tics de langages et des expressions faciales de l'un et de l'autre pour redevenir aussi vite le narrateur de ce conte étrange qu'il partageait avec nous.

Une performance qu'il exécute parfaitement, ou presque. Sans savoir si ses maladresses étaient prévues au programme, nous ne pouvons ni les oublier ni les reprocher trop formellement car elles eurent le mérite de détendre l'atmosphère lugubre de cette terrible veille de Noël dans laquelle il était en train de nous plonger...

Mon seul regret reste les fantômes qui ne furent pas interprétés de vive voix et le mauvais rendu (à mon sens) de l'enregistrement. Mais, fort heureusement, ces derniers n'eurent pas raison de l'euphorie passagère qu'engendre ce merveilleux texte concernant la bonté du genre humain, surtout lorsque Noël approche...


Plus infos sur l'Ancien Comédien.

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Je dis NON à la con... euh... aux Noëls Blancs!


Article publié sur  SobusyGirls

Chaque année j'entends - enfin... je lis serait plus correct car en bonne geekette, j'ai plus d'amis sur Facebook qu'en réalité et en tant qu'ennemie du froid, je suis plus adepte d'une bonne discussion autour d'une tasse de thé - chacun chez soi - que d'un rendez-vous bruyant dans un bar qui, s'il n'est plus enfumé, est indéniablement la cible toute désignée des pernicieux courants d'air... – que disais-je ? Ah, oui ! Je lis, donc, et j’entends de nombreuses personnes qui aspirent, souhaitent, réclament voire exigent un Noël Blanc

Pour ceux qui viennent de Mars ou de Vénus, ou encore ceux qui viennent de sortir de leur caverne (veuillez passer par la douche, le coiffeur et l’esthéticienne au préalable, merci !), je vous explique en quelques mots : Un Noël blanc c’est tout simplement un Noël enneigé. Il peut pleuvoir le 23 décembre, il peut faire 50 degrés le 26 mais du 24 au 25, ces drôles de (su…) gus veulent que leur plat pays (ou moins plat, j’ai entendu des rumeurs pour le moins étranges qui insinuaient que nous n’étions pas tous Belges…) soit couvert d’une belle pellicule d’hydrométéores solides… Les autres (dont ma chère petite personne) restent dubitatifs quant à ce désir pour le moins refroidissant mais surtout face aux arguments que nos drôles de zèbres nous servent sur un plateau d’argent en réponse à nos « Pourquoi ? » désabusés et affligés : « Ben… C’est beau ! ». Et là, c’est vrai, ça vous en bouche un coin.

Comme je vous comprends, tristes bougres qui, non contents de ne pas aimer le froid, n’avez pas forcément d’affinités avec le petit Jésus (c’est qu’il est people mais pas trop quand même) et ne savez pas quoi répondre à un tel manque de pertinence !

Et pour cela (et par pur altruisme, entendez-vous bien ?), je vais vous donner quelques pistes « argumentaires » pour contrecarrer ces doux fous que nous côtoyons.

- Premièrement, la neige ça fond en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et ça devient rapidement de la boue (et, à ma connaissance, à part les cochons, les adeptes de la pélothérapie et les catcheuses, personne n’a envie de voir son pays couvert de boue).

- Deuxièmement, qui dit neige dit température en baisse et il ne faut pas sous-estimer la perversité du petit vent froid ! Avoir la grippe pour le nouvel an, c’est tout sauf terrible (et ne croyez pas que Loulou va rester à votre chevet par solidarité, non. Il ira guindailler avec ses potes comme tout le monde !)

- Troisièmement, les routes enneigées, c’est pas super pratique pour voyager et se rendre dans sa famille. Vous savez les vols annulés, les routes encombrées, les bus interdits de passage, tout ça. Et même si votre famille habite la maison d’à côté, la neige empêche aussi les êtres humains de se mouvoir, si, si ! Bon d’accord, il en faut déjà un bon paquet mais même !

- Quatrièmement, les bonshommes de neige et batailles de boules de neige, vous savez, c’est très surfait. L’imaginaire collectif essaie encore vaguement de nous faire croire que c’est fun mais, en réalité, après 10 minutes dehors, on a les mains et les pieds qui s’ankylosent à cause du froid et, du coup, on devient rapidement tant des quiches en construction de bonshommes de neige qu’en lançage de boules. Ce n’est pas pour rien qu’on ne fait jamais le nez et les bras en neige, vous savez…

- Et, enfin, cinquièmement, tout simplement parce que la neige… (Attention, révélation incoming…) ça mouille et c’est froid, bordel de…! Donc, par principe, ça craint ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas vous apprendre, hein ?

Bon allez, sur ce, je retourne à mes moutons ! Euh, à mes cadeaux !

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Carnage


"Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s'expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?"

Warning: ne convient pas aux personnes souffrant d'une très forte émétophobie. Vous voilà prévenus!

Peut-être est-ce en raison du changement de média ou peut-être pas, toujours est-il que j'ai trouvé Carnage (le film) bien en dessous d'Art (la pièce). Quel rapport, me direz-vous? Le seul qui existe: l'auteur, Yasmina Reza, et sa griffe (grosse comme une patte d'ours polaire) qui signe ses deux pièces. Et comme j'ai vu "Art" mais pas "le Dieu du Carnage" (la pièce qui a donné lieu au film, faut suivre, hein!), je ne peux décemment comparer le produit théâtral au produit cinématographique donc, à défaut...

Et cette comparaison n'est pas vaine pour autant! En effet, ses deux oeuvres nous présentent, confinés dans un lieu précis, des êtres humains aux avis divergents qui rient, pleurent, crient, se questionnent... Bref, qui montrent leur vrai visage... Et alors qu'"Art" confrontait trois amis sur l'art contemporain et, de manière plus générale, sur la grande question existentielle : "Peut-on être ami avec quelqu'un de fondamentalement différent de soi?", dans "le Dieu du Carnage", il n'y a pas de lien entre les quatre personnages. Pas d'amitié qu'ils remettent en question, douloureusement, et qu'ils craignent de perdre. Justement, face à l'autre couple, ils n'ont rien à perdre... Si ce n'est leur dignité... De ce fait, là où l'attachement empêchait les trois amis de se séparer sur un désaccord, ici, ce ne sont que des concours de circonstances, la volonté d'imposer son jugement ou, en tout cas, de ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Ne nous voilons pas la face, ces différences changent grandement la donne : les personnages sont plus mesquins, moins attachants, plus caricaturaux 
et, campant sur leurs positions, étonnamment creux... Ce qui nous incline à... aller voir ou lire la pièce elle-même, pour tirer cette affaire au clair: qui de Reza ou de Polanski aura droit à notre (gentillet) pilori?

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All I want for Christmas is...


You? Certainly not! Par contre, des livres et du thé, c'est sûr, je ne dirais pas non! D'ailleurs, il y a longtemps qu'on ne vous a plus serinés avec nos envies culturelles (et bibitives, dans ce cas-ci) et il me semble que la semaine avant Noël n'est pas la période la plus absurde pour en remettre une couche! Qu'en dites-vous? 

Voici donc, chers petits Papanowel - autres offreurs de cadeau et petits curieux - mes (je l'espère) prochaines lectures.



  




 

C'est-à-dire, dans l'ordre: 
- Tout sur ma vie avec le Prince Charmant de Hélène Badault (City Editions) 
- Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti (Actes Sud)
- Le sang des elfes de Jean-Louis Fetjaine (Pocket)
- Le Petit Grumeau Illustré : Chroniques d'une apprentie maman de Nathalie Jomard (Michel Lafon)
- Le goûts des pépins de pomme de Katharina Hagena (Le livre de poche)
- Joséphine change de camp de Pénélope Bagieu (JC GAWSEWITCH EDITEUR)
- Mangez-moi de Agnès Desarthe (Points)
- Les enfants, pourquoi faire? de Robert Benchley (Wombat)
- Les Morues de Titiou Lecoq (Au diable Vauvert)
- Les liaisons culinaires d'Andréas Staïkos (Actes Sud)
- Nouvelles gourmandes Coffret (Mercure de France)
- La théorie de la contorsion de Margaux Motin (Marabout) 

1Q84 - Livre 1, Avril-Juin de Haruki Murakami (Belfond)
- Cuisine et correspondance : Une amitié en 82 recettes de Andrea Israel (Fleuve noir)

Et avec ça, quoi de mieux qu'une petite tasse de thé, je vous le demande? (Non, pas de chocolat chaud pour moi, merci... Pas de rhum(e) non plus... Quoi? Du champagne? Vous croyez vraiment que j'ai des billets qui poussent dans mon jardin, ou quoi? Bah, non! J'ai pas de jardin!).

Et parce que le thé (vert de préférence) a toujours des noms à faire rêver, nous aimerions aller aux sources après une longue traversée sentir la fleur de geisha puis après un clin d'oeil à Lady Shangai pleurer la disparition de Gustav et Judith devant un Cactus- Menthe en mangeant une nectarine bio. Oui, oui! 

Et pour le reste? Il y a MasterCard®! Ou pas... (Mais soit, tout cela fera l'objet d'un autre article de convoitise!)
Retrouvez le blog de Carole.

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21/12 - La Délicatesse vs New Year's Eve vs The Lady

Décembre va nous tuer avec toutes ses sorties cinématographiques! Nous vous présentons de nouveau non pas un mais trois films parce qu'il est bien trop difficile de choisir... La délicatesse (adaptation d'un roman), New Year's Eve (inspiré par Valentine Day) et The Lady. Deux comédies romantiques, oui, mais les fêtes sont une bonne excuse à ce type d'épanchement, n'est-ce pas? et un film basé sur une histoire vraie... Et quelque chose me dit que pour les trois films, vu la brochette d'acteurs et/ou le sujet, la moitié d'entre vous se ruera au cinéma sans même jeter un oeil au synopsis et l'autre refusera catégoriquement d'y mettre les pieds donc, ça ne vaut pas vraiment la peine que je vous les copie-colle, n'est-ce pas? Si? Allez, soyons fous (euh, gentils, pardon.)


"Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse."


"Happy New Year célèbre l'amour, l'espoir, le pardon, les secondes chances et les nouveaux départs, à travers les histoires entremêlées de couples et de célibataires, racontées au milieu du rythme effréné et des promesses de la ville de New York pendant la nuit la plus éclatante de l'année."



"The Lady est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. The Lady est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie."




et les bandes-annonces:



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Mes singeries vocales


"Pour fêter ses 50 boogies...Bruno Coppens vous a concocté un spectacle rock n'roll ! Alors entrez dans le délire verbal et la folie visuelle d'une mise en scène déjantée (Eric De Staercke). Vous croiserez un logopède plus atteint que son patient, la fille de chez Tom-Tom GO aux prises avec son hidalgo, Roméo déclarant sa flamme à... Gillette ainsi qu'un barman (Pierre Poucet) qui fera office de coiffeur, pianiste, coach, relooker, bouc émissaire et complice ... Entre chanson à message chantalgoyesque et boogie rendant hommage aux bourrelets, entre une bossa langoureuse et une vraie chanson d'amour (musiques d'Eloi Baudimont), découvrez de nouvelles facettes de cet humoriste qui allie ironie et tendresse, dérision et franc parler..."

Quel honneur ! Quelle bonté ! Quel dévouement ! Aujourd’hui (et ce jusqu’au 31 décembre, bougre de chanceux), l’humoriste Bruno Coppens a fêté son demi-siècle avec nous ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des hommes qui peuvent se targuer d’aimer et de se consacrer à tel point à son public qu’ils n’hésiteraient pas à célébrer sur scène leur premier pied dans la tombe, encore et encore, inlassablement avec joie et bonne humeur

Moi pas. Parce qu’il faut l’avouer, vieillir n’est pas chose aisée. À tout âge et pour tout le monde. Et par les temps qui (s’en)courent avec notre retraite qui s’éloigne, nos pensions fantômes et notre gouvernement précaire, vieillir n’est pas la chose la plus rassurante au monde.


Mais Bruno, lui, préfère en rire qu’en pleurer et c’est tant mieux parce qu’avec ce climat hivernal, on oscille un peu entre les deux… Dans une mise en scène de comptoir, il nous offre alors un show chaud alternant entre réflexions existentielles, mouvements d’humeur et convictions personnelles, n’hésitant pas à pousser la chansonnette ! Mais avec ce roi des calembours et des jeux de mots, il ne s’agit pas d’espérer pouvoir se reposer sur ses lauriers ! Toutes ses chansons sont elles aussi pleines de contrepèteries au point que, parfois, il faut vraiment s’accrocher pour tout comprendre… Avis aux amateurs !

Un spectacle pour les quinqua vénèrs et pour les autres aussi !

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Vuk Kovasevic - Aliens!


Le quotidien de chasseur de monstres est parfois compliqué. Surtout quand, au hasard des combats, on a été contaminé. Voilà ce que je suis devenu : une créature capable de régénérer, un hybride dangereux. Un lycaon.
Qu'il faudra un jour éliminer. Heureusement, j'ai gagné un sursis auprès de mes employeurs : QUELQUE CHOSE sévit dans les rues de Paris. Quelque chose d'effroyable, que personne ne semble pouvoir arrêter. Alors j'ai pris les armes et je suis allé à la rencontre de la créature. Je l'ai traquée, je l'ai trouvée... Et j'ai crié. CRIÉ.
— Aliens !


Bien que tout aussi brut et agrémenté de calembours (toujours plus pourris les uns que les autres) que le premier opus, Vuk n'est, de toute évidence plus ce qu'il était! En effet, malgré son "jeune" âge, notre narrateur au coeur de pierre commence tout doucement à radoter: non seulement il
 tourne un peu autour du pot mais il se répète aussi fréquemment...  Outre cela, notre cher Vuk a l'air de vaguement essayer de nous faire languir sur la nature exacte de l'arme secrète appartenant à la charmante organisation mégalomane qu'il doit contrecarrer. Si l'intention est louable, elle est aussi, malheureusement dommageable. Car, c'est un fait: ce mélange explosif fait quelque peu trainer le récit en longueur.

C'est vrai que c'était une charmante pensée de l'auteur de vouloir rajouter un peu de mystère dans la baston (et ce, malgré le fait que le titre nous donne déjà la couleur au premier coup d'oeil, quel homme!). Mais enfin, était-il nécessaire d'éluder le vrai combat pendant plus de deux cents pages pour achever la bestiole en moins de deux?  Etait-il obligatoire de faire les apprentis détectives avec son copain Loup-garou avec autant de doigté que Sherlock Holmes en slip écossais? Etait-il vraiment utile de nous bassiner avec "l'élément féminin" du roman pour finalement retomber dans les clichés?

Pour le coup, le Vuk, on le préférait totalement cynique et toujours en plein milieu d'une baston. On se marrait bien plus et on s'endormait un peu moins. Bref, il est bien triste que ce cher Vuk se soit tant laissé aller dans son second tome, nous verrons bien ce que valent les autres!

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20/12 - 07/01 - Histoire de l'homme qui était rentré en Porsche dans le magasin de photocopies - Atelier 210


"Les gens sont bêtes à bouffer du foin. 1er janvier, 6h45. Un homme dont, par charité, nous tairons le nom, se retrouve coincé dans le toit ouvrant d’une Porsche, pliée dans la vitrine d’un honnête magasin de photocopies. Comment en est-il arrivé là? Qu’a-t-il bien pu faire la nuit du réveillon pour mériter ce sort? Vous le découvrirez le long d’un flash-back qui remonte 24h plus tôt dans la vie de ce mâle odieux, égoïste, violent, immoral ; en un mot : attachant.
Que peut-il se passer lorsqu’on place le pire des personnages dans les pires situations ? C’est la question que semble s’être posé Olivier Coyette, dans ce texte écrit un peu follement pour Valéry Massion, un comédien un peu fou lui aussi – il l’admet volontiers."


Un concept des plus réjouissants: flash-back, réveillon, égoïsme et cynisme. Un cocktail pour le moins détonant!

Du 20/12 au 07/01, à L'Atelier 210, 210 chaussée Saint-Pierre à 1040 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 18 €.


Plus d'infos sur le site de l'Atelier 210.

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De Schieven Architekt

50 Place du Jeu de Balle - 1000 Bruxelles 

Voici une brasserie pour le moins particulière et ce pour de nombreuses raisons. Vous voulez savoir pourquoi, bande de curieus neuze mosterdpot?



Premièrement, à cause de sa sympathique situation. Nul (ou presque) n'est sans savoir que le quartier pittoresque des Marolles est historiquement chargé et offre encore quelques vestiges de la vieille Bruxelles des vrais brusseleirs mais surtout la place du jeu de Balle et son célèbre marché aux puces! Deuxièmement, à cause de son architecture vieillotte mais surtout intégralement recouverte de végétation. Troisièmement, à cause de son intérieur assez surprenant, sombre et très boisé. Quatrièmement, à cause de la première pièce plutôt insolite aux airs de kiosque (vous accueillent donc plusieurs journaux gentiment posés sur une énorme table en bois massif, c'est impressionnant). Et, cinquièmement, last but not least, à cause de la carte, offrant pour la majeure partie des plats typiques belges.



Un restaurant belge, ça existe encore? Eh bien, oui. Le Schieven Architekt (comme son frère de nom, le Schieve Lavabo) est encore fier de vous proposer des chicons au gratin, du waterzooi, des carbonnades flamandes, des boulettes à la sauce tomate, etc. à des prix tout à fait démocratiques.


L'originalité de ce lieu est autant un avantage qu'un inconvénient: la décoration est folklorique mais peu engageante et manger des plats nationaux est pour le moins sympathique mais ceux-ci sont tous assez riches et généralement accompagnés de frites.

Outre cela, les horaires ne vous permettent pas d'y aller en soirée (fermeture vers 19h) et l'accueil n'est pas toujours des plus chaleureux. Il n'empêche que si vous êtes touristes ou que vous avez des amis de passage et que vous décidez d'aller faire le marché aux puces, par exemple, le Schieven Architekt est probablement une des meilleures adresses pour manger et boire belge dans notre petite Bruxelles.

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11/11 - 03/06 - A Table! - Tour et Taxis



"Quels sont les enjeux, comment fonctionne le système aujourd'hui, comment doit-il changer pour répondre à cette demande en maintenant ou rétablissant une équitable distribution?
Cette exposition sera découpée en cinq thématiques: cultiver, transformer, manger, gastronomie, imaginer sera composée de fresques graphiques, productions audiovisuelles, objets exceptionnels, photographies, dispositifs interactifs, fenêtres de découverte, dispositifs tactiles, espaces immersifs, des oeuvres d'art contemporain qui jalonnent le parcours et bien d'autres. Parmi les activités sont prévues: Démonstrations de grands chefs, animations culinaires, conférences et débats, marché des chefs, ferme en ville, vente de sapins, produits du terroir et légumes oubliés, démonstrations agricoles etc."


De quoi faire saliver, n'est-ce pas? Outre cela, il me semble qu'une visite avant la planification des menus de fête pourrait être utile, si jamais vous êtes en manque d'inspiration...

Du 11/11/2011 au 03/06/2012 à Tour et Taxis à Bruxelles. Ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00 et le samedi, dimanche et jours fériés de 10h00 à 19h00. Les prix oscillent entre 6 et 12 €.

Plus d'infos sur le site de l'expo.

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Misfits - 1

"Cinq jeunes marginaux qui n'ont rien en commun se retrouvent en même temps à devoir remplir des travaux d'intérêts généraux. Un jour, ils essuient un puissant et étrange orage et, au sortir, se retrouvent tous affublés de supers pouvoirs..."

A l'instar de Being Human, Misfits a cette tonalité typiquement anglo-saxonne dont, comme nous l'avions signalé précédemment, l'angle quelque peu rustique et blafard peut paraître déplaisant à première vue. Mais nous n'en sommes plus là (on vous l'a dit, on s'habitue vite à ce côté victime de restrictions budgétaires) et hormis ce petit détail, la première saison, dans son ensemble est, ma foi, des plus plaisantes.

Le concept en lui-même est déjà attrayant: de sales gamins qui se retrouvent avec des supers pouvoirs (dont le côté super est tout à fait relatif) se retrouvant de ce fait à mi-chemin entre le héros et l'anti-héros. C'était sans compter la personnalité même des protagonistes! Un sportif, une bimbo, un introverti, une "ouech ouech" et un emmerdeur incapable de fermer sa grande gueule...

Dès le premier épisode, nous sommes frappés de plein fouet par ces caractères très différents, voire même antipathiques, qui se méprisent très franchement. Ce dédain furieux est par ailleurs communicatif car dès les dix premières minutes, le spectateur lui-même maugrée dans sa barbe face au comportement infantile de ces jeunes crétins.

Pourtant, parallèlement aux personnages qui, très rapidement liés par le poids d'un secret commun, vont devoir apprendre à se supporter mutuellement... On apprend petit à petit à mieux les connaître, à s'accoutumer à cette bande de bras cassés qui révèle chacun, au fur et à mesure, leur pouvoir mais aussi des traits de caractères bien cachés.

En outre, bien que centrée sur nos protagonistes, Misfits n'en oublie pas pour autant le reste du monde. D'autres personnages font leur apparition et on se rend assez vite compte que les effets du mystérieux orage ne se limitent pas à eux seuls et peuvent rapidement engendrer d'autres dommages collatéraux...

Fonctionnant sur un mode de révélations graduelles, chaque épisode contient son lot d'événements inattendus et de surprenantes découvertes et accroche définitivement le spectateur qui ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il va se passer ensuite... La première saison passe donc à une vitesse incroyable et se termine si brillamment que notre seule envie est de directement entamer la saison suivante!


(Qui plus est, nous bénéficions d'une très bonne bande sonore, ce qui n'est pas négligeable!)

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14/12 - Carnage / Les Tribulations d'une caissière

Le mois de novembre était plutôt riche en films américains à l'odeur de grosse daube et voilà que décembre met les bouchées doubles (comme quoi, il n'y a pas que des désavantages à ce mois d'hiver) au point que nous ne savons que choisir entre le film français (tiré d'un livre) les Tribulations d'une caissière et le film pluriculturel (tiré d'une pièce de théâtre que, shame on me, je n'ai malheureusement pas vu), Carnage.

Parce qu'il m'est trop difficile de choisir et que j'espère pouvoir voir les deux as soon as possible (n'est-ce pas?), voici donc les deux synopsis et les deux bande-annonces!



"Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s'expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?"




"Après un vilain coup du sort, la jeune Solweig se retrouve contrainte d’abandonner de brillantes études littéraires pour aller travailler comme caissière dans un supermarché. Les cadences sont épuisantes, les clients odieux et le chef teigneux et vicieux. Heureusement, Solweig a un exutoire: la nuit elle écrit et raconte sur son blog son quotidien et celui de ses collègues hautes en couleurs. La plume de Solweig est plus qu’efficace: bientôt son blog sera suivi par des millions de lecteurs, créant un vent de révolte dans la grande distribution."



Les bandes-annnonces:









Plus d'infos sur le livre et la pièce.

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La fin du monde


Du 07 Au 31/12 à la
 comédie Claude Volter, 98 avenue des Frères Legrain à 1150 Bruxelles (de 7 à 23 €)

De: Sacha Guitry

Mise en scène : Danielle Fire

Avec : Michel de Warzée, Stéphanie Moriau, Nathalie Hons, Gérard Duquet, Jacqueline Nicolas, Gérald Wauthia et Marcel Delval.

"Une Bonne… Un Duc… Une Marquise… Un Évêque… Un Ministre… Un Américain… Un Huissier… Une Jolie Femme… Et … Un Raton Laveur ! Non, ce n'est pas un inventaire à la Prévert… Oui, c’est la “ Fin du Monde ”… Une désopilante comédie de Sacha Guitry. En un clin d'oeil malicieux, il y dépeint une “ fin du monde ” avec son charme, son élégance et son esprit… Il y a mêlé personnages truculents, suspens et coups de théâtre… Avec son style inimitable, Sacha Guitry continue à étonner par sa percutante modernité. Une fête pour le spectacle ! Un spectacle pour les fêtes !"

Pour les fêtes de fin d’année, la comédie Claude Volter nous présente une pièce de Sacha Guitry au nom apocalyptique. Guerre nucléaire ? Catastrophes naturelles ? Génocides féroces ? Que nenni ! Il ne s’agit que d’un royaliste pour qui verser le moindre centime à l’état équivaut à la fin du monde ! Mais lorsque les huissiers l’assaillent, il doit bien se rendre à l’évidence : il va devoir trouver un moyen pour payer ses dettes… Et pourquoi pas faire de son domaine des chambres d’hôte ? Mais de là à accueillir n’importe qui

Vaudeville dans toute sa splendeur, la pièce n’a pas d’autre but que celui de divertir – but qu’elle atteint fort bien par ailleurs – tout en assénant quelques petites remarques acérées, notamment sur le monde politique.

Encore une fois, la comédie Claude Volter n’a pas lésiné sur les moyens pour nous offrir un décor digne de ce nom. Outre cela, le choix des acteurs est judicieux (hormis pour la bonne qui devrait, si on compte bien, avoir 47 ans et en fait 57) et c’est plein d’assurance que ces derniers nous dévoilent leur jeu volontairement surfait, leurs tons caricaturaux et leurs mimiques exagérées qui accentuent le comique de situation mis en scène…

La fin du monde n’est pas effrayante, que du contraire ! Charmante et divertissante, elle se laisse apprécier, sans toutefois égaler les grands chef-d’œuvres du genre.

Plus d'infos sur le site de la comédie Volter.

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Les Monologues de la Marijuana


Du 6 au 31/12/2011 et du 13 au 21/04/ 2012 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

De: Arj Barker et Doug Benson et Tony Camin

Mise en scène: Tilly

Avec: James Deano - Stéphane Fenocchi - Riton Liebman


"Qu’on l’appelle haschisch, joint, marie-jeanne, H, ouinch, stick, pétard, peet, shit, tosh, ganja, cannabis, beu, mat’, buzz, joko, weez, péko, tarpé, etc, la marijuana a suscité de génération en génération bien des polémiques, engueulades familiales, avertissements scolaires et autres amendes pénales… Les uns l’accusent de tous les maux, les autres manifestent pour sa dépénalisation… S’inspirant formellement des célèbres Monologues du Vagin, trois auteurs américains ont créé à New York ces Monologues de la Marijuana qui tiennent davantage du « stand up » que de la comédie, en mélangeant histoires, poèmes, jeux de mots et anecdotes plus désopilantes les unes que les autres. Depuis sa création fracassante Off Broadway, Les Monologues de la Marijuana ont été vus par d’innombrables fumeurs et non fumeurs dans plus de 20 états américains mais aussi au Chili, Argentine, Espagne, Colombie, Brésil, Australie, Portugal, …"

«Tu cherches l'ambiance ou l'ambulance ? »

Les monologues de la Marijuana. Voilà un titre pour le moins éloquent ! Vous aussi vous imaginez voir tous les fumeurs de Bruxelles qui se sont donné rendez-vous au théâtre de Poche pour, une fois n’est pas coutume, aller au théâtre (rien que le mot les glace d’effroi : « ce truc pour intellectuel, là ? Ouuuh, tu crois qu’on va avoir mal à la tête ? ») attirés comme des mouches par le cinquième mot du titre ? Au risque de vous surprendre, il n’en est rien


Ou pas totalement, du moins. Bien sûr, le Poche est partiellement rempli de jeunes dotés de dreadlocks aux airs baba cools mais sachez que vous partagerez votre bout de banquette avec un public pour le moins disparate : des fumeurs, des non-fumeurs, des jeunes et des moins jeunes et même des personnes âgées aux airs respectables. Car l’habit ne fait pas le moine et que la marijuana n’intéresse pas que ceux qui en consomment ! 


Le spectacle a tout d’une performance. Trois acteurs, trois tabourets, quelques sons et beaucoup de lumière. That’s all. Il s’agit dès lors de ne pas faillir. Nos trois compères endossent tous les rôles, toutes les voix, toutes les poses, sans sourciller ! Dans quel but ? Celui de nous faire rire… Et ça marche !


Un spectacle entier sur le cannabis… ça doit être un peu redondant à la longue, non ? Même pas ! Ils sautent d’un continent à l’autre, de la mésaventure au fait scientifique en passant par tous les clichés connus et avérés en parfaits pilotes de l’herbe, le jeu de mot au bout des lèvres et la chènevotte derrière l’oreille… La cerise sur le space cake ? Leurs succulentes adaptations musicales de tubes bien connus à la sauce marie-jeanne !


« On fumera quand tu voudras où tu voudras et on planera encore lorsque le joint sera mort »

Cherchant à aborder tous les sujets touchant au cannabis, il est dès lors tout de même un peu triste qu’ils ne sortent jamais desdits clichés et de la dérision pure pour faire miroiter les quelques aspects un peu plus « terre à terre » de cette pratique afin de rassurer les quelques néophytes qui pourraient prendre à la lettre ces idées reçues.


Parce qu’en fin de compte, on peut aussi faire des trucs de fou sans fumer et qu’on peut fumer sans être un gros perdu et qu’une ou deux anecdotes humoristiques sur la question n’auraient pas été de trop…

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16-31/12 - Faire le malin est le propre de tout imbécile - The Egg


"Faire le malin est le propre de tout imbécile regroupe quatre pièces de Georges Courteline : La Paix chez soi, Monsieur Badin, Le Maître de Forges et La Peur des coups. Dans un style admirable, Courteline y dépeint les ridicules du couple et la bêtise des bureaucrates. Les personnages sont des petits bourgeois d'une médiocrité rare et remarquable. Ils apparaissent dans des intrigues inspirées du quotidien, mais d’où surgit l’absurde. Pour sa peinture des caractères, Courteline a su utiliser les dialogues dont il fait un des ressorts essentiels de son comique. Dans ce spectacle où le comique visuel et musical tient une large place, où les changements de tableau sont l’occasion de délires chorégraphieés, où les personnages se transforment en chanson, un grand comique français est joué à la manière des Monty Python, et c’est un vrai bonheur...." 


Voilà une phrase que tout le monde a entendu et répété des milliers de fois sans se rendre compte qu'il s'incluait, de ce fait, dans le lot des imbéciles! Encore du rire? C'est plus que nécessaire lorsqu'on approche de la fin de l'année, non?

Du 16 au 31/12 au Egg, 175 rue Bara à 1070 Bruxelles à 18 €.

Plus d'informations sur le site de la Comédie de Bruxelles.

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Georges Dandin in Afrika


Du 24/11 au 31/12/2011 au théâtre Le Public, 
64-70 rue Braemt à 1210 Bruxelles. 

Les prix oscillent entre 7 et 25 €. 

D'après Molière (Texte additionnel de Guy Theunissen)

Mise en scèneGuy Theunissen et Brigitte Baillieux 

Avec Patricia Ide, François Ebouele, Guy Theunissen, Babetida Sadjo, Etienne Minoungou, Sophie Jonniaux et Virgile Magniette

"Georges Dandin, riche bourgeois, est marié à Angélique, fille de nobles appauvris. Grâce à l'entremise de sa suivante Claudine, Angélique entretient en secret une relation amoureuse avec Clitandre. Mais par maladresse, le serviteur Lubin va révéler le pot aux roses à Georges Dandin qui n'aura de cesse de confondre sa femme devantses parents... quiproquos, mensonges, tromperies... Puis la réalité et la fiction se mélangent et le metteur en scène s'arrache les cheveux : arriverons-nous à jouer la pièce un jour ??" 

Si nous étions des plus inquiets quant à la tournure qu’une pièce telle que Georges Dandin in Afrika pouvait prendre, nos craintes se sont révélées totalement injustifiées… Nous sommes loin d’une assommante homélie sur les situations peu cocasses qu’ont subies les pays subsahariens, Dieu merci ! 


Ne vous méprenez pas… Il ne s’agit ici ni d’un désintérêt historique de ma part, ni d’un désengagement moral de Guy Theunissen. Non. Il s’agit simplement de bon goût et de dosage subtil. Car voilà la clé de voute de ce spectacle d’ici et d’ailleurs à la fois désopilant et émouvant : le délicat mélange de mondes étiquetés comme contraires


Guy Theunissen et ses acteurs nous invitent dans une merveilleuse mise en abyme à travers la répétition de ce classique de Molière au verbiage châtié merveilleusement ponctuée de discussions et d’altercations toutes contemporaines. Chacun nous offre alors ses considérations, ses réflexions, son ressenti sur cette aliénation qu’ils subissent malgré eux, cette différence impossible à cacher : leur couleur de peau.


Nous sautons alors avec eux des rires aux pleurs, de Molière à Guy, de la Belgique au Congo en passant par la France et la Nouvelle-Guinée, du passé au présent avec tant d’aisance que nous ne voyons pas le temps s’écouler…


Que dire de plus ? Nous vous recommandons chaudement de profiter de cette pièce qui, une fois n’est pas coutume, se joue pendant plus d’un mois ! Nous terminerons d’ailleurs en vous donnant deux conseils d’une importance capitale. Premièrement gardez-vous d’arriver en retard, le théâtre est ponctuel et intraitable face aux retardataires. Une fois fermées, les portes ne sont plus ouvertes avant la fin. Secondement, le public étant disposé en « u », évitez de vous placer sur les côtés, le manque de mobilité des acteurs et du décor vous occasionnerait de nombreuses disconvenues !


Vous trouverez plus d'informations sur le site du théâtre!

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