LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

Cyrano de Bergerac



Du 27/10 au 01/12/2011 au théâtre de la place des Martyrs, 22 place des Martyrs à 1000 Bruxelles. 

Les prix oscillent entre 9 et 16,50 €.

D'Edmond Rostand

Mise en scène : Daniel Scahaise

Avec: Delphine Bertrand, Denis Carpentier,Toni D’Antonio, Gauthier de Fauconval, Jaoued Deggouj, Dolorès Delahaut, Laurent Denayer, Christophe Destexhe, Jean-Michel Distexhe, Margaret Hermant, Stéphane Ledune, Julie Lenain, Bernard Marbaix, Sylvie Perederejew,Laurent Tisseyre…


!"Cyrano sera « débarrassé de ses paillettes, de ses plumes, de ses mots excessifs ». Pas pour une opération d’appauvrissement, mais au contraire pour « en retrouver la poésie, les sentiments, comme lorsqu’on dégage la toile d’un peintre de son cadre, pour mieux profiter du tableau »"

Cyrano, nous en sommes toutes un tantinet amoureuses. Tant d’éloquence, de panache et d’esprit… Cela ne peut que nous faire défaillir ! Ainsi, il est presqu'impossible de faire d'une telle pièce un fiasco car le génie de Rostand, qui se cache dans l'ombre de son protagoniste nasalement singulier comme ce dernier derrière la beauté de son rival, est tout bonnement inaltérable.

Un esprit tel que cette pièce pour la première fois jouée en 1897 est régulièrement remise en scène et rejouée, au plus grand plaisir des spectateurs. Preuve en est, d’ailleurs, que cette saison ne voit pas moins de deux Cyrano renaître : l’un aux Martyrs et l’autre au Public !

De cette interprétation, nous saluerons particulièrement les superbes costumes et les entrechats guillerets et nous apprécierons fortement le jeu de cette troupe à la motivation contagieuse et aux mouvements sémillants. Pas totalement convaincus, nous méditerons par contre sur le choix du décor minimaliste et sur l’intérêt de le débarrasser de ses paillettes mais, surtout, nous retiendrons ceci: la difficulté intrinsèque de cette pièce multiple, complexe et touffue et ce, tant au niveau de la déclamation pour les comédiens que de la compréhension pour les spectateurs. Cette réflexion, que nous nous étions déjà faite lors d’une interprétation précédente, nous pousse malheureusement à croire qu’il est judicieux voire nécessaire de lire le texte pour pouvoir en jouir et s’en réjouir pleinement… Et pour un genre comme le théâtre, c’est tout de même légèrement fâcheux.


Vous trouverez plus d'informations encore sur le site du théâtre!

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The Three Musketeers


"Charles de Batz-Castelmore est un jeune déshérité né en Gascogne. Il monte à Paris faire carrière afin de devenir mousquetaire. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Bientôt, Charles devient le 4e mousquetaire, connu sous le nom de d'Artagnan... Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche."

Il n'y a pas trente-six qualificatifs à apposer à ce film: outrageusement ridicule mais divertissant

Et il n'est pas improbable qu'il y ait un lien de cause à effet, tant un tel culot laisserait pantois et perplexe le spectateur le plus lambda (en somme, le grand fan de l'histoire de France en viendrait probablement à se pendre). 

Bref. Les seuls intérêts sont les suivants: voir de beaux minois, se vider intégralement le ciboulot et apprécier Orlando Bloom dans le rôle du méchant pirate de l'air. Pour ce qui est de l'adaptation alexandrine, Albert le cinquième mousquetaire et ses spaghettis étaient bien plus subtils, c'est dire!

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Lilicup


65 rue du Page - 1050 Bruxelles

Comment? vous ne connaissez pas Lilicup? Mais enfin! Est-ce possible? Cet établissement qui a ouvert il n'y a pas si longtemps, rue du Page à Ixelles, à deux pas de la place du Châtelain et qui a fait l'unanimité de tous les gourmands? Il va falloir remédier à cette lacune dans ce cas! Rassurez-moi, vous n'êtes tout de même pas passé à côté de cette mode culinaire anglo-saxonne qui nous envahit chaque jour un peu plus, c'est-à-dire ces charmants petits gâteaux à manger avec les yeux qu'on appelle doucereusement "cupcakes"? Parce que si c'était le cas, je me verrais dans l'obligation de vous demander d'où vous sortez et éventuellement vous conseiller un passage chez l'esthéticienne avant de mettre un pied hors de votre grotte...

Ces petits cakes surmontés d'un glaçage sont donc concoctés avec zèle et amour par les deux jeunes femmes qui ont fondé ce petit endroit aussi cosy que mini... Il est donc fortement déconseillé d'y organiser des sorties scolaires car vous risqueriez de vous retrouver à manger votre gourmandise sur le trottoir. Par contre, vous pouvez toujours les prendre à emporter et même passer commande au préalable!

Cerise sur le gâteau (oh,oh,oh), la carte est riche et épanouie au point qu'il est difficile de ne pas trouver son bonheur: des cakes vanille, chocolat, pistache, banane, carottes, spéculoos, etc. sont généreusement munis d'un coeur au citron, au chocolat, au caramel, à la framboise, à la griotte... et surmontés d'un succulent glaçage à la vanille, à la violette, à la noix de coco, au chocolat, au café, au spéculoos, au cream-cheese ou à la rose (et j'en passe et des meilleurs). En outre, si leur spécialité reste le cupcake, Lilicup vous offre aussi tarte, cheesecake, gâteau, cookie, square, scone (servi chaud avec de la crème épaisse et de la confiture de framboises)... Enfin, toutes leurs pâtisseries sont fraiches du jour et les ingrédients sont choisis avec soin et délicatesse. De quoi faire rêver tous les fines bouches et tous les fans de douceurs!

Comme je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher d'aller y faire un tour dès que l'occasion se présentera, je n'ai plus qu'un seul conseil à vous donner et c'est celui-ci: quand il y a un peu de place dans cette boutique de conte de fée, profitez-en pour déguster votre cupcake avec l'une de leurs boissons à la carte! Des boissons froides (limonade artisanale Elixia, jus frais, jus bio et ice-tea du jour) aux boissons chaudes (café Chokotoff, véritable chocolat chaud et son marshmallow, jus de pomme chaud à la cannelle et au gingembre, masala chaï artisanal au lait végétal et thés), vous avez l'embarras du choix et ce n'est que du bon!

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Clara Dupont-Monod - Nestor rend les armes


« Lui, c’était un homme d’excès. Un homme qui n’avait pas peur des outrances, prêt à vivre avec un corps et une mémoire démesurés. Il mangeait trop, dormait en criant, ne passait pas les portes et ne faisait aucun effort pour se lier. »

Nestor n'est pas comme tout le monde et il est difficile de ne pas le remarquer. En effet, Nestor est obèse. Mais il ne l'a pas toujours été. Se nourrir le rassure, comble ce vide qu'il ne peut souffrir, ce trou béant qui défigure sa poitrine bien plus que l'amas de graisse accumulée n'a pu l'enlaidir. 
La nature de ce vide? Un mystère qui se dissipe peu à peu au fil des pages laissant entrevoir des parcelles d'une terrible tragédie humaine et familiale

Mais aujourd'hui, il n'est plus question de se battre ou de se barricader derrière son propre corps. Après avoir vécu en pilote automatique de longues années durant, il a suffi d'un événement infime, d'une réflexion, d'une révélation, et tout bascule. Et parce que face aux inévitables changements et aux situations inextricables, il n'y jamais qu'une seule possibilité, Clara Dupont-Monod nous en offre pas moins de trois...

Nestor rend les armes n'est pas un livre long qui se complaint dans l'attente et l'inaction. En peu de mots et peu de pages (117 seulement), l'auteur a vite fait de nous dépeindre la situation de cet homme aux rituels alimentaires et quotidiens pour le moins peu communs. Son écriture directe et simple va droit au but et le roman, parsemé de beaux mots, se laisse lire très rapidement.

Concept intéressant, il en résulte néanmoins que sa plume froide et descriptive a un côté parfois trop tranchant qui nous empêche d'adhérer pleinement au récit. Nestor est là, oui, mais un peu flou et son côté irrationnel, même s'il s'explique, reste quelque peu abscons et infantile. Bref, il touche ce bonhomme mais ne nous parle pas, ne se lève d'entre les pages pour nous narrer son vécu.

En outre, l'idée des trois dénouements aurait été bien plus aboutie si ceux-ci avaient été de même longueur. En offrant un telle disparité, Clara Dupont-Monod ne nous laisse pas le choix, nous aiguillant d'emblée vers la fin la plus longue parce que plus complexe, plus vivante et plus... relatée, tout simplement. Parce qu'on a besoin de s'immiscer dans la vie, dans la peau, entre la chair des personnages pour pouvoir les sentir vivre et les libérer de leur fadeur de papier, l'originalité littéraire qu'elle fait miroiter ne restera jamais qu'illusoire et c'est regrettable.

Remercions toutefois PriceMinister pour cette lecture des plus intéressantes (bien qu'imparfaite).

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Nathalie Uffner - Interview


Voilà quinze ans que Nathalie Uffner est à la tête du TTO à Ixelles. Le but ? Un théâtre totalement dédié au rire et à la comédie. Mais… Comment travaille-t-elle ? Comment choisit-elle ses spectacles? Enquête sur le terrain !


Pouvez-nous nous rappeler quelle est la ligne de conduite du Théâtre de la Toison d’or ?


En fait, les spectacles sont axés essentiellement sur le divertissement mais le divertissement au sens large. Donc, il faut que ça puisse me plaire mais que ça plaise à d’autres gens. Bon, il est clair que, comme je suis la directrice artistique, ça passe évidemment par mes goûts personnels mais ils sont assez larges. Mes goûts ne sont pas limités qu’à Sébastien Ministru !

Pensez-vous avoir créé une vraie niche au niveau théâtral?

En tout cas, je crois qu’on a créé, que j’ai créé, un théâtre avec une identité. C’était difficile au début quand on l’a créé il y a quinze ans, on s’est dit : « Quelle identité lui donner ? » et comme moi, à l’époque, j’étais plutôt axée sur la comédie, c’est ça que j’avais envie de faire et je me suis dit « Ok, on y va et on fonce ». Et puis, je me suis entourée de gens pour qui j’avais de l’estime ou de l’admiration ou dont j’aimais le travail et maintenant, ce qui est génial, c’est que je découvre de nouveaux artistes qui correspondent à mes goûts humoristiques et théâtraux et qui, en plus, me correspondent intellectuellement parce que l’humour est toujours lié à du contenu et ne doit pas être creux et sans intérêt.


En quoi la programmation de la saison 2011-2012 diffère-t-elle de celle des années précédentes ?

Le début de la saison commence fort parce qu’on accueille deux spectacles avec deux jeunes nouveaux humoristes. Que ce soit Walter ou Alex Vizorek, ils n’avaient jamais beaucoup joué. Ils ont commencé, il y a un an, un an et demi, mais, pour moi, ce sont deux jeunes humoristes et je trouve ça assez excitant de se dire que ce sont deux jeunes nouveaux mais que ça marche. J’ai évidemment beaucoup de demandes mais, instinctivement, je me dit : « Lui, oui. Lui, non »… Mes goûts sont très subjectifs, en fait…
Donc cette saison se caractérise vraiment par ça, parce que je prends des risques, j’accueille deux nouveaux. Par la suite il y a pas mal de reprises comme « Cendrillon, ce macho ! » ou « Antoine Guillaume assume » mais à partir de décembre la saison redémarre avec des choses nouvelles.

Pouvez-vous nous présenter rapidement les comédiens à l’honneur cette année ?

Il y a donc Walter et Alex, les nouveaux. Il y a Antoine Guillaume, qui est vraiment une figure habituée du TTO puisqu’il a joué dans quasi toutes les pièces de Sébastien Ministru. Puis j’ai beaucoup travaillé avec lui, on a joué ensemble, il fait vraiment partie du noyau dur du TTO. Il y a Laurence Bibot, Sébastien Ministru, il y a Olivier Massart, qui est un ami pour lequel j’ai beaucoup d’estime (et pour son travail de comédien et comme metteur en scène), qui met en scène une pièce avec plein de jeunes acteurs qui n’ont jamais joué au TTO. Et puis il y a Dominique Bréda, qui avait déjà écrit « Emma » et « Purgatoire », qui crée une nouvelle pièce, « Do Eat », dans laquelle joue Julie Duroizin qui est aussi une personnalité marquante du TTO. Jean-François Breuer qui est aussi une figure marquante de la Toison d’Or et puis on accueille Claude Semal, qui n’a jamais joué au TTO, qui a souvent joué au Théâtre Le Public et qui avait créé son propre café-théâtre il y a des années. Enfin, on rempile avec « Les monologues du vagin » mais dans une version différente puisqu’elle est axée plutôt sur les femmes africaines.

Comment choisissez-vous les créations mises en scène au TTO ? Allez-vous chercher les artistes et les auteurs ou sont-ce eux qui vous proposent spontanément des projets?

C’est un mélange des deux. Ça peut aller de quelqu’un qui propose quelque chose et je vais accepter, une pièce que je vais voir – par exemple, il y a une pièce que j’ai été voir il n’y a pas longtemps, « la vie c’est comme un arbre », c’est une troupe de comédiens marocains qui ont fait un spectacle sur l’immigration de la première génération à la deuxième génération ici en Belgique, et j’ai vraiment craqué – du coup, je les prends l’année prochaine, même s’ils n’ont pas beaucoup joué. Je fais appel à mon instinct et puis alors, par ailleurs, je suscite des projets. J’ai dit à Dominique Bréda : « T’as pas envie d’écrire une pièce sur le rapport qu’on a avec la nourriture ? » et le sujet l’a inspiré, du coup, il a écrit une pièce. Donc ça va entre moi qui suggère ou qui vais voir des pièces et qui décide de les faire venir. À chaque fois c’est un risque et je ne sais pas ce que ça va donner, mais pour l’instant, je touche du bois, ça donne bien !

Est-ce que le Belge se vend bien en général, ici, en Belgique ?

Oui. C’est culturel. Ça l’a toujours été. Il y a toujours eu des artistes qui revendiquait leur belgitude et je crois que le folklore, c’est quelque chose qui plait !

Vous étiez un théâtre privé et vous recevez maintenant des subsides, cela a-t-il une incidence sur votre choix de spectacles ?

Non parce qu’on garde une certaine liberté, on n’a pas un contrat-programme qui nous limiterait beaucoup plus. Là, nous avons une convention, c’est une aide mais on reste, par ailleurs, privé. Ça ne couvre pas nos frais et ça ne couvre pas les salaires des comédiens donc c’est normal de se revendiquer encore privé mais c’est déjà formidable, par rapport à là d’où on vient !

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26/10 - The Ides of March


"Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment..."

Je le confesse, je n'ai que trop peu vu de films dirigés par Mister Nespresso et je me sens fautive! En plus, la référence latine, le sujet et le suspense haletant de la bande-annonce sont, je trouve, assez accrocheurs, reste à voir ce que donne le reste!


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Un monstre à Paris


"Paris, 1910. Une terrifiante créature sème la panique sur la capitale. Emile, un timide projectionniste de cinéma, et Raoul, un inventeur exubérant, se retrouvent propulsés dans la chasse au monstre qui hante Paris. Une épopée virevoltante qui mène sur leur route une chanteuse de cabaret au grand coeur, un savant excentrique secondé par un singe, un inspecteur aux dents longues. Cette étrange créature est-elle vraiment si dangereuse que ça ? Et si au fond, derrière ces apparences trompeuses, le véritable monstre n’était-il pas celui qu’on croit.." 

Un monstre à Paris est aussi agréable que je l'espérais. De superbes dessins, un Paris plein de charme, une histoire mignonne à souhait, des personnages attachants et des événements et répliques qui, s'ils ne font pas rire, font au moins sourire. Mon seul reproche est en réalité au niveau musical. Je vous rassure tout de suite: M et Vanessa Paradis ne sont pas en dessous de tout, que du contraire! Leur duo est monstrueux (oui, c'est pourri, j'assume) mais le pauvre se sent malheureusement un peu seul... 


En effet, cette alchimie intense se diffuse et le film s'envole, se noie dans la mélodie et les notes qui résonnent dans notre corps tout entier sont insurmontables, occasionnant une sorte de gêne à devoir rester tristement assis sur son siège. Cet effet pour le moins spectaculaire nous laisse espérer qu'il sera suivi d'autres grandes interprétations communes mais ne comble malheureusement pas nos attentes. Ainsi la magie singulière des bonnes comédies musicales s'en va presque aussi vite qu'elle n'est apparue, nous laissant avec des protagonistes certes sympathiques mais n'ayant visiblement pas le coeur à pousser la chansonnette. 

D'aucuns diront que Vanessa chante pourtant plus d'une fois et ils auront raison mais, malgré sa jolie voix, seule, elle ne produit pas le même effet...

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I Don't Know How She Does It


"Kate est mariée, a deux enfants et un job épuisant. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, elle jongle avec un emploi du temps de ministre pour concilier son travail, l’éducation de ses enfants et sa vie de couple."

Comme il fallait s'en douter, le film n'est ni une bonne ni une mauvaise surprise. Il est agréable à regarder mais pas tellement surprenant ou innovant par rapport à la bande-annonce, comme c'est trop souvent le cas à l'heure actuelle. Lancer l'idée de ne créer que les bandes-annonces serait d'ailleurs à méditer : moins de boulot pour les scénaristes, moins d'argent dépensé à tout-va et l'opportunité pour le spectateur de partir d'une série de scènes qui planteraient le décor pour développer l'histoire et son imagination - qui semble parfois s'être fait la malle au profit d'une Magic Box vers la sixième année d'existence - à sa guise... (By the way, n'y pensez même pas, j'appose d'ores et déjà un copyright sur cette brillante idée!).

Quoiqu'il en soit, la seule originalité (à savoir la distanciation créé par les pseudo-interview des personnages intercalées tout au long du film) aurait pu être pleine de potentiel si elle n'avait pas essentiellement véhiculé des idées manichéennes, stéréotypées ou sexistes. Parce que too much is te veel, il aurait mieux valu, selon moi, éviter certains excès!

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27/10 - 01/12 - Cyrano de Bergerac - Théâtre de la place des Martyrs



"Cyrano sera « débarrassé de ses paillettes, de ses plumes, de ses mots excessifs ». Pas pour une opération d’appauvrissement, mais au contraire pour « en retrouver la poésie, les sentiments, comme lorsqu’on dégage la toile d’un peintre de son cadre, pour mieux profiter du tableau »"

Il est de ces pièces dont on ne se lasse jamais...

Du 27/10 au 01/12 au théâtre de la place des Martyrs, 22 place des Martyrs à 1000 Bruxelles. Les prix oscillent entre 9 et 16,50 €.

Vous trouverez plus d'informations encore sur le site du théâtre!

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L'atelier de la truffe noire


300 avenue Louise - 1050 Bruxelles.

Pour continuer sur l'avenue Louise et ses restaurants gastronomiques, nous avons (enfin!) été faire un petit tour du côté de l'Atelier de la truffe noire. Depuis le temps qu'il nous titillait celui-là, nous pouvons sans conteste affirmer qu'il n'est pas trop tôt (mais jamais trop tard, dixit le dicton, c'est ça qui est bien!).

L'établissement est petit et nos rêves de terrasse sont rapidement réduits en bouillie par les trois (seules) tables occupées... Résignées, nous nous installons à l'intérieur et inspectons la carte qui offre, tout de même, pas mal de choix. Quelques suggestions (qui changent, apparemment, en fonction des saisons), et une bonne trentaine de possibilités nutritives allant de l'entrée au dessert. Parmi leurs ingrédients fétiches se situe, bien sûr, en première place, la truffe que l'on retrouve à toutes les sauces: huile, crème, pâtes, salades... Elle n'est pourtant pas omniprésente, au grand soulagement de ceux qui sont gourmets mais pas jusqu'au-boutistes et qui n'apprécient pas particulièrement ce fin mets au prix exorbitant. Pour ceux qui, à l'inverse, sont des fanatiques de ce champignon, il est tout à fait possible d'adjoindre de la truffe à tous les plats de la carte, moyennant, toutefois, un supplément (et vous n'aurez pas la crémière au service). 


Allant du carpaccio au homard belle-vue en passant par le sashimi de thon assaisonné, la charcuterie italienne, les brochettes de poulet et les oeufs brouillés (aux truffes, quand même!), les prix oscillent entre 14 (pour la soupe) et 50 euros (pour le mystérieux "festin royal"). Bref, il est tout à fait possible de trouver chaussure à son pied, pour le peu qu'on ait prévu d'y mettre le prix.

Délaissant les plats, nous prenons seulement une entrée, ce qui s'avère être un choix judicieux au vu de l'été indien qui nous assaillit soudainement ces derniers jours. Très correctes, ces entrées ne nourrissent peut-être pas leur homme mais elles ont l'avantage de nourrir leur femme et ont le bon goût d'être excellentes et bien présentées. Nous hésitons presque à les encadrer au lieu de les attaquer. Nous nous décidons tout de même à piquer la bête et ne le regrettons pas: le homard est délicieux de tendresse et de simplicité!

Toutefois, le bruit provenant de la cuisine, ouverte sur la salle, nous rappelle amèrement notre soleil manqué et le service est inégal: alors 
qu'un serveur est enthousiaste et souriant, l'autre parle si bas que nous l'entendons à peine... Et c'est pressées de retrouver le beau-temps qui n'est que trop rare dans notre plat-pays que nous ne nous attardons pas dans le restaurant.


Quoi qu'il en soit, l'atelier de la truffe noire: une opération gustative réussie, malgré les petits désagréments!

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Les Géants


"Comme chaque été, délaissés par une mère de plus en plus absente, Zak, 13 ans, et Seth, 15 ans, se retrouvent seuls et sans argent dans la maison de campagne familiale. Dégoutés, ils s’attendent encore une fois à passer des vacances de merde. Mais cette année-là, ils rencontrent Danny, un ado déluré du coin. Ensemble, en pleine crise de rébellion et blindés de leurs certitudes, ils vont explorer un espace de liberté insensé et commencer enfin la grande et périlleuse aventure de leur vie."

Les géants ne sont pas si grand(iose)s que ça. Ce sont des mioches qui n'ont vraisemblablement pas hérité de la famille la plus psychologiquement saine qui soit. De ce fait, livrés à eux-mêmes, ils répètent le schéma pathétique de l'ado en pleine crise mais sans personne pour les guider, les gronder ou même leur offrir un peu d'affection. Trop vieux pour apprécier une activité simple comme regarder des films, lire un peu ou jouer au foot ou au Monopoly mais trop jeunes pour comprendre qu'on en revient toujours à ces activités, une fois qu'on s'est acquitté le plus sérieusement du monde de toutes les conneries qui peuvent nous passer par le crâne, ils passent le temps en essayant visiblement de transgresser le plus de lois possibles en un temps record et nous, nous les observons en spectateur externe et parfois perplexe. Accumulant les idioties, ils s'enfoncent lentement mais sûrement dans une situation aussi merdique qu'inextricable pendant que nous continuons à les contempler sans broncher...

Un film très cru, très belge, contemplatif et brut qui plaira probablement aux uns mais qui laissera totalement vides les autres. Ceux-ci auront dès lors tôt fait de pointer l'absence de moralité ou de message clair et l'indéniable lenteur qui accompagne cette histoire belge un peu sordide mais surtout relativement triste (voire pitoyable si vous avez jamais été un ado à problèmes ou à famille peu recommandable). Enfin, quoiqu'il en soit, tous s'accorderont toutefois sur le "musicalement très agréable". The Bony King Of Nowhere, une révélation? Fort possible!     

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The Noisettes - Never forget you


Ils auraient pu s'appeler The Noix de Pécan où les Petits Bruits mais non, ils ont préféré ce doux nom aux consonnances plus sphériques: Noisettes. Ils ce sont les britanniques Shingai Shoniwa ( qui s'occupe du chant et de la guitare basse), Dan Smith (qui chante aussi et joue de la guitare) et Jamie Morrison (le brave batteur qu'on ne voit presque jamais). Leur premier album "What's the Time Mr. Wolf?" date de 2006 (cinq ans déjà!) mais ce sont les chansons "Don’t Upset The Rhythm" et "Never Forget you" enregistrée sur "Wild Young Hearts", album sorti en 2009, qui leur assura un franc succès.

Si la première est un vrai hymne à la joie sur laquelle vous danseriez bien en passant l'aspirateur tous les dimanches, la seconde offre un peu plus de profondeur émotive sans pour autant être déprimante comme peuvent l'être certaines chansons au rythme lent et aux paroles presque suicidaires. Shingai a une voix pleine d'arc-en-ciels, ses accents blues et jazzy sont divins et, vraisemblablement, elle a la musique en elle (pour certains, c'est le Tigre, chacun son truc, comme dirait l'autre). Son talent allié à de bons musiciens qui savent ce qu'ils font, forcément, ça donne un travail d'équipe plutôt réussi. Et ce ne sont pas les petits jeux vocaux et instrumentaux qui ponctuent la chanson qui viendront nous contredire, bien au contraire!





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19/10 - I Don't Know How She Does It


"Kate est mariée, a deux enfants et un job épuisant. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, elle jongle avec un emploi du temps de ministre pour concilier son travail, l’éducation de ses enfants et sa vie de couple."

Honestly, I Don't Know How They Do It But It works. Voilà une énième comédie familiale américaine prévue cette semaine et rien qu'à voir la bande-annonce, on se sent pousser par une envie irrépressible: celle d'aller voir ce que ça donne, des fois qu'on passerait un bon moment "détente" devant ce largage de lieux communs qui font pourtant toujours marrer.

À la grande question du pourquoi? Je n'ai qu'une seule réponse: pour la même raison que Bruxelles pullule de restaurants italiens depuis 20 ans... Ce type de film, c'est un peu comme les pâtes, on en bouffe à toutes les sauces et on s'y habitue tellement, qu'à la longue, même quand on sort, on va bouffer chez les méditerranéens du coin... Personnellement, j'ai réussi à exorciser l'obsession "pastienne", par contre, en ce qui concerne les comédies stéréotypées du nouveau continent, j'ai encore un peu de travail à faire...

Soit, voilà ladite bande-annonce qui nous donne à la fois envie de nous pendre le jour où notre horloge biologique sonnera et de crier à Kate Sarah Jessica Parker : "Les poux, c'est parce que tu le vaux bien!". Enjoy!

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Alex Vizorek - Interview


J’ai lu dans le programme de votre spectacle que vous aviez eu peur de vous lancer dans la comédie dès vos 18 ans mais… Comment en êtes-vous arrivé à choisir Solvay à la place, exactement ?

Disons que, à 18 ans, j’étais quand même assez gamin, comme les garçons le sont d’ailleurs à 18 ans – les filles savent parfois plus ce qu’elles veulent – et donc, je m’étais dit que j’allais choisir un truc compliqué, comme ça, si je ratais, c’était normal puisque c’était l’Unif et je choisirais un truc moins compliqué… C’est difficile de faire dans l’autre sens. Donc les trucs compliqués, ce sont Médecine, Solvay, Droit et Polytech. Polytech, trop de chiffres ; Droit, trop de lettres ; Médecine, il faut une vocation donc Solvay, un peu par défaut. Et très vite, j’avais envie de revenir dans tout ce qui est com’, images et tout ça, donc quand j’ai fini mes candi, j’ai été en journalisme. J’ai cumulé les deux, je réussissais une année et demie par an, j’avais toujours une seconde sess’… Ce sont des supers années que je ne regrette pas. À ce moment-là, ça m’était un peu sorti de la tête, enfin, jamais vraiment sorti mais, je ne savais pas ce que j’allais faire en fait…

Quand j’ai fini mes études, ma mère m’a dit : « t’as pas très envie d’être banquier ou journaliste, est-ce que t’as oublié le théâtre ? » et j’ai répondu : « non mais est-ce que tu vas m’aider ? » et comme je n’avais jamais raté, elle m’a soutenu et j’ai été à Paris. C’était spécial car tous mes copains « solvaysiens » commençaient à bosser alors que moi je devais gérer mon budget, assez serré.

Puis à Florent, en dernière année, j’ai rencontré Stéphanie Bataille qui donnait cours de One Man Show. Je sentais bien qu’en tant que comédien, j’étais ni meilleur ni moins bon que les autres, j’étais toujours dans les moyens et malheureusement, dans ce métier, c’est dur d’être moyen. J’ai compris au cours de One Man Show que la plus-value viendrait de l’écrit. J’ai commencé à travailler et jouer à Paris en scène ouverte. C’est très utile pour les jeunes humoristes : t’écris cinq minutes, tu vas, tu joues et si c’est pas bon, les gens te flinguent puisqu’ils ne viennent pas pour toi, donc tu rentres, tu travailles ton texte et tu reviens le lendemain. Tu peux vraiment beaucoup plus travailler en tant qu’humoriste que si tu rêves de jouer Tchekhov (chose que personnellement j’aimerais faire un jour) mais c’est difficile d’étudier Oncle Vania avec des potes en attendant qu’on te dise qu’on va te produire. En plus, j’avais pas la vocation de compagnie, j’ai déjà beaucoup de problèmes avec mes problèmes alors les problèmes des autres… Et voilà !

Vous parlez d’art mais n’évoquez pas forcément des figures connues de tous. Pensez-vous que ce soit pertinent de potentiellement aliéner certains spectateurs comme vous l’avez vous-même relevé ?

Aliéner ? Je le dis mais je ne le pense pas ! C’est pour ça que je tiens beaucoup à ma projection. Quand je parle de l’achrome, je veux qu’il soit derrière moi. Il y en a qui connaissent Manzoni, d’autres pas, certains croient que je l’invente, c’est gros, c’est rare mais ça arrive ! Et ceux qui ne le connaissent pas l’ont en arrière-plan donc, t’apprends qu’il y a un mec qui a fait un tableau blanc, moi, derrière, je fais une blague… Si tu le savais déjà, tu riras d’autant plus. Mais tu es bien obligé d’aller chercher dans un truc qui surprend les gens donc… la Joconde, oui, si on apprend un truc marrant sur la Joconde. Il y a des gens qui connaissent le lièvre mort, ce n’est pas une généralité mais c’est toujours marrant de le mettre… En fait, ouais, en fait, t’as raison, je cite pas trop des gens très connus… Ouais je fais Mahler, quand même… Mais, même Mahler ce n’est pas très connu donc c’est vrai, je ne fais pas des gens très connus mais ce n’est pas une volonté d’exclure, c’est simplement mon univers à moi, des trucs que j’ai découverts, qui m’ont intrigué, interpellé et donc, j’avais envie de voir ça avec le public. Après, c’est sûr que je les tourne tous un peu en dérision mais je ne juge pas. Je l’ai pas dit aujourd’hui mais « Mort à Venise » c’est un film que j’adore ! Ca n’empêche qu’en le voyant, je me suis dit : « Merde, ce type va quand même un jour parler ? ».

En un mot, quel était le but de votre spectacle ? Que vouliez-vous créer, exprimer ?

D’abord un moment de rire. Je sais bien qu’en tant qu’artiste, il faut avoir une vraie vocation, une volonté, un point d’accroche… Moi, je veux que mon point d’accroche, parce que je me suis choisi humoriste, ce soit l’humour. Ensuite, la finalité du spectacle, c’est désacraliser l’art. C’est vrai que Carré noir sur fond blanc c’était un véritable coup de pied dans la fourmilière à l’époque mais je peux quand même dire que tout le monde peut le faire, c’est pas grave. Il y a pas mal de sketchs sur l’art contemporain mais jamais avec les vraies œuvres. Ici on parle des vrais tableaux ! D’ailleurs, j’aime un peu me comparer à Lucchini car je l’adore et il part de quelque chose d’intelligent et il fait rire, moi je veux partir de faire rire et éventuellement, derrière, avoir un truc intelligent mais je n’ai pas la carrure, la connaissance ou la prétention d’expliquer. En revanche, si les gens veulent aller voir « Mort à Venise » dimanche, je serais très content !

Pourquoi le TTO ? L’initiative vient-elle de vous ou d’eux ?

Un peu des deux. Moi j’ai joué à la Vénerie, au Petit Chapeau Rouge et on a invité Nathalie qui a passé une bonne soirée et quelques mois après, elle m’a appelé pour savoir si elle pouvait reprogrammer le spectacle. Moi j’étais ravi parce que je crois que le public un petit peu « bobo » du TTO correspond assez bien à l’humour que je défends. En revanche, je n’aime pas exclure qui que ce soit, j’ai joué dans les cafés-théâtres et j’y prends autant de plaisir !

Etes-vous content de vous produire en Belgique ? Pensez-vous que le public belge est différent des autres ?

Je suis ravi et puis le public belge commence à me connaître un petit peu donc j’ai plus de légitimité. Quand vous n’êtes personne, on se demande si vous allez être drôle, quand on est Dubosc ou Gad Elmaleh, on est content parce que vous êtes là ! Maintenant, je suis un peu considéré avec Walter comme les nouveaux talents. La seule nuance c’est Paris/Province. À Paris, ils peuvent voir deux One Man Show par jour s’ils veulent donc ils sont très exigeants. C’est bien parce que tout le monde peut jouer mais comme il y a beaucoup de mauvais, le public parisien n’est pas évident.

Que peuvent faire les pauvres spectateurs qui vous auront raté au TTO?

Je vais avoir une tournée de Centres Culturels assez importante, je vais jouer dans une péniche, j’ai oublié le nom d’ailleurs, je vais jouer à l’Os à Moelle et puis j’aurai encore quelques dates… Tout ça se retrouve sur www.kingsofcomedy.be ou sur notre ami Facebook !

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Gnomeo & Juliet 3D


"Juliette est belle comme le jour et comme tous les Capulet...porte un bonnet rouge. Gnoméo est brave et comme tous les nains de la famille Montague... porte un bonnet bleu. Juliette et Gnoméo vont-ils pouvoir vivre leur amour au grand jour sous leur flamant rose en plastique préféré ? Voici la plus grande histoire d’amour jamais contée...avec des nains de jardin!"

Il n'y a pas à dire, ces nains de jardins sont fort bien faits de leur personne! Ils ont des formes exquises et "cromignonnes" qui donnent royalement envie de n'en faire qu'une bouchée. Comme ça doit probablement croquer sous la dent, toutefois, nous éviterons de nous y risquer.


Le concept intéressant et l'intertextualité avec le texte de Shakespeare ainsi que les divers jeux de mots qui en découlent sont les principaux atouts de ce film d'animation. En dehors de cela, c'est, il est vrai, divertissant mais sans être pour autant la révélation du siècle. La psychologie des personnages n'est que trop rarement approfondie (vous objecterez que des nains de jardin, forcément, ce n'est jamais très intelligent mais il n'empêche! C'est une excuse bien trop facile), le manichéisme un peu trop rigide et la cohérence de certaines scènes laisse parfois à désirer

Restez donc focalisés sur les aspects positifs (mignons, original et intertextuel) et vous serez ravis!

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Xavier de Moulins - Un coup à prendre

"Antoine Duhamel, trentenaire parisien, est marié, et a jusque-là vécu la précarité de son métier d’auteur dans le confort matériel, grâce au salaire de sa femme. Seulement, après dix ans de mariage, il fait l’amer constat que « notre couple sonnait comme tous les couples. Loin des promesses de nos débuts, nous étions devenus des déchets radioactifs: narcissiquement morts, spirituellement éteints, physiquement à l’abandon, psychologiquement ratatinés, affectivement ruinés, vautrés dans un confort de routine. » Père de deux filles, lassé de vivre dans le mensonge conjugal, il prend la décision de quitter sa femme. D’emménagement en garde alternée, la solitude va le confronter à ses deux filles et à une paternité jamais encore totalement assumée."

Au diable Vauvert a une caractéristique pour le moins plaisante: offrir une littérature contemporaine de qualité. La lecture d'Un coup à prendre ne fait que le confirmer. L'auteur nous offre principalement des considérations affectives et familiales, certes, mais qui parlent même à ceux qui n'en ont point. Et surtout une simplicité ainsi qu'une humilité tout simplement touchantes et tellement justes.

Cet affreux papa, comme se qualifie Xavier de Moulins, nous semble en fait plutôt sympathique. A l'inverse de Beigbeder qui, dans l'Amour dure trois ans, s'apitoie lui aussi sur sa vie sentimentale qu'il a saboté tout seul comme un grand, Xavier a un je-ne-sais-quoi qui l'humanise et nous empêche de le considérer comme un sombre crétin au cerveau purement libidineux.

Enonçant des vérités qui ne nous sont pas inconnues mais parfois difficiles à exprimer, son style franc et désabusé est finement travaillé sans être inutilement compliqué. Et c'est justement sans complexe que Xavier de Moulins nous livre la vie fragile d'Antoine à travers un récit sincère, subtil mélange entre pensées, remises en question, mésaventures paternelles et flash-backs et c'est à la fois triste, drôle, grave, pathétique, et tellement humain...

Pour les hommes qui ne savent analyser ce qu'ils ont en eux et encore moins le communiquer. Pour les femmes, pour qui l'homme restera un éternel mystère. Pour tous ceux qui aiment ou qui ont aimés. Parents ou non. Xavier de Moulins fait mouche, quelque soit le lecteur.

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Bistro Allo Allo


1 Grote Markt - 8500 Kortrijk

Sur la Grote Markt de Kortrijk (à savoir la Grand-Place de Courtrai), il y a une bonne dizaine de bistrots, brasseries, restaurants et autres établissements nutritifs en tout genre. Autant dire qu'en tant que touriste, le choix est plutôt difficile. C'est attirés par l'offre du jour, c'est-à-dire un steak, frites, salade à 9 euros, que ce petit café (au nom qui me laisse relativement perplexe et me vaut encore des nuits d'insomnie à la recherche de son origine forcément très subtile) fut l'objet de notre sélection.

Curieusement ce petit établissement au nom qui ne paie pas de mine offre une carte trilingue (!) aux plats nombreux et diversifiés comprenant même un service de petite restauration et un nombre impressionnant de desserts en tout genre. Une terrasse pour les plus courageux et un intérieur à à l'ambiance cosy agrémentée de musique radiophonique, de petites tables, certes, mais pourvue d'une desserte pour poser les plats ou boissons (et ça c'est la classe). Les prix sont très corrects et c'est avec joie que nous découvrons l'existence d'une belle et simple assiette de crudités.

C'est donc décidé: un steak et une assiette de crudités! L'attente est loin d'être longue mais le service, bien que gentil, est un peu dissipé et lorsque nos mets arrivent, le steak est déjà un peu froid. Qu'à cela ne tienne, ça reste très bon et, pour ce prix-là, on ne va pas faire la fine bouche. D'autant que les glaces sont succulentes et les salades de fruits fort bien servies.

Que demande le peuple?

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Alex Vizorek est une oeuvre d'art


Du 05/10 au 29/10/2011 (du mercredi au samedi à 20h30) au TTO, galerie de la Toison d'or à 1050 Bruxelles.

De et avec: Alex Vizorek

Mise en scène: Stéphanie Bataille

"La meilleure école de théâtre? Solvay évidemment, additionné au cours Florent. Seul en scène, smart et cravaté, Alex Vizorek nous emmène dans le monde merveilleux des arts: musique, littérature, sculpture, cinéma... Enfin un homme qui pose les bonnes questions, par exemple: pourquoi devient-t-on joueur de cymbale, instrument intervenant trois fois dans un concerto de quatre heures? L'humour de Vizorek est absurde, cérébral et raffiné. Et c'est aussi drôle que l'art peut être chiantissime. L'inverse d'une pièce de Grotowski, l'opposé d'un concerto de Messiaen. Eh oui, on peut rire de tout. Et surtout de ce qui n'est pas toujours drôle. En soi, c'est tout un art."

Alex Vizorek ne se prend pas pour de la merde ! Il clame haut et fort être une oeuvre d'art et a même réussi à enrôler quelques acolytes pour le placarder dans toute la ville et le crier sur tous les toits. Quel culot !

Heureusement, il est plutôt cocasse, sympathique et son pseudo-statut d'œuvre ne lui est pas (trop) monté à la tête. Preuve en est que, bon prince, il nous propose de nous présenter ses semblables à travers un cours, ma foi, très ludique, alliant l'anecdotique au culturel et oscillant entre réalité et absurdité à coup de calembours, de réflexions personnelles et de dérision (oui, tout ça! Je sais, c'est long, mais personne ne vous oblige à le lire à haute voix!).

Voilà ! Vous ne pensiez pas pouvoir un jour aller voir un humoriste et vous cultiver en même temps ? Vous n’aviez jamais imaginé pouvoir aller au théâtre sans vous "faire chier" comme un rat mort ? Vous aviez cru qu’il était loin d’arriver le jour où vous pourriez vous divertir en dissertant sur l’art contemporain, la musique classique ou le cinéma des années 50 ? Eh bien voilà ! Ce charmant jeune homme l'a fait pour vous ! Et pour notre plus grand plaisir! Alors, soyez polis et, puisque vous allez forcément lui rendre une petite visite, saluez-le de ma part et surtout dites-lui merci !

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18/10 - Avis d'audition - Théâtre La Balsamine



Ce qui nous porte dans cet accueil, c’est qu’il convoque le public à vivre une réelle audition. Cette audition n’est pas un spectacle, elle est « juste » rendue publique. Le dévoilement de cette pratique, habituellement cachée aux spectateurs, pose une réelle tension d’ordre éthique, esthétique et social, et nous plonge profondément dans un des pans du processus créatif. L’audition est un moment de découverte, d’écoute, d’échange mais aussi de grande fragilité et d’iniquité, une confrontation directe à la sélection, naturelle ou pas, selon les critères artistiques des chorégraphes en présence. Chercher le potentiel et le mettre en phase avec une recherche dans laquelle il pourra ou pas s’intégrer… En soi, Avis d’audition recadre le rapport voyant/actant dans son interaction la plus simple. Dès lors, voici l’information qui sera relayée sur divers supports afin que les danseurs et danseuses puissent y répondre en nombre.

Plutôt surprenant comme pièce de théâtre, n'est-ce pas? Bien sûr, il faut aimer la danse, s'intéresser au monde du théâtre et de ses auditions, et être un peu voyeur. Notre portrait tout craché!

Le 18/10 à 20h au Théâtre la balsamine, 1 avenue Félix Marchal à 1030 Bruxelles. Les places sont de 4 à 14 €.

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Mind Out



Du 11 au 13/10/2011  à 20h30 (matinée le jeudi 13 octobre à 14h30), en anglais (surtitré), au Théâtre 140, 140 avenue Plasky à 1030 Bruxelles.

Les prix sont de
 8 à 18 €.

De Julian Maynard Smith

Mise en scène: Julian Maynard Smith

Avec: Zena Birch, Tom Bowtell, Susannah Hart, Helen Morse Palmer et Julian Maynard Smith

"Station House Opera, compagnie de renommée mondiale, offre un spectacle sans doute un peu cruel mais hilarant, conduit avec malice par Julian Raynard Smith, que ne renierait en rien Buster Keaton. Les comédiens proposent à haute voix des gestes et des comportements, mais leur exécution est réalisée par des tiers à tour de rôle. Une sorte de prise en relais. Se servir une tasse de thé passe du coup par trois personnes. Ce spectacle parle à mots couverts des comportements contradictoires et de la manipulation. Les moments amoureux, conflictuels, les moments de bagarre deviennent automatiquement dérisoires, autant de farces charmantes.Tout est relativisé, un vol de portefeuille devient un exercice de chapardage en famille. Les élans sont annoncés, donc autant de pétardsmouillés, de mise à distance de la paranoïa ambiante et des passions déclarées. Seuls des Anglais pouvaient proposer cela avec un tel flegme, un tel détachement, les plus petits gestes de la vie deviennent surréalistes sans se départir de leur réalité. Tout est vrai, tout se reconnaît, mais dépossédé de tout pathétique, donc hilarant comme chez Reiser, Sempé, Woody Allen."

Where is Brian? No idea but we don’t care ! Que Brian reste dans sa « kitchen » et qu’on n'en parle plus… En effet, Avec Sue, Helen, Zena, Tom et Julian, nous sommes servis et, à dire vrai, même très bien servis ! C’est sur un plateau d’argent qu’ils nous offrent une pièce drôle, absurde, complexe et pleine de surprises. En un mot, délectable !

Un concept alléchant - une pièce londonienne, jouée par des britanniques et surtitrée en français - et un scénario, sorte d’Ionesco transcendé, fabuleux. Mind Out ne souffre dès lors d’aucune fausse note ! On se retrouve plongé dans un univers saugrenu régi par les actes qui ne sont que moult mises en abyme, si l’on peut dire, de cette expression toute puissante qu’est la parole, moteur réel de la pièce.

Loin d’être un défi facile, celui-ci est pourtant relevé haut la main par Julian Maynard Smith et ses compères. Virevoltant entre
rythme intense et haché et digressions monologuées plus diffuses, le jeu des acteurs reste constant et tout simplement excellent. C’est le souffle coupé que nous ressortons de cette création pour le moins génialissime, époustouflée à la fois par le travail de longue haleine et d’une précision hors du commun que doit être la mise en scène, et par la prestation plutôt sportive et renversante des comédiens.


Voici donc un méli-mélo de faits et gestes entrecoupés de dialogues, à chaque fois introduits par un tiers, tenant le rôle étonnant de narrateur omniscient momentané, qui révèle plus de rebondissements que vous n’êtes capables de l’imaginer. Ils nous font tourner la tête, ces Anglais ! Et notre seule déception est qu’ils ne restent que trois jours.

D'autres informations sur le site du Théâtre 140.

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Daybreakers


En 2019, les vampires ont pris le contrôle de notre planète. Les humains ne sont plus qu'une petite minorité, entretenue uniquement pour nourrir la population dominante. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche. Il refuse de se nourrir de sang humain et oeuvre sans relâche à la mise au point d'un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d'hommes. Lorsqu'il rencontre Audrey, une jeune survivante humaine, il va découvrir un secret biologique qui peut tout changer. Désormais, fort d'un savoir que vampires et humains veulent s'approprier à tout prix, Edward va se retrouver au centre d'un affrontement absolu dont l'enjeu décidera de l'avenir des deux espèces...

Un film qui n'est nullement meurtrissant pour les membres inférieurs de nos amis les animaux mais qui se laisse toutefois regarder, sans trop broncher. Un scénario type de la production américaine (il devient de plus en plus rare de voir ce carcan jeté aux orties, n'est-ce pas) à l'amourette inévitable et aux accents manichéens ainsi qu'un sujet très IN chez les jeunes (et parfois moins jeunes) d'aujourd'hui qui leur assuraient un nombre minimum convenable de spectateurs. Vraisemblablement, ça suffit à justifier les dépenses!


Je suis médisante, c'est vrai, et puis le concept, contrepied total du thème vampirique original, est, il faut le dire, amusant et bien pensé. Si on rajoute le côté un peu gore qui produit quelques sauts au plafond, on peut sans trop de complexes avouer que si on n'en gardera pas un souvenir impérissable, ce film aura eu le mérite de nous divertir. C'est déjà ça, non?

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12/10 - Un monstre à Paris


"Paris, 1910. Une terrifiante créature sème la panique sur la capitale. Emile, un timide projectionniste de cinéma, et Raoul, un inventeur exubérant, se retrouvent propulsés dans la chasse au monstre qui hante Paris. Une épopée virevoltante qui mène sur leur route une chanteuse de cabaret au grand coeur, un savant excentrique secondé par un singe, un inspecteur aux dents longues. Cette étrange créature est-elle vraiment si dangereuse que ça ? Et si au fond, derrière ces apparences trompeuses, le véritable monstre n’était-il pas celui qu’on croit.."

C'est pas parce qu'on a vraiment pas le temps d'aller au cinéma ces temps-ci, qu'on ne peut pas être alléchés par les sorties hebdomadaires! Et outre l'Artiste avec Jean Dujardin et le gros blockbuster narrant à nouveau les aventures des trois mousquetaires, nous avons aussi ce petit bijou d'animation devant lequel on trépigne d'envie! Reste plus qu'à trouver une télécommande à arrêter le temps!


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L'argent


Du 6 au 15/10/2011 à 20h30 (relâche le dimanche et le lundi) auThéâtre la balsamine, 1 avenue Félix Marchal à 1030 Bruxelles.

Les places sont de 
4 à 14 €.

De
Stéphane Arcas

Mise en scène : Stéphane Arcas et Cécile Chèvre

Avec Marie Bos, Nicolas Luçon, Philippe Sangdor et Claude Schmitz

"Voici un projet emblématique de notre saison: l'argent lié à la mort. L'argent se créera sans l'argent attendu… Nous espérons que le manque des soutiens financiers nécessaires à la réalisation de cette création, loin de la conduire à la morgue d'elle-même, la rendra plus vivante que jamais. Il est de plus en plus difficile d'estomper le fossé entre ceux qui n'ont rien, même pas les mots, ceux qui ont de moins en moins et ceux qui ont tellement qu'ils ne savent plus comment le cacher. La vie artistique, miroir de nos sociétés, reflète cette précarité générale.L' «artiste», empêché d'accomplir son œuvre, en est réduit à la non-existence. Être mort à soi-même, être un mort vivant, étrange état que l'on finit par accepter si l'on n'y prend garde. S'interroger sur son destin est déjà un luxe… Que m'est-il permis de vivre?"

L’argent parle-t-il de l’argent lié à la mort ou plutôt de la mort qui est toujours liée, d’une manière ou d’une autre, à l’argent ? Telle est la question que nous nous sommes posée à la sortie de la pièce.

C’est un concept pour le moins alléchant que nous présente ici la Balsamine.Cette mort de l’art, de l’âme… Cette société de consommation qui broie tout, à commencer par du noir, annihile les moindres rêves et envies sans sourciller. En voilà un thème contemporain qui devrait en intéresser plus d’un!

Seulement, il n’en est rien. Les phrases saisies sur le site du théâtre ne reflètent pas complètement le projet d’Arcas qui tente en réalité d’établir un parallélisme métaphorique pour le moins obscur entre notre conception humaine de l’argent et de la mort. Et c’est tout de suite beaucoup plus complexe

Malheureusement, si le décor est audacieux et la mise en scène intrigante, la lenteur extrême et le manque de luminosité desservent totalement cette pièce absurde et décousue au possible ! Un poil trop d’ailleurs. Le jeu loufoque des acteurs – comprenant son lot d’hésitations, de silences, de répétitions et de tics - crée un rythme haché qui, drôle au départ, finit irrémédiablement par lasser et, entre fatigue et exaspération, notre cœur balance plus d’une fois.

Loin de nous l’envie de dénigrer cette création théâtrale mais nous nous devons d’avouer que, personnellement, nous ne fûmes que très peu convaincues par les moyens de communications usités…

Plus d'infos sur leur site.

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11-13/10 - Mind out - Théâtre 140


"Station House Opera, compagnie de renommée mondiale, offre un spectacle sans doute un peu cruel mais hilarant, conduit avec malice par Julian Raynard Smith, que ne renierait en rien Buster Keaton. Les comédiens proposent à haute voix des gestes et des comportements, mais leur exécution est réalisée par des tiers à tour de rôle. Une sorte de prise en relais. Se servir une tasse de thé passe du coup par trois personnes. Ce spectacle parle à mots couverts des comportements contradictoires et de la manipulation. Les moments amoureux, conflictuels, les moments de bagarre deviennent automatiquement dérisoires, autant de farces charmantes.Tout est relativisé, un vol de portefeuille devient un exercice de chapardage en famille. Les élans sont annoncés, donc autant de pétardsmouillés, de mise à distance de la paranoïa ambiante et des passions déclarées. Seuls des Anglais pouvaient proposer cela avec un tel flegme, un tel détachement, les plus petits gestes de la vie deviennent surréalistes sans se départir de leur réalité. Tout est vrai, tout se reconnaît, mais dépossédé de tout pathétique, donc hilarant comme chez Reiser, Sempé, Woody Allen."

Un spectacle en anglais mêlant absurdité pathétique et relativisme tordant, voilà qui est alléchant!

Du 11 au 13/10 à 20h30 (matinée le jeudi 13 octobre à 14h30), en anglais (surtitré), au Théâtre 140, 140 avenue Plasky à 1030 Bruxelles. Les prix sont de 8 à 18 €.

D'autres informations sur le site du Théâtre 140.

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Rouge Tomate


190 avenue Louise - 1050 Bruxelles.

L'avenue Louise et ses environs ne manquent pas d'endroits où aller s'alimenter lorsqu'on "crève la dalle" ou qu'on a tout simplement la flemme de se préparer un bon petit repas avec l'amour du fait maison. Toutefois, le Rouge Tomate ne fait pas partie des repères des affamés et des flemmards car leur menu gastronomique aux noms de plats à rallonge (et dont au moins un des mets vous sera inconnu, à moins que ce soit l'inverse*) en découragerait plus d'un. Ici s'ouvre à vous l'antre des fins gourmets... et les prix qui vont avec (les gourmets puisqu'avec est un petit bonhomme qui ne se promène jamais seul), vous êtes d'ores et déjà prévenus!

Le menu change régulièrement en fonction des saisons mais contient toujours quelques entrées, l'une ou l'autre salade et plusieurs plats offrant pas mal de variété. Sont à la carte des crustacés (homard, langoustines, crevettes grises...), du poisson (du rouget, de la dorade, du chinchard), de la viande (comme du coucou ou du veau) et des alternatives végétariennes, le tout, à chaque fois, accompagné de brunoises, de guacamole, de pommes de terre ou d'autres subtiles spécialités de la maison. Quant aux prix, les entrées et salades oscillent entre 16 et 27 € alors que les plats sont entre 17 et 30 € et concernant les desserts, ils sont à 10 € tout rond!

Lors de notre précédente venue, nous avions été fascinées par la qualité de la cuisine et l'attention du service, n'hésitant pas à conseiller et à, de concert avec la cuisine, adapter les plats en fonction de la clientèle. Peut-être est-ce différent pour le midi mais après un accueil un peu cavalier et intrusif, nous sommes condamnés à la bibliothèque et ses coins sombres et frais (alors que le temps se prêterait plus au jardin) et servis de manière si impersonnelle que nous avons la curieuse impression de ne pas être les bienvenues. La nourriture n'est, dès lors, pas mauvaise, loin s'en faut (même si la température de la mise en bouche laisse à désirer et donne la curieuse impression de sortir du réfrigérateur) mais tellement dénuée de personnalité qu'elle en perd tout son charme...

Une petite déception, donc, qui n'attend qu'à se muer en enthousiasme certain...

* preuve à l'appui, voici l'un des plats proposés :"Quasi de veau de Dordogne, légumes du sud au sautoir, caviar d’aubergines et tomates confites, jus au naturel et réduction de thym"

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Adultères


Du 4 au 27/10/2011 à 20h30 sauf les mercredis à 19h30 (relâche les lundis et dimanches) au Grand Varia, 78 rue du Sceptre à 1050 Bruxelles.

Les prix sont de 10 à 20 €. .

de Woody Allen

Mise en scène: Marcel Delval.

Avec: Bernard Cogniaux, Joséphine de Renesse, Pierre Dherte, Alicia Frochisse, Marie-Paule Kumps, Valéry Massion, Hélène Theunissen.

" Des hommes, des femmes, des couples, des adultères... et deux histoires.D'un côté à New York, Central Park West, L’appartement luxueux des Riggs est sens dessus dessous. Phyllis, psychanalyste, vient d’apprendre que Sam, son mari, la quitte pour une autre. Arrive Carol puis Howard, leurs meilleurs amis. C’est alors que tout vole en éclat jusqu’à l’arrivée de Juliet, une jeune patiente de Phyllis. L’heure des quatre vérités a sonné. De l'autre, à Old Saybrook, charmante petite ville coloniale du Connecticut, un barbecue se prépare. Sheila et Norman ont invité à dîner Jenny et David, la sœur et le beau-frère de Sheila. Dehors, le printemps s’annonce ... Mais l’arrivée de Hal et Sandy, les anciens propriétaires du lieu, et la découverte d’un journal intime vont libérer fantasmes et révélations jusqu’au coup de théâtre final."

Adultères? C'est du grand Woody à la sauce belge! Et c'est tout bonnement indescriptible tant c'est jouissif... Des répliques d'une telle richesse qu'à dire vrai, rien que la lecture du texte doit provoquer moult fou-rires aliénants... Et voilà que le Varia se charge de mettre tout ça en 3D avec une mise en scène du meilleur goût, celui du plat pays! Que pouvions-nous demander de plus?

Tout commence avec un décor admirable et original qui offre différents points de vue aux spectateurs et une actrice qui nous accueille chaleureusement de sa voix un peu éraillée en se servant tranquillement un verre. C'est donc tremblant d'impatience que nous attendons que les retardataires s'installent. La salle est comble et fébrile, les discussions fusent encore de toutes parts et puis soudain... sans crier gare, la pièce commence et nous nous retrouvons à New York.

Un poil mystérieuse au début, la protagoniste, Phyllis, oscille rapidement entre cynisme et désillusion, mais dotée d'un sens de l'humour à toute épreuve et d'une repartie de tous les diables, elle et ses comparses nous entraineront dans une soirée où l'alcool coule à flot et où le ridicule rime avec burlesque et la fierté avec aveuglement. Des thèmes universels, des phrases justes et des acteurs de talent qui se jouent de tout sans aucun complexe au point que le temps passe sans se faire remarquer! Petit entracte puis nous voici à Old Saybrook. Les même grands acteurs aux mimiques incroyables jouent des personnages caricaturés à outrance qui nous intriguent. Gratifiés de deux acteurs au rôle d'importun, le voile se lève rapidement sur leur raison d'être et nous sommes à nouveau emportés dans cette farandole de mesquinerie humaine et sentimentale à laquelle se greffent des réflexions métaphysiques sur l'art, la création et l'existence. Et, nageant entre rebondissements, bons mots et satires, nous hésitons à crier au scandale lorsque la pièce prend fin et scander sempiternellement ce mot jusqu'à obtention: "encore!"

Nous relèverons toutefois deux - minuscules! - ombres au tableau: une inégalité de jeu et une longueur non annoncée... Explication: Premièrement, Bernard Cogniaux, Marie-Paul Kumps, Valéry Massion et Hélène Theunissen formant un quatuor de virtuoses des planches, ils éclipsent quelque peu la prestation des autres acteurs et notamment celle de la jeune Alicia Frochisse qui semble, dès lors, presque grossière. Deuxièmement, la spectacle dure, en tout et pour tout, pas moins de deux heures et demie et bien qu'on ne s'ennuie jamais, il aurait peut-être été de bon ton de prévenir pour éviter toute mauvaise surprise aux lève-tôts et overbookés de la salle. Enfin, comme vous le ferez remarquer vous-même, c'est bien peu de chose vu le plaisir occasionné!

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05/10 - Skylab


Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé. Chronique familiale pittoresque racontée par Albertine, dix ans, Le Skylab est aussi celle d’une époque particulière.

Un film débile sur fond de disco, forcément, moi je dis oui! Boney M et Patrick Hernandez dans la bande-annonce, c'est presque une invitation, ça! 

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6-15/10 - L'argent - Théâtre de la Balsamine


"Voici un projet emblématique de notre saison: l'argent lié à la mort. L'argent se créera sans l'argent attendu… Nous espérons que le manque des soutiens financiers nécessaires à la réalisation de cette création, loin de la conduire à la morgue d'elle-même, la rendra plus vivante que jamais. Il est de plus en plus difficile d'estomper le fossé entre ceux qui n'ont rien, même pas les mots, ceux qui ont de moins en moins et ceux qui ont tellement qu'ils ne savent plus comment le cacher. La vie artistique, miroir de nos sociétés, reflète cette précarité générale.L' «artiste», empêché d'accomplir son œuvre, en est réduit à la non-existence. Être mort à soi-même, être un mort vivant, étrange état que l'on finit par accepter si l'on n'y prend garde. S'interroger sur son destin est déjà un luxe… Que m'est-il permis de vivre?"

Une création autour de la société capitaliste et de la précarité ambiante qui en résulte à travers la drôle de bataille qu'est celle des artistes. Tout cela nous titille...

Du 6 au 15/10 à 20h30 (relâche le dimanche et le lundi) au Théâtre la balsamine,1 avenue Félix Marchal à 1030 Bruxelles. Les places sont de
4 à 14 €.

Plus d'infos sur leur site.

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