Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

Voice Over


"Seule sur scène, mais pas vraiment. Pour la troisième fois, après Fly Girl et Yaksu Exit Number 9, la danseuse franco-suisse Marie-Caroline Hominal navigue entre danse et dialogues, et dresse le portrait de trois types de femmes : Giselle la romantique, Jessica Rabbit la vamp pulpeuse et provocante tout droit sortie d’un illustre cartoon, et Lee Lozano l’artiste radicale. Seule sur scène, mais entourée d’une machine à pop-corn et d’une huitaine de micros. Tous (dé)réglés sur une autre fréquence, ces porte-voix lui permettent de discuter avec différentes personnalités – ses amis Andrew, Johnny, Bobby ou encore No Name – et de jouer ainsi avec son public au rythme et au bruit du maïs éclaté."

Mamzelle Emsy nous offre une performance plutôt incroyable à travers ce spectacle contenant des superbes passages de danse classique en talons aiguilles. Ce qui dénote, rappelons-le, d'une maîtrise effroyable et plus qu'impressionnante

Malheureusement, l'intérêt du spectacle est pratiquement réduit à ces courtes (mais intenses) prouesses (ça et un incipit visuellement... offensif, dirons-nous).  En effet,  la mise en scène est bien trop brouillon et manque de finesse. Les trois femmes abordées dans le descriptif sont à peine esquissées qu'elles s'évanouissent instantanément et le scénario reste alors tristement creux et la mise en scène un tantinet agressive (voire vulgaire mais tout dépend des points de vue).

Au final, on a la désagréable impression de se retrouver devant un réflexion artistique inaboutie que l'on résumerait à ça: une fille "plus très jeune" qui s'entretient de tout (mais surtout de rien) avec le public (très peu réactif) dans un langage pour le peu adolescentesque et un rien trop criard. Et, forcément, ça amuse dix minutes et puis ça a vite fait de courir sur le haricot (magique)...

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Gustave et Alexandre


Du 23/09 au 22/10/2011 au Théâtre de la place des Martyrs.

de Jean-François Viot

Avec: Bernard D'oultremont et Léonil Mc Cormick

"Lui, c’est Alexandre. Alexandre Dumas. L’autre, c’est Gustave, son valet, son confident, son cuisinier, son intendant. Autre chose aussi, le paratonnerre de ses humeurs, bonnes ou mauvaises. Sa conscience, un peu, et probablement encore, différence d’âge oblige, une manière de fils spirituel, l’écrivain en herbe à qui il veut apprendre l’écriture et la vie.Alexandre attend un rendez-vous galant qui échoue. Gustave se prépare à en courir un autre. Parce que le premier échoue, les voilà qui se retrouvent en tête-à-tête, des heures durant. C’est le temps de la confidence, vociférée par Dumas, recueillie par son ombre. Le dialogue est savoureux, goûteux même. Dumas convie à la table de ses souvenirs la galerie somptueuse des Hugo, des Musset. Gustave évoque de récentes ripailles, et Delacroix. Les coulisses d’un grand homme, dont on sait qu’il n’est jamais vraiment grand, vu par son valet. Dumas est un boulimique, en appétit de tout ce qui se consomme et se dévore. Alexandre, à ses côtés, témoigne pour lui d’un respect goguenard, qui sait jusqu’où il peut aller trop loin, admirant son maître sans jamais en être l’esclave, moqueur quand il le faut, complice chaque fois que nécessaire."

C'est encore un peu éberluée que nous entamons la rédaction de cette critique. À croire qu'il faut avoir été martyrs pour faire preuve de grâce et de finesse théâtrales au point de réellement frôler la perfection ! Vous pourriez penser que j’exagère mais il n’en est rien. Il s’agit simplement d’un texte splendide interprété par deux acteurs de mérite. Rien de plus.

Certes, aller voir la pièce alors que vous vous souciez de l’univers littéraire français du 19ème siècle comme d’une guigne, n’est pas conseillé. Il se pourrait très fortement que Gustave et Alexandre vous laisse indifférent. Si, par contre, vous affectionnez (ou du moins si vous n’y êtes pas fermé) les domaines d’étude que sont l’Histoire et la littérature, si vous appréciez les œuvres de Dumas (ou leurs adaptations), vous risquez probablement, vous aussi, de sortir du théâtre tout simplement ravis.

Narrant librement la veille de l’exil de Dumas à Bruxelles, l’auteur belge Jean-François Viot nous offre un Dumas succulent. Occupé, à la fois, à la rédaction de ses mémoires et de son livre de cuisine, ce bonhomme brillant – mais aussi coquin, capricieux et espiègle ! – est affublé d’un valet tout aussi cocasse que lui dont l’alternance entre 
admiration et sarcasme engendre de nombreuses joutes verbales plus que savoureuses.

Côté mise en scène, le décor est superbe, très bien travaillé au point que les touches de réalisme forcent naturellement le respect. L’aisance et l’aplomb des acteurs sont sidérants (les quelques fautes de diction n’entachent pas leur prestation, que du contraire ! Elles les rendent plus authentiques) et les clins d’œil à notre plat pays n’en sont que plus savoureux. 

Voilà donc une pièce très réussie qui, si elle ne donne pas envie de lire ou de relire de Dumas à quiconque se trouve dans la salle, c’est promis, nous mangeons notre chapeau (ainsi que la plume!)


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28/09 - La fée



"Dom est veilleur de nuit dans un petit hôtel du Havre. Un soir, une femme arrive à l’accueil, sans valise, pieds nus. Elle s’appelle Fiona. Elle dit à Dom qu’elle est une fée et lui accorde trois souhaits. Le lendemain, deux vœux sont réalisés et Fiona a disparu. Mais Dom est tombé amoureux de la Fée Fiona et veut la retrouver."


Petit film belge qui semble avoir maint trésors à dévoiler... 


La preuve en images (?):



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27/09-9/10 - Amour(s) secret(s) - Théâtre Jean Vilar



"1958. Philippe, marié à Sylvia, rencontre Olivier, auteur pour enfants qui collabore avec son épouse. Entre les deux hommes naît une attirance forte, refoulée dans un premier temps, vécue en cachette par la suite, finalement découverte par Sylvia. En 2008, Philippe et Olivier sont amants, mais Philippe vit mal les aventures furtives et malsaines d’Olivier. Ils ne cessent de rompre et de renouer tandis que Sylvia tient le rôle d’amie et confidente. S’ils ont en commun leur âge et leur prénom, Philippe, Olivier et Sylvia ne sont pas les mêmes personnages en 1958 et en 2008, bien que les événements de 1958 laissent comme des traces imperceptibles, un écho, dans les scènes ultérieures."

Amour, trahison, (homo)sexualité, douleurs, secrets... Un cocktail du tonnerre, non?

Du 27/09 au 9/10 au Théâtre Jean Vilar, rue du Sablon - Place Rabelais à 1348 Louvain-la-Neuve centre au prix de 20 € en tarif plein (10 au dernier rang).

Plus d'informations sur le site du théâtre.

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La guerre des boutons



"1960, un village dans le sud de la France. Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l’intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l’honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s’il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l’aide de Lanterne - une fille ! - la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d’ingéniosité. Mais il n’est pas facile d’être une armée de petits hommes sans se faire attraper par Papa et Maman ! Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret..."

Que dire de La guerre des boutons sinon qu'il serait grand temps que nous ouvrions enfin le livre qui nous attend sagement depuis tant d'années qu'il a tout simplement disparu sous la tonne de poussière? Impossible d'établir une quelconque comparaison et il semblerait que ce ne fut absolument pas l'intention du réalisateur Yann Samuel. Vous vous contenterez dès lors d'un avis dénudé d'analyse intertextuelle sur un film basé sur un chef-d'oeuvre français datant du début du 20e siècle.

Un avis qui tiendra en une ligne car si cette adaptation très libre est cocasse et très agréable et les acteurs plutôt bien choisis, il n'en reste pas moins que ce n'est clairement pas le film de l'année. Divertissant, donc, et sympathique mais loin d'être révolutionnaire ou transcendant. Tout simplement.


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Toutes nos mères sont dépressives


Du 7/09 au 8/10/2011 à l'Arrière-scène (reprise)

De la Compagnie Chéri-Chéri

"Un spectacle pour ceux qui veulent "sauver" leurs parents. Comment célébrer la femme la plus importante à vos yeux, j'ai nommé votre maman, en dix leçons ? Prenez : 83 kg de votre meilleur ami ; 4 perruques bien fagotées ; 2 paires de talons aiguilles ; 1 bouteille de rhum en faïencerie de Baudour ; 5 personnages dont un coach ; 1 pantalon taille basse à fin lignage noir. Remuez le tout. Faîtes revenir à feu doux pendant une heure vingt minutes, et vous obtiendrez un moment de théâtre unique, fait d'accidents, d'improvisations, de révélations fracassantes et d'émotion. Après l'homme du câble, retrouvez la compagnie Chéri-Chéri dans son nouvel opus. Impudeur, passions dévorantes, fuite en avant, rien ne sera épargné à vos yeux de spectateurs complices et avertis. Un spectacle à consommer sans modération pour tout qui veut « sauver » ses parents sans perdre trop de temps."

Par où commencer? Telle est la question que la plupart des spectateurs doivent se poser lorsqu'ils ressortent de cette pièce pour le moins peu commune... 


Et pourquoi pas par le négatif? L'arrière-scène a beau être un théâtre audacieux, plein de charmes et accueillant, son côté exigu n'a pas que des avantages (si on considère, toutefois, la promiscuité avec ses voisins comme un aspect positif). En effet, après s'être fait remballer parce que pas de sous et que "yapadebancontactici fautalleràlachasse" puis avoir fait le pied de grue (parce que les gens, pas cons pour un sous, font la file pour avoir les meilleures places dans la salle) et s'être tant bien que mal frayé un chemin pour avoir un petit bout à se mettre sous la dent et de quoi se désaltérer, on laisse poliment et joyeusement la foule se ruer dans la salle, ravies de voir notre espace vital soudainement s'accroitre pour se rendre compte que les seules places qui restent sont celles où il faut se faufiler en marchant sur la tête des cinq personnes qui se sont déjà installées (non pas comme les gens normaux au bout de la rangée mais au début, évidemment) et d'où la vue peut aisément être comparée à un champ de poils capillaires mouvant par touffe sous fond de pièce de théâtre aux fallacieuses moumoutes. Dans le genre "vue de merde", je dois avouer avoir rarement été aussi bien servie. Bref, pleines d'abnégation, nous passons outre pour voir cette ode à la mère aux accents psychologiques, fidèle miroir de nos complexes vies de famille. Du moins, c'est ce que nous pensions...

Mais que nenni! Une pièce pour le moins complexe à la mise en abyme pour le moins décontenançante... Si l'idée de mélanger allègrement personnages et comédiens au point de se croire à une retraite pour déséquilibrés mentaux est à la fois originale et très intéressante, il n'empêche que cela confère à la pièce un aspect résolument brouillon et exagéré qui est peut-être un peu "too much", nuisant, en quelque sorte, à la cohésion de la pièce et à l'adhésion du spectateur...

Terminons tout de même par les aspects positifs: d'incontestables comiques situationnels et de douces moqueries, une mise en scène pour le moins singulière, des acteurs motivés, un décor sympathique et puis un message aussi subtil et clair à toutes les mères, mais aussi à tous les enfants, qui peut se résumer à ce précieux conseil: "Mamans, pour votre propre bien mental, coupez le cordon dès que possible. Enfants, ayez pitié de vos mères, le découpage de chairs, c'est toujours douloureux". Parfois plus facile à dire qu'à faire.




Reprise du 7/09 au 8/10, à 20h30 à l'Arrière-Scène, 32 rue de Chambéry à 1040 Bruxelles au prix de 15 € (10 € pour les étudiants et demandeurs d'emploi)

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Peter Gabriel - In Your Eyes


Si vous connaissez Phil Collins, vous devez forcément connaître Peter Gabriel! En effet, le célèbre batteur n'a pas toujours poussé la chansonnette en jouant des baguettes dans son célèbre groupe "Genesis". Avant lui était le grand Peter. Mais lorsque Gabriel se sentit trop à l'étroit (entre la grosse caisse et le minibar, c'est pas très confort), il entama une carrière solo, comme ça, sur le pouce, et fit clairement un carton. À tel point que le 10 octobre sortira l'album "New Blood" composé seulement de ses grands tubes réinterprétés accompagnés d'un orchestre philharmonique composé de 46 instruments et dirigé par Ben Foster.

Parmi ses tubes (micro-poreux? cathodiques? ça restera un mystère!), nous aurons le bonheur de retrouver la sublime "In Your Eyes" - qui fut d'ailleurs reprise en live par Ben Harper avec beaucoup de brio.

Sublime? Non! Reversante! Sa voix de velours aux teintes torturées fait frémir, les jeux vocaux et l'utilisation de choeurs sont bien gérés et agrémentent sensiblement la chanson, l'alternance entre couplet et refrain - jouant de répétition et de parallélismes rompus avec beaucoup d'aisance - est tout simplement fantastique et enfin l'adjonction tardive de divers instruments plus ou moins insolites la range définitivement dans le petit tiroir des chansons aussi singulières qu'exceptionnelles. S'ajoute à cela une simplicité de ton et une accessibilité sans restriction qui achève d'en faire une oeuvre intemporelle et appréciable des petits comme des grands. Un génie, ce Gaby!





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Callens Café


480 avenue Louise - 1050 Bruxelles

C'est dans cette grande tour à deux pas de la Cambre que se cache ce restaurant/café au nom relativement simple de Callens Café. Une carte variée et accessible à toutes les bourses (les prix variant généralement entre 8 et 25 euros) est certainement leur atout principal. Restaurantion rapide avec des hamburgers, des sashimis et des brochettes de poulet et un panel d'entrées, de plats et de desserts proposant une cuisine européenne légèrement "asiatisante". Tout le monde peut donc trouver son bonheur car pâtes, viandes, poissons et salades sont au menu!

En outre, le goût est généralement à la hauteur de la présentation et les portions honorables. Il faut, certes, débourser plus de 20 euros pour le steak ou le poisson, mais soyons francs, il est de plus en plus rare de trouver des prix plus démocratiques en la matière, surtout dans ce quartier... Le service est relativement bon. Pas des plus rapides ou très personnalisé, certes, mais vu la taille de l'établissement, il aurait été idiot d'en attendre plus. Non, vraiment. Un peu alarmée aux vues de certaines critiques négatives, nous fûmes, de manière générale, agréablement surprise.

Il y a pourtant un aspect négatif à cet établissement... Si vous cherchez un coin intimiste où fêter une occasion spéciale ou célébrer d'émouvantes retrouvailles, le Callens Café n'est pas votre restaurant. Non, car l'acoustique est tout bonnement détestable. Un brouhaha incessant vous enveloppe dans une sorte de brouillard auditif duquel vous ne pouvez sortir qu'en vous égosillant pour vous faire vainement entendre par votre voisin de table.

Bref, cela ne rend certes pas le Callens Café infréquentable. Et comme tout est relatif, les uns loueront l'ambiance qui s'en dégage lorsque les autres récrimineront la cacophonie ambiante. Mais comme il vaut mieux prévenir que guérir... Migraineux, prévoyez votre anti-douleur; timides et voix faibles, ressortez votre porte-voix ou choisissez un autre café! 

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23/09-22/10 - Gustave et Alexandre - Théâtre de la place des martyrs




"Lui, c’est Alexandre. Alexandre Dumas. L’autre, c’est Gustave, son valet, son confident, son cuisinier, son intendant. Autre chose aussi, le paratonnerre de ses humeurs, bonnes ou mauvaises. Sa conscience, un peu, et probablement encore, différence d’âge oblige, une manière de fils spirituel, l’écrivain en herbe à qui il veut apprendre l’écriture et la vie.Alexandre attend un rendez-vous galant qui échoue. Gustave se prépare à en courir un autre. Parce que le premier échoue, les voilà qui se retrouvent en tête-à-tête, des heures durant. C’est le temps de la confidence, vociférée par Dumas, recueillie par son ombre. Le dialogue est savoureux, goûteux même. Dumas convie à la table de ses souvenirs la galerie somptueuse des Hugo, des Musset. Gustave évoque de récentes ripailles, et Delacroix. Les coulisses d’un grand homme, dont on sait qu’il n’est jamais vraiment grand, vu par son valet. Dumas est un boulimique, en appétit de tout ce qui se consomme et se dévore. Alexandre, à ses côtés, témoigne pour lui d’un respect goguenard, qui sait jusqu’où il peut aller trop loin, admirant son maître sans jamais en être l’esclave, moqueur quand il le faut, complice chaque fois que nécessaire."


C'est curieux que nous irons rejoindre Monte-Cristo et les fiers mousquetaires dans le public pour découvrir ce qu'était - ou ce qu'aurait pu être - l'envers du décor...

Du 23/09 au 22/10 au théâtre de la place des Martyrs, 22 place des Martyrs à 1000 Bruxelles. Les prix oscillent entre 9 et 16,50 .

Vous trouverez plus d'informations encore sur le site du théâtre!

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Erik Orsenna - La Grammaire est une chanson douce

"Voici l’histoire de Jeanne et de son frère aîné Thomas dont les parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Lors d’une de leurs nombreuses traversées, le bateau fait naufrage et ils échouent sur une île inconnue. Privé de parole, ils sont accueillis par Monsieur Henri qui fait le pari de leur réapprendre à parler en aimant la grammaire. Ainsi Orsenna nous livre un conte allégorique où les mots personnifiés vivent leur vie, sont coquets, jaloux et parfois même violents."

Né à Paris en 1947, Erik Orsenna, qui n'a rien d'un grammairien, a fait des études de philosophie et de sciences politiques, puis décide d’étudier l'économie à Londres. De retour d'Angleterre, il publie son premier roman. 
Parallèlement à ses nombreuses activités administratives, il écrira alors sept romans et sera élu, en 1998, à l'Académie françaiseSi Erik Orsenna a entamé l’écriture de cet ouvrage, ce serait en raison de la difficulté qu’éprouvent les enfants à apprendre la grammaire. Selon lui, cela viendrait de l’utilisation trop fréquente d’expressions scientifico-jargonneuses qui empêcheraient les élèves de goûter à la saveur de la langue. 

En réalité, il n'est pas le premier. De nombreux écrivains ont trop souvent été tentés de mettre leur nez dans l’élaboration d’une organisation de la langue qu’ils manipulaient avec tant de talent. Cependant, il en ressortit la plupart du temps que leur complicité constante avec la langue ne leur donnait pas les capacités requises pour l’analyser de manière rigoureuse, logique et dépourvue de sentimentalisme. Comme l’a si justement souligné Hervé Bazin dans Plumons l’oiseau :« Les écrivains, ces usagers de la langue, ne sont pas plus des linguistes que les automobilistes, ces usagers de la route, ne sont des mécaniciens ».


Ainsi Orsenna nous livre un conte charmant certes, mais manichéen (la vilaine Jargonos et Nécrole, persécuteurs de la langue), sensibilisateur (pauvres mots maltraités ou tombés dans l’oubli !) et conservateur  (archaïsmes mis à l’honneur et avertissement contre l’emploi de mots étrangers potentiellement dangereux pour notre lexique)… Bref, une vision typique de l’académie française!

À lire comme on lit un Marc Lévy: en vacances ou lors d'envies de lectures simples. Parce que, parfois, c'est sympa d'avoir ses fonctions cérébrales qui avoisinent zéro.


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21/09 - L'Apollonide


"A l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien car la maison est close, mais à l’intérieur de ses murs tout est possible."

Demain sera à l'affiche ce film plutôt osé... d'un réalisateur pas très connu. Aura-t-il relevé le défi d'offrir un pan de l'Histoire à travers une histoire de fiction? C'est que nous vérifierons en le visionnant dès que possible!



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Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec


"En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires..."

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec ne semblait pas être le film de l'année. Aventures extravagantes, humour lourd à la française, caricatures ridicules... Il ne présageait rien de fin et de subtil, en inquiétant plus d'un sur sa propension à être digeste en toutes circonstances.

C'est donc avec plaisir que nous avons pu remarquer que si aventures extravagantes, humour lourd et caricatures ridicules il y avait, ces trois caractéristiques qui peuvent terrasser n'importe quel film furent savamment distillées pour empêcher le spectateur de grogner d'ennui ou d'indigestion.

Bien évidemment, y chercher une once de philosophie ou d'exactitude scientifique serait illusoire. Mais c'est cocasse et bien amené... Louise Bourgoin tape parfois légèrement sur les nerfs avec ses moues de dédain, ses airs de Miss-je-sais-tout et ses répliques salées qui ne sont pas toujours des plus judicieuses... mais enfin, c'est aussi cela qui fait le charme du film. 


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Habemus papam


"À la mort du Pape, le Conclave se réunit afin de choisir successeur. Toutefois, plusieurs votes sont nécessaires avant qu'un cardinal ne soit élu. Ce dernier ne semble d'ailleurs pas prêt à prendre une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ?  Les fidèles attendront en vain sur la place Saint-Pierre  l’apparition du nouveau pontife et le monde entier est vite en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on se creuse la tête pour trouver des solutions..."

Habemus papam n'est pas un mauvais film. À dire vrai, l'idée est géniale, la réalisation - bien que traditionnelle - est très réussie, les acteurs incroyables et le scénario suit son cours très naturellement. Et ça n'a probablement rien d'étonnant quand on se rend compte, a posteriori, que la plupart des critiques sont très positives. 

Il est sans conteste que les films méditerranéens ont un accent, une conception qui ne se retrouve jamais dans les films français ou américains et qui offrent, invariablement, une forme d'exotisme à notre cerveau programmé par la froide culture du Nord, dont l'incessante course à la rentabilité a probablement, à elle seule, plus d'adeptes, à l'heure actuelle, que notre bonne vieille religion catholique ici revisitée... Un accent, disais-je, qui ne peut être renié ou passé sous silence car il contribue, essentiellement, à la réussite du film.

Habemus papam nous offre une fin ouverte à toute interprétation qui peut désappointer le spectateur. Toutefois, comme Nanni Morretti n'avait nullement fait miroiter un engagement particulièrement virulent, nous considérons que si elle ne le pimente pas, elle n'entache pas non plus ce petit produit cinématographique qui ne se prive pas de vivre sa propre vie dans le monde du septième art.

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Vuk Kovasevic - Le vampire de Belgrade


"Vous y croyez, aux vampires ? Non, probablement pas. Il y a encore quelques années, je pensais dur comme fer que ces saletés n'existaient pas. Jusqu'à ce que j'en croise un. Et puis un autre... Les rues de Belgrade, ravagées par la guerre, sont devenues le théâtre d'un nouveau combat. Une guerre souterraine, larvée. Un règlement de compte entre Échappés de l'Enfer. Mais les vampires ne sont pas invincibles : on m'a enseigné les méthodes radicales et je les applique. Ils sont immortels... mais j'ai tout mon temps. Parce que, comme le dit la chanson, « Crime is on my side »..."


Il est plutôt rare que l'auteur signe ses livres sous le nom de son personnage et pourtant, Jean-Luc Bizien s'est rapidement transformé en Vuk Kovasevic pour nous pondre cette série appelée "Les Echappés de l'Enfer".

En voici le premier roman, Le vampire de Belgrade. Un style sans prise de tête, très direct mais surtout une absence de sentimentalisme et de niaiserie cinglante qui ressusciteraient les plus morts d'entre nous. Publié en 2010, ce premier tome est un contre-pied total aux historiettes romantico-gothiques que l'on retrouve fréquemment sur le marché de la thématique vampirique et ce n'est clairement pas du luxe lorsqu’on sait qu’on en est arrivé à faire briller les vampires au soleil… Ce qui est, généralement, le summum du ridicule pour la plupart des amateurs du genre.

Certes, ce n’est pas de la grande littérature mais Le vampire de Belgrade se lit vite, très naturellement et est surtout truffé de calembours et d’idioties, essentiellement adjoints en note de bas de page, qui ravissent le lecteur en donnant un peu de légèreté à cette histoire initialement peu comique (la guerre et les combats contre les vampires, apparemment, c’est pas tous les jours tordant).

Autant que vous le sachiez tout de suite, Vuk n’y va vraiment pas avec le dos de la cuillère et certains pourraient qualifier ses succulents jeux de mots (voire même truculents) de vulgaire ou même d’homophobe. Bref, il est, en somme, de ces auteurs qu’on aime ou qu’on n’aime pas…

Mais comme le dirait l’autre sage du coin : « l’humour, c’est comme le goût et les couleurs, ça ne se discute pas ». Et à son frère à la sapience plus brute de rajouter : « Si ça ne te plait pas, tu le laisses là où il était et puis c’est tout ! ».

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La case Créole


107 rue Lesbroussart - 1050 Ixelles

Entre l'avenue Louise et la place Flagey se trouvent un nombre incommensurable de restaurants de tous types. Et parmi ceux-ci un sympathique petit établissement réunionnais dénommé La Case Créole.

Ne connaissant rien à la cuisine des îles, c'est avec beaucoup d'intérêt que nous demandons en quoi consistent exactement les plats de la carte. Une carte, par ailleurs, très engageante avec des entrées variées (salade, tartare, marinade, scampis, samossas, acras etc.), des plats aux ingrédients diversifiés et équilibrés (approximativement cinq plats de viande et cinq de poissons ou crustacés) et des desserts offrant des surprises inattendues (croustillant de patates douces, crème brulée coco...) pour des prix pas trop élevés (sans pour autant être donné car les entrées ne sont pas à moins de 8 euros, les plats oscillent entre 14,50 et 22 euros et les desserts tournent autour de 6,50).

Soyons francs, ils ne sont pas pressés. Mais c'est probablement aussi ce qui attire la clientèle. Un endroit cosi où musique et décoration s'allient pour nous faire naïvement croire que nous sommes en congé, à prendre du bon temps. Il ne manque plus que le zeste d'air marin et nous sommes définitivement en train de dîner en terrasse en contemplant l'Océan Indien qui nous chatouille les orteils. Comment pourrait-on vouloir aller vite?

Non seulement les plats sont succulents et respirent la fraicheur mais, en plus, la passion culinaire s'en ressent jusque dans la présentation sublime et soignée. Si on rajoute à cela un service correct, une cuisinière très souriante, conseillant avec plaisir le client indécis et des commodités accessibles à tous et propres. On se dit qu'il est plus que nécessaire de recommander ce petit restaurant qui ne paie pas forcément de mine!

Y-aurait-il une ombre au tableau? Même pas. Hormis peut-être la situation du relais entre la cuisine et la salle qui n'est pas forcément idéale (mais cela ne vaut pas pour tout le monde car certains choisiront probablement très précisément la table qui offre une vue plongeante sur la cuisine). Ca et leur succès. Car, dites-le vous bien, le restaurant est généralement loin d'être vide et il vaudrait mieux réserver si vous venez à plusieurs... 



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La piel que habito




"Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau grâce à laquelle il aurait pu la sauver. Douze ans après le drame, il réussit à cultiver une peau qui est une véritable cuirasse contre toute agression. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert un cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant au cobaye..."


N'ayant pas eu le plaisir de lire le livre Mygale de Thierry Joncquet dont le film est librement adapté, je ne peux absolument pas me targuer de pouvoir faire une comparaison constructive. Vous vous contenterez donc d'un avis purement cinématographique. 


De superbes images nous offrent une intrigue complexe et pour le moins surprenante dans ce film aux couleurs chatoyantes et à la chaleur hispanique. Débutant en 2012, le film reste un mystère complet, les événements s'enchaînant jour après jour, incompréhensibles, jusqu'à ce qu'un beau jour leur quotidien se voit bouleversé par l'intrusion d'un indésirable... Le choc est alors la clef de toutes nos interrogations et la vie du chirurgien Roberto nous est narrée en différents retours en arrière essentiels et bien ficelés. Heureux d'en savoir un peu plus sur cet homme peu loquace, nous comprenons alors doucement tous les tenants et les aboutissants de cette incroyable histoire mêlant science(-fiction), douleur et désir de vengeance (voire désir et vengeance) Et la toile, inextricable, se dessine alors sous nos yeux abasourdis. Une histoire diablement bien relatée donc dont on sort avec tout de même un regret: le manque de profondeur psychologique des personnages mais surtout une cruelle absence exégétique... Et pourtant, il doit s'en passer des choses dans la tête des deux protagonistes...

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14/09 - Howl

"En 1957, l'éditeur du poète americain Allen Ginsberg est cité à procès à la suite de la publication d'un poème considéré comme obscène. Peu connu à l'époque, l'auteur devient rapidement un des personnages marquants de la contre-culture américaine."

Littérature américaine du 20e siècle et polémique? On dit oui! 




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La guerre est déclarée


"Un couple, Roméo et Juliette ont un enfant, Adam. Rapidement, ils apprennent que celui-ci a un problème et doivent combattre la maladie, envers et contre tout..."

La lecture du synopsis est quelque peu effrayante. Encore un film au pathos exacerbé sur la difficulté de vivre l'handicap de son enfant? Non merci, on en a soupé... Heureusement, le film est à mille lieues d'une telle ignominie, d'une telle faute de goût.

C'est une histoire triste, un combat long et sans relâche, un paquebot d'émotions en tous genres mais c'est surtout un film magique. Oui, vous avez bien lu, magique. Né d'une histoire personnelle, Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm évitent avec tant de brio cette sombre niaiserie larmoyante qu'on en reste sur le cul (permettez-moi l'expression) et ça tombe bien parce qu'on avait pas l'intention de se lever de son siège.

Sa réussite est principalement due à son originalité de réalisation: des plans aux cadrages très diversifiés nous emmènent dans un monde aux couleurs fraiches et joyeuses (tranchant brillamment avec le thème et l'allégeant de surcroit) et aux émotions diablement bien travaillées: sous-entendues, criées ou tues, celles-ci dégagent toujours une telle force qu'elles chamboulent le spectateur sans aucune scrupule. Alternant entre des plans suggestifs et un trio de narrateurs externes, ce naufrage nous est conté sans détour.

L'amour est là. Mais jamais il n'est vulgaire. La douleur et le désespoir font acte de présence. Mais silencieux, ils sont vite effacés par les cris de joie et les paroles d'espoir... Un équilibre émotionnel qui, même s'il dérape un peu lors du passage chanté et à la fin du film dont le lyrisme est un clairement démesuré, reste fascinant et force l'admiration.

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Kif kif


1 Square de Biarritz - 1050 Bruxelles

Une petite restauration elle aussi marocaine que voici, j'ai nommé le Kif kif! Une décoration originale, une carte sympa (composée essentiellement de petits kif kifs illustrés ci-dessus et de grillades), au moins un serveur souriant (les jeunes filles semblant moins vives mais non moins serviables) mais surtout un service ouvert sept jours sur sept (ce qui reste un aspect positif non négligeable).

Les prix sont un peu plus élevés qu'à la Medina (16 euros pour un ensemble de mini Kifs, le même prix pour les grillades) mais sont compensés par la gigantesques terrasse que les clients assaillent les jours de beau temps.  


Le seul et unique point négatif reste la préparation préalable d'absolument tous les plats. Cet aspect les rend inadaptables aux désirs de la clientèle ou aux problèmes alimentaires. Un manque de souplesse dû probablement à la (trop) grande disponibilité de l'établissement qui n'est heureusement pas un souci de taille pour la majeure partie des clients mais l'ampute sans conteste de quelques étoiles dans notre estime de consommateur.


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02-03/12 - Le lac des Cygnes - Cirque Royal



"L’un des joyaux du répertoire classique, le lac des cygnes, sur la légendaire musique du compositeur russe Tchaïkovsky et la chorégraphie originale de Marius Petipa, est l’un des ballets les plus dansés à travers le monde et se donnera à Bruxelles en 2011"

C'est ce genre de classiques pour lesquels on doit débourser une bonne fois pour toute pour être bel et bien sûr de ne pas mourir idiot.

De 24 à 94,50 euros, le 02/12/2011 à 20h, et le 03/12/2011 à 15h et 20h au Cirque Royal.

Plus d'informations sur les ballets.


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La rentrée littéraire.



Le grand inconvénient des livres nouveaux est de nous empêcher de lire les anciens. 

Joseph Joubert.

Un homme qui avait tout compris...

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La Medina

2 avenue de la Couronne - 1050 Bruxelles

Pour éviter la pollution, restons sur le même continent en passant des Tropiques à la Medina, restaurant marocain situé sur le coin de la place Blyckaerts. Un menu varié nous propose des entrées (salades, feuilletés, scampis), des tajines (surtout d’agneau et de poulet mais aussi de kebab, de lapin et poisson), divers couscous, quelques grillades et, bien sûr, les incontournables desserts (pas tous marocains mais peu importe).

La nourriture est généralement bonne et copieuse. Le service, quant à lui, est correct. Relativement rapide mais pas spécialement souriant ou patient... Heureusement, les prix sont loin d'être très élevés (de 5 à 10 euros pour les entrées, entre 12 et 18 pour les plats et de 4 à 6 pour les desserts)! Mais ce n'est pas tout! Si vous êtes aussi chanceux que nous vous aurez droit à un spectacle (un peu longuet) de danse du ventre (comprenant la musique à fond la caisse qui nique les tympans et empêche de causer avec ses voisins mais aussi de commander).

Bref. Voilà un petit voyage dans le pays du thé à la menthe qui, s’il n’est pas désagréable (loin de là), ne brille pas par sa chaleur et son accueil!


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Nicolas Rey -Treize minutes


"Le temps est une invention bien étrange. On végète pendant des mois assis dans un coin d'existence, à regarder défiler les semaines en fumant des cigarettes. Et puis l'accélération que l'on n'attendait plus vous tombe sur le coin de la cervelle. Le destin s'amuse à vous balancer en une poignée de jours un concentré d'aventure. Six ans seraient souhaitables pour gérer cette énergie. On vous donne six jours et pas un de plus."

Après la lecture de Beigbeder, la grossièreté et la suffisance du narrateur avait tout pour déplaire. Comme si tous les pseudo-intellectuels qui ne veulent pas d'une vie préformatée doivent forcément se complaire dans l'ivresse, l'immoralité et l'inaction. Raccourci non seulement un peu simplet mais aussi barbant, à la longue, quand on voit le nombre de romans narrant la désillusion de jeunes mecs aux scrupules limités.

Heureusement, Nicolas Rey, bon souverain, a réussi à éviter les pièges dans lesquels d'autres sont tombés. Une certaine finesse psychologique, une élaboration surprenante des chapitres amenant son lot d'événements inattendus et une fin très différente de ce type de livre - ce qui la rend à la fois originale et splendide - contrebalancent fort bien la crudité de ses propos et la légèreté de ses moeurs qui ont, quant à eux, un méchant goût de déjà-vu.

N'allez pas croire que mon absence d'enthousiasme face au côté licencieux de ses propos révèle une forme de pudibonderie. Généralement, rien ne me choque, loin s'en faut. Non. Je peste et maudis juste cette tendance humaine à tendre vers le Black or White (mes hommages à Michaël) et à délaisser le savant mélange des deux. Au moins tout autant que ce frénétique désir de tout classer et ranger dans un petit tiroir propret nommé "genre".

Face à ce genre d'attitude, je n'ai qu'un seul mot: "Pourquoi?". En effet, selon moi, ce qui magnifie une oeuvre c'est son subtil dosage de mille et un ingrédients antagonistes, la rendant ainsi tout bonnement inclassifiable, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. Peu importe, dès lors, son chiffre de vente ou le plébiscite obtenu. Peu importe les louanges et les prix remportés. Tout ce qui compte, c'est sa sublime unicité. Ce qui fait qu'on ne l'oublie pas. Jamais.


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Beginners


Oliver, illustrateur a Los Angeles, collectionne les ex et les déceptions amoureuses. Quand son père, Hal, tire sa révérence après avoir fait son coming-out a 75 ans et rejoint avec entrain la communauté homosexuelle, Oliver se penche sur ses relations familiales et ses échecs sentimentaux. Et il hérite d’un chien philosophe et bavard. La dépression guette. Jusqu’au jour où il rencontre Anna...

Attention, ceci n'est pas un film comique. Non. Ceci est un film surprenant.

Sautant d'une image à une autre et collectionnant les flash-backs et les souvenirs, il trouble et peut sembler parfois décousu mais c'est ce qui fait tout son charme! Ca et son léger côté surréaliste et saugrenu.

Plus qu'une comédie romantique, ce film est une histoire d'amours, de sentiments, de paradoxes, de remises en questions, et d'autres manifestation du quotidien. Issu d'observations suffisamment pertinentes pour faire vibrer notre corde sensible, il réchappe pourtant au pathos et à la niaiserie avec brio. En effet, il est non seulement exempt de tous jugements moraux mais aussi d'une loufoquerie visuelle et scénaristique telle que le film reste plein de fraicheur, contrebalançant très justement avec la perpétuelle perplexité des protagonistes.

Certains diront qu'il est un peu plat, voire lent, mais il n'aurait pu en être autrement. Beginners nous offre une multiplicité de portraits psychologiques non achevés, laissant au spectateur le loisir de combler ces trous par les fruits de leur imagination fertile.

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07/09 - Habemus Papam


"À la mort du Pape, le Conclave se réunit afin de choisir successeur. Toutefois, plusieurs votes sont nécessaires avant qu'un cardinal ne soit élu. Ce dernier ne semble d'ailleurs pas prêt à prendre une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ?  Les fidèles attendront en vain sur la place Saint-Pierre  l’apparition du nouveau pontife et le monde entier est vite en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on se creuse la tête pour trouver des solutions..."

Un film italiano-français aux airs aussi légers que complexes. Un sujet captivant, des moeurs désuètes, une langue chantante, un pape à la tronche sympathique... Bref, que du bon!




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One Day


"Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d'étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s'adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble ?"

Vous avez deviné la réponse? C'est bien, vous êtes assurés d'avoir au moins le Q.I. d'une moule en sale état. C'est plutôt rassurant, non? 

Soit. Film d'amour donc, forcément, prévisible mais somme toute relativement agréable. Son carcan rappelle quelque peu le moins bon "Love and other drugs" (à croire qu'Anne Hathaway a le profil de l'emploi). Il a ce même côté vieillot (80's-90's) et use aussi de ce jeu de chassé-croisé incessant. Mais surtout, il offre comme conclusion le message sans équivoque que véhiculent la plupart des film à l'eau de rose à savoir: il n'y a qu'une âme soeur. Si vous la manquez, tant pis, vous serez seul toute votre vie.

Comme vous vous en doutez, il est vivement recommandé (voire nécessaire) de passer outre cette idéologie pleinement romantique (pour ne pas dire niaiseuse) si on veut éviter d'avoir envie de casser la gueule aux protagonistes toutes les trente secondes. Une fois cet état de fait accepté, le film passe comme une jolie lettre à la poste. Un décor européen magnifique (Edimbourg, Londres et Paris principalement), une trame très correcte agrémentée de petites originalités de montage non négligeables et un relativement bon traitement de la psychologie humaine sans jugement manichéen quel qu'il soit. 

Un film qui, au-delà de son romantisme à la noix, aborde l'éloignement voire l'abandon des gens que l'on aime de manière délicate, qui touche et, qu'on le veuille ou non, amène à réfléchir sur nos propres relations humaines et à la manière dont on les entretient.


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Anya Marina - All the same to me


Encore une américaine, oui, mais son trop plein de peps ne peut nous faire que du bien! 

Vraisemblablement bourrée d'ambition et de talent, la petite californienne, qui est aussi bien chanteuse que parolière, a sorti jusqu'ici deux albums: Miss Halfway en 2005 et Slow & Steady Seduction: Phase II en 2009.

Nous vous offrons ici l'une des chansons les plus originales du premier album: All the same to me. Une chanson particulière de bout en bout car tant le rythme que les paroles en passant par le choix des instruments sont surprenants. Débutant par des choeurs féminins, quelques instruments à vent et un rythme motivant (partiellement dû aux petites menottes qu'on entend se joindre sur le tempo), la chanson continue avec une voix chaude et légèrement éraillée comme on les aime, un refrain cocasse et "mystérieux" et se termine tellement vite qu'on en redemanderait bien encore! 

Trêve de blabla, la chanson est toute vôtre, profitez-en!   



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07/09-08/10 - Toutes nos mères sont dépressives - Arrière-scène


"Un spectacle pour ceux qui veulent "sauver" leurs parents. 

Comment célébrer la femme la plus importante à vos yeux, j'ai nommé votre maman, en dix leçons ? Prenez : 83 kg de votre meilleur ami ; 4 perruques bien fagotées ; 2 paires de talons aiguilles ; 1 bouteille de rhum en faïencerie de Baudour ; 5 personnages dont un coach ; 1 pantalon taille basse à fin lignage noir. Remuez le tout. Faîtes revenir à feu doux pendant une heure vingt minutes, et vous obtiendrez un moment de théâtre unique, fait d'accidents, d'improvisations, de révélations fracassantes et d'émotion. Après l'homme du câble, retrouvez la compagnie Chéri-Chéri dans son nouvel opus. Impudeur, passions dévorantes, fuite en avant, rien ne sera épargné à vos yeux de spectateurs complices et avertis. 

Un spectacle à consommer sans modération pour tout qui veut « sauver » ses parents sans perdre trop de temps."

Nous avions raté cette pièce à la saison précédente, ce serait dommage de refaire la même erreur, n'est-ce pas?

Reprise du 7/09 au 8/10, à 20h30 à l'Arrière-Scène, 32 rue de Chambéry à 1040 Bruxelles au prix de 15 € (10 € pour les étudiants et demandeurs d'emploi)

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Je t'aime. Moi non plus.


Il ne sert à rien d'éprouver les plus beaux sentiments si l'on ne parvient pas à les communiquer. 

Stefan Zweig.

Par pitié, chers foetus, prenez des cours de communication dans le ventre de votre mère.

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