LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

Game of Thrones - 1


"Il y a très longtemps, à une époque oubliée, une force a détruit l'équilibre des saisons. Dans un pays où l'été peut durer plusieurs années et l'hiver toute une vie, des forces sinistres et surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. La confrérie de la Garde de Nuit, protégeant le Royaume de toute créature pouvant provenir d'au-delà du Mur protecteur, n'a plus les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de tous. Après un été de dix années, un hiver rigoureux s'abat sur le Royaume avec la promesse d'un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s'emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu."

Il y a certains produits culturels qui font d'emblée un tel tabac que tu en viens à te demander si ce n'est pas le fruit d'une énième conspiration des têtes pensantes (à quoi? on se le demande parfois!) qui auraient, en secret, trouvé le moyen de soulever les foules (genre un type de lobotomisation révolutionnaire par télépathie ou une subtilité du genre)... C'est donc par altruisme et dévotion pure qu'on se lance soi-même à l'eau et qu'on entame la découverte dudit produit culturel pour pouvoir, le cas échéant, sauver les foules de la perdition (oui, oui).

Voilà pourquoi, suite au succès retentissant de Game of Thrones, nous avons stoppé net tous nos séries en cours pour nous consacrer uniquement à ce monde fantastico-moyen-âgeux et pas toujours (c'est le cas de le dire) réjouissant.



Au départ nous craignions un peu la campagne subliminale pour réhabiliter la loi mésopotamienne du très sanglant "oeil pour oeil, dent pour dent" puis, les épisodes passants nous fumes de plus en plus conquis. Certes, le mode de pensée initial, dont honneur et vengeance sont les maîtres mots, reste très basique mais l'intrigue s'intensifiant, on se prend au jeu (c'est le cas de le dire) et attendre la suite devient alors un vrai supplice


Nous sommes donc plongés dans un entrelacs de situations généré par la complexité inhérente aux relations de pouvoirs (et ce même quand on vit à une époque de barbares sanguinaires) où tous les personnages sont psychologiquement envisagés et développés à travers les 10 épisodes de cette courte première saison. En outre, la série est aussi un vrai bonheur visuel offrant des costumes, des paysages et même des combats à couper le souffle. 

Toutefois, le plus captivant reste l'alternance subtile entre les plans, nous faisant passer d'un personnage à un autre, mais surtout l'évolution rythmique accordée à chaque épisode ! En effet, débutant de manière assez calme et posée, chaque épisode s'intensifie subtilement pour se atteindre son paroxysme avec une scène finale qui tiendrait même en haleine le plus blasé des sériophiles. Cette évolution en crescendo se retrouve malheureusement aussi dans toute la série, prise dans sa globalité.

Malheureusement, ou, vous m'avez bien lui. Parce que, sur le coup, l'attente de la saison suivante est tout bonnement insoutenable! Bien joué, Messieurs!

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07-31/12 - La fin du monde - comédie Claude Volter


"Une Bonne… Un Duc… Une Marquise… Un Évêque… Un Ministre… Un Américain… Un Huissier… Une Jolie Femme… Et … Un Raton Laveur ! Non, ce n'est pas un inventaire à la Prévert… Oui, c’est la “ Fin du Monde ”… Une désopilante comédie de Sacha Guitry. En un clin d'oeil malicieux, il y dépeint une “ fin du monde ” avec son charme, son élégance et son esprit… Il y a mêlé personnages truculents, suspens et coups de théâtre… Avec son style inimitable, Sacha Guitry continue à étonner par sa percutante modernité. Une fête pour le spectacle ! Un spectacle pour les fêtes !"

Parce que j'ai toujours voulu voir du Guitry, tout simplement!

Du 07 Au 31/12 à la
 comédie Claude Volter, 98 avenue des Frères Legrain à 1150 Bruxelles (de 7 à 23 €)

Plus d'infos sur le site de la comédie Volter.
 


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Festival XYZ du mot nouveau

XYZ. Cela fait apparemment neuf ans que ce festival des néologismes existe et nous n'en savions rien! Ah, ces français, tous des cachotiers ! Comment ça c'est peut-être moi qui ne suis pas à la page, voire un peu hors du coup? Non mais dites, je ne vous permets pas d'oser émettre de telles allégations!

Soit. En quoi ça consiste exactement? Tout le long de l'année, l'adresse e-mail du festival (festival-motnouveau@gmail.com) est ouverte à toutes propositions de néologisme. Ensuite, cet amas de termes en tout genre est soigneusement trié par un jury consciencieux afin de ne garder que la crème de la crème, les perles de la création langagière pour finalement les proposer au public qui se réunit fin novembre à Paris et au Havre.

Cette année, c'est le terme « Attachiant » qui a été choisi. "Attaquoi?". "Chiant", oui. Voici l'adjectif qui facilitera la vie à tous les couples, si ceux-ci n'y avaient pas déjà pensé, car, par définition, un conjoint ou une conjointe est une personne à la fois "difficile à vivre mais dont on ne peut se passer"... De quoi éviter les disputes quand on en a ras-l'assiette-creuse! Il ne reste plus qu'à s'entraîner à lier mentalement le préfixe "atta" au sentiment d'exaspération et tout sera pour le mieux! Un petit "P... ce que t'es attachiant!" et le tour est joué! (Attention, ne marche pas avec toutes les insultes. Attacon, attaconnard, attabécile, attadiot ou encore attadébile n'ont pas encore été promulgués comme néologismes faisant foi). 

Outre « Attachiant », les mots les plus appréciés du public furent:  l'« Aigriculteur » (Agriculteur découragé par les difficultés de son métier), le « Bête seller » (navet littéraire qui bat des records de vente), le verbe « textoter » (écrire des textos) ou encore « Eurogner » (faire des économies dans la zone euro). 

Parmi les lauréats des années précédentes figurent aussi l'espèce de « Phonard » (personne qui abuse de son téléphone mobile), le tranchant « Bonjoir » (salut entre le bonjour et le bonsoir), le très à la mode « Photophoner » (faire une photo avec son téléphone portable), le ridicule « Ordinosore » (ordinateur dépassé) ou même le jouissif « Se faire électroniquer » (se faire avoir par les nouvelles technologies). 

Généralement, chacun a quelques néologismes à son actif, alors pourquoi pas les envoyer l'année prochaine ? Vous avez déjà une petite idée sur la question ? Dites-nous tout! Quels sont vos néologismes chéris ?

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Music and Lyrics


"Le chanteur Alex Fletcher qui a autrefois connu la gloire, se produit maintenant dans des parcs d'attraction ou  lors d'événements rétro. Il se voit cependant offrir un opportunité de revenir sur le devant de la scène lorsque la jeune Cora Corman l'invite à écrire et enregistrer en duo une chanson sur son prochain album. Seulement Alex n'a rien composé depuis longtemps, il n'a jamais été parolier et il n'a qu'une semaine... "

Si vous aussi vous êtes fan de Georges Michael et Wham!, vous ne pourrez qu'adorer PoP!, ce groupe rétro et kitsch à souhait représenté dans Music and Lyrics. Par contre, si vous exécrez tout ce qui est musique pop des années 80, cheveux aux vents, jeans serrés, paillettes et déhanchement, vous risquez de vite envisager le suicide (ou presque). 

Peu importe, ce film est tout de même un petit bijou du cinéma américain en matière de comédie! Les caricatures musicales sont parlantes et pointues sans être moralistes, partiales ou encore pénibles et ridicules, les protagonistes sont superbes et tellement vivants qu'on croirait les voir converser devant nous, les acteurs sont talentueux, les répliques sont succulentes et l'histoire est, ma foi, dans l'ensemble, très bien ficelée.

Un film qu'on peut voir et revoir sans se lasser!

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Toulouse-la-rose - Du singe au songe

Une histoire de l'humanité, de la préhistoire à nos jours, en moins de cent pages. Le récit, drôle et décapant, décliné en aphorismes, de notre aliénation progressive, ou plutôt de nos aliénations. À déguster à petites doses ou à avaler cul sec. De toute façon, à méditer... peut-être pour avoir le sentiment fugitif d'être moins (pris pour un) imbécile. "
Un petit livre court mais diablement cynique nous emmène à travers dix chapitres aux noms au premier abord obscurs voire abscons tels que "la trépanation achevée" ou la "praxis virtuelle". 117 pensées, idées, opinions, distillées dans ce carnet vert, qui traitent de tout. L'argent, la vie, la mort, la société, l'art, la culture... Mais surtout de cette connerie ambiante qui nous enveloppe chaque jour un peu plus sans qu'on puisse rien y faire, ou presque.

Quelques rires et de larges sourires ponctuent donc la lecture de ce petit opus qui est plein de calembours. Pourtant, aussi distrayant soit-il, n'est pas toujours, pourtant, des plus clairs. Et c'est peut-être son seul défaut. Partant du principe (parfois imprudent) de complicité culturelle avec son lecteur, Toulouse-la-rose use de références et  évoque des faits plus ou moins actuels pour exemplifier ses propos. Mais, malheureusement, la culture est propre à chacun et ses exemples
 ne sont pas toujours aisés à appréhender. De ce fait, certains concepts peut totalement échapper au lecteur ou, en tout cas, l'obliger à s'informer afin de comprendre pleinement l'opinion toujours aussi sarcastique du brave homme qui se cache derrière ce pseudonyme urbain... 

Ce genre de livre devant, selon moi, taper dans l'oeil (ou la où ça fait mal) à la première lecture, ce n'était peut-être pas le plus judicieux...

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Ninja house

16-24 rue de la Vierge noire - 1000 Bruxelles

Le Ninja House, c'est tout un programme. Dans la série des restaurants japonais, nous vous présentons le cinq services à volonté et à prix fixe mais... sous conditions. Oui, c'est nouveau, ça vient de sortir et ça fait déjà un malheur.

Soyons clairs: vous adorez manger japonais mais si vous deviez vous faire plaisir toutes les semaines votre budget exploserait? Vous avez toujours envie de commander pour 25 € - minimum! - mais vous avez peur que votre portefeuille vous fasse la gueule ? Vous crevez d'envie de tout prendre et de tout goûter à chaque fois mais devez malheureusement vous résigner à faire des choix? Alors le Ninja House est pour vous, pourvu que vous n'ayez pas les yeux plus gros que le ventre!

En effet, le concept est simple. La commande se fait par écrit et par table, en inscrivant le nombre de pièces désirées sur le bout de papier adéquat, et se remet à l'un ou l'autre serveur (dont le français n'est pas toujours intelligible voire même approximatif...). Tout est comptabilisé à l'unité (les plats chauds, les salades et les sushis) sauf les makis (par trois) et les yakitoris (par deux), ce qui vous permet, par exemple, de commander un sushi de chaque poisson si l'envie vous en dit! Vous êtes en outre, gros veinards, autorisés à recommander cinq fois de suite! Mais ce, à une et une seule condition: que vous terminiez à chaque service ce que vous avez commandé... et c'est là que les romains s'empoignent! Il est dès lors évidemment nécessaire de juger correctement de son appétit et de ses envies (la carte étant très variée) mais aussi de bien négocier la commande avec ses comparses, sous peine de devoir terminer les plats des autres avant de pouvoir commander autre chose...


Vous pouvez aussi, bien sûr, commander à la carte mais faites attention à ne pas toucher, dès lors, aux plateaux prévus pour ceux qui ont pris la formule à volonté ou vous serez hantés (oui, oui) pendant tout le repas par une vieille (ou pas) harpie (toujours à confirmer) japonaise (ça c'est plus ou moins certain - et encore!). Et, comme chacun le sait, la "hantise", ça perturbe la digestion

Tiens, il me semble que je vois déjà briller dans vos petits yeux d'affamés le mot "prix"!  Sachez que, pour le moment, le lunch est à 16,90 € et le diner à 22,80 € du lundi au mercredi et de 24,90 € du jeudi au dimanche (ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais strictement rien!), ce qui est, soyons francs, donné si vous êtes un gros mangeur doublé d'un inconditionnel de sushis et autres japonaiseries! Cependant, ne vous leurrez pas, la carte - incroyablement longue et diversifiée en soirée - n'est pas aussi fournie au lunch. Eh oui, toutes les baisses de prix ont une raison d'être, même les moins bonnes...!

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6-31/12 - Les monologues de la marijuana - Théâtre de Poche


Qu’on l’appelle haschisch, joint, marie-jeanne, H, ouinch, stick, pétard, peet, shit, tosh, ganja, cannabis, beu, mat’, buzz, joko, weez, péko, tarpé, etc, la marijuana a suscité de génération en génération bien des polémiques, engueulades familiales, avertissements scolaires et autres amendes pénales… Les uns l’accusent de tous les maux, les autres manifestent pour sa dépénalisation… S’inspirant formellement des célèbres Monologues du Vagin, trois auteurs américains ont créé à New York ces Monologues de la Marijuana qui tiennent davantage du « stand up » que de la comédie, en mélangeant histoires, poèmes, jeux de mots et anecdotes plus désopilantes les unes que les autres. Depuis sa création fracassante Off Broadway, Les Monologues de la Marijuana ont été vus par d’innombrables fumeurs et non fumeurs dans plus de 20 états américains mais aussi au Chili, Argentine, Espagne, Colombie, Brésil, Australie, Portugal, …

Une pièce qui fait un tabac (mes jeux de mots sont de plus en plus pourris) et un sujet contemporain qui parle à tous, qu'on y ait touché ou non... Voilà une pièce qui sera, espérons-le, intéressante!


Du 6 au 31/12/2011 et du 13 au 21/04/ 2012 au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles, de 8 à 16 €.

Plus d'infos sur le site du Poche.

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Being Human - 1



"Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d'autres personnes, mais un petit problème s'oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu'ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n'avaient pas compté sur la présence d'Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d'être humain."

En grands habitués des séries américaines à gros budget, le premier épisode de Being Human est pour le moins perturbant. Série aux prises de vue relativement sobres et aux effets spéciaux minimalistes, elle peut sembler, aux premiers abords, un peu grossière, comme une vulgaire parodie de ce à quoi nous sommes habitués.

Toutefois, force est de constater que ce sentiment s'estompe très rapidement. En réalité, on s'habitue sans même s'en rendre compte à ces "britisheries" et cet aspect brut de la série devenue, à nos yeux, originale, charmante et pittoresque.

Les trois premiers épisodes sont un peu lents, comme hésitants, présentant les personnages d'une façon peu commune et minutieuse. En effet, tour à tour, nos trois protagonistes se trouvent confrontés à un de leurs semblables. Ces confrontations aliènent un peu les autres personnages mais nous offrent la possibilité de nous plonger dans leur univers et de connaître un peu mieux les caractéristiques propres à leur état



Puis, finalement, dès le quatrième épisode, tout s'accélère et prend place. Le décor est planté et leur vie s'enrichit. Ils prennent de l'assurance, comme si leur amitié les fortifiait, et cessent de vivre en reclus contemplatifs. Ils sortent, se frottent au monde extérieur sans complexe, aiment, se disputent et tentent de passer outre leur condition et la gène qu'elle occasionne...Chacun à sa façon. 

Cette accélération soudaine mais bien amenée est tout simplement bluffante. Elle atteint son comble dans l'explosif dernier épisode à travers un enchevêtrement de sentiments et d'événements totalement inattendus et qui vous donne l'irrésistible envie de connaître la suite!

Enfin, loin d'être des caricatures à la psychologie peu élaborée ou manichéenne, Mitchell, Annie et George deviennent au fil du temps de plus en plus vivants de sorte que le spectateur finit par réellement s'attacher à ces trois zigotos, autant pour leurs qualités que leur défauts. En outre, bien que définis et possédant leursspécificités, ils restent totalement imprévisibles, ce qui les rend bien plus aboutis que la plupart des personnages télévisuels!

Personnellement, nous sommes conquis, à nous la saison 2!

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Sébastien Ministru - Interview

Nous vous parlions de Sébastien Ministru à propos d'Antoine Guillaume assume! Mais qui est ce curieux personnage? Sébastien Ministru est initialement journaliste de presse écrite. Mais aujourd’hui il est non seulement rédacteur en chef adjoint du magazine Le Moustique mais aussi chroniqueur radio (dans Snooze ou Bang Bang sur Pure FM) et auteur de théâtre. Généralement très caustiques, ses pièces tournent essentiellement autour de l’homosexualité. Ses quatre premières pièces, Un homard! Où ça ? (1999), eXcit (2001), La fête des mères (2005) et Fever (2006), furent de francs succès mais Cendrillon, ce macho ! (2008) n’eut pas son pareil pour faire parler de lui. Récemment, l’auteur a coécrit avec Antoine Guillaume le spectacle Antoine Guillaume assume ! (2010). Que fera-t-il ensuite?

Dites-nous ce qui vous a poussé vers le théâtre? 
En fait, c’est Nathalie Uffner. Elle suivait un peu mon travail dans la presse écrite et à la radio, elle aimait bien ce que je faisais et puis moi, j’allais au TTO comme journaliste et spectateur et elle m’entendait toujours rire au dernier rang comme un imbécile. On s’est rencontré comme ça et donc elle m’a proposé d’écrire un spectacle. Elle avait sans doute senti que j’étais doué pour quelque chose que je ne soupçonnais pas… Donc voilà ! C’est grâce à Nathalie Uffner que je fais du théâtre !

Aviez-vous déjà écrit ou pensé écrire de la fiction avant cela ? 

Non, jamais. Je ne pensais pas du tout écrire des comédies ou écrire pour la scène. J’étais simplement chroniqueur et voilà, basta ! C’est vraiment Nathalie qui m’a poussé en me disant qu’il y avait un ton, un langage chez moi qui pouvait être intéressant à expérimenter sur le champ de la comédie. Je me suis donc lancé, j’ai écrit mon premier texte, sur ses conseils… On ne l’a pas mis en scène mais j’en ai fait un deuxième et là, ça a commencé à bien marcher. Je ne savais pas du tout que j’étais capable de pouvoir tenir une heure et demie en comédie !

Toutes vos pièces furent des réussites. Quel est votre secret ?

Aaah ! Un secret, non, je ne crois pas… Je ne sais pas expliquer exactement pourquoi les gens aiment les spectacles que je fais. Qu’est-ce que je pourrais dire là-dessus ? Peut-être, sans vouloir être prétentieux, que j’ai amené une tonalité dans la comédie qu’on n’entendait pas avant ? Quelque chose comme ça ! Les gens ont été séduits par l’originalité du ton, ça doit être ça le secret du succès des spectacles que j’ai écrits…

D’où est née l’idée de Cendrillon, ce macho ! ? 

C’est une idée de Nathalie et de moi. En fait, c’est une idée de Nathalie au départ. Elle avait envie depuis très longtemps de moderniser un conte de fée. Elle m’avait souvent dit qu’elle avait envie de raconter un conte de fée de façon moderne. Moi, ça ne m’avait pas tellement intrigué ni intéressé et puis elle est revenue avec cette idée et par boutade – on était en train de manger, on ne travaillait même pas – je lui ai dit : « si tu veux qu’on fasse un conte de fée ensemble alors on fera Cendrillon et il sera homo ! ». C’était vraiment pas sérieux et elle a répondu : « mais oui ! C’est super, faisons ça ! ». L’idée est très, très simple en fait… Il suffit de prendre le conte de fée tel qu’il est et de remplacer le sexe du héros, c’est tout. Vous avez alors quelque chose d’identique et en même temps de très différent. Après, j’ai trouvé intéressant de justement détourner le conte de fée originel et original en montrant que les contes tels qu’ils sont répertoriés structurent l’esprit des enfants : il y a un monsieur, une madame, un mariage, et voilà ! Donc tous les stéréotypes sont là pour construire l’identité des enfants et ils ont des schémas hétérocentrés. Moi je voulais montrer qu’il n’y avait pas que ça. Il y a des enfants qui ne se reconnaissent peut-être pas non plus dans cette histoire, qui se sentent déjà un peu différents, et c’est pour ça que je voulais faire un conte de fée avec un prince et un prince.

Vous êtes des figures marquantes du TTO. Pensez-vous un jour changer totalement de genre et rompre avec cette tradition du rire ?

Non, ça ne m’intéresse pas tellement. Je préfère continuer à faire évoluer mon langage et mon écriture dans le champ de la comédie. C’est très difficile d’ailleurs parce que parfois on a l’impression qu’on a tout raconté et qu’on se répète mais j’ai envie de continuer à faire des comédies qui fassent un petit peu plus avancer les choses au niveau du langage et de la comédie. Je n’ai pas du tout envie d’écrire des drames ou de faire de la tragédie ou de la danse contemporaine. Avec tout le respect que j’ai pour le drame, la tragédie ou la danse contemporaine, si j’écris un truc un peu sérieux, après cinq minutes les vannes vont arriver donc autant que je continue dans ce que je fais le mieux !

À quand votre prochaine création?

Ma prochaine création… Je ne sais pas si on peut déjà le dire mais on prépare un truc soit pour la saison prochaine soit pour la suivante. Ce sera encore une comédie mais comme j’ai dit, on va essayer de faire un peu avancer les choses !

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Billy Idol - Rebel yell



Billy Idol ne s'appelle pas vraiment Billy Idol. Si, si, je vous assure. Je sais que ça vous en bouche un coin mais, croyez-moi, une fois qu'on connait son vrai nom, la vie n'est plus du tout pareille. Bref l'idole des jeunes (plus tous jeunes car il est quand même de 1955, le bougre) s'appelle en fait William Michael Albert Broad (oui, rien que ça) et a joué dans plusieurs groupes avant de connaître la renommée internationale dont il jouit. 

Il commence sa petite carrière solo en 1982 et fait directement un tabac avec White Wedding (c'est étonnant!) mais c'est l'album Rebel Yell dont est tirée la chanson présentée ci-dessous qui le propulse au rang des supers stars (qui brillent dans le ciel, et tout). Il sort encore deux albums sympathiques mais son album Cyberpunk en 1993 essuie un échec au niveau commercial et depuis lors la majeure partie de ses albums sont des compilations

Pourquoi lui, pourquoi cette chanson-là? Parce qu'il a peut-être l'air ridicule avec ses cheveux couleur platine et son look punky un peu désuet,  il n'empêche que si Billy Idol est incontestablement une icone de la New Wave et du Punk Rock, ce n'est pas pour rien. Ce type est tout simplement une bête de scène. Et il allie cette capacité à une voix profonde, un rythme de fou et une énergie débordante qui assaille facilement un troupeau de fan en délire et tout ce qui se trouve à 5 km à la ronde !

Bref, encore un motivé qui arrive à nous sortir du lit tous les matins!


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Puss in boots


"Avant sa rencontre avec Shrek, le Chat Potté a eu une jeunesse pleine de surprises... Il a grandi dans un petit orphelinat, avec pour seul ami un oeuf malicieux nommé Humpty Alexandre Dumpty avant de devenir un félin recherché. Des années plus tard, Potté l'hors-la-loi se relance dans une aventure avec son ancien ami, une aventure pleine de surprises et d'imprévus."

Vous êtes nombreux à l'attendre avec impatience, ce Chat Potté qui sortira sur nos écrans le 7 décembre, tant son rôle était appréciable dans les nombreux Shrek. Mais est-il vraiment à la hauteur de nos espérances? Pour être tout à fait franche, je dirais... Non


L'histoire, suivant la veine shrekienne, s'implante sans surprise dans le monde du conte de fée. Un monde merveilleux qui se révèle pourtant très rapidement être un tantinet plus manichéen et plus lisse que celui auquel nous avait habitué le géant vert...

De ce fait, si clins d'oeil, jeux de mots, double-sens, calembourscaricatures et répliques savoureuses il y a, ils sont sensiblement moins caustiques. En outre, le scénario, un peu trop léger et rectiligne nous semble tout de même, par moments, prévisible voire presque enfantin... 


Puss in boots reste néanmoins un film à voir (rien que pour connaître l'apparence et les mimiques du Chaton pas encore Potté!) et devant lequel on passe un moment tout à fait agréable, même s'il est fort à parier que les petits seront plus conquis que les grands

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Happy Family


Du 8 au 19/11/2011 à 20h30 sauf les mercredis à 19h30 (relâche les lundis et dimanches) au Grand Varia, 78 rue du Sceptre à 1050 Bruxelles.

Les prix sont de 10 à 20 €.

D'Alessandro Genovesi.

Mise en scène: Dominique Pattuelli.

Avec: Audrey D'Hulstère, Hervé Dubois, Gudule, Sébastien Hébrant, Marie-Sylvie Hubot, Florence Roux, François Saussus, Geoffrey Seron, Marie Van R, Lucka.

"Happy Family, c’est l’histoire de deux familles qu’au départ tout oppose. Elles sont amenées à se rencontrer par le projet de mariage de leurs enfants respectifs: deux ados d’à peine quinze ans. Pour l’occasion, un repas est organisé. Les deux mondes vont devoir partager le repas et passer une soirée d’été sous un même toit."

Lorsqu’il s’agit d’une œuvre aussi subtile, on ne regrette pas d’y avoir été lors de l’avant-dernière représentation. Parce que mieux vaut tard que jamais. Et qu’on ne peut jamais être certain que l’occasion se représentera ultérieurement.

Happy Family fait l’unanimité : fable fantaisiste, légère, délicate, décalée mais pas trop… Tous ces bons mots furent jetés en guise de bouquet fleuri à la fin de la représentation et il va de soi que nous ne pouvons qu’abonder en ce sens. Mais cet enthousiasme ne reflète pas toujours la grave beauté du travail que représente sa création.

Grave, oui, car tellement complexe mais pourtant ingénieusement orchestrée. Tellement bien orchestrée qu’elle nous paraît presque, au sortir de la salle, exister, sorte d’enfant dodu qui serait simplement le fruit d’Alessandro Genovesi et de Dominique Pattuelli.

Ce qui la rend si harmonieuse ? Son anarchie en tous points maîtrisée. Car il s’agit essentiellement de ça. Alessandro a pondu un texte qui part, littéralement, dans tous les sens. Il a fait d’Happy Family une histoire qui bondit, qui explose, se démultiplie et passe d’une focalisation à une autre, d’un personnage, d’un caractère à l'autre sans crier gare… se joue d’oxymores et de symboles sans jamais - ô grand jamais ! - garder la même optique. Et les acteurs se meuvent dans cet enchevêtrement d’anecdotes et de sentiments avec l’aisance de véritables poissons dans l’eau, endossant l’un ou l’autre rôle, passant du monologue au dialogue et de l’inaction à la tempête sans sourciller, ou presque. La cerise sur le gâteau? le décor et les tenues: simples et astucieux de symbolisme

Que rajouter, dès lors, sinon qu’on félicite tous ceux qui ont participé à cette aventure? Car même les abhorrateurs d’« happy ending » ou d’« happy family » ne pourront le renier : cette création diablement bien ciselée porte incontestablement la marque du talent et du savoir-faire.

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24/11 - 31/12 - Georges Dandin in Afrika - Théâtre Le Public



"Georges Dandin, riche bourgeois, est marié à Angélique, fille de nobles appauvris. Grâce à l'entremise de sa suivante Claudine, Angélique entretient en secret une relation amoureuse avec Clitandre. Mais par maladresse, le serviteur Lubin va révéler le pot aux roses à Georges Dandin qui n'aura de cesse de confondre sa femme devantses parents... quiproquos, mensonges, tromperies... Puis la réalité et la fiction se mélangent et le metteur en scène s'arrache les cheveux : arriverons-nous à jouer la pièce un jour ??"

Molière revisité? Je demande à voir!

Du 24/11 au 31/12 au théâtre Le Public, à 1000 Bruxelles. Les prix oscillent entre 7 et 25 €.

Vous trouverez plus d'informations sur le site du théâtre!

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The Twilight Saga: Breaking Dawn - Part 1


"Bella et Edward, entourés de leurs proches, doivent faire face aux conséquences de leur union, après leur nuit de noces, la naissance imprévue et brutale d'un enfant va chambouler de manière étrange le comportement de Jacob Black..."

Oui, on y est allé. Et, à dire vrai, ce n'était pas de gaieté de coeur mais bien par souci d'exhaustivité. Après tout, les films qui animent les foules, on se doit toujours un peu d'aller les voir, histoire de pouvoir cracher dessus ou être élogieux et ce, en connaissance de cause. M'enfin, soyons francs, il y en a toujours qu'on ferait mieux d'occulter. C'est donc en trainant les pieds, pieds et poings liés (ou presque) par la foule en délire (ou pas), que nous sommes rentrés dans le cinéma.

Trêve de bavasserie! Twilight 4 est moins pathétique que Twilight 2 (ce n'était pas difficile, avouons-le) et moins testostéroné que Twilight 3 et ce, pour une simple et bonne raison: il ne se passe rien. Non, ce n'est pas vrai: ils se marient, sont heureux, ont un gosse. Quel miracle, quelle surprise! C'est vrai que le fait de porter l'enfant d'un vampire ne facilite pas la grossesse mais Bella aurait-elle décemment 
pu mourir? Bien sûr que non! 

Soit. Ce film est, à peu de choses près, un long fleuve tranquille, une petite berceuse opportune contenant son lot d'invraisemblances et de censure. Parce que même chez les monstres, les bons restent bons, fondent une famille et sont heureux et puis que ce n'est pas parce que la violence et l'amour charnel existent qu'il faut pour autant choquer les petites têtes blondes écervelées qui constituent le futur de l'humanité, tout de même!

Elles pourraient alors se rendre compte que la réalité n'est pas toujours aussi belle qu'un conte de fée et que, si ça se trouve, elles n'auront dans une cinquantaine d'années ni prince charmant ni pension !

Leur faire miroiter ça? Impossible! Ce serait trop cruel quand même!

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Bien vu, l'aveugle!


Une fois qu'on a donné son opinion, il serait logique qu'on ne l'ait plus. 

Albert Brie

Tant qu'on hérite pas des propriétés sensitives de son patronyme avec l'opinion qu'il nous donne, tout va bien!

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Antoine Guillaume - Interview



Qui est Antoine Guillaume ? Sorti tout droit du conservatoire de Bruxelles, il est aussi chanteur et danseur ! Il collectionne les expériences artistiques et a même été professeur de mouvements scéniques au Conservatoire où il travaille encore de manière ponctuelle. Il est en ce moment même au TTO dans Antoine Guillaume assume !, spectacle coécrit avec Sébastien Ministru. Ce n’est pas sa première collaboration avec Ministru, que du contraire ! À vrai dire, ce jeune homme se retrouve régulièrement dans les pièces de Sébastien Ministru et au TTO

Dites-nous ce qui vous a poussé vers le théâtre?
J’ai déjà eu vite envie de faire ça quand j’étais petit. J’ai commencé par un cours de théâtre privé dans une école pour enfants. J’avais cours les mercredi après-midi – j’avais neuf, dix ans, je crois – et puis il y a un metteur en scène d’une troupe amateur qui est venu parce qu’il avait besoin d’un gamin pour jouer et qui m’a choisi. Du coup, j’ai eu l’occasion de jouer dans une troupe amateur au centre culturel d’Uccle quand j’avais 11 ans ! C’était tellement improbable ! Une grande scène avec une salle de 800 places, des décors… C’était le projet théâtral rêvé ! Et l’idée, qui n’était qu’un rêve d’enfant, a commencé à germer. Comme j’ai des parents qui m’ont toujours dit que je pourrais faire ce que je voulais si j’avais mon Bac , en grandissant ça a été ma priorité : terminer mes études et faire une école d’art dramatique.

De toutes les pièces signées Ministru, laquelle est votre préférée ?
J’aime bien toutes ses pièces mais eXcit qui est la première dans laquelle j’ai joué est celle que j’ai le plus dans le cœur parce que c’est la rencontre avec Séba, que le pitch de départ est vraiment super intéressant et que c’est celle – et je ne parle que pour les pièces où j’ai joué – dans laquelle les rapports entre les personnages sont les plus développés et où le plaisir du jeu pour le comédien est vraiment à son maximum. Il y a vraiment une évolution dans le caractère, dans le rapport aux autres et à soi et puis, il y a un chouette mélange ! eXcit c’est vraiment la rencontre de trois personnages qui sont pas du tout censés se rencontrer, qui ont des réticences et puis on se demande s’ils vont continuer leur chemin ensemble et puis on a – je vais pas vous raconter la fin au cas où elle serait reprise! – … la fin. La pièce se déroule en trois étapes, en fait. En plus, ça a été un plaisir fou d’apprendre ce texte, de jouer ce texte, d’être mis en scène par Nathalie Uffner dans ce texte. Il y avait une ambiance sur le plateau qui était super, les gens ont été super réceptifs, ça s’est joué pendant plusieurs saisons, le spectacle a muri… Voilà pourquoi je dirais eXcit : premier projet, rencontre avec Séba et pour le fond du spectacle. Après, il y a d’autres pièces de Séba que j’aime beaucoup, La fête des mères, par exemple, Un homard ! Où ça ? (C’est un monologue de Nathalie) et puis j’aime bien Antoine Guillaume assume ! évidemment, mais c’est un seul en scène !

Pouvez-vous nous parler du projet Antoine Guillaume assume ! ?
En fait, j’ai une formation de chanteur (j’ai pris des cours de chant à Paris pendant deux ans) et quand je suis rentré sur Bruxelles, j’ai fait plusieurs petits concerts. Mon deuxième concert au Bota s’appelait « Antoine Guillaume assume » et j’avais proposé à Nathalie quand on a commencé à travailler sur Cendrillon de faire un One Shot à la Toison d’Or, pour voir si ça marchait, et ça a super bien fonctionné. Le pitch de départ était que je chantais des trucs que personne ne connaissait, à part Lisa Minelli ou Barbara Streisand. C’était vraiment un concert, pas du tout une pièce, un tour de chant pendant lequel je racontais des idioties qui faisaient rire tout le monde mais c’est tout. À la fin du spectacle Sylvie Rager et Nathalie sont venues me voir et m’ont dit que c’était super mais qu’il fallait faire du concept un vrai spectacle avec une fiction narrative qui pourrait introduire les chansons et de là est parti l’idée de faire un seul en scène qui raconterait la vie de quelqu’un, d’un point A à un point B, à savoir Antoine Guillaume. Mais ce n’est pas le vrai Antoine Guillaume ! Ce n’est pas vraiment ma vie et heureusement ! Donc, par la suite, j’ai vu Sébastien à qui j’ai donné plein d’anecdotes de ma vie et lui les a mises dans un mixeur et en a fait l’histoire d’un petit garçon qui, depuis qu’il est petit, aime des trucs que personne ne connaît et qui n’est jamais en interaction avec ses amis. Il vit d’abord ça comme un handicap social et puis ça devient une richesse !

Dites-nous, quel type d’auteur est Sébastien? Plutôt libre et cool ou exigeant et collant (du genre à assister à toutes les répétions et représentations)
Il est ni libre et cool ni super exigeant. En fait, je crois qu’il sait très bien ce qu’il veut. Il assiste en général aux premières lectures des pièces, laisse parler le metteur en scène puis revient sur certaines choses sur lesquelles il veut vraiment insister. Il n’impose pas la manière de jouer mais il va réaxer les comédiens qui n’offrent pas le message qu’il veut faire passer. Puis, quand il vient, c’est à des blocs de répétitions et il ne se permet pas de commenter. Il vient en observateur et après il rediscute avec le metteur en scène et le laisse digérer les informations et les réexpliquer aux comédiens. Par la suite, quand il revient, il se permet de faire des commentaires directement : « ça c’est bien, ça c’est pas bien ». Mais je ne l’ai jamais entendu dire que c’était vraiment nul. Il y a une fois où, après une représentation d’eXcit, il nous a dit qu’on n’était pas dedans mais c’est arrivé une fois sur 150 représentations ! Donc ce n’est pas un tyran, il n’est pas super cool car il est exigeant sur les choses qui lui semblent importantes mais c’est tout ! Après dans l’écriture, je ne sais pas, je sais qu’il prend des blocs de temps pour écrire et il ne va rien en dire. Du coup, c’est toujours la grosse surprise lorsqu’on reçoit le texte!

Vous êtes une figure marquante du TTO. Pensez-vous un jour changer totalement de genre et rompre avec cette tradition du rire ?
Pour ma part, je serais ravi de participer à d’autres spectacles mais il se fait qu’en Belgique malheureusement on est très vite catalogué. Je n’ai pas demandé à être catalogué dans le style comique. C’est un style dans lequel je m’épanouis totalement, qui me plait, que j’adore faire mais j’ai eu mon premier prix de conservatoire avec des scènes comme Equus de Peter Shaffer qui n’est pas vraiment dans le répertoire comique (un adolescent torturé qui crève les yeux des chevaux c’est tout de même pas ce qu’on a fait de plus drôle)… D’ailleurs, je travaille aussi en tant que chorégraphe pour l’Ange bleu au Parc et pour Palace de la Comédie de Bruxelles, j’ai des projets ponctuels au Conservatoire, je travaille régulièrement au théâtre des Martyrs. Je ne suis pas contre le fait de travailler de la tragédie, j’en suis tout à fait capable mais on ne me le propose pas, peut-être un peu par frilosité… Pourtant un comédien est censé pouvoir tout jouer ! Ici, on aime ranger les gens dans des cases : on est soit comédien, soit chanteur, soit danseur. Et j’aimerais que ça change comme la mentalité anglo-saxonne que j’adore qui accepte qu’on soit flexible sur tous les niveaux : on fait de l’art vivant, pas juste du théâtre, de la danse ou du chant ! Heureusement, on évolue doucement vers ça. On se rend compte qu’avoir les trois cordes à son arc, c’est pas mal ! Cela dit, pour en revenir à la question d’un genre vers lequel j’aimerais aller, je pense que les projets artistiques naissent de rencontres et qu’il faut des gens qui y croient mais je ne peux pas imposer aux gens de croire aux choses que j’aimerais faire ! Moi j’y crois, je les fais, j’avance et j’adore quand on me dit : « Eh, en fait, ce serait cool d’essayer un nouveau truc ensemble ! ». Mais bon, il y a un manque d’audace et c’est dommage ! Enfin voilà ! Non, je ne vais pas me mettre à jouer que du Racine mais si il y a des gens qui veulent me faire jouer une tragédie, un truc très, très triste, je suis partant !

À quand votre prochaine création?
Je n’aime pas parler des projets tant qu’ils ne sont pas existants mais je suis en train d’écrire un nouveau spectacle sur un sujet un peu plus fondamental (sans être « didactico-chiant ») et c’est probablement pour la saison prochaine voire la suivante car il faut le temps de l’écrire, d’argumenter, de trouver les personnes que ça intéresse etc. À part ça, actuellement, je vous parlais des chorégraphies de l’Ange bleu pour le théâtre du Parc qui commence le 24 novembre, je crois, et de Palace qui commence le 2 décembre. En outre, j’ai repris Antoine Guillaume assume ! le 9 novembre et on recommence Cendrillon, ce macho ! à partir du 22 novembre. Et puis pour ce qui est de mes envies, j’ai envie de faire plus de chorégraphies ! J’adore faire danser les comédiens et travailler avec eux. Les danseurs professionnels dans les compagnies de danse sont dans une recherche très créatrice au niveau du mouvement et du rapport au corps, moi j’aime bien quand il y a besoin de mouvements dansés dans un spectacle formaté théâtre et que les acteurs arrivent à donner le change…


Antoine Guillaume assume!
Du 9 au 19 novembre 2011 au TTO à 20h30, du 21 au 30 décembre au Théâtre Molière à 20h30 et le 31/12 au Théâtre Molière à 19h .


Cendrillon, ce macho! Au Centre Culturel d’Uccle du 2 au 26 novembre 2011 à 20h30.

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16/11 - Le poulet aux prunes

"Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuses, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants. Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie: une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique."

Ce nous semble être un beau film, tout simplement.



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Loui Sushi

102c Brusselbaan - 1600 Sint-Pieters-Leeuw

Bon, d'accord, Sint-Pieters-Leeuw, ce n'est pas la porte à côté. Mais vu la carte et le choix offert, il n'y a aucune raison de se priver d'une petite virée en voiture pour satisfaire son estomac!

Chez Loui, une seule question est à l'ordre du jour: "Que vais-je choisir?". Entre les 10 makis, les 7 temakis, les 10 sashimis, les 16 sushis, les 6 california rolls, les 4 spring rolls, les 6 futo makis et les 4 soja rolls auxquels s'ajoutent des entrées, des plats et des desserts ainsi que des menus et des plateaux, vous avez de quoi perdre une bonne demi-heure à détailler la carte avant de faire votre choix! Il est vrai que ça n'a rien de suprêmement remarquable. À l'heure actuelle, la plupart des restaurants japonais offrent un panel nutritif incroyable, je vous le concède aisément. 

Pourquoi se taper la Brusselbaan dans ce cas? Parce que Loui offre non seulement un nombre important de produits mais que ceux-ci sont aussi mille fois plus diversifiés au niveau du poisson que la plupart des japonais bruxellois! De la palourde, du crabe royal, des coquilles Saint-Jacques, de l'escolier noir, du poulpe, du calamar, de l'anguille, de la dorade et même du chinchard sont au menu outre les traditionnels saumon, thon et surimi! Tout cela accompagné des éternelles crevettes, du tofu, de l'omelette, du foie gras et des autres incontournables ingrédients comme le concombre, l'avocat, etc. De quoi être ravi, non?

Cela étant, le restaurant n'étant ni très grand (voire très petit) ni très beau (bien qu'il y ait un poisson magnifique sur toutes les tables en lieu et place du bouquet de fleurs en plastique), certains seront soulagés d'apprendre que Loui fait restaurant, traiteur, à emporter et même les livraisons pour les communes avoisinantes.  

Bref (non, pas l'émission, non), si vous êtes motorisés (ou que vous habitez dans le sud-ouest de Bruxelles) et que vous avez envie de changer de votre jap' habituel, nous vous recommandons chaudement d'aller y faire un tour... Rien qu'entendre des japonais parler néerlandais, ça vaut le dé...tour (oh, oh, oh!)! Et puis les sashimis à 3,50 euros et le plateau sushi/sashimi pour 4 à 39,50 euros, c'est pas non plus prohibitif, hein?

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La source des femmes

"Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village."

Voici un film qui ne déçoit pas et qui nous transporte dans un monde qu'on ne connait que trop peu.Un monde qui  n'est pourtant pas si différent du nôtre, malgré tout ce qu'on peut en dire... Où le sexe, les sexes sont toujours au centre des relations humaines, pour le meilleur comme pour le pire. Certes, La source des femmes véhicule une leçon de vie mais son exploitation sérieuse de thèmes fondamentaux comme l'amour, l'égalité, la foi et le respect ne l'empêche pas d'être doux et plein de bonne humeur, que du contraire! 

Très coloré, charmant et drôle mais aussi osé, dur et parfois cruel, voici un film complexe et émouvant qu'on vous recommande chaudement et ce malgré le bémol suivant: la longueur du film (qui peut paraître parfois un peu lent, surtout pour les plus fatigués d'entre vous), surtout au niveau de la fin qui aurait pu être plus prompte...

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Le premier jour du reste de ta vie


"Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain."

Encore un film français plein de défauts, de lourdeurs et d'incohérences, peut-on se dire au premier coup d'oeil. Un titre un peu inquiétant et une photo de famille des plus banales. Mouais, qu'on se dit.

En fait, c'est le "mouais" qui est moisi. Le film, quant à lui, est tout simplement sublime. Une mise en scène originale et surprenante fait oublier tout le pathétique de la situation. Car il s'agit bien de cela: des jours plus importants que d'autres, autrement dit, des jours plus tristes, plus cons, où on se retrouve plus seul que jamais. Mais la vie continue et les autres sont, malgré tout, toujours là. Sans qu'on sache vraiment pourquoi. Ce film nous montre la vie de cette famille, leurs évolutions, leurs régressions, leurs caractères forcément différents... à travers des événements ponctuels mais aussi des allers-retours dans les méandres de leurs souvenirs et quelques expressions de leurs pensées et sentiments sans jamais alourdir ni ennuyer le spectateur.


Cela aurait pu être un drame familial commun et chiant mais ça ne l'est jamais. Chapeau bas, donc, à Monsieur Rémy Bezançon. Et au plaisir de revoir une de vos créations!

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Stanislas-André Steeman - L'assassin habite au 21


"Un mystérieux assassin terrorise Londres en commettant des crimes en série. Il signe ses forfaits d’une carte de visite au nom de « Monsieur Smith ». Le surperintendant Strickland est chargé de l’enquête. Ses investigations le conduisent rapidement dans une pension de famille (au 21 Russell Square) où se cache le coupable. Il n’aura alors de cesse de le démasquer parmi les locataires."

Quel plaisir divin que d'entamer la lecture d'un roman policier à la Agatha Christie qui n'est, pour une fois, une triste traduction de la langue de Shakespeare! En outre, vous pensez bien qu'on se rapproche dangereusement de l'orgasme cérébral quand on sait que l'auteur de ce petit bouquin vient de notre plat pays!

Et comme les chevilles qui gonflent avant la lecture, c'est toujours dangereux, nous n'en fûmes probablement que plus intraitables avec ce brave S-A (puisse-t-il nous pardonner de sa tombe un jour)... C'est d'ailleurs surement pour cette raison trouble que nous fûmes un tantinet déçue de son roman.

Indubitablement, il s'agit d'un chef-d'oeuvre en matière d'intrigue. Stanislas maîtrise le menage en bateau avec beaucoup d'aisance et nous laisse dans une purée de pois du début à la fin. À cela s'ajoute ce flegme anglais et ces bonnes manières britanniques qui nous ravissent et nous voilà conquise, narrativement parlant, du moins. En effet, au niveau de la forme, il subsiste malheureusement certaines coquilles ainsi que quelques incohérences qui nous font froncer de temps en temps les sourcils et nuisent à la bonne compréhension du roman.  

Lui pardonnera-t-on cet écueil? Etant donné qu'il a 72 ans de bons et loyaux services derrière lui, je pense qu'on ne lui en tiendra pas rigueur et qu'on oblitèrera ce petit désappointement en faveur des aspects positifs qui sont pour le moins plus nombreux.

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Habit(u)ation


Du 08/11 au 12/11/2011 au Théâtre National, 
111-115 Boulevard Emile Jacqmain à 1000 Bruxelles. 

Les prix oscillent entre 10 et 19 €.

De Anne-Cécile Vandalem

Mise en scène : Anne-Cécile Vandalem

Avec: Brigitte Dedry, Véronique Dumont, Alexandre Trocki et, en alternance pour le rôle d’Anni, Epona Guillaume et Chloé Résibois

"Si l’on plonge une grenouille dans de l’eau bouillante, elle s’échappe, aussitôt. Par contre, si on plonge cette grenouille dans de l’eau froide progressivement portée à ébullition, elle manque alors de vigilance, elle s’engourdit peu à peu et finit par mourir, ébouillantée. C’est là, le concept d’Habit(u)ation. A travers les yeux d’Anni Sennes, une fillette de sept ans, Habit(u)ation donne à voir le destin mystérieux d’une famille rongée par l’immobilité que la seule perspective d’un voyage suffit à maintenir en vie. Mais que se passera-t-il lorsqu’Anni prendra conscience que ce voyage est une chimère ?"


Habit(u)ation en deux phrases? C’est une pièce apocalyptique au décor époustouflant qui vous oppresse, vous compresse, vous intrigue… du début à la fin. En fait, c’est un spectacle à couper le souffle, tout simplement.

Certes, celui-ci n’est pas des plus réjouissants. Vous assistez, impuissant, à la déchéance d’une famille dont les membres, se complaisant dans leur vie monotone et vide de sens, ne sont que laids simulacres d’eux-mêmes qui ne se rendent pas compte de ce que leur égocentrisme aveugle engendre. Parmi les trois adultes, une petite fille qui parle peu mais dont les rêves volent en éclats, parfois même avant d’avoir été formulés. Un petite fille qui décide de mettre fin, une bonne fois pour toutes, à ce malheur ambiant qui les écrase, cette pesanteur qui les oppresse, les alourdit, les avachit, les déshumanise en abolissant tout simplement les frontières qui les encombrent, une par une… Une petite fille qui veut les libérer de leur condition, ce train-train quotidien induit par les murs sécurisants de leur habitation, en commençant par s’occuper de son poisson rouge qui ne nage plus en rond.

Anne-Cécile Vandalem n’y va pas avec le dos de la cuillère. Dans un décor hautement travaillé, grâce à des machineries bien organisées, elle fait se mouvoir des personnages pour le moins singuliers qui tournent en rond, lions enfermés dans leur propre cage. Au fur et à mesure, la situation tortueuse se détend, les événements s’enchainent, la lenteur se meurt, l’allégorie prend place et l’absurde aussi. L’homme est alors doucement englouti par ses propres aberrations pour retourner à son état primaire et ne faire qu’un avec la nature.

Fièrement philosophique et poétique, la pièce n’offre certainement pas une interprétation ou un message clairs et explicites mais bien une constellation d’indices et de métaphores qu’on décortique avec un plaisir non dissimulé et il y a fort à parier que les acteurs, au jeu pour le moins complexe et délicat, aussi !

Plus d'informations sur le site du Théâtre National.

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What's your number?


"Ally voit sa vie toute chamboulée lorsqu’elle apprend via un article de presse que les femmes ayant eu plus de 20 partenaires sexuels ont toutes les chances de rester célibataire toute leur vie. Après avoir listé l’ensemble de ses Ex, Ally commence à perdre l’espoir de se marier un jour. Elle fait le serment de ne pas dépasser “son chiffre” (19), et sollicite l’aide de son voisin pour retrouver l’Ex de sa vie..."

Une petite comédie sans prise de tête et que la débilité notoire rend, somme toute, plutôt drôle et hautement divertissante. 

Bien sûr, Anna Faris a toujours la même tronche de cake oxygénée mais remplit plutôt bien son office! En effet, le déficit visuel mis à part, le film y gagne en vraisemblance car, comme nous le savons tous, la nature n'est pas toujours juste et la perfection physique en tout point est encore un luxe que tout le monde ne peut se payer. Offrant une image moins inaccessible que d'autres bimbos, elle se glisse avec aisance dans la peau de la jeune blonde américaine typique qui s'inquiète de sa vie sentimentale, lit Marie-Claire, veut se fondre dans la masse et épouser la norme et qui est plus influencée par ce que disent ses copines que par ses convictions personnelles... Bref, le rôle lui va comme un gant! En outre, Chris Evans est tout simplement parfaitement bâti pour faire baver les plus frigides et son petit air d'éternel ado en baggy aux airs un tantinet torturé (mais pas trop) ne nous laisse pas de marbre.

Si vous êtes d'humeur Conte de fée et Happy End, le film vous enchantera probablement car il est bien construit (pour une comédie romantique suivant le même carcan que les mille-et-une précédentes) et ce malgré la prévisibilité extrême des événements. Bon, il faut évidemment vouloir jouer le jeu et le voir sans en espérer une once d'intellectualisme mais ça, je pense qu'au synopsis, tout le monde l'avait compris, non?

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09/11 - La source des femmes


"Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n'apportent pas l'eau au village."

L'égalité des sexes par la privation? Pourquoi pas, après tout! 


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Fée un voeu


Du 29/10/2011 au 08/01/2012 au TTO dans la Galerie de la Toison d'or à 1050 Bruxelles ou au Théâtre Molière.
Les places sont de 10 à 16 €.

De Jean-Luc Fonck

Mise en scène : Nathalie Uffner

Avec Camille de Leu et Odile Matthieu

"L'empereur du calembour géant est de retour avec un conte de fée musical pour les enfants. Partant d'un constat réjouissant (l'affection des enfants pour ses chansons), Jean-Luc Fonck a écrit cette jolie histoire de Camille, une petite fille qui croit que l'on peut être heureux à coup de vœux et qui découvre que la réalité est un peu plus complexe. Que si l'on a tout, on tue le désir. Que si on est seule à être heureux, ça ne sert à rien. Jean-Luc Fonck nous démontre qu'une comédie musicale, cela peut faire beaucoup de bien aux oreilles et au cerveau, être poétique et exaucer un vœu important: nous faire passer le plus féerique des moments."

De deux choses l’une, si vous avez une très manifeste aversion pour les enfants et/ou aucune affinité avec l’humour fonckien, vous n’avez pas intérêt à mettre les pieds au TTO pour assister à « Fée un vœu ». Par contre, si vous aimez Sttellla et/ou que vous avez des enfants, vous avez tout intérêt à d’ores et déjà réserver vos places pour le mois de décembre car vous risquez fort d’apprécier cette création à la mise en scène signée Uffner ! 

Tout commence avec Camille, une petite fille qui s’ennuie et voudrait bien que sa vie soit plus chouette. L’actrice au doux nom de - tiens ! – Camille entre en poussant la chansonnette, le sourire aux lèvres et la jupette à volants virevoltant dans tous les sens. Energique et pleine d’enthousiasme, son ton enfantin et ses paroles un peu simplistes touchent sans conteste le public cible mais qu’en est-il des adultes ? En ce qui nous concerne, nous nous contentons de sourire face à ces lieux communs couverts de manière naïve. Pensant nous retrouver devant une comédie musicale parlant tant aux enfants qu’aux adultes, nous restons, c’est vrai, quelque peu perplexes.

Fort heureusement, Madame la Fée arrive pour pimenter le babillage acidulé de la demoiselle et voilà qu’on sent que la pièce décolle. De jeux de mots en clins d’œil, de belgicismes en calembours, nous commençons franchement à l’apprécier ce conte de fée et nous laissons dès lors tranquillement porter par cette gentille historiette qui nous est racontée. 

Les chansons sont sympathiques sans être transcendantes (surtout lorsqu’on connaît un peu le répertoire de Jean-Luc Fonck qui a une marque de fabrique toute personnelle), le décor et les costumes sont bien pensés mais le plus savoureux est sans conteste la fin qui est non seulement participative mais aussi inattendue ! Notre seul regret sera donc l’ambivalence du personnage de Camille qui témoigne d’une ostensible niaiserie puérile en totale contradiction avec son vocabulaire parfois plus adolescentesque… Peut-être que nous ne sommes plus dans le coup mais personnellement, étant petite fille, nous ne trouvions pas tout « excellent, quoi ! ». Question de génération, sans doute.

Pour plus d'infos, allez voir sur le site du TTO!

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Marie-Dominique Porée-Rongier - Les expressions idiomatiques



"Qui n'a pas ri de l'expression« Sky, my husband ! », version littérale de l'intraduisible exclamation française :« Ciel, mon mari ! »? L’idiotismedésigne ces façons de parler particulières, spécifiques à chaque langue, chaque culture nationale disposant des siennes. On parle ainsi de gallicisme en français, d’anglicisme pour l’anglais, de germanisme pour l’allemand, d’italianisme pour l’italien, etc. On ne saurait stricto sensu les traduire sans les trahir, tant elles collent à la réalité du pays : sait-on que l’expression « lune de miel » vient de l’anglais honeymoon? Ainsi, tandis que les Français chercheront la petite bête, les Anglais eux chercheront des poux sur la tête, nos amis hollandais iront chercher des clous à marée basse, tandis que les Espagnols tenteront désespérément de trouver un poil… dans un œuf ! On retrouvera dans ce petit livre des idiotismes français, régionaux, mais aussi anglais, allemands, espagnols ou italiens… expliqués et comparés, avec verve et humour !"

Voilà un tout petit livre qui s'emmène partout et c'est fort pratiquepour toutes les amatrices de micro-sacset les adeptes du tout dans les poches!

Pourtant, si on y apprend moult choses sur les expressions idiomatiques, il n'empêche que la déception est tout de même de mise en raison d'une lacune au niveau des explications étymologiques mais aussi d'une manque de rigueur concernant la relecture et l'uniformisation de l'ouvrage. C'est dommage car l'idée était vraiment bonne et Marie-Dominique, malgré son nom pourri, pleine de bonne volonté et d'enthousiasme! Et même si on a tendance à nous rabâcher les oreilles avec l'hypocrite expression "c'est l'intention qui compte", ce n'est pas toujours le cas... Et, à mon sens, un petit prix ne justifie pas un ouvrage bâclé.

Bref, c'est probablement mon côté perfectionniste qui parle, là. Ne vous sentez pas obligé d'écouter ces propos de psycho-rigide, tout le monde sait qu'en temps de crise, on se doit d'être plus souple... (ou pas, mais c'est un autre débat!).

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Dominique Pattuelli - Interview


Déjà jouée depuis mars 2010, d’abord à Namur puis à Spa, Happy Family sera jouée pour la première fois à Bruxelles au Varia, à partir du 8 novembre. Mais Happy Family, c’est quoi ? C’est une pièce italienne qui raconte l’histoire de deux familles qui se rencontrent. Pourquoi ? Parce que leurs enfants, Filippo et Anna, quinze ans, veulent se marier

Happy Family, c’est qui ? C’est Dominique Pattuelli, actrice diplômée de l’INSAS depuis 2001, bilingue et qui joue aussi bien en Italie qu’en Belgique. Avec Happy Family, elle a laissé de côté son rôle d’actrice pour s’occuper à la fois de la traduction et de l’adaptation du texte mais aussi de la mise en scène du spectacle, et offrir au public francophone cette pièce troublante d’Alessandro Genovesi…

Vous êtes comédienne depuis de longues années mais vous avez récemment mis en scène une pièce que vous avez vous-même traduite, qu’est-ce qui vous a poussé à passer de l’autre côté de la barrière?

À chaque fois que je fais de la mise en scène, parce que ce n’est pas la première fois, c’est toujours un texte d’abord qui me plait et puis que j’ai envie de faire découvrir. Et là, il se trouve que c’est un ami qui a écrit Happy Family, qui m’a donné le texte. Je l’ai lu et je l’ai adoré et, avant de le mettre en scène, je l’ai traduit. En fait, c’est lui qui m’a dit de le mettre en scène. Il l’avait mis en scène en Italie tout en jouant son propre rôle, j’étais d’ailleurs allée le voir, et comme il m’a dit « Vas-y, fais-le », j’ai accepté même si ça m’impressionnait beaucoup car il y a beaucoup d’acteurs. Petit à petit, j’ai trouvé les acteurs - j’ai généralement proposé les rôles à des gens que je connaissais -, j’ai fait un dossier pour avoir des subsides et puis je me suis lancée ! Au départ, je voulais jouer dedans puis je me suis rendue compte que ce n’était pas possible…

Ce n’était donc pas votre première expérience en la matière ?

Non, j’avais mis en scène en sortant de l’école deux de mes camarades, Hervé Piron et Elisabeth Mouzon, qui faisaient une formule un peu cabaret des textes d’un ami, Benoit, et ils m’ont demandé de faire l’œil extérieur et petit à petit la mise en scène. Ça s’appelait Gestion stratégique du ridicule, ça avait bien marché à l’époque. Puis après, il y avait dans Moulins à paroles d’Allan Bennett[1], un texte qui me plaisait, et j’ai demandé à mon compagnon de l’époque, Sébastien Hébrant, de me mettre en scène. Du coup, j’avais envie de le mettre en scène dans un texte masculin et on a finalement joué ces deux textes à Namur.

Comment décririez-vous ce projet ?

La pièce est une comédie italienne contemporaine qui parle vraiment de la vie. Tout le monde s’y reconnaît et c’est vraiment touchant, malgré l’aspect un peu « déglingué » par moment, il y a vraiment un regard très humain sur les choses. Moi ça me plait parce que ça ne vient pas « réinventer » le théâtre mais ça parle aux gens. C’est ça que j’ai essayé de transmettre. Ce n’est pas prétentieux, c’est vraiment très humain et c’est un peu comme ça que s’est aussi passé le projet. J’ai été chercher les acteurs parmi des gens que je connaissais… Par exemple, Sébastien et Audrey, on a fait le Jeune Théâtre National[2] ensemble; Gudule, on a fait de l’impro ensemble, Thomas, Marie et Marie-Sylvie aussi. Il y a une personne que j’ai prise sur audition, Hervé. Enfin, c’était à chaque fois des gens avec qui j’ai travaillé et avec qui je m’entendais bien. Au début, on ne savait pas qu’on allait être subventionné donc tout le monde est parti à l’aventure, pendant le projet j’ai su que j’allais avoir de l’argent mais le projet a été d’emblée basé sur le respect et la confiance.

Est-ce difficile de diriger des acteurs alors qu’on est soi-même acteur ?

Moi je trouve ça plus facile parce qu’avec les acteurs, ce qui est difficile c’est de leur trouver les choses qui vont les aider. Je pense déjà qu’un acteur doit être aimé. Moi je ne fonctionne pas sur la frustration en tant que comédienne donc je suis partie de ce principe-là avec mes acteurs. On a fait aussi beaucoup de travail : une lecture en juin, un moment avec chacun en novembre (et aussi avec le musicien, Lucka, qui joue un rôle dans la pièce). J’ai essayé de prendre vraiment le temps avec chacun, voir ce qu’ils avaient à proposer, comment ils voyaient le personnage, ce que moi je voulais… et puis on s’est mis à répéter. Donc, oui, je trouve ça plus facile en fait d ‘être comédien pour ce genre de pièce-là qui repose vraiment sur le jeu d’acteur. Ils ont besoin d’être mis en confiance.

Quels sont les défis à relever ?

Comme je voulais un peu de vidéo, ce n’était pas très compliqué mais je ne suis pas très technique, la vidéo, la lumière… Parce qu’a priori, je ne m’y connais pas du tout… Je dirais vraiment tout ce qui est technique, c’est ça qui m’angoissait le plus. Tant au niveau du jeu, des comédiens et du texte, j’étais assez sûre de moi, ça c’était compliqué… Mais je voulais vraiment qu’il y ait des images !

Ce n’est pas la première fois que vous jouez Happy Family, vous avez dû changer certaines choses ?

Oui. Là on va recommencer les répétitions pour nous adapter à la salle du Grand Varia car elle est beaucoup plus grande que notre salle initiale et c’est important pour les repères et le rythme des comédiens et puis j’ai dû changer un comédien car il n’était pas libre à ces dates-là, il avait déjà une tournée de prévue donc François Saussus a pris la place de Thomas Desmarez et il faut l’intégrer à l’équipe mais il n’y aura pas de souci, c’est une super équipe !

Vous disiez que vous avez reçu des subsides ?

Oui, j’ai reçu l’aide à la création mais c’est un premier projet. C’est bien, j’ai eu 22. 500 euros mais pour payer tout le monde c’est pas énorme et puis j’ai eu l’aide à la reprise pour Spa et le Varia.

Pensez-vous continuer dans la mise en scène ou préférez-vous le rôle de comédienne ?

J’aimerais faire les deux. Par exemple, Alessandro m’a donné une autre pièce. Je joue aussi en Italie et quand j’y suis allée en mai, lui était en train de faire le montage de son film (il s’est plus tourné vers la réalisation) et il m’a donné un autre texte qu’il a fait au cinéma et moi j’aimerais bien le traduire et le monter l’année prochaine au théâtre… Mais, encore une fois, c’est parce que c’est lui et que j’adore ce qu’il écrit. Si je devais écrire, c’est ça que je voudrais écrire…

Vous avez aussi fait de l’improvisation, il me semble. Avez-vous une préférence pour l’un ou l’autre jeu ?

Les bases sont les mêmes, après l’impro tire plus souvent sur le comique et est souvent dépréciée par les acteurs mais il y a plein de formes d’impro, longue ou courte, on s’en sert beaucoup pour les créations… Je ne ferais pas que de l’impro. J’aime bien enchainer les pièces de théâtre et l’impro c’est un peu comme la récré, même s’il y a une grande technique à avoir, c’est bien parce que ce sont des spectacles où on doit rien préparer, rien apprendre, on arrive et voilà ! Je ne peux pas dire que je préfère l’un ou l’autre mais si je devais choisir, je ne ferais que du théâtre mais comme je ne dois pas choisir… !

Est-ce que l’improvisation resserre un peu les liens entre les acteurs ?

Oui ! Je vous l’ai dit, c’est presque que par ce biais-là que j’ai connu mes comédiens. Je me rappelle quand j’ai fait Bingo, j’ai rencontré Frédéric Nyssen et il m’a conseillé d’auditionner pour l’Avare de Gildas Bourdet. Ca permet de rencontrer des comédiens d’autres écoles aussi. Souvent à l’INSAS on reste avec ceux de l’INSAS, c’est dommage ! Du coup, dans Happy Family, il y a plein de comédiens qui viennent d’écoles différentes : l’IAD, le Conservatoire de Liège…

Quels sont vos envies ou vos projets pour le futur ?

J’aimerais bien traduire la pièce qu’Alessandro va réaliser au cinéma, j’aimerais bien m’y mettre directement après Happy Family, négocier les subsides aussi parce que ça va prendre du temps puis je reprends deux mois dans Les trois sœurs [3] au Varia et en tournée et puis après je fais aussi un monologue sur Antigone et puis voilà… Je n’ai pas encore de projets pour la saison prochaine !

[1] Alan Bennett est britannique. Romancier, dramaturge, acteur, scénariste et réalisateur, il est l’auteur de Moulins à Paroles qui sont des monologues théâtraux.
[2] Le Jeune Théâtre National aide des artistes à entrer dans la vie professionnelle en organisant des rencontres entre ces artistes et des professionnels. À l’issue de ces rencontres, le JTN peut apporter un soutien financier.
[3] D’Anton Tchekhov, mise en scène par Michel Dezoteux, jouée du 10 février au 3 mars 2012 à 20h30 sauf les mercredis à 19h30 au Grand Varia.

Happy Family. Du 8 au 19 novembre 2011 au Grand Varia du mardi au samedi à 20h30, excepté les mercredis à 19h30


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