LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

29/09 - Voice Over - Les Halles de Schaerbeek


"Seule sur scène, mais pas vraiment. Pour la troisième fois, après Fly Girl et Yaksu Exit Number 9, la danseuse franco-suisse Marie-Caroline Hominal navigue entre danse et dialogues, et dresse le portrait de trois types de femmes : Giselle la romantique, Jessica Rabbit la vamp pulpeuse et provocante tout droit sortie d’un illustre cartoon, et Lee Lozano l’artiste radicale. Seule sur scène, mais entourée d’une machine à pop-corn et d’une huitaine de micros. Tous (dé)réglés sur une autre fréquence, ces porte-voix lui permettent de discuter avec différentes personnalités – ses amis Andrew, Johnny, Bobby ou encore No Name – et de jouer ainsi avec son public au rythme et au bruit du maïs éclaté."

Si je dis juste: "Miam", ça vous suffit pas?

Le 29/09 à 21h30 aux Halles de Schaerbeek (22 rue Royale Sainte-Marie 1030 Bruxelles) au prix de 10 euros pour le spectacle seul.

Plus d'infos sur le site des Halles 

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Horrible Bosses


"Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs... définitivement. Il n’y a qu’un problème : les plans les plus infaillibles ne le sont qu’autant que les cerveaux qui les ont conçus le sont."

Comme chacun sait : ce n'est pas la taille qui compte. Mais plus encore (et c’est certainement un grand sage qui a un jour énoncé cette exacte vérité) les plus courtes sont les meilleures… Ceci s'applique justement à ce film.

Ce n’est pas un mauvais film, qu’on se le dise! certes une comédie américaine somme toute assez commune mais il n’empêche! Il s’en dégage divers bons gags, des effets sympathiques, des répliques croustillantes et des rebondissements qui, malgré leur effet de surprise relatif, restent cocasses. Certains caractères sont, bien sûr, un tantinet trop exagérés mais la comédie américaine étant aux années 2000 ce qu’était la farce au moyen-âge, on ne peut réellement s’en étonner.

Le problème n’est pas là mais réside dans l’exploitation jusqu’à la moelle d’un filon sans scrupule aucun… Parce qu’un carcan narratif fortement similaire à celui des Very bad trips (des amis qui ont un objectif précis et qui voient leurs projets modifiés par des événements perturbateurs en cascade qui s’amplifient au fil du film mais parviennent tout de même à s’en tirer in extremis), c’est déjà vraiment louche mais alors si en plus on rajoute des motifs identiques (unusual sex, unforeseen drugs and weird pets) et des acteurs aux mimiques analogues, faut pas s’étonner que le spectateur soupire légèrement devant une telle « redondance ».

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Les Tropiques


43 rue aux Laines - 1000 Bruxelles 

Pour continuer dans notre quête de soleil, nous sommes allés faire un tour dans un restaurant africain de Bruxelles au nom éblouissant: « Les Tropiques » !

C'est dans un petit établissement ne payant pas de mine à la décoration fournie et chaleureuse et aux lumières (un peu trop) tamisées que nous reçoivent très poliment les tenanciers.

Une carte honnête sans être une bible nous propose quelques entrées (ailes de poulet frites, gésiers de poulet, tripes de bœuf), des plats de viande (notamment du poulet) et de poissons (tilapia, bar, poisson-chat) ainsi qu’un grand nombre d’accompagnements (bananes plantain, igname, manioc, épinards etc.) à des prix corrects (entrées entre 5 et 10 euros et plats à partir de 15).

Si vous êtes un consommateur traditionnel et précautionneux, vous risquez de vous perdre dans le menu aux consonances africaines. Après vous être arraché les cheveux pour comprendre ce que signifient exactement tous ces mots mystérieux – dont, pêle-mêle, ndolé, moambe, pondu, gombo, makayabu, liboke et j’en passe – deux solutions s’offriront à vous : taste and see ou, si vous n’êtes pas d’humeur aventureuse, changer de restaurant.

Si vous restez, soyez prudents à la commande. Les plats sont impressionnants, les accompagnements (chaque plat en recevant un d’office) bien fournis et certaines entrées sont nettement suffisantes à caler son homme. Ne soyez pas trop gourmands donc sauf si vous avez envie de manger congolais pendant le reste de la semaine (l’option doggybag est, bien sûr, permise).

Mais il y a toujours un mais. Premièrement, les sanitaires ne sont pas ce qu’on peut appeler un modèle de perfection. Il est certain que je n’y installerai jamais mes quartiers. Deuxièmement, ouvrir un restaurant n’est pas toujours la meilleure chose à faire quand on ne peut pas éviter de laver son linge sale en famille à la vue (et surtout à l’ouïe) de tous les clients aux alentours…

 Note que ça met de l’animation… Mais pas forcément celle désirée !

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31/08 - Beginners


"Oliver, illustrateur a Los Angeles, collectionne les ex et les déceptions amoureuses. Quand son père, Hal, tire sa révérence après avoir fait son coming-out a 75 ans et rejoint avec entrain la communauté homosexuelle, Oliver se penche sur ses relations familiales et ses échecs sentimentaux. Et il hérite d’un chien philosophe et bavard. La dépression guette. Jusqu’au jour où il rencontre Anna..."

Une brochette bien fournie grillée à point... C'est probablement ce qu'il nous faut pour le dernier jour de ce mois d'août pour le moins particulier!

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Jean Ray - Malpertuis


“L'oncle Cassave va mourir. Il convoque toute sa famille à son chevet dans la demeure de Malpertuis et leur dicte ses dernières volontés : que tous s'installent dans cette colossale maison de maître et que revienne, aux deux derniers survivants, sa fortune. Aucun des proches ne se doute du drame qui les attend. Tout commence par des lumières qui s'éteignent mystérieusement. Bientôt l'horreur jaillira des murs même de la maison.” 

Oui, ceci est un roman belge

 D’ailleurs, Malpertuis n’est pas seulement l’oeuvre fantastique la plus célèbre de Jean Ray mais aussi l'un des tout premiers titres à être publié par les éditions Denoël, adapté au cinema par Harry Krümel et, bien que le nom de Jean Ray ne soit connu du lecteur lambda, un ouvrage incontournable pour les amateurs et spécialistes de ce genre littéraire. Et cela n’a rien d’étonnant. 

 Car Malpertuis n’est ni plus ni moins qu’un chef-d’œuvre, une petite merveille, un prodige de la littérature déployant les techniques narratives du fantastique de manière ingénieuse pour garder la tension intacte tout au long du roman jusqu’à l’ultime révélation. Roman double sémantiquement parlant, Ray joue (et vraisemblablement s’amuse comme un petit fou) d’ambigüité, d’allégories et de paraboles avec ses personnages. Nous entrainant dans un tourbillon de symboles – on en serait presque au bord de la nausée, il nous offre un voyage à travers le temps qu’il abolit, sans sourciller et avec tant de naturel que jamais il ne nous viendrait à l’esprit de le remettre en question. 

 Et c’est tout simplement pour ça, que ce roman captive, ensorcèle et, n’offrant déjà aucun répit à la lecture, il laisse cette marque, indélébile, profonde, à tous ceux qui tournent, lentement, la dernière page de cet opus. Un rythme parfait, une écriture admirable, des indices habiles, un réalisme prenant et un savant mélange de fantastique et de merveilleux subtilement dosés achèvent de parfaire ce roman complexe aux idées brillantes et audacieuses. 

 Aux amateurs du monde du rêve, ruez-vous dans votre libraire, tout de suite !

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Je critique, tu critiques, nous nous critiquons.


Dans son livre au titre accrocheur de Qu’est-ce que la littérature ?, Jean-Paul Sartre aborde les trois sujets suivants: Qu'est-ce qu'écrire, Pourquoi écrire et Pour qui écrit-on. 

Cherchant à justifier sa position d'écrivain engagé et affronter ses détracteurs, il profite de son ouvrage pour critiquer ouvertement les journalistes littéraires. Il reproche ardemment aux critiques de ne pas prendre de position sur des réflexions pondérées et n'hésite pas à affirmer que ce sont des gens frustrés qui ont raté leur vie et se rabattent sur la lecture par dépit.

En effet, à cette époque, les seuls livres qui ont droit aux éloges sont ceux dont les auteurs sont morts et enterrés. La belle affaire que voilà ! Donner un avis (qui se doit, en principe, d’être objectif mais qui conserve toujours une part de subjectivité) à propos d’un livre (ou  autre) est bien sûr risqué. Véritable couteau à double tranchant : certains seront d’accord, d’autres pas... Et en se rabattant sur les oeuvres du passé, ils n’ont rien à perdre. De fait, ces œuvres ayant probablement créé des polémiques, choqué de nombreuses personne, visé un certain public, cherché à faire réagir, à dénoncer des abus ou des non-sens, ne sont plus actuelles. Les problèmes dont elles traitaient ont été réglés ou n’ont plus la même signification ni la même ampleur au jour d’aujourd’hui... En outre, si elles sont toujours lues, qui peut renier leur statut de chef-d'oeuvre sans être raillé ou taxé de lecteur de bas-étage?

Qu'en est-il aujourd'hui? Ce n'est plus la mort qui vous rend un écrivain célèbre mais la fortune de sa maison d'édition, payant à tout va tous les journaux , magazines et chaines télévisées pour promouvoir sa nouvelle sortie. Les livres les plus critiqués sont toujours les mieux annoncés. En d'autres termes, la réussite d'un bouquin se mesure à sa campagne publicitaire qui elle-même se mesure au talent du service marketing de la maison d'édition.

A côté de cela, le web a lancé une vague d'internautes ayant un avis sur tout et n'importe quoi et désirant à tout prix le partager avec leurs compatriotes. Est-ce bien? Est-ce mal? Comme pour tout ce qui est ouvert à tous, il y a du bon et du mauvais. Et encore. Est-ce bien raisonnable d'apposer un jugement de valeur sur une opinion qui est, par définition, tout à fait, subjective?

Et nous voilà revenu à la question originelle: qu'est-ce qui fait que le jugement d'une personne est meilleur que celui d'un autre? Bien sûr, il faut séparer avis purement personnel (j'aime/j'aime pas) et avis pertinent et critériel mais quelle est la meilleure formation pour avoir un objectivisme surpuissant dans chaque analyse? Qui peut faire fi de son vécu et de ses propres goûts? Probablement personne
, à l'heure actuelle.

Que faire alors? Qui croire? Les médias regorgent de critiques dont on ne sait si l'avis est en corrélation avec le portefeuille du producteur, avec l'avis général du public ou encore, par miracle, avec les critères en adéquation avec le produit. Et internet, lui aussi regorge d'avis en tous genres plus ou moins élaborés et plus ou moins argumentés...


Et puis, dans le fond, à quoi ça sert les critiques? A raconter l'histoire à ceux qui n'ont pas encore profité du produit? A donner un guide de ce qui en vaut la peine et ce qui n'en vaut pas? Ou alors de faire part de ses conseils rigoureusement argumentés et formulés à partir de ses propres expériences, en acceptant que ce qu'il a pu apprécier d'autres n'y gouteront pas et inversement. Tout bonnement parce que les goûts et les couleurs...
Mais dans ce monde de plus en plus formaté, qui crée des événements et des produits culturels plus vite que je ne ponds mes articles, est-ce que la critique à encore un avenir? Hormis les grands noms (qui ont déjà une villa à la mer et un appartement dans le sud, ou l'inverse), les journalistes sont sous-payés, voire pas payés du tout, et le milieu - dit-on - est bouché... Est-ce encore possible que les médias aient un sursaut d'orgueil et sortent, la tête haute, de cet enlisement, cette sorte d'adultère immoral qu'ils vivent avec le marketing et l'économie capitaliste?

En tout cas, une chose est sûre: Sartre, là où il est, doit probablement exceller en déboulé*

* pas de danse classique où l'on enchaine des tours rapides sur soi-même.

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Tangled




"La princesse Raiponce n'a jamais connu ses parents. Elle a été kidnappée à sa naissance par une méchante femme qui utilise ses cheveux afin d'être jeune éternellement. Enfermée dans une tour, elle a reçu une éducation stricte l'empêchant d'explorer le monde extérieur. La tentation est pourtant grande, surtout que son dix-huitième anniversaire approche à grand pas. Un jour, le bandit Flynn Rider vient se cacher dans sa demeure, emportant sous son bras une couronne. Raiponce lui dérobe son magot et lui pose une condition s'il veut le ravoir : l'emmener à la ville pour assister à la grande fête des lumières."

Ce film d'animation était une superbe promesse. Maudissant la décision absconse des UGC belges de ne passer qu'en VF certains dessins animés, nous décidâmes de prendre notre mal en patience et de le visionner une fois sorti en Blu-ray et DVD. Mais quelle ne fut pas notre surprise en découvrant que si ce dernier contient de très bons passages, il manque cruellement de profondeur et n'arrive pas à totalement happer le spectateur pour l'entraîner dans son monde féérique nappé d'humour niais et c'est là, qu'en fanatique des dessins animés bien foutus, hilarants et nous offrant une parcelle à chérir de cette magie enfantine qui nous a quitté il y a déjà bien longtemps, on se prend la tête entre les mains et on crie: "Pourquoi?" avec cette moue d'amère déception puérile. 

Enfin, si elle n'est pas la Raiponce à toutes nos attentes, ses grands yeux et sa longue chevelure font d'elle un joli brin de cartoon et ses mimiques ainsi que celles du cheval Maximus gomment un peu l'inconsistance de sa "mère" et des deux compères dont les cerveaux réunis font la taille d'un pois chiche (et encore, c'est généreux).

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L'huitrière


20 Quai aux Briques - 1000 Bruxelles

Il est de notoriété publique que le homard ne devrait en aucun cas être réservé pour les grandes occasions telles que le sacro-saint réveillon. Pour montrer l'exemple, nous nous sommes déplacés pour aller déguster ce charmant crustacé dans le tout aussi charmant restaurant qu'est l'Huitrière

Faisant fi de leur fierté, nous boudâmes le mollusque pour le demi-homard au choix. Outre ces deux mets maritimes, diverses entrées chaudes et froides raviront les gourmets. Boeuf, saumon, coquilles St-Jacques, foie gras et autres mets délicats et raffinés se trouveront sur votre table à un prix pouvant aller de 13 à 20 euros. Quant aux plats, les non amateurs de homard peuvent (brûler en enfer) choisir entre divers poissons, des moules ou encore un bon morceau de boeuf, sauce au poivre (tout cela pour la somme moyenne de 25 euros).


Qu'en est-il? Les croquettes de crevettes - décortiquées maison - sont délicieuses, les homards exquis et les desserts sympathiques. Mais bien plus que les plats, ce qui fut savoureux est en réalité la présence du serveur et son attention. Une voix douce, un rire pour toutes les blagues et une volonté de combler son client, s'inquiétant du bon déroulement du repas et insistant pour lui apporter ce qu'il désire envers et contre tout.

Et parce qu'un service personnel, ça n'a pas de prix, nous reviendrons, sans hésiter, faire honneur à leur table! 

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Le Musée du bonbon Haribo


Pont des Charrettes 30700 Uzès

En voilà une bonne blague. Un lieu où les seuls points d’intérêt sont les machines à bonbons et le magasin de « souvenirs », lui-même rempli de bonbons vendus en gros et quelque peu moins cher que dans les grandes surfaces.

De ce musée, nous avons très rapidement fait le tour : une salle est dédiée à un bref aperçu des 30 000 rachats de l’entreprise de base, quelques plaques nous parlent de l’évolution de ces satanés bonbons (et surtout le golden bear dont ils essaient apparemment d’améliorer l’apparence tous les ans) et de leur fabrication puis la troisième partie du musée est du pur remplissage accompagné de « divertissements » pour les enfants du genre : « devine quel bonbon est dans ce sac ». Trop fun. En outre, mal tenu, des emballages jonchent le sol, la moitié des machines sont en panne et le reste semble manquer cruellement d’entretien.

Enfin, la dégustation promise sur le dépliant est transformée en quelques bonbons sur le comptoir accompagné d’un petit paquet de dragibus offert à l’entrée et un jeton actionnant une des machines à bonbons contenant soit des fraises tagada (celle qui est justement hors service) soit des CarenSac (ce qui est toujours très sympa quand on sait que près de la moitié des clients d’Haribo n’aime pas la réglisse). 

Puis, évidemment, les gosses pullulent, criant comme des putois. Di-vin !

Mais ne soyons pas mauvaise langue, il y a tout de même un truc divertissant dans ce musée: les vêtements faits de bonbons dont la robe noire agrémentée de rouleaux de réglisse:

That's really all!

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24/08 - One Day



"Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d'étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s'adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble ?"

Une petite dose de romantisme noeunoeud pour le moral? Why not!


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Festival Nomades

Aujourd'hui sonne déjà le glas de ce festival annuel se déroulant au parc de Bruxelles. Peut-être étiez-vous au courant et, en grand fanatique, vous aviez décidé, il y a bien longtemps déjà, d'assister à tous les spectacles possibles du jeudi au dimanche inclus (vous aviez même préparé votre tente pour squatter dans le parc et prié pour recevoir un sablier qui vous permette de pratiquer le don d'ubiquité). Mais peut-être ignorez-vous tout de cet événement bruxellois et, dans ce cas, il n'est éventuellement pas trop tard pour vous y rendre... 

Mais cela en vaut-il la peine? Voilà la question à laquelle nous allons, tant bien que mal, tenter de répondre!
Mini-Chassepierre bruxellois, le festival Nomades sent bon les arts de rue, le multiculturalisme et l'altermondialisme. En effet, il regorge de stands en tout genre, offrant aux affamés et aux assoiffés un tel choix que ceux-ci ne savent tout bonnement plus ou donner de la tête! Ils ont pensés à tout, ou presque: cuisine du monde, bar, grimage, bijoux, toilettes... Il y en a pour tous les goûts!
On regrette peut-être le manque d'indications, panneaux et annonces, l'organisation qui semble tenir plus du gant de velour que de la main de fer et l'oubli d'une essentielle garderie! La moitié des spectacles n'étant pas à la portée des enfants de 0 à 8 ans, il se serait avéré plutôt judicieux d'offrir un tel service aux parents, leur permettant de jouir pleinement des spectacles (ainsi que leurs voisins).  Mais, enfin, tout ne peut être parfait (c'est ce qu'on n'arrête pas de me répéter, en tout cas)

En outre, si soleil il n'y a, ça doit être atroce. Pour tout le monde. C'est donc une condition presque sine qua non (à moins de vouloir un pukkelpop version théâtre). Mais, fort heureusement, la chance nous sourit ce samedi 20 août et ce fut une belle (et rare) journée d'été pour le festival Nomades.

Que dire des prestations?
Maza Loco


De Kluster vzw avec Bert Loenders & Danny Vrijsen


"Convaincus qu’ils sont arrivés au grand Cirque Du Soleil du Canada, deux acrobates russes commencent leur numéro. Quand ils se rendent compte qu’ils ne sont pas arrivés à leur destination, les deux compères commencent à perdre espoir. Mais très vite, ils cherchent par tous les moyens à repartir vers leur destination initiale… le Canada !"
Un spectacle impressionnant d'adresse et de muscles. Enthousiastes et drôles, ils n'hésitent pas à exhorter le public et à jouer leur rôle jusqu'au bout. Deux regrets: que le contexte (mauvaise destination), soit si vite oublié et si peu exploité et qu'ils parlent exclusivement en anglais (sous couvert d'origines russes douteuses) car cela ralentit leur spectacle, le public ne comprenant pas toujours de suite ce qu'ils attendaient d'eux .
Morval


De la compagnie Tête de moines, avec Benjamin Hubin, Thomas Richard

"Deux moines, envoyés par leur Père abbé, doivent résoudre un problème: la perte de la recette ancestrale servant à fabriquer la bière unique de leur abbaye.Spectacle familial mêlant jeu absurde, jonglerie et musique..."

Drôle, caustique et diablement bien agencé, cette piécette n'offre pas au spectateur le temps de s'ennuyer! Deux acteurs énergiques et exemplaires, qu'on remercie! 


Madame et sa croupe

De  la compagnie Un de ces 4, avec Alexine Boucher Hardy, Elsa Bouchez, Philippe Droz, Renaud Bauer

"Avez-vous déjà vu Louise de la Baraudière et son petit personnel de maison ? C’est l’occasion, ils vous convient dans leur demeure secondaire. Au programme : chant, musique, cirque et virtuosité. Ils jonglent et se portent, se supportent, se superposent et s’emportent. Dans un salon où règnent autodérision et convivialité, ils vous entraînent dans leur univers baroque déjanté."
Le concept était sans conteste brillant, nous devons pourtant avouer avoir été déçue sur bien des points.
Premièrement, beaucoup de spectateurs et une scène sans mur de fond aboutit irrémédiablement à un public "encerclant" les tréteaux  mais lorsqu'on regarde une pièce créée pour être exclusivement jouée à 180°, forcément, si on est du mauvais côté, ça a tout de suite beaucoup moins d'attrait... Nous ne sommes pas sans ignorer que ce n'est pas réellement la faute des comédiens mais il me semble que la capacité d'adaptation est aussi une des sacro-saintes qualités du comédien et ne pas modifier le scénario alors que la moitié du public se situe derrière soi, c'est tout de même dommage!
Outre cela, bien que les artistes soient très doués, la pièce est victime d'un sporadique manque de rythme, créant un fossé entre eux et le public, qui ne sera calfeutré que lors des cinq dernières minutes... A repenser, donc.

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Visionnaire!


Un sous-marin, pour une baleine, c'est un gros suppositoire.  

Jean Carmet


Une idée comme une autre...

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Frédéric Beigbeder - L'amour dure trois ans


" Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d'une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre. "

Autant vous prévenir, ceci est mon premier Beigbeder. J'ai certes vu l'adaptation de 99 francs et dévoré son essai Dernier inventaire avant liquidation mais rien d'autre ne m'était tombé entre les mains depuis. Et voilà que...

C'est avéré, Frédéric Beigbeder a un style inimitable qui ne doit probablement pas faire l'unanimité. Un peu timbré, cynique, n'ayant pas sa langue dans sa poche, il apporte un brin de fraicheur folle au lecteur qui s'il accroche ne pourra probablement plus décrocher. 

Toutefois, malgré sa spontanéité et sa facilité de lecture, L'amour dure trois ans n'est pas, à mon sens, un chef-d'oeuvre littéraire. Surfant sur la vague bobo parisienne, la vie fictionnelle de Maronnier a vite fait d'exaspérer. Écumer tous les bars, se bourrer la gueule et se droguer, déprimer, refaire la tournée des bars, boire comme un trou et à nouveau se défoncer jusqu'à en être malade. Quel programme d'enfer! C'est probablement vrai que quand on est people et qu'on travaille dans le milieu de la comm' parisienne, on va de fête en fête.  Tout aussi vrai que la plupart des jeunes entre 20 et 30 ans passent leurs soirées à faire la fête, fuyant la solitude et comblant la vacuité de leur existence (pour ne pas dire de leur intellect) à coup de parties bien arrosées. Oui mais même parmi ce tas d'écervelés désabusés, il y a aussi des plurineuronaux qui pensent, analysent, créent, critiquent... Est-ce que Beigbeder touche un seul mot du travail réel de son personnage? De ses réflexions qui touchent autre chose que ses besoins primaires et sentimentaux? Non. Jamais.

Pourtant (et au risque de faire des émules par cette généralisation brute), il est critique littéraire, pas balayeur de rue quand même?! Alors quoi? Il n'y a vraiment rien d'autre à dire aujourd'hui? Pas d'autres sujets à aborder que le cul et la défonce? Parce que si c'est le cas, je préfère manger mon chapeau et rempiler pour quelques Gide, García Márquez, Ray et compagnie.

Ou... Serait-ce pour épouser la vague sur laquelle il a choisi de poser son surf que ce cher homme édulcora ce roman (et vraisemblablement quelques autres aussi) de toute pensée un peu plus profonde, abstraite et philosophique?

Then, Frederic, literature or marketing? You have to make your choice.

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Blue Elephant


1120 Chaussée de Waterloo - 1180 Bruxelles

Lorsqu'on est en mal de soleil, manger thaïlandais reste un des meilleurs remèdes. Une cuisine exotique, des beaux fruits et des légumes artistiquement coupés, des saveurs ensoleillées et des épices à réveiller un mort.
Et quel Thaïlandais est plus connu que le Blue Elephant? Une carte "impressionnemment " longue et diversifiée nous proposant moult entrées, de jolies salades, quelques soupes ainsi que différents plats (volaille, viande ou poissons et crustacés, c'est au choix). Le coriandre, le curry, la citronnelle et la noix de coco y sont joyeusement à l'honneur pour le plus grand bonheur des amateurs. Outre cela, des cocktails originaux, du jus de jeune coco (et vous avez même droit à manger la noix de coco après!) mais aussi un menu royal contenant des échantillons de 5 entrées et de 5 plats différents avec zakouski et dessert compris!

Bref, c'est Byzance! (enfin, Bangkok). Et comme dans tous les lieux réputés et prospères, rien n'est donné. De 10 à 20 euros pour les entrées, de 20 à 30 pour les plats et 50 euros pour le menu, il serait présomptueux de penser s'en tirer avec moins de 100 euros pour deux. Et à ce prix-là, on est en droit d'attendre un service impeccable, n'est-ce pas? Et pourtant...

Parce que même lorsque la nourriture est bonne et que le serveur est très gentil, on aime en avoir pour son argent. Et un manque d'efficacité et une attente un peu trop longue suffisent à dévaloriser la meilleure table... Dommage!

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Jimmy Cliff - Reggae Night


Ce brave James Chambers de son vrai nom a fait rêver et danser une bonne partie de nos parents sur ses airs de reggae dans les années 70. Il a maintenant 63 ans et toutes ses dents (enfin, ça, ça reste à vérifier) mais toujours présent et motivé. Ainsi, après un passage brillant à Couleur Café (Bruxelles) en 2008, il a remis le couvert cet été en parcourant allègrement l'Europe. France, Allemagne, Suisse, Espagne... rien n'empêche ce brave papy qui semble prêt à braver le mauvais temps européen pour nos beaux yeux! A-t-on déjà vu tant d'abnégation et de dévouement?

Dans son répertoire plutôt chargé figure une chanson datant de 1983 qui relança grandement sa carrière s'essoufflant quelque peu. Je vous parle bien sur de Reggae Night qui nous fait encore danser, à l'heure actuelle, comme des petits fous, nordiques en mal d'ensoleillement que nous sommes, rêvant de Jamaïque et autres contrées exotiques. 

Voici donc un Jimmy Cliff jeune, déjà motivé et souriant dans une vidéo plutôt kitsch (mais qu'est-ce qui ne l'est pas aujourd'hui quand ça a plus de 10 ans?) dans une chanson aux accents résolument plus pop que ses premiers titres et au rythme ondulant et cyclique ponctué de diverses incursions instrumentales des plus agréables et d'une voix chaude et positive qui nous enveloppe et nous accompagne tout au long de la journée, où que nous allions, comme un parapluie musical.

Parce, vu l'été pourri que nous subissons, nous en avons bien besoin.


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Game of Thrones


"Il y a très longtemps, à une époque oubliée, une force a détruit l'équilibre des saisons. Dans un pays où l'été peut durer plusieurs années et l'hiver toute une vie, des forces sinistres et surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. La confrérie de la Garde de Nuit, protégeant le Royaume de toute créature pouvant provenir d'au-delà du Mur protecteur, n'a plus les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de tous. Après un été de dix années, un hiver rigoureux s'abat sur le Royaume avec la promesse d'un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s'emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu."

On me presse, on m'oppresse, me compresse... Tous sont unanimes: c'est génial. Je dois voir cette série! Viiiite!

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Melancholia


" À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre..." 

 Plus qu'un film, ceci est une fresque complexe alliant poésie et arts plastiques sous fond de psychologie et de science-fiction. Un film lent mais accrocheur grâce au mystère distillé tout au long de la première partie consacrée à Justine, la jeune mariée. Malheureusement la deuxième partie, Claire, n'offre pas de réponses précises aux questionnements du spectateur. Pas de retour dans le temps pour expliquer le comment du pourquoi avec le passé de ces deux soeurs aux parents plutôt loufoques (pour ne pas dire plus). S'il existe divers produits cinématographiques de type "tranche de vie" sans lien vers le passé ou le futur, pour ma part, je n'arrive jamais à les intégrer totalement à l'art cinématographique qui, me semble-t-il, doit tenter d'apporter quelques réponses, aux spectateurs. 

Ceci est donc, selon moi, bien plus une poésie picturale, un dessin poétique, hommage à la lypémanie qui nous assaille tous un jour ou l'autre, qu'un film à proprement parler. Ainsi, vous voilà prévenu. 

Ennemis des métaphores, oxymores et autres figures de style, préférez les singes de la salle d'à côté, ce sera plus prudent.

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Rise of the Planet of the Apes


"Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire."

Il y a de ça 10 ans Tim Burton offrait au roman de Pierre Boulle une nouvelle jeunesse à travers un film très patriotique, un peu simpliste mais assez bien foutu. Voilà qu'aujourd'hui sur un plateau d'argent nous arrive un second opus signé Rupert Wyatt qui n'est, fort heureusement, pas la suite mais bien les origines...

Pas le droit à l'erreur donc, au moins au niveau de la cohérence fondamentale du film. Du reste, il y a des fanatiques partout, à l'affut du moindre détail en désaccord avec le livre/le film précédent mais je ne suis de ceux-là. D'autant plus que mes souvenirs cinématographiques de la décennie précédente ne sont pas des plus frais (mais, comme il ne s'agit pas de poisson cru mais de singes vindicatifs, ce n'est pas dramatique). 

À l'instar de son aîné, les images - fruit d'un travail de longue haleine - sont époustouflantes. Quant au scénario? Très bien mené, l'évolution du chimpanzé et ses raisons sont originales et bien expliquées. Le fait d'avoir un chimpanzé comme protagoniste principal apporte une vision atypique et forme le parfait pendant du film de Burton. Et bien que l'esbroufe, invariablement présente dans ce genre de film, soit peut-être un tantinet exagérée (les singes en colère sont superpuissants et indestructibles, c'est bien connu*), dans l'ensemble, nous devons bien nous avouer satisfaite... Et curieuse de voir la suite!

* Un peu comme le manque de discernement des gorilles puceaux, en somme.

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17/08 - La piel que habito


"Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau grâce à laquelle il aurait pu la sauver. Douze ans après le drame, il réussit à cultiver une peau qui est une véritable cuirasse contre toute agression. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert un cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant au cobaye..."


Una película de Almodóvar muy misteriosa. ¡Quiero verla!


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Nea Genia


437 Chaussée de Waterloo - 1050 Bruxelles

Dans le quartier du Châtelain se trouve un nombre affolant d’établissement de restauration en tout genre. De la cuisine traditionnelle à l’exotisme en passant par les fast-foods et les bars/brasseries, l’affamé a tout bonnement l’embarras du choix. Au point que, parfois, il ne sache que décider et en reste paralysé, désirant ardemment un conseil pertinent et désintéressé.

Nous ne ferons pas aujourd’hui une liste exhaustive de tous les restaurants du coin et parlerons que d’un d’entre eux. Et car il n’est jamais inutile de savoir qu’il y a une bonne enseigne grecque dans le quartier, nous vous présentons aujourd’hui le Nea Genia
.

Pour les non-initiés, les plats grecs, bien que s’insérant pleinement dans la cuisine méditerranéenne, est généralement quelque peu étrange. Les mots tarama, tsatziki, souvlaki leur sautent à la figure et ils secouent tristement la tête en signe d’incompréhension. Qu’est-ce que c’est que ce barbarisme ? On les savait en crise mais à ce point retardés ?

Trêve de plaisanteries. Novices ou connaisseurs, tous trouveront leur bonheur au Nea Genia car dans cette cuisine jeune et dynamique se préparent uniquement des mezzés. Quel est le concept ? Chaque plat que vous commanderez vous arrivera dans une petite coupelle et donc, forcément, en quantité restreinte. Ainsi, vous pouvez aisément en choisir plusieurs et les partager avec vos convives. Sans complexe, les plats passent d’un bout à l’autre de la table, et on en recommande cinq dans la foulée, dans une ambiance bonne enfant.

En outre, la carte est réellement bien fournie : fromagesfeuilletés, légumes préparés, salades, crustacés et viande en tout genre parfaitement grillés ; vous n’avez que l’embarras du choix ! Et tout ça pour des prix allant de 3 à 10 euros! Le personnel est à l’écoute
et, si de temps en temps un peu dépassé par les commandes qui fusent des quatre coins de ce petit restaurant, il n’en perd pas pour autant le sourire et la chaleur du Sud.

Dans un décor résolument moderne, le Nea Genia vous accueille donc avec bonheur pour vous faire découvrir ou redécouvrir les joies de la table grecque. Et nous, on lui dit merci.


Et si vous voulez jeter un coup d'oeil à la carte, c'est par ici!

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Enchanted


"Expulsée de l'univers des dessins animés par une vilaine reine, une jeune princesse se retrouve parachutée à New York, dans la réalité vraie, où elle fait la rencontre d'un charmant avocat divorcé. Pendant ce temps, son prince franchit lui aussi la frontière séparant les deux mondes dans l'espoir de la retrouver."

Ne cherchez pas. Il n'y a pas d'intérêt psycho-socio-politico-économique à voir ce film.  C'est une comédie romantique - pour peu ce serait écrit en gras sur la pochette - et fière de l'être. Et parce qu'il faut bien rêvasser un peu à ce que la vie et le "true love kiss" serait si seulement nous vivions dans un conte de fée ou dans un film américain, c'est avec un plaisir certain qu'on regarde Enchanted, sous la couette, les soirs de grosse déprime. 

La naïveté de la princesse pourrait en paralyser plus d'un mais, en fait, non. Car Kevin Lima et ses copains ont relativement bien fait ça. En effet, premièrement, l'actrice (la très rousse Amy Adams) joue parfaitement son rôle de cruche et, quand elle n'est pas parfaitement risible, elle en devient presque attendrissante (que voulez-vous? C'est ce qui arrive quand on a une tête d'ange!). Deuxièmement, le brave Patrick Demsey contrebalance parfaitement sa fraiche candeur avec son cynisme bourru d'avocat. Et, enfin, la gamine à la tête de poisson lune a de quoi faire fondre toutes les femmes dotées du très grand et sublime instinct maternel (soit 99% de la gent féminine) et ajoute, mine de rien, un grain d'actualité avec l'inévitable question contemporaine des familles recomposées. Bref, une vraie team de choc

A côté de ça, il est vrai que le prince charmant et sa belle-mère sont grossièrement construits, parfaitement simplistes et, de ce fait, courent parfois sur le haricot (qui n'est pas magique, lui) du spectateur. Fort heureusement, leurs apparitions sont en nombre limité et, généralement, correctement assimilées sous couvert de la logique inhérente suivante: ce sont des personnages de conte de fées, il serait vain d'espérer qu'ils soient un tantinet sophistiqués.

Enfin, le pied de nez (à peine dissimulé) à l'aberrante niaiserie du monde des contes de fées ragaillardit joyeusement l'institution Disney et prouve que même les grosses sociétés sont capables d'autodérision. Et ça, ça fait franchement plaisir! 

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Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique



"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit ».
LIBRARIUM est donc un espace de découverte unique dans lequel vous apprendrez tout sur l’histoire du livre, des écritures et des bibliothèques. Il pose également la question de la place des bibliothèques dans l’évolution actuelle du livre et met leur avenir en perspective à travers une mise en forme moderne, bien adaptée à un établissement en constante évolution. Ce nouveau musée dépasse les frontières et ne se concentre pas uniquement sur l’histoire du livre en Belgique. Il aborde les différentes cultures de l’écrit présentes en Afrique, en Asie, en Europe, etc. À travers une scénographie originale, LIBRARIUM vous propose un parcours qui peut être découvert de façon chronologique ou thématique."

Pour tous les amoureux du livre au portefeuille serré, voici une exposition faite pour vous!


Ouvert du lundi au samedi de 9h à 17h à la Bibliothèque Royale entrée (gratuite) via le Mont des Arts ou le Boulevard de l’Empereur, 2 à 1000 Bruxelles.

Plus d'infos ici

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Le moine


"Abandonné à la naissance aux portes du couvent des Capucins, Ambrosio est élevé par les frères. Devenu un prédicateur admiré pour sa ferveur et redouté pour son intransigeance, il se croit à l’abri de toute tentation. L’arrivée d’un mystérieux novice va ébranler ses certitudes et le mener sur le chemin du péché."

Si vous êtes irréconciliables avec la religion, ses symboles et son iconographie, passez votre chemin. il n'y a rien que vous puissiez apprécier ici. Obscur et terrible, ce film est l'histoire d'une amère déchéance, d'une mystérieuse machination prenant racine dans de lourds secrets, d'honteuses douleurs, d'odieux sacrilèges dans un enchevêtrement d'événements  mystiques  et... diaboliques.

Un Vincent Cassel terrifiant, deux actrices sympathiques, les images nous coupent le souffle et, la tension montante, nous nous sentons lentement nous enfoncer dans notre siège. Des jeux de miroirs, des allégories puissantes... Sans conteste, Le moine est un très beau film qui a pourtant un défaut: sa lenteur.

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Peter Lippmann - Cars 3


Il existe de ces artistes… Rien qu’à regarder leurs œuvres, on se sent transpercé par un sentiment plus ou moins indéfinissable mêlant admiration, émotion, émerveillement, désarroi sans qu’on puisse, très exactement, l’expliquer, le nommer, le justifier. C’est là, c’est tout. Et ça fait presque mal.

Peter Lippmann est de ces artistes. Photographe mais surtout virtuose, ses images sont toujours sublimes et absolument sans faille. Et c’est lorsqu’on contemple ses œuvres que l’on se rend pleinement compte de ce qu’est la perfection et à quel point on en est éloigné.

Voici un fragment de la série nommée « Cars » composée pour Marie Claire. Les tons naturels bruts nous balancent littéralement dans cette forêt vierge. Une végétation qui a repris le dessus sur l’être humain, ce prédateur. Un prédateur qui s’est imposé, sournoisement, au fil des siècles, sans que la nature puisse y changer quoi que ce soit, subissant en silence, car tel est le lot des êtres ne parlant pas le même type de langage que l’homme, moult sévices et maintes violations. Elle a repris le dessus et se joue gaiment de cette tentative humaine avortée, s’insinuant dans les moindres recoins de ses productions qu’il a vulgairement abandonnées, comme toujours, inconscient de l’impact de ses actes. Opiniâtre et éthéré, ce lierre au vert pétillant fascine et hypnotise. Et l'ingestion « mordoréenne » n’en est que plus belle.  

Vous n'êtes pas rassasié? Vous en voulez plus? Allez sur son site en cliquant ici!

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La véritable histoire du chat botté


"A la mort de son père, P'tit Pierre, un jeune meunier, hérite d'un étrange chat qui parle comme un humain et semble doué de pouvoirs magiques grâce à de bien belles bottes... Ce chat baratineur, chanteur et danseur, va tout faire pour que son jeune maître, éperdument amoureux de la princesse Manon, puisse la conquérir. Mais sur leur chemin ils rencontreront l'infâme chambellan du Roi, son horrible bossu ainsi qu'un méchant ogre pas joli du tout..."

La véritable histoire du Chat botté n'est pas un film américain et ça se remarque au premier coup d'oeil. En effet, avec la fin de la célèbre saga "Shrek", il ne paraissait pas tellement improbable qu'ils aient décidé d'en sucer encore quelque peu la moelle, mais non. Absolument rien à voir.  

Nous sommes ici devant un film d'animation révolutionnaire et ce, à plusieurs niveaux. Le travail de l'image est volontairement inspiré du jeu vidéo mais surtout on ne peut que remarquer la volonté de se différencier, de se marginaliser à travers la réalisation de ce dessin animé atypique, notamment au niveau du choix des costumes, des personnages et de la musique. Pourtant, malgré ses nombreuses originalités, le film ne décolle pas. Trop absurde, presque surréaliste, le Chat botté semble constamment shooté et, si ça n'agace pas les plus patients, la tangibilité de ce pauvre félin s'en trouve tout de même irrémédiablement châtrée. Outre cela, une certaine lenteur récurrente tend à engourdir le spectateur qui se demande parfois sur quel bateau il a embarqué... 

Sa singularité et son non-conformisme en font donc un film à mettre dans les curiosités cocasses mais malheureusement pas dans les films remarquablement réussis. 

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