LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

>

JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

Sweeney Todd


"Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l'informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin. Sweeney Todd est alors bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu'en soit le coût..."

Même si, de temps en temps, le côté musical peu entrainant saoule franchement et que le sang ressemble soit à de la sauce pour nem soit à de l'encre pour stylo, cette tragédie est bien moins indigeste, à mon goût, que ce qu'on m'avait laissé entendre. Une brochette d'acteurs en or, un décor splendide et des effets visuels à couper le souffle font de ce film une perle d'eau ophtalmique. Le style burtonien a encore frappé et charmé et Depp et Rickman sont tellement charismatiques qu'on en reste pantois (et Helen fait le reste). Merci à eux.

Pour contacter la rédaction. No comments

Les gourmand’inent

Place  de la libération - 26110 Nyons 

A Nyons, il n’y a pas que nous qui ne résistons pas à la tentation. Sans complexes, les gourmets vont s’installer aux tables de ce restaurant au nom calembourique : Les gourmand’inent.

Manger en terrasse doit être divin. Toutefois, comme nous n’avons malheureusement pas eu ce plaisir, nous ne pourrons formellement le conseiller. La carte est engageante : les traditionnelles salades, des « planches » et des plats de la région nous sont proposés à des prix abordables (le prix moyen étant de 15 euros à 20 euros). Leur choix de thé est impressionnant et leur apéritif maison original et délicieux. Ils ont même des jus pressés (se trouvant malheureusement sur la carte des desserts, allez savoir pourquoi, donc il vaut mieux être prévenu). Les douceurs sont d'ailleurs nombreuses à cette enseigne  - mais cela semble normal quand on se rend compte que le restaurant fait aussi salon de thé.  Les non-glacées sont en vitrine, ce qui est un avantage non négligeable, et les glacées sont préparées avec soin et de très bonne qualité (et leur prix s'en ressent, par contre).

Si les plats sont bons, le service quant à lui laisse légèrement à désirer. Entre les erreurs de l’un, l’ignorance de l’autre (« Ce que c’est ? Euh … aucune idée ! »),  la maladresse du troisième et les cris du préposé dessert, on se croirait presque pris en otage dans une parodie de Rush Hour version cuisine provençale sans flic ni chinoiserie.

Outre cela, il vaudrait mieux conseiller aux gastronomes voraces de passer leur chemin car s’il y aussi peu de tranquillité que dans une brasserie de quartier, qu’on ne s’y trompe pas, la taille des portions n’est certainement pas comparable. En somme, le gourmand intégré dans le nom du restaurant ne désigne en aucun cas les mangeurs avides et effrénés mais bien ceux qui aiment la bonne nourriture et savent l’apprécier, avec modération.  

Pour contacter la rédaction. No comments

Bridesmaids


"Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca, l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… "

Comment dire? Je n'avais vu que la traduction française du titre ("Mes meilleures amies") et, déjà, je flairais l'attrape-godiche en manque de romantisme mielleux. Et pourtant, je n'ai pas hésité une seule seconde lorsqu'on m'a proposé d'aller voir ce film (est-ce révélateur de ma paradoxalité inhérente? Peut-être mais peu importe).

Well? J'avais tort. Bridesmaids est un film hilarant, parfois un peu grossier mais surfant brillamment sur la vague du vaudeville moderne. Vous avez vu No strings attached avec Natalie Portman et Ashton Kutcher? Et bien, en deux mots (en réalité, il y en a une dizaine but whatever): c'est exactement le même genre d'humour débile... mais en mieux!  Alliant impertinence et bonne repartie dans des gags à gogo, le parfait dosage de sentimentalisme, d'affection et d'analyse relationnelle (mais vraiment juste ce qu'il faut, hein) fait de ce produit une des meilleures comédies féminines que j'ai pu visionner depuis... trop longtemps! 

Pas un seul point négatif donc, à part, peut-être, les passages un peu crades... En somme, âme sensible, pure et innocente (ça existe encore, ça?) s'abstenir. Quant aux autres, pas besoin de vous faire un dessin, vous savez probablement mieux que moi où est le cinéma le plus proche de chez vous!

Pour contacter la rédaction. No comments

20/08 - Madame et sa croupe - Parc de Bruxelles


"Avez-vous déjà vu Louise de la Baraudière et son petit personnel de maison ? C’est l’occasion, ils vous convient dans leur demeure secondaire. Au programme : chant, musique, cirque et virtuosité. Ils jonglent et se portent, se supportent, se superposent et s’emportent. Dans un salon où règnent autodérision et convivialité, ils vous entraînent dans leur univers baroque déjanté."

En espérant très fort qu'il fasse pas trop moche ou, du moins, que le petit bon Dieu ait retrouvé sa cuvette, d'ici là.  Parce que le théâtre en plein air, c'est toujours agréable et que c'est une charmante alternative bruxelloise au festival de Chassepierre qui devra probablement se passer de nous cette année. 

Le samedi 20/08 à 15h30 et à 18h30 sur les Tréteaux du Parc de Bruxelles (autour de la grande fontaine) à l'occasion du festival Théâtres Nomades qui a lieu du 18 au 21 août. Entrée gratuite.

Plus d'infos ici.

Pour contacter la rédaction. No comments

Muffins et rôtis de porc

Dura lex sed lex. Depuis l'antiquité, parents, professeurs, patrons, policiers, juges et autres consorts nous  rabâchent cette phrase afin de nous apprendre à faire la différence entre le BIEN et le MAL (comme si les majuscules allaient changer quelque chose). Après la très contestée justice du "Oeil pour oeil, dent pour dent", des lois plus civilisées ont été créées, mises sur papier, peaufinées et chaque pays a, petit à petit modifié ses principes de vie à leur guise. Offrant une institution prétendument impartiale à ses citoyens pour les conseiller, les aider mais aussi les punir lorsqu'ils sont en tort.
Et voilà que nait la huitième merveille du monde: la très grande et sage Justice européenne. Seulement voilà, il arrive que la loi puisse paraître aberrante.
Voici l'histoire d'un belge et trois français qui ont été arrêtés pour avoir volé dans des poubelles:
Publié le 5 Mai 2011 sur le site de la RTBF
 Un juge de Termonde a condamné un homme à six mois de prison (avec sursis) parce qu'il avait volé des muffins périmés dans le container à déchets d'un supermarché. Depuis plus de dix ans, l'homme faisait les poubelles de supermarchés pour son usage propre, mais aussi pour aider les gens dans le besoin.
Publié le 6 Avril 2011 sur Lille 43000
Quelque part en France, jeudi dernier vers 21 heures. Trois personnes récupèrent de la nourriture périmée dans les poubelles d’un supermarché. Deux rôtis de porc, deux pintades, quatre paquets de raviolis, six barbotons, des fruits et légumes, en deux mots : « plein à bouffer ». Or, lundi, à 9 heures du mat’, voici que sept gendarmes déboulent chez eux à la recherche du conducteur du camion, et de deux autres personnes. Ils sont mis en cause par une plainte du directeur du supermarché (...). Au final, (...) ils ressortent avec un simple « rappel à la loi ». Un papier qui leur explique qu’ils sont accusés d’avoir « soustrait frauduleusement des denrées alimentaires périmées », « au préjudice » du directeur du supermarché. Et si, dans les trois ans, ils se remettent à récupérer de la bouffe périmée dans les poubelles d’un supermarché, il y aura des poursuites.
Quand on accepte la Dura Lex en question, on est en droit (ahah) de se poser des questions. Car même si infraction il y a, où sont passés les jugements à l'amiable? Les traitements au cas par cas? Les grosses boites se protègent à coup de barricades juridiques et les services à la clientèle s'amenuisent de jour en jour. Les procédures sont de plus en plus longues et coûteuses et l'aide au citoyen lambda est réduite au strict minimum.
Mais ce n'est pas tout. Où sont les lois, les organisations mises en place pour redistribuer les tonnes de nourriture qui sont tous les jours jetées aux sans-abris et crève-la-dalles du coin? Elles n'existent pas. Trop dangereux. Il se pourrait qu'un pauv' clodo te colle un procès pour lui avoir donner un sandwich datant de la veille! Et bien oui! C'est comme ça maintenant: le monde ne tourne plus rond (s'il l'a jamais fait) et nous, pauvres décérébrés, on doit vivre dedans!
Sur ce, Good Bye and Good luck, les cocos!

Pour contacter la rédaction. 1 comment

Harry Potter 7 part. 2


Harry Potter, c'est fini. Et même si vous n'êtes pas un fanatique absolu, que vous ne le portez pas dans votre coeur voire que vous lui vouez une haine farouche, vous ne pouvez le nier: une page se tourne. Et ça crée ne serait-ce qu'un léger courant d'air. Quand on sait ce qu'un battement d'ailes peut occasionner à l'autre bout de la planète, on espère très sincèrement ne jamais aborder le sujet HP avec l'un ou l'autre fêlé du sorcier sans en connaître les risques encourus. 

Que l'on ne se méprenne pas, j'ai lu tous les livres et vu tous les films. Mais comme la plupart des lecteurs, j'ai toujours trouvé à ces adaptations un goût de trop peu, dû essentiellement à un suivi narratif douteux et à une vacuité effarante des personnages. C'est pour cette raison que dès le second, j'ai soigneusement évité la relecture dans les six mois précédant la sortie du film et, avec une mémoire de poisson rouge ou de tilapia, ça paie généralement bien. C'est aussi pourquoi je peux me vanter d'avoir une critique presqu'impartiale que voici (enfin, oui, je sais):

Comme toujours les effets spéciaux sont à se pâmer... Bénis soient ces réalisateurs qui ont contribué à la mise en images de toutes ces créatures imaginaires, cette féérie enchanteresse qui ne peuple malheureusement pas notre quotidien et que notre imagination tentait approximativement de recréer! Le problème est que ça n'a plus rien d'exceptionnel. Et donc, en bon spectateur jamais content, on commence un peu à être blasé de la beauté presqu'exclusivement visuelle. On en veut plus. On veut de la beauté spirituelle, de la complexité psychologique, des sentiments forts... Et que procure le second volet d'Harry Potter 7? Absolument rien. Les personnages ont le développement psycho-sentimental d'un pot de chambre et leurs répliques ont la platitude d'une belle crêpe. Et c'est dommage. D'autant plus dommage que ces figures littéraires, aussi imparfaites qu'elles soient, n'ont jamais au grand jamais eu le quotient émotionnel d'un bigorneau et, amputées de leur matière, on se retrouve devant un produit cinématographique au manichéisme grossier, naïf et vulgaire... Et si ce dernier ne rend pas nauséeux, il ternit tellement le film qu'on en reste, tout bêtement, de marbre. 

Ah, et puis, une question ne cesse de me tarauder: pourquoi diantre ont-ils choisi majoritairement des acteurs laids ou disgracieux? Il y a avait un prix avec le package? Les anglais ont, dans l'ensemble, tous un tronche de cake? Sérieusement, c'est quoi l'enroule? Heureusement qu'il reste le sex-appeal de Gary Oldman, les mimiques inimitables de Maggie Smith et la beauté de Miss Poesy et Miss Watson pour réconforter nos globes oculaires, sinon on était à deux doigts de passer dans les rang de Vous-savez-qui dont les partisans ont au moins le mérite d'être visuellement désagréables on purpose, eux!  

Pour contacter la rédaction. 1 comment

De l'art subtil d'être un loser


Du 17/07 au 24/07/2011 au Théâtre de la flute enchantée


de Christophe Verboomen

Mise en scène : Mélanie Biesemans

Avec Martin Swabey et Vincent Vanderbeeken - Voix off : Axel Farkas

"De l’art subtil d’être un loser est un patchwork de scènes dont le but est simplement d’expliquer ce qu’il ne faut pas faire quand on veut garder un peu d’estime de soi. Au fil des scènes, qui vous seront présentées par le très sûr de lui Pluto, aidé d’un autre personnage faussement choisi dans le public, vous découvrirez des dialogues entre deux détectives pas très futés, entre un fossoyeur et une pierre tombale, et un homme qui est persuadé d’être une femme."

Un petit théâtre mais des acteurs et un personnel qui croient en ce qu'ils font et voilà que nous nous sentons presque différents. Nous ne sommes plus ces spectateurs anonymes qui arrivent à la pelle. Nous faisons partie de ces anonymes qui comptent et qui font du spectacle ce qu'il est, par leur présence, leur éventuelle participation mais surtout par leurs rires. Car des rires il y en a. 

Rien d'étonnant. Deux acteurs sensationnels qui endossent presque une dizaine de rôles chacun sans sourciller, passant du loser au gars trop sûr de lui aussi vite qu'ils changent de costumes + un décor très bien pensé: à la fois kitch et multifonctionnel = une pièce assurément réussie. Et même si nous n'avons pas appris à être un loser en toute subtilité, on a pu - la conscience tranquille - se moquer ouvertement de tous les losers qui ont croisé notre chemin. Nous compris.

18 rue du Printemps à 1050 Ixelles (prix entre 9 et 15 €). Plus d'infos sur le site.

Pour contacter la rédaction. No comments

Hanna


"Hanna vit dans la forêt et possède la force, l'endurance, et l'intelligence d'un soldat d'élite; facultés développées grâce à son père. Elle mène une vie totalement différente des autres adolescentes de son âge; son éducation et sa formation sont allées de pair pour faire d'elle une parfaite tueuse. Lorsqu'elle est finalement propulsée dans le vrai monde, elle se retrouve poursuivie par la CIA et c'est alors qu'Hanna fait face à des révélations étonnantes sur son existence..."

Agréablement surprise par l'aspect visuel époustouflant du film (mais du réalisateur de Pride and Prejudice, on ne pouvait franchement en attendre moins), je reste pourtant un peu perplexe quant à la totale cohérence du film et, surtout, quant à la logique que ce brave papa a suivie dans l'histoire. Il entraîne sa fille à survivre physiquement à tout mais ne lui parle que très brièvement des moeurs humaines (lui offrant ainsi un développement psychologique qui s'approche du néant). Il la traite comme une adulte (ou presque) et accepte qu'elle s'émancipe mais lui cache la vérité sur sa naissance... Mais, enfin, Il est quand même un ex super agent de la CIA, n'est-ce pas? C'est censé être super brillants ces bêtes-là, non?

Bon, en même temps, quand on va voir ce genre de film, on ne pose pas ses fesses sur les sièges du cinéma pour se masturber intellectuellement sur le manque de logique d'un des protagonistes, vous me direz (et vous aurez raison, en prime!). Et comme c'était beau (même quand il y a du sang partout) et que, pour une fois, la fin ouverte passe comme une lettre à la poste, on se plaindra pas plus et peut-être qu'on vous le conseillera (si vous êtes des amateurs du genre, bien entendu)!

Pour contacter la rédaction. No comments

27/07 - Super 8


"Été 1979, dans une petite ville de l'Ohio. Tandis qu'ils filment un film en super 8, un groupe d'amis assiste à une catastrophe ferroviaire. Mais ils ne tarderont pas à comprendre que ce n'était pas un accident. Peu après, disparitions étranges et événements inexplicables commencent à s'enchaîner en ville et la police locale tente de lever le mystère... une vérité encore plus terrifiante que tout ce qu'ils ont pu imaginer."

Une bande-annonce sympathique, des miniacteurs qui montent, qui montent, qui montent et Steven Spielberg... Alléchant tout ça:





Lire la critique

Pour contacter la rédaction. No comments

La Brasserie de l’Etoile


21 place du marché - Buis-les-Baronnies

Buis-les-Baronnies n’est pas un patelin qui manque de pizzeria. Pourtant, l’Etoile a quelques atouts non négligeables à son actif. Le premier est, bien entendu, la qualité de sa pâte à pizza et de sa cuisson, la seconde est sa situation. Placé près des arcades, au beau milieu de Buis, à côté de l’allée des platanes où se trouvent parking et marché le mercredi matin, cet établissement jouit d’une très grande terrasse décorée en son centre d’une jolie fontaine couverte de mousse. Alliant ombre et soleil, chaleur et fraicheur, il est affreusement plaisant de s’y installer, ne serait-ce que pour boire un verre. La carte des boissons étant suffisamment longue pour satisfaire tout le monde (et il y a même du jus d’orange pressé, c’est la fête). 

En ce qui concerne le menu, un nombre effrayant de pizzas, des pâtes (ravioles, gnocchis, raviolis et tagliatelles), des pièces de viande (du boeuf, du boeuf, un peu de veau, de canard et d'agneau et du boeuf), quelques omelettes, certains plats provençaux, (un peu de) poisson et, évidemment des salades… Les desserts? Les classiques tiramisuprofiteroles, moelleux ou tarte Tatin côtoient une crème au marron appelée "La torche" et un carpaccio d'ananas.  Le choix ne manque pas et la cuisine est généralement bonne. Qui plus est, les prix ne sont pas indécent. Les pizzas sont énormes et pour 10 à 14 euros seulement! Les viandes sont (toujours) un peu plus chères, les desserts entre 4 et 6 euros et les trois formules proposées vont de 12 à 17 euros.



Mais (il y a toujours un mais) des salades sans légumes frais en cuisine (à part la salade verte et les tomates) et une salade de fruits préparée depuis Dieu seul sait quand, ce n’est pas vraiment sérieux… 

On ne va pas au resto pour manger des plats contenant des aliments bourrés de conservateurs en tout genre, quand même, si ?

Pour contacter la rédaction. No comments

Victoria Francés - Melancolia


Victoria Francés est une jeune artiste espagnole très prometteuse! Influencée par des piliers tels qu'Edgar Allan Poe, Anne Rice, Luis Royo et Brom, cette jeune femme nous offre une oeuvre aux tons essentiellement inspirés par l'univers fantastico-gothique et le vampirisme mais, surtout, de jolies femmes aux parures... magnifiques. 

Sensualité et esthétisme sont les maîtres mots de son art et elle nous le prouve avec ce dessin à la simplicité aussi déconcertante que sa virtuosité. Impossible de résister au charme de cette jeune inconnue troublée et mélancolique. Les tonalités sépia dans un crayonné sublime lui donnent un côté intemporel. La robe aux drapés parfaits et aux arabesques enchanteresses lui confère une pureté divine et une sagesse désarmante.  La position du corps offre une opposition parfaite avec le mouvement des feuilles mortes... aux tons paradoxalement plus vivants. 

Une seule question subsiste: comment peut-on décemment rester de marbre face à cette femme d'albâtre aux ailes désirant ardemment se déployer?

Pour contacter la rédaction. No comments

La Brasserie Saint-Romain


A l’Intermarché de Vaison-la-Romaine se sied une brasserie aux airs sympathiques. La carte n’est pas très longue mais les éternelles salades sont alléchantes et les plats sont diversifiés. Poissons, entrecôtes, gambas grillées, … C’est donc confiant qu’après quelques courses on s’installe dans cette petite brasserie. Un menu trois services à 19, 90. Une salade verte à 4 euros 50 et des plats entre 10 et 20 euros ainsi que des desserts divers et originaux (tel la tarte chocolat-mandarine).

Si la salade est variée (et pas inlassablement verte) et les plats copieux, il s’avère, en revanche, que les problèmes cuisine/salle sont très mal gérés. Les plats n’arrivent pas au bon moment (voire pas du tout) ou froid, les serveuses sont antipathiques ou intellectuellement vide et lorsqu’on fait une remarque ou pose une question, on se fait presque rabrouer ! En outre, on assiste, sans crier gare, au lavage du linge sale en famille et on se fait taper sur doigt parce qu’on s’approche trop de la cuisine lorsqu’on cherche un renseignement.

Non, vraiment, ça aurait pu être bon mais un accueil aussi désagréable fait perdre tout son charme au meilleur restaurant !

Pour contacter la rédaction. No comments

Suck


"Les membres du groupe de Rock les Winners ont du mal à gravir les marches du succès. Les choses changent lorsque leur séduisante bassiste rencontre après un concert miteux une groupie aux dents longues, qui s’avère être un vampire en quête de sang frais. Les canines acérées et assoiffé de gloire et d’hémoglobine, le groupe devient de plus en plus attirant, et atteint les sommets du succès, laissant derrière lui des dizaines de fans sans vie."

Voilà un film qui pique la curiosité rien qu'en jettant un coup d'oeil à la distribution. Film canadien d'un scénariste presqu'inconnu (d'ailleurs jamais sorti sur les grands écrans francophones) et pourtant... Iggy Pop, Alice Cooper, Moby, Malcom McDowell et Dimitri Coats sont de la partie! How weird is that? 

Suck est un film sans prétention aucune qui travaille sur les clichés véhiculés tant sur le rock que sur les vampires et qui nous offre non seulement un set musical de qualité mais aussi une production originale et décalée et de bons gros gags absurdes. Le fond narratif est relativement creux, mais ça n'a pas réellement d'importance... Le film n'espérait certainement pas occasionner l'une ou l'autre masturbation (intellectuelle, du moins). Un peu lent mais surtout très linéaire,  son visionnage ne requiert pas d'utilisation intense de son cervelet et pourtant...  il tente probablement d'envoyer quelques messages philosophiques voire métaphysiques (sur les bords) aux spectateurs les plus assidus. 

En bref, un divertissement saugrenu aux effets visuels assez... pittoresques qui amuse pleinement pour autant qu'on soit amateur et ou connaisseur en matière de mythologie vampirique et de rock !  

Et puis... Iggy Pop et Alice Cooper...  Dois-je vous faire un dessin?   

Pour contacter la rédaction. No comments

An Pierlé - Sing Song Sally


An Pierlé, chanteuse belge à la formation théâtrale, n'est maintenant plus à présenter. Petite chanteuse est devenue grande, il n'empêche que ces premières chansons font toujours autant frémir!

Retour donc sur Sing Song Sally, en live à l'AB, en prime, dont la qualité musicale égale largement la qualité vocale, chose qui n'est pas des plus fréquentes de nos jours. An Pierlé a elle seule allie puissance, professionnalisme et présence scénique de manière sidérante en nous offrant une chanson rythmée, enjouée et entraînante soit un peu de punch à travers des paroles pas spécialement réconfortantes. Mais qu'importe! Nous voilà prêt à nous battre à nouveau, envers et contre tout. Et peu importe les oiseaux de mauvaise augure ou autre grognasse. La bave du crapaud n'atteint pas la (presque) blanche colombe.

Tout cela pour dire qu'un peu de sérieux et de maîtrise est toujours plaisant dans un monde d'arrivistes.




Pour contacter la rédaction. No comments

Ma femme, vaudeville catastrophe


Du 8 au 31/07/2011 à l’espace Alya (31 bis rue Guillaume Puy – Avignon)
De la compagnie Les Gueuribands
Avec Didier Giraudon, Fanny Fezans, Alexandre Philip, Roland Dujardin
Mise en scène : Samuel Bodin
«  Vous êtes venus assister à  « MA FEMME », vaudeville gentiment licencieux dans lequel le sénateur Fournier surprend deux inconnus dans sa salle de bain ! Mais un des acteurs passe à un cheveu de la mort. Tout bascule. Le théâtre se transforme en piège mortel. Vous vous enfoncez dans votre siège, prêt à apprécier le spectacle. La comédie massacre peut alors commencer. ».
Une comédie gore à souhait, oui, qui tente d’imiter ou de se jouer des films d’horreur, impossible à dire exactement. Les acteurs sont persécutés par une personne qu’ils ont autrefois blessée. Mais qui est-ce ? Que veut-elle ? Là est la question !
Un décor suggestif et divers instruments bien utilisés, des jeux de médias originaux, des acteurs déchainés, … Oui, mais. Curieusement, quelque chose sonne faux dans cette interprétation. Est-ce la peur ? Est-ce le manque d’expérience ? Nous ne connaissons pas suffisamment la troupe pour nous prononcer. Pourtant… Les blagues ne font que sourire, les répliques cassantes râpent un peu et l’humiliation que subissent les protagonistes manque de crédibilité.
Cerise sur le gâteau : le dénouement manque cruellement d’explications, voire simplement d’indices quant au motif du bourreau. Et le flou, on n’aime pas ça. Car si le fait d’offrir seulement des indices permet de solliciter l’intelligence du spectateur, le rien, lui, offre seulement le tout et le néant à développer de manière infinie dans son crâne, sans pouvoir se résoudre à l’une ou l’autre interprétation.
Soyons clairs, c’est frustrant.
Nous nous permettons dès lors de donner un conseil à cette troupe autonome et non-conformiste et à son metteur en scène : (re)lisez vos Agatha Christie, pour la prochaine fois, la pièce n’en sera que meilleure !

Pour contacter la rédaction. No comments

La Provende


2 rue courte Limas - Avignon

Il serait vain de compter le nombre de restaurants, de bons restaurants, qui ont leurs fondations dans la belle ville d’Avignon. Normal, me direz-vous, c’est là qu’est le Palais des Papes, le pont, et le Festival… Avignon, c’est pas n’importe quoi comme ville, hein. En effet. Mais comment qu’on fait pour choisir « the » resto lorsqu’on ne fait que passer la soirée à Avignon, dites-moi ? La réponse m’échappant toujours, voici ce que nous avons fait : zieuter la carte d’un établissement, analyser l’environnement et les clients déjà installés et se dire tout simplement « why not, ça a l’air sympa ». Et voilà, à peu de chose près, la définition exacte de La Provende.

 Une carte composée de plusieurs salades et de plats typiquement provençaux (tourte, gésiers, viande de taureau etc.), ce restaurant traditionnel ne brille pas pour la sagacité de ses serveurs ou par la présentation de ses plats. Toutefois, ne crachons pas dans la soupe car si ce n’est en rien sophistiqué ou raffiné, cela n’empêche pas d’être goûtu. Un melon divin mais des asperges piteuses, une tourte succulente et un taureau très tendre mais une mousse qui n’en est pas une.

 Au moins, on ne cherche pas à nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Un menu trois services à 17 euros 50, une salade à 10 euros et une addition qui rééquilibre le rapport quantité/prix.

Pour contacter la rédaction. No comments

L et Lui



2 rue Charles Chaussy - Saint-Paul-Trois-Châteaux


Près de Pierrelatte, à côté de l’autoroute A7, entre Montélimar et Orange, se niche un petit village du nom de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Y a-t-il trois châteaux ? Aucune idée. La vieille ville semble pleine de charmes mais notre objectif du jour n’était pas la visite de cette bourgade mais bien remplir nos estomacs dans un restaurant qui avait attiré notre attention par sa présentation dans un des guides du coin que voici: « Restaurant complice d’une « jardinière » et d’un cuisinier pour une cuisine originale tournée vers les plantes aromatiques, fleurs comestibles et légumes rigolos. ». Ils avaient dit les mots magiques, il était dès lors impossible de ne pas y mettre les pieds.

Maintenant, que dire ? Certes, les « abhorrateurs » de végétaux s’enfuiront à toutes jambes mais les autres resteront probablement sans voix exactement comme nous le sommes. Pourquoi? Trois raisons : le concept, la réception et la conception.

Le concept a déjà été brièvement exposé, voici plus de détails : il n’y a pas de carte. Seulement trois formules : deux, trois ou quatre services. Comment qu’on fait alors ? Cathy nous questionne sur nos goûts et éventuelles intolérances et allergies et le chef nous concocte divers petits plats en fonction de ce qu’ils ont récolté, le matin même, dans leur propre jardin. Des produits totalement frais du jour, donc, et résolument biologiques ! Le bonheur à l’état pur. Et que les carnivores ne s’y méprennent pas, viande il y a aussi. Et toujours fraiche et du pays ! Ensuite, lorsque les plats vous sont services, toujours centrés sur une plante aromatique, ceux-ci vous sont très largement expliqué : composition, type de gout, voire mode d’emploi. On ne vous laisse pas manger à l’aveuglette, on vous donne un cours de botanique culinaire en même temps. Ainsi, notre jardinière qui accueille et réceptionne attentivement les clients est une hôtesse de premier choix. Et on n’en est pas moins ravis.

 Quant à la conception, elle est tout simplement époustouflante. Complexe mais fine, elle est à la fois superbe, originale et colorée. Ravissant tant les yeux que les papilles c’est définitivement conquis que nous sortons, sur la pointe des pieds de ce lieu enchanteur, bercé par la brise et les grillons.

Les prix? Un peu élevés peut-être aux yeux de certains (22 euros pour le 2 services, par exemple) mais ce qu'ils nous offrent mérite bien ça !

Pour contacter la rédaction. No comments

Irvin Yalom - Mensonges sur le divan


"Ernest Lash, étoile montante de la psychanalyse californienne, n'a rien à envier à personne, jusqu'au jour où il décide d'abandonner sa formation clinique pour une approche plus sincère et plus intime de la thérapie. La patiente de cette expérience limite sera la troublante et séductrice Carol Leftman. Mais cette avocate rusée, persuadée que son mari, ancien patient d'Ernest, l'a quittée sur les conseils du thérapeute, semble avoir un tout autre projet. Rapidement submergé par l'étrange relation de séduction qui s'instaure avec la jeune femme, Ernest se confie à Marshalle Streider, son ancien tuteur. Mais celui-ci est aux prises avec ses propres démons : aveuglé par son ambition, il s'est laissé piéger par un faux patient, mais véritable escroc. Marshall se tourne vers une avocate de renom, Carol Leftman... Dans ce roman où les peronnages ne cessent de se croiser, y perdant tour à tour leurs convictions les plus intimes, Irvin Yalom explore la part d'ombre de la relation psychanalytique, qu'elle ait pour nom ambition, désir ou argent."

Grâce aux Editions Point 2 et au site Livraddict que nous remercions d’ailleurs chaleureusement, nous avons eu le plaisir de découvrir non seulement un auteur étranger dont nous n’avions jamais entendu parler mais aussi ce nouveau format de poche que nous avions évoqué dans notre article : « Mais si maman, je t’assure, je lis mon livre ». De ce fait, cette critique sera double, pour le meilleur… et pour le pire !

Commençons par le roman. Bien qu’il ait l’air court, dans son format nain, il contient pas moins de 841 (petites) pages et, avouons-le, certaines passent plus lentement que d’autres… En effet, le début offre des passages sensiblement plus difficiles à suivre, de par leur côté pédago-explicatif longuet - parfois signe évident du syndrome « étalage de confiture en quantité non suffisante ». Ces paragraphes totalement dédiés à la psychanalyse, ses différents courants de pensées, ses grands maîtres, son évolution, son fonctionnement américain actuel et ses diverses ramifications sont, bien sûr, très intéressants mais cassent incontestablement le bon déroulement de la trame et assomment quelque peu le lecteur. Fort heureusement, Irvin D. Yalom eut la riche idée de monter une intrigue fournie, puissante et complexe, nous entrainant dans les méandres des connexions synaptiques de personnages aussi particuliers que différents. Ainsi, au fur et à mesure, non seulement le lecteur s’habitue à ces explications didactiques mais, en plus, l’intrigue s’intensifiant et son impatience augmentant, il ne s’en sent plus tant ralenti (peut-être est-ce parce que ceux-ci semblent eux-mêmes diminuer inexorablement jusqu’à leur totale disparition). Enfin, malgré l’écriture ronde et l’intrigue bien menée, nous ne pouvons négliger certaines lacunes : changement de projecteur soudain, personnages qui disparaissent du tableau, explications parfois rapides quant à l’évolution des pensées mais, l’ « emberlificotement » ingénieux des vies des protagonistes et la courte – mais intense – escroquerie qui amplifie très fortement l’intrigue suffisent à rendre le roman attrayant et agréable. En outre, la fin, bien qu’ouverte, ne gâche (pour une fois) en rien ce long développement imaginé par Monsieur Yalom. Merci bien !

Enfin, concernant le format du livre, il est évidemment éminemment pratique à transporter. Petit et léger, il fera le bonheur des miss « itsi bitsi petit sac à main » et celui des messieurs aux poches de taille correcte. La lecture n’est nullement perturbée par le sens vertical des choses et tout va bien dans le meilleur des mondes ! Vraiment ? Un point négatif peut-être : l'épaisseur des pages qui les rend non seulement fragiles à toute déchirure mais aussi à tout coup de vent…

Pour contacter la rédaction. No comments

Le Jardin de Berthe



3 rue Fleurieu – Lyon

Visiter Lyon n’est pas aisé. A l’instar de Paris ou de Bruxelles, c’est une graaaande ville, longue, large et compliquée. Traversée par deux fleuves, savant mélange entre reliques gallo-romaines, fondations médiévales, superbes constructions néo-classiques, fières maisons du 19ème siècle, constructions sans charme du 20ème et bâtiments flambants neuf, le regard s’étonne et s’affole devant tant de disparité… Ainsi, lorsque vous y mettez les pieds, une seule chose est sûre : Lugdunum vit encore sous ses fondations et, en mutation constante, cette ville est loin d’avoir dit son dernier mot.

Mais soit. Nous ne sommes pas là pour faire quelques envolées lyriques sur la région lyonnaise mais bien pour parler estomac. Car si d’aucuns affirment que la nourriture spirituelle se suffit à elle-même, soit on manque de spiritualité, soit se rendre à l’évidence : le corps humain n’est généralement pas de cet avis. Et c’est le corps mû par ce sentiment puissant qu’est la faim que nous découvrîmes Le jardin de Berthe.

Le Jardin de Berthe, qu’est-ce que c’est ? C’est très simple ! C’est un restaurant qui offre essentiellement des ravioles et des salades. Trois menus trois services (pouvant être raccourcis pour quelques euros de moins), quelques pièces de viandes, diverses ravioles mais surtout des salades ! Lyonnaise, Sicilienne, Mexicaine, Marocaine, Thaïlandaise… Y’en a pour tous les pays et tous les goûts. Parmi cette vingtaine de salade, il y en a même une Végétarienne… Et puis, il y a les incontournables desserts ! Outre les classiques, nous retrouvons deux desserts très « girly » : un velouté framboise et une tarte à la praline (de Lyon, c’est-à-dire une amande enrobée de sucre rose).

Des ingrédients originaux mais surtout la longueur de la carte, la présentation soignée et d’énormes assiettes sont la base du succès de ce restaurant. Sans oublier le prix variant entre 17 et 22 euros pour les menus et entre 10, 50 et 13,50 euros pour les salades.

Toutefois, pour une « carrément méchante jamais contente » comme moi, je n’ai pu m’empêcher de voir quelques ombres au tableau.

Premièrement, le fait que ce soit un gros restaurant qui tourne très bien se fait ressentir… Les serveurs ne sont pas plus sympathiques que ça, toujours pressés de s’occuper des autres tables qui ne désemplissent pas, et les ingrédients ne sont tous pas frais. Des carottes râpées à la vinaigrette et des asperges qui ne goutent que le sel, les tomates sont prédécoupées, ainsi que les concombres et les salades de fruit « maison » préparées macèrent depuis (au mieux) le début de la soirée… On n’est clairement pas dans le petit restaurant amoureux du travail au cas par cas.

Deuxièmement, il n’y a qu’une et unique toilette. Tant pour les hommes que pour les femmes. Si nous n’avons pas été victimes de file d’attentisme, il va de soi que lorsqu’on accueille un certain nombre de personne, il serait plus judicieux d’avoir, at least, deux (même toutes petites) toilettes ! Enfin, espérons pour eux que personne n’ait de nausée au moment de Bebert fait sa commission du soir et tout ira bien dans le meilleur des mondes !

En conclusion ? Si vous avez envie de salades variées, n’hésitez pas à vous rendre au 3 rue Fleurieu à Lyon. Si vous cherchez plus la couleur locale, les spécialités lyonnaises et l’ambiance vieille ville, rendez-vous rue Saint Jean et vous serez comblés (mais pas forcément votre portefeuille, par contre).

Pour contacter la rédaction. No comments

Love and others drugs


"New York, les années 90. Jamie est un jeune commercial redoutable dont l’assurance - et le physique avantageux - sévissent aussi bien auprès des femmes que dans l’univers implacable de l’industrie pharmaceutique où, entre antidépresseurs et dopants sexuels, il parvient finalement à tout vendre. Mais il y a une personne qui semble insensible aux charmes de Jamie : Maggie. Une jeune femme très séduisante et furieusement indépendante qui, comme Jamie, fuit l’engagement émotionnel, mais pour des raisons très différentes. Elle est atteinte d’une maladie chronique et a décidé de vivre uniquement au jour le jour. Malgré eux, ce qui devait être une histoire sans lendemain va alors s’intensifier. Tous deux vont bientôt voir leurs principes respectifs malmenés et devenir accros à la plus puissante des drogues qui soit: l’amour."

Pour le coup, j'aurais  mieux fait de lire le synopsis avant de regarder le film. Nous voici face à une daube sans nom (et je mesure pleinement mes mots). Prévisible du début à la fin, cliché au possible, cucul à crever... Certains me diront que c'est le propre de tous les films romantiques et ils n'auront pas totalement tort mais, enfin, soyons honnêtes, il existe de très bons films d'amour (toutes proportions gardées) qui usent intelligemment des clichés et de la mièvrerie inhérente à une telle thématique en n'ayant de cesse de nous étonner et nous étourdir. Ici, non. Deux "carpediemistes" se rencontrent, s'apprivoisent, jouent à cache-cache, découvrent l'âme soeur, se disputent, se quittent, sont malheureux, se remettent ensemble et sont heureux pour la vie. That's it!

Car, c'est indéniable et bien connu, il n'y a et n'aura jamais qu'une seule personne faite pour vous sur terre. Vous avez 80 ans? 60 ans de mariage et vous n'êtes pas convaincu d'avoir trouvé votre âme soeur en la personne de votre conjoint? Pas de bol, vous avez raté votre vie! Vous avez peur d'avoir besoin des autres - ou plus particulièrement d'une autre personne - pour vivre? C'est pas grave, tout le monde a besoin de quelqu'un. Vous êtes faibles, vous le serez toujours! Et si cette personne n'a, elle, pas besoin de vous? Bah, tant pis, soyez malheureux (ben non, c'est impossible, si c'est votre âme soeur, elle DOIT avoir besoin de vous comme vous avez besoin d'elle!)!

Franchement, des morales à la noix dans ce genre-là, on en a soupé et on s'en passe volontiers. Alors, lorsqu'on utilise les stéréotypes romantiques basiques du style l'amour triomphe toujours, de grâce, utilisons-les avec finesse et ingéniosité!
 
Au final, le seul point positif du film est l'absence de pudeur des deux acteurs principaux qui sont, il faut bien le dire, plutôt bien foutus, Dieu merci!

Pour contacter la rédaction. No comments

Bernard Lentéric - L'ange Gabriel



"Gabriel, alias « Gab », c'est pour tous les enfants la baby-sitter parfaite ou le grand frère idéal : un robot intelligent qui peut aussi bien aider à faire les devoirs que jouer aux échecs, préparer à dîner ou consoler un gros chagrin. En le dotant d'un cerveau autonome, son inventeur, Zef Menzel, un informaticien de génie, a également muni Gab d'une conscience morale, un programme qui lui interdit à tout jamais de nuire aux humains. Pour faciliter sa fabrication en série, Ted Gulliver, le vieil ami de Zef, tout-puissant P. D. G. de la première firme mondiale d'informatique, a supprimé ce logiciel de bonne conduite. Et lorsque des milliers de « Gab » cessent d'obéir, le rêve technologique tourne au cauchemar."

Plus tout jeune, ce roman de 1999 nous présente une histoire originale et intéressante bien qu'elle nourrisse le répertoire déjà très fourni des illustrations du complexe de Frankenstein.


En effet, c'est indéniable, Bernard Lentéric fait preuve dans ce roman d'une très bonne plume science-fictionnelle. Ses descriptions robotiques, tant physiques que fonctionnelles, sont détaillées sans alourdir le texte ou abasourdir le lecteur par une scientificité non nécessaire. De même, le développement psychologique de Gabriel est suffisamment élaboré pour expliquer ses actes et ses réactions face à l'être humain. De ce fait, sa révolte contre l'homme, son créateur, ne va nullement à l'encontre des préceptes asimoviens (d'ailleurs cité dans le roman, ce qui donne encore plus de crédit à ce cher Lentéric) et est expliquée par sa constitution et son but initial. Puisque Gab doit s'occuper des enfants, il doit pouvoir les comprendre et agir de manière naturelle afin de ne pas les effrayer. C'est pour cette raison que Zef a « doté Gabriel de fonctions psycho-affectives » ce qui le fait réagir comme un être humain, pouvant déchiffrer « la subtilité des relations humaines comme un psy chevronné ». Lentéric aurait donc pu faire de Gabriel un robot parfait mais l'intérêt du robot n'est-il pas de trouver la faille dans ses rouages parfaits et de pouvoir l'expliquer de manière raisonnable? 


Plongeant dans un amas d'explications de psychologie humaine, Lentéric fait alors de son Gabriel un presqu'homme, répondant aux mêmes stimulus affectifs, pouvant faire fi de son objectivité et éprouver des sentiments contraires et puissants. Un homme de métal, Gabriel? Un enfant, oui. Apeuré.  Poli et adorable, il peut aussi être cruel et immature...  


Quoi qu'il en soit, malgré l'originalité de l'explication, le redondant combat Homme vs Machine nous fait un peu bailler. C'est qu'il aurait pu faire son robot un peu plus robot qu'homme. Un personnage aussi vindicatif n'attire pas la sympathie et, il faut bien l'avouer, en dépit de son statut initial de victime, Gabriel énerve. Un point négatif, donc, pour ce roman à la fin aussi cynique que sinistre

Pour contacter la rédaction. 1 comment

Tentation


29 rue des déportés - Nyons 

Ce n’est pas parce qu’on s’expatrie pendant deux semaines qu’on ne garde pas son esprit critique à l’affut. Et lorsqu’on visite une ville, ma foi, il faut bien manger. Bon, c’est vrai qu’on peut se préparer son lunch bag pour éviter des frais supplémentaires mais, premièrement, on n’est plus à ça près ; deuxièmement, il faut être organisé pour ça et, troisièmement, un lunch bag à se trimballer toute la matinée quand il fait minimum 25 degrés, c’est pas toujours idéal.

Bref. Tout ça pour dire que, dans le centre historique de Nyons, a ouvert, il y a de ça une petite année, un petit restaurant au doux nom de « pêcher » originel: le Tentation. Une carte courte mais non moins originale, imprimée et plastifiée, sert ingénieusement de set de table et nous offre le choix entre cinq salades, trois tartines et cinq plats… Et si vous avez envie d’un menu ? Pas de soucis ! Quatre formules sont possibles (dont un menu enfant) dont la plus complète est bien entendu la « Tentation gourmand » comprenant l’entrée, le plat et… le sacro-saint dessert ! 

En ce qui concerne les ingrédients, ceux-ci sont traditionnels mais variés. Dans les salades, nous retrouvons notamment du poulet, du chèvre chaud, des gésiers de canard ou encore du jambon de parme. Les tartines vous laissent choisir votre camp : provençale, savoyarde ou « gréco-italienne » avec un savant mélange de chèvre et de jambon fumé. Enfin les plats offrent du rouget, de la volaille ou, pour les plus carnassiers, de la viande rouge avec un tartare ou une entrecôte. Rien de transcendant, me direz-vous, jusque là et vous aurez raison. Toutefois, ce n’est pas fini ! 

En effet, ce restaurant a trois qualités non négligeables à son actif : la première est la liberté offerte au client avec sa salade « Perso » que le client à le bonheur de composer à sa guise, la deuxième est la flexibilité et l’écoute car, nos restaurateurs n’hésitent pas à se plier en quatre pour satisfaire ses consommateurs et la troisième est la témérité et le professionnalisme de sa chef offrant une crème brûlée aux olives, un carpaccio de mangues ou encore des brochettes de fruits rouges et un sorbet au basilic

Quant au prix ? Des salades entre 10 et 12 euros, des tartines à 9,90 ; des plats oscillant entre 12 et 15 et les menus… de 10 à 20 euros ! Voilà dont une tartine scripturale (à ajouter aux trois du menu) pour vous dire que, si, par le plus grand des hasards, vous êtres à Nyons, rendez vous au 29 rue des déportés… Vous ne serez pas déçus et le service du Tentation, dont on ne fait certainement pas assez la publicité, sera plus que ravi de vous accueillir !

Pour contacter la rédaction. No comments

Kings of Leon - Sex on fire


Jeune groupe américain, Kings of Leon a déjà cinq albums à son actif! 

Voici une chanson de l'avant-dernier album Only by night, sorti en 2009. Sex on fire aux paroles quelque peu osées qui ne nous arrêteront pas (prude, nous? Jamais!) montre une rythmique simple mais percutante et pleinement "suffisante". Rejoignant le groupe des chansons non alambiquées qui marchent - car comme nous l'avons exprimé précédemment, il n'est pas toujours nécessaire de faire compliqué pour faire quelque chose de bon - elle prouve la bonne connaissance instrumentale et vocale du groupe et surtout la maîtrise rythmique à travers une parfaite alternance mélodique et une utilisation pertinente de chaque élément musical.

Pour ne rien gâcher, un clip aux couleurs chaudes et aux plans photographiques rajoute un soupçon artistique à cette chanson rondement menée.


Pour contacter la rédaction. No comments

Vanessa Diffenbaugh - Le langage des fleurs


"Des azalées pour la passion, des roses rouges pour l'amour, du chèvrefeuille pour l'attachement... Ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, Victoria Jones est une écorchée vive que la vie n'a pas épargnée. Incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, l'orpheline a appris à maîtriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses émotions extrêmes. A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. Et à régler quelques comptes avec son passé..."

Dans un joli grand format signé Presses de la cité, en partenariat avec Livraddict (que nous remercions tous deux), nous avons reçu ce roman tout frais d’avril 2011. Nos craintes, nous l’avions annoncé ici, concernaient principalement les dangers de l’écriture féminine américaine qui a vite fait de ressasser les mêmes stéréotypes et lieux communs ou de réutiliser sans cesse le même canevas (ne croyez pas que nous sommes sectaires, c’est d’ores et déjà un phénomène mondial mais les américains en grand précurseurs qu’ils étaient gardent toutefois cette étiquette à l’heure actuelle). Toutefois, deux facteurs calmaient notre inquiétudes : le fait que ce soit un premier roman et l’utilisation d’un thématique originale qui permet généralement de détourner l’attention du lecteur sur la banalité de la toile de fond. 


Mélangeant savamment les chapitres touchant à la situation présente de l’héroïne et les chapitres « flash-back » revenant sur l’année qu’elle passa placée chez une femme qui faillit l’adopter (mais forcément ne le fit pas puisqu’on sait d’emblée qu’elle sort de foyer à ses 18 ans, pour sa majorité), Vanessa Diffenbaugh sait comment attirer l’attention du lecteur et le garder accrocher par une intrigue latente et complexe fournie de divers rebondissement bien placés et c’est heureux !Dans ce cas-ci, l’originalité se trouvait dans l’utilisation du langage victorien des fleurs. Découpé en trois parties au nom effectivement niaiseux de « Les Chardons », « Un cœur qui ignore l’amour » et « Nouveau départ », le roman se laisse pourtant lire comme un bonbon. Voguant entre nourriture et fleurs, entre vignoble et serres, entre ville et cultures et notre corde campagnarde de vieille citadine soudain vibre tellement fort que nous rêvons à de jours meilleurs auprès de nos arbres fruitiers et de notre fier potager. La misanthropie qui sommeille en nous se réveille et voilà que, sans avoir connu les affres de l’abandon, l’orphelinat et les foyers, nous nous sentons, nous aussi, à l’instar de notre chère protagoniste au nom téléphoné de Victoria, pleine de suspicion et de rancœur à l’égard du genre humain. 


Grâce à ce talent, peu importe les clichés sur l’adoption, le manque de confiance en soi, la peur paralytique, la rédemption et l’amour familial, le livre s’engloutit comme une bouchée de pain et la lecture passe comme une lettre à la poste.


Quoi qu’il en soit, le langage des fleurs est incontestablement une riche idée et ce livre enthousiasmera sans conteste les amateurs et amatrices ainsi que tous les amis de la nature. Mais il ne faudrait pas pour autant présumer qu’une suite serait souhaitable car, comme pour tout, les plus courtes sont les meilleures et Victoria mérite amplement un peu de repos ! 


Ainsi, en ce qui concerne sa nouvelle jeune carrière d’écrivain, nous n’avons plus qu’à envoyer des cloches d’Irlande à Miss Diffenbaugh, qui devrait pouvoir, elle plus que tout autre, les interpréter ! 

Pour contacter la rédaction. No comments

L'Amour fou



185 Chaussée d'Ixelles - 1050 Ixelles

Il avait fermé mais a rouvert ses portes au plus grand bonheur de ses habitués, l'Amour fou, situé près de la place Fernand Coq vous accueille dans un cadre paisible et agréable. 

Entre brasserie et restaurant, sa carte est variée et originale. Des entrées (à partager nous précise-t-on), des burgers, des salades et des plats doucement nommés "hors contextes" nous sont proposés en toute simplicité. Touche-à-tout et véritable melting pot culinaire, nous retrouvons facilement les inspirations grecques,  italiennes, portugaises, espagnoles ou encore asiatiques et orientales dans leurs plats créés avec soin. En outre, la fraicheur de leurs produits est garantie et tout (ou presque) est fait maison (comme, par exemple, les frites et les pains des burgers). 

Ne soyez pas trop inquiets, vous pouvez toujours avoir votre brave hamburger ou même votre traditionnel cheeseburger mais... Quitte à s'hamburgeuriser, pourquoi ne pas prendre un Moine (Burger de boeuf, moutarde, roquette, oignons grillés, fromage d’Orval, bacon, confit d’oignons aux chicons. accompagné d’onion rings à l’Orval) ou même un Mer du Nord (Burger de saumon frais, courgettes grillées, roquette, sauce à l’aneth)?  Vous préférez votre douce Maman à cette satanée étendue d'eau à l'autre bout du pays? Pas de soucis! La Mère (Salade de chêne, roquette, saumon mariné, crevettes roses, betterave, fruits sec) vous accueille généreusement dans son giron! Et si vous avez envie de vous laisser aller, pourquoi ne pas goûter le Farniente (Courgettes grillées, poivrons grillés, aubergines grillées, scamorza fumée, salade de roquette et pomme, croquette de parmesan)

S'il arrive qu'ils soient malheureusement en rupture de stock et dans l'incapacité d'accéder à vos désirs, le personnel est toutefois à l'écoute, attentif et toujours souriant (même lorsqu'il se trouve devant un client compliqué comme moi et c'est un avantage non négligeable) et les prix tout à fait corrects (entre 10 et 18 euros).

Mais ce n'est pas tout, espace culturel, non content d'offrir le Wifi gratuit et de nouvelles découvertes musicales et picturales tout les mois, l'Amour fou organise en son sein des activités musicales, des ateliers, des projections filmiques et des soirées dansantes!

Enfin, un déception peut-être: que le Ice Cream Duette ( 2 boules de glace vanille, 2 boules de glace caramel beurre salé, banane, bâtons de réglisse, meringue, chantilly, sirop de caramel) soit un dessert exclusivement pour deux personnes car tout le monde n'a pas un appétit de géant!  

Plus d'infos ici.  

Pour contacter la rédaction. No comments

J. Scott Campbell - Cendrillon

Dessinateur de BD américain, Campbell n’est plus vraiment à présenter et ses talents ne sont plus à vanter. Il a à son actif une kyrielle de dessins dont ceux qui illustrent notamment des ouvrages tels que G.I. JOE et Superman.

Toujours très sensuelles, ses œuvres ont une et une seule constante : la mise en exergue de la féminité et de ses formes généreuses. Certaines femmes pourraient se sentir « objetiser » par ce suggestif peu subtil voire s’en révolter mais il se trouve que notre avis est tout autre. Ces représentations sont plutôt autant d’odes à la femme et à l’affirmation de soi et de son corps. Au diable les vindictes féministes et les craintes maternelles sur l’image de la femme véhiculée dans ce genre d’album. Non seulement le sexe est déjà partout mais, en plus, ceux-ci sont généralement destinés à des lecteurs avertis.

Bref. Quand Kn… Euh Campbell (veuillez excuser l’influence « soupière ») se met à faire des calendriers représentant les diverses héroïnes des contes de fées (personnages désexualisés à outrance, comme on le sait), ça devient explosif. En voici justement un exemple : cette chère Cendrillon est esclavagée et croule sous les tâches ménagères. Qu’à cela ne tienne ! Être une souillon n’empêche pas d’être sexy et Campbell nous le prouve avec cette jeune blonde à la pose suggestive, la bouche en cœur, la robe plus que courte et le décolleté généreux. Et bien voilà ! Maintenant on comprend pourquoi le Prince n’a d’yeux que pour elle ! Non, parce que le chignon de Miss Rions (Cendre de son prénom) version Disney, il était tout de même un peu craignos, hein. Voire même ringard. Mais là, qui n’aurait décemment pas envie d’astiquer le parquet à sa place ? Par pure galanterie, bien sûr ! En outre, ses traits surs et soignés et sa colorisation nickel chrome achèvent de rendre ce croquis exquis !

Voilà donc une énième illustration de cette désacralisation actuelle que subissent les contes et le merveilleux. Il est fini le temps des idées naïves et pleines d’espoir. Les hommes ont perdus leurs illusions et se jouent de celles-ci. Ils en ont marre d’attendre le bonheur et les bisounours et n’hésitent pas à affirmer que oui, c’est la jungle mais qu’ils sont bien armés : les désillusions, ça coupe !

Comme toujours, la roue tourne et laisse place, ici, à un certain cynisme et un humour grinçant qui rafraichissent… Mais, attention, il vaut mieux rester attentif car elle ne va probablement pas s’arrêter en si bon chemin !

Pour contacter la rédaction. No comments
  • Top 10
  • Categories
  • Archives