Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

JAG



Pilote de l'aéronavale comme l'était son père, le capitaine de corvette Harmon Rabb Jr est blessé dans le crash de son Tomcat lors d'une tornade en mer. Sujet à des troubles de la vision nocturne, il est affecté auprès du Juge Avocat General, le JAG. Sa mission aujourd'hui : enquêter, défendre ou mettre en accusation afin que règne la loi sur les mers. Désormais avec le major Sarah MacKenzie, avocat comme lui, il vole de tribunaux en cours de justice avec une bravoure et une ténacité égales à celle qui avaient fait de lui un as de l'aviation.

Diffusée à partir de 1996 et rediffusée fréquemment sur les chaines francophones, JAG est une série  qui compte pas moins de  10 saisons et 227 épisodes. Très carrée à l'instar de l'institution qu'elle dépeint, cette série est enrichissante à deux niveaux: juridique et militaire. Juridiquement, ça nous change clairement d'Ally Mc Beal. Pas de loufoqueries, pas de cas ridicules. Non. Militairement, ça nous plonge dans un système à propos duquel nous ignorons tout et qui peut sembler quelques fois terriblement désuet dans ses principes. Meurtres, fautes disciplinaires, désertion, terrorisme, crime de guerres... Rien de bien jojo. 

En somme, si vous aimez les séries kitch, humoristiques voire un tantinet débiles sur les bords, passez votre chemin, JAG risque de ne pas vous plaire...  

Il faut pourtant l'avouer, JAG est loin d'être une série mal travaillée. La constance et la régularité rythmique des épisodes lui apportent une cohérence propre qui facilite le suivi du spectateur sans l'obliger à être au rendez-vous tous les jours à l'heure dite. En outre, l'intellectualisme et la rhétorique puissante qui en sont ses caractéristiques premières se trouvent être ponctués de quelques traits d'humour et d'une trame relationnelle ni trop imposante ni trop affichée, ce qui témoigne d'un juste dosage des divers ingrédients nécessaires au développement des épisodes. Ainsi, les personnages militaires (et donc rigides et peu enclins à s'appesantir sur leur vie personnelle) sont tout de même attachants... Mais vraiment juste ce qu'il faut. Comme une connaissance, un ami d'enfance perdu de vue dont on regarde les photos sur Facebook, comme ça, pour savoir ce qu'il est devenu... 

Non seulement vous n'aimez pas les séries sérieuses mais vous avez besoin de savoir ce que pensent les personnages en toutes circonstances et de voir leurs frasques sentimentales et psychologiques? Bifurquez, JAG risque de vous déplaire...

De fait, cette retenue et ce manque d'impulsion nous empêchent clairement de pénétrer les personnages qui ne se livrent jamais complètement et, bien que la presque frigidité soit la marque de fabrique de cette série, elle peut aisément, au fil des dix saisons, en rebuter plus d'un et sembler quelque peu pesante... même aux fans les plus acharnés. 

En une phrase, c'est possible? Si vous avez une aversion pour le système américain, que vous n'êtes pas portés droit ou armée, que les uniformes vous donnent de l'urticaire, que la récurrence scénographie vous endort ou encore que les amours platoniques et les jeux de chat et souris amoureux entre protagonistes vous hérissent les poils, prenez carrément vos jambes à votre cou, JAG n'est certainement pas pour vous! 

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10/05 -21/05 - Après la fin - Atelier 210


"Louise se réveille enfermée dans un abri antiatomique avec Mark, un collègue de travail. Ils étaient dans un bar lorsqu’une attaque nucléaire est survenue. Toujours prêt au pire, Mark avait pourvu au nécessaire : des boîtes de chili, du riz, un jeu de Donjons&Dragons. Mais à quatre pieds sous terre, les masques s’effritent, et le fard de la vie en société semble bien loin lorsque la faim s’invite…"

Après les marionnettes, on passe aux masques et aux jeux de rôle et ça promet d'être comique (Bon, ok, je sors). Voyons le positif: Ils ne sont pas (encore) six pieds sous terre, ils ont de quoi faire mumuse, tout ce qui pique est délicieux (c'est bien connu!) et, à eux deux, ils peuvent repeupler la terre! Après la Fin? A piece of cake! Y'a pas de quoi fouetter un chat, quoi!

Ou peut-être que si...

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Saut, sang, parachute (moisi)



Mettons-nous d'accord: le propre de l’étudiant c’est de se plaindre  (des profs, des cours, des horaires, des points, des délais imposés, etc.), il n’y a donc aucune raison pour que je fasse exception à la règle, n’est-il pas ? Et ce n'est pas parce que je ne suis plus étudiante, que je ne puis pas, avec tout le recul que j'ai aujourd'hui (toujours des histoires de cul, hein!) faire une philippique plaintive en  bonne et due forme!

Durant les trois premières années, on nous en fait voir des vertes et des pas mûres. Premièrement, on s'est farci un service administratif incompétent, le manque de communication flagrant nous obligea à courir partout, à e-mailer à tout va et à trouver des solutions à des problèmes auxquels on n'aurait pas dû être confronté, ensuite on s'est coltiné des profs qui ne préviennent pas lorsqu’ils sont absents, qui donnent des cours déstructurés, qui interrogent sur des matières jamais vues ou qui nous demandent une masse de travail incommensurable, imaginant certainement que l’on n'a que ça à faire dans notre pauvre petite vie d’étudiant asocial. Certains même sont désagréables, lunatiques ou partiaux. On en a aussi qui disent « oui » à tout mais on apprend par la suite et à nos dépends qu’il aurait mieux valu comprendre « non ». Enfin, on a eu droit aux cours sans prof ou aux profs sans cours, aux cours version test, aux équivalences faussées et aux crédits qui se volatilisent… 

Non, franchement, la vie de Bachelier, ce n’était pas de tout repos… Mais enfin, tout cela on l’a accepté sans - trop - broncher car après tout, non content d’être à l’Université (Bah oui… « C’est comme ça à l’université hein ! »), nous avions le devoir de rester stoïques, comme tous ceux qui ont eu l’immense joie et le bonheur plus que plaisant d’être les cobayes de Bologne et d’essuyer les plâtres en toutes circonstances (tout au moins,  on aura le droit de mettre « notions en travail dans le bâtiment » sur notre CV).

Toutefois, le Master, ce fut vraiment le bouquet (si c’avait été du lilas, cela aurait pu sauver les meubles mais bon). Tout d’abord, et ce avant même de commencer, il a fallu faire un choix : finalité didactique, professionnalisante ou approfondie. Cruel dilemme quand on sait que, comme toujours, c’est nous qui allions pouvoir tester la fiabilité de ces nouvelles maîtrises… Enfin soit. Hop, c’est le grand saut, je choisis finalité professionnalisante « monde du livre et de l’édition », créée spécialement pour nous. Naïvement, j’imagine que les changements sont approximativement mis en place ou tout au moins qu’on sera encadré compte tenu des circonstances (Non mais quelle idée, je vous le demande !).

Arrive le mois de septembre et là, c’est la chute. Les mains égratignées et les genoux en sang, on doit faire face à des horaires encore plus incomplets que d’habitude, une nouvelle finalité au sujet de laquelle tout le monde est perdu (même notre directeur de filière, vous pensez !), des - trop – nombreux choix d’options et une distribution mal proportionnée. Je ne vous parle même pas du choix d’un potentiel sujet de mémoire et des diverses visites rendues aux profs. Fort heureusement, l’angoisse retombe au fur et à mesure que des solutions pointent le bout de leur nez. On fait des compromis, on hésite encore un peu, on fait quelques recherches, on réfléchit et puis… Tout rentre dans l’ordre.

Ou presque.

En effet, il se trouve que tous les cours de la finalité « monde du livre et de l’édition » se donnent au second quadrimestre. Au moins c’est clair, si on s’est trompé de vocation, c’est tant pis pour notre poire ! (Rebardaf c’est une nouvelle embardée !). Enfin, les mois s’écoulent, les examens se passent (parce qu’il le faut bien et non parce qu’ils le valent bien), une petite semaine de congé et plouf on replonge de plus belle dans le monde fascinant des Bisounours (Hum… Non, des romanes… Passons !).

Ainsi, le 4 février 2008, à 18 heures (oui, parce que dans la finalité professionnalisante, on fait pas les choses à moitié, soit on a cours à 8h soit à 18h!), je me dirigeai bravement vers l’Université et plus précisément vers le bâtiment U. Arrivée au cinquième étage (à pied parce que j’ai la trouille de ces foutus ascenseurs) de la partie B du bâtiment, je me retrouvai nez à nez avec le directeur de filière, Monsieur Couvreur, qui m’indiqua gentiment (comme à son habitude)  où se donnait le cours (deuxième porte à droite c’est pourquoi je tente vainement d’ouvrir la deuxième porte de gauche) et là, quelle bonne surprise, voilà que je me trouve en présence de certaines de mes camarades de classes, bien sûr, mais aussi du titulaire du cours, Monsieur Preyat,  d'un autre professeur, Monsieur Aron, et d'un certain Monsieur André Versaille, inconnu au bataillon. Presque plus de profs que d’élèves. Déconcertées, ne sachant pas à quoi s'attendre, on reste solidaire. On apprend rapidement le but du cours : Aborder les divers aspects du livre en assistant à des conférences données par divers grands noms travaillant dans ce domaine. 

Pouf ! Mardi gras et mercredi passent comme des lettres à la poste et voilà qu’arrive le jeudi. Aujourd’hui nous avons rendez-vous à la Bibliothèque avec Monsieur René Plisnier, directeur de la bibliothèque de l’UMH (un rapport de parenté quelconque avec le grand écrivain belge?). Ce cours sur l’histoire du livre et des bibliothèques en occident a l’air intéressant, ça nous aidera pas à être un bon éditeur/libraire/autre mais bon! On pourrait se faire docteur es histoire du livre (mais pas bibliothécaire, ce sont de autres études, ça!).  

Vendredi matin, réveil pénible, arrivée devant la bibliothèque fermée jusqu’à 8h pile, attente dans le froid. Jusque là, tout est parfait ! Installés dans la salle de cours, voilà qu’arrive Madame Leclercq, drôle de petite femme aux airs guillerets et après s’être installée, elle entame son cours, diapo et peau de vache à l’appui (nous précisant qu’elle n’en est pas une). Revenant sur la fabrication de la feuille de papyrus, du parchemin et du papier avant d’aborder le véritable sujet du cours : les enluminures.

Certains d’entre vous pensent d'ores et déjà en lisant ceci que si ces trois cours sont censés nous apprendre à travailler dans le monde du livre et de l’édition, on est mal barré. Et en effet, ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler des cours très « professionnalisants ». Certes, nous avons eu la chance de faire un stage l'année d'après mais rien qui nous donne des bases, des structures, pour travailler dans le monde du livre et surtout... pour trouver un travail dans ce domaine. 

Alors, c'est sûr, faire cinq ans d'Université pour un avenir nébuleux, ça casse pas trois pattes à un canard. Le pire c'est qu'on continue à foncer tête baissée, fort de cette certitude qu'à l'arrivée, il y aura une place confortable et douillette toute faite pour nos capacités, reconnues - bien sûr - entre mille.

Résultat? Ils continuent à réformer l'enseignement universitaire plongeant les élèves dans un brouillard épais alors qu'ils sont pris par la main pendant 12 longues années pour terminer par une course au pistonnage notoire et au jeu des sept stages non rémunérés. So exciting!

So What? (comme dirait Pink) Nothing. If you loose, try again... Or forget your dreams!

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03/05- 07/05 - L'École des ventriloques - Théâtre de la balsamine


"Céleste, héros de cette folle aventure, tombe de nulle part dans une ruelle déserte. Pris de panique, il se sauve et atterrit dans le jardin d’une école peu banale, l’école des ventriloques, dirigée par le Sacro-Saint Directeur. Parachuté dans ce monde parallèle où les marionnettes font la loi, il se démène comme un beau diable pour trouver sa voie. Y parviendra-t-il ? Un texte rythmé et féroce, la verdeur d’un langage qui transgresse toutes les règles par le truchement de la marionnette : tout est permis dans cet univers déjanté et ludique… Ce conte philosophique nous émerveille, nous fait peur, nous fait rire, agissant tel un miroir déformant des nombreuses facettes de notre personnalité. Un spectacle aux frontières du rire, là où la tragédie humaine devient grotesque… Dans cet univers proche de ceux de Kafka et George Orwell, les acteurs manipulent des pantins de taille humaine. A moins que ce ne soient les pantins qui dirigent les acteurs…"

Une pièce de théâtre qui semble originale à travers son utilisation de marionnettes, mettant en abyme de manière aussi infinie qu'indéfinie le travail de l'artiste... de l'acteur.

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L.O.L.



 LOL ? C'est comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été.  En outre, avec sa mère, Anne, le dialogue est devenu presqu'impossible. Lola trouve que sa mère la traite comme une enfant/ De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. LOL? C'est la vie de Lola, 16 ans, ses études, son journal intime, ses amis, ses petits copains, ses parents en guerre, les cours, l'apprentissage de la sexualité.

Une comédie familiale française qui sans briller a le don de faire preuve d'une justesse de propos rare. La vie des ados comme elle l'est, exactement.  En cela, Lol nous rappelle curieusement Simon Werner a disparu.  

Bien sûr, cela ne relève pas du grand art cinématographique. Quelques originalités visuelles, un scénario cohérent, Sophie Marceau - qui est toujours aussi fraiche et charmante! -, quelques beaux gosses et un tas d'ados qui semblent tenir la route malgré leur âge mais, clairement, ni révélation ni réflexion métaphysique ne s'en dégagent. C'est un film simple, distrayant et un témoignage de la vie actuelle, de ses conflits et de ses joies, adolescentesques... ou non. Ni plus, ni moins. Et probablement que les intentions de Liza Azuelos n'étaient pas plus élevées que ça.

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Flashback 80's - TIBV lounge bar




"Le TIBV lounge bar et ses nouvelles soirées Flash Back vous invitent tous les samedis à partir de 21h . Pitou, notre DJ résident depuis les tous débuts du TIBV lounge bar, vous proposera à l'occasion de ce nouveau concept, une sélection qui va des années 80 à aujourd'hui. On passera par le funk, le disco, le rock, la pop, les raretés, les hits des années 80, notre DJ, Pitou, est très performant, vous verrez.
Les soirées flashback ont été pensées afin de répondre à une très large demande d'adultes Bruxellois qui ne trouvent plus d'endroit où retrouver leur musique. Le bar les accueillera dans une ambiance à la fois cozzy et dansante. La musique sera variée mais loin d'être rasoire. Et que les plus pointus se rassurent, notre Dj sera également là pour leur faire découvrir de nouvelles tendances musicales."

Notre dévouement n'a pas de limites (ahem), nous avons donc testé le TIBV pour vous - bien que ce soit les vacances de Pâques et qu'en tant que bar à cinquantenaires, son public est essentiellement en train de se prélasser sur le sable chaud ou de faire une course à travers les bonhommes de neige. 

Résultat: pas un chat (en même temps, généralement, ce sont les souris qui dansent, donc!), des boissons pas spécialement bon marché (quelle surprise) et un début musical un peu trop lounge et pas pas assez 80's. 


Toutefois, il suffit de pratiquer la positive attitude pour être comblé: premièrement, on a l'énorme chance de pouvoir se débrider sur la piste et la parcourir de long en large; en second lieu, si on a soif, on peut simplement s'abreuver dans les toilettes (oui, ce n'est pas chic mais ceux qui rechignent à se payer à boire n'y verrons certainement pas d'inconvénients) et enfin, pour peu qu'on ait un peu de patience, les années 80 reviennent en force ne nous donnant pas d'autres possibilités que de se trémousser sur nos tubes préférés à fond les ballons!

En bref, une expérience à retenter avec un peu plus de sommeil à notre actif et aucune obligation matinale tôtive (parce qu'on peut bien nier la messe du dimanche matin juste un fois, hein!) dès que possible! 

Tous les samedis à 22h au TIBV loung bar, Rue Tenbosch, 2 1000 Bruxelles (entrée gratuite!).

Plus d'infos ici

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20/04 - Source Code


"Le soldat Colter Stevens se réveille dans le corps d'un inconnu, il est dans un train en direction de Chicago, un train qui est sur le point d'exploser. Il fait partie d'une expérience gouvernementale du nom de "Source Code". Un programme qui permet de lui faire revivre les derniers instants d'une autre personne. Comme une journée sans fin, il revit sans cesse l'attentat qui vise le convoi. Sa mission : trouver des indices et découvrir durant les 8 minutes dont il dispose, qui a placé la bombe."

Il  suffit d'une critique radiophonique enthousiaste et voilà qu'une furieuse envie de le voir nous assaille...

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Greg Egan - Axiomatique


"Des drogues qui brouillent la réalité et provoquent la conjonction des possibles. Des perroquets génétiquement améliorés qui jouent En attendant Godot. Des milliardaires élaborant des chimères, mi-hommes mi-animaux, pour assouvir leurs passions esthétiques. Des femmes qui accueillent dans leur ventre le cerveau de leur mari le temps de reconstruire son corps. Des enlèvements pratiqués sur des répliques mémorielles de personnalités humaines. Des fous de Dieu inventant un virus sélectif reléguant le SIDA au rang de simple grippe. Des implants cérébraux altérant suffisamment la personnalité pour permettre à quiconque de se transformer en tueur... Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité aussi fascinante qu'implacable : nous voici prévenus..."


La première chose qui me vient à l'esprit est que le choix "dispositionnel" des nouvelles n'est clairement pas le plus judicieux. En effet, ce recueil commence avec deux histoires pour le moins complexes, nébuleuses et parfois un tantinet trop "scientificodidactiques" à mon goût. De quoi donner à tout lecteur lambda la furieuse envie de refermer le livre pour ne plus le rouvrir. Par chance, notre petite personne a décidé de persévérer et, comme la patience porte (presque) toujours ses fruits, a enfin pu apprécier ce livre à sa juste valeur.


Bien que je reste attachée aux récits datant de l'âge d'or de la Science-fiction (Asimov et compagnie), nous ne pouvons décemment pas renier le talent de Greg Egan. Un tantinet trop froid et explicatif, il arrive pourtant à transporter son lecteur à travers ses mondes parallèles à l'imagination fertile et puissante. Des intrigues bien ficelées, des mots choisis avec soin… Mais surtout un calme olympien et une rationalisation extrême se dégagent de ses nouvelles, ancrant efficacement leur fantaisie dans la réalité et forçant ainsi le respect et l’attention de tout être détenant ce livre dans les mains.


Il aborde ainsi, sous couvert d’hypothétiques futurs, diverses questions philosophiques et métaphysiques, donnant au lecteur la possibilité de pousser, de lui-même, la porte de la réflexion personnelle et de s’interroger, justement, sur les limites tant physiques que scientifiques mais surtout morales et psychologiques qui le meuvent et sur ce qui déterminera ou déterminerait ses actions futures…


Enfin, remercions  Livraddict et l'éditeur Le livre de poche pour cette lecture des plus agréables.  

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Mais si, maman, je t'assure, je lis mon livre!

Révolution dans le monde du livre avec un tout nouveau format papier (parce que malgré tablettes et e-books, le papier n’est pas encore obsolète): les éditions Point Deux ont lancé ce 14 avril un livre de poche (12 x 8 cm) au mode de lecture pour le moins original: vertical.

Voyez plutôt:

D’après nos informations, seulement 9 titres sont sur le marché actuellement au prix approximatif de 10 euros… Pas vraiment moins cher que les livres de poche classiques, ce mode de lecture, qui rappelle curieusement les premiers livres, les rouleaux de papyrus, sera-t-il plébiscité par le public ?

Un peu d’Histoire pour ceux qui veulent :

Les rouleaux de papyrus keskessé?

Ceux-ci étaient appelés rotulus ou volumen en latin (ce qui, je vous le donne en mille, a donné le mot « volume » en français) et, déroulés, mesuraient généralement moins de cinq mètres. Leur origine est évidemment égyptienne. Un travail fastidieux qu’était la création de ces rouleaux : des rubans découpés dans la moelle de la plante étaient assemblés en feuillets qu'on collait ensuite les uns aux autres. Aux deux extrémités, des baguettes soutenaient les bords et permettaient d'enrouler le livre, dans un sens ou dans un autre.



Pourquoi ont-ils été remplacé?

Présentant de nombreux inconvénients (lecture continue, maniabilité restreinte, peinture qui s'écaille, manque de place, ...), l’ancêtre de notre bon vieux bouquin, le codex, prit rapidement sa place dès le 1er siècle après Jésus Christ et prédomine dès le 4ème siècle. Il s'agit de la première révolution dans le monde de la lecture ! Le lecteur peut enfin pratiquer une lecture sélective. A l’époque, on n’utilise pas du papier, cependant, mais bien le parchemin. Réalisé à l'aide de peaux de bêtes, le parchemin est très coûteux et difficile à fabriquer : épilée, tannée, effleurée, dégraissée, lissée, pliée puis découpée, la peau en voit de toutes les couleurs avant d’être remplie de scribouillages et d’enluminures bariolées par des copistes dont la vitesse de croisière ne rivalise nullement avec l'impression qui sera inventée près de 10 siècles plus tard.


Een, twee, drie, vier, hoedje van papier!

Deuxième petite révolution: dès la fin du 13ème, le papier apparaît comme alternative au parchemin (Enfin! Les chinois avait déjà pigé le truc depuis 10 siècles, eux). Le mot papier vient du terme papyrus, il en diffère toutefois par le matériau utilisé. Le papier, initialement fait à base de chiffons, voit sa fabrication décupler avec l’invention du moulin à papier de sorte qu’on finit par remplacer le chiffon (manquant) par d’autres fibres végétales (bois ou autre). En quoi est-ce révolutionnaire? Plus besoin de tuer un troupeau entier pour écrire une Bible! Et c'est pas plus mal, s'écrieront les amis des animaux, mais nous mettrons surtout en exergue que la mort de centaines de bestioles pour leur peau est surtout très peu rentable si on n'utilise pas le reste desdites bêtes... 


Gutenberg, ce génie!

Imprimerie rime avec création et diffusion à gogo mais aussi démocratisation du prix du livre d'où plus de lecteurs, d'où alphabétisation et réforme! ... A moins que ce soit le contraire, mais qu'importe, tout est lié (et la réponse est 42)! Les divers désaccords qui secouent l’Europe et les petits budgets obligent certains éditeurs et distributeurs à vendre leurs livres en cachette… Ce qui voit le format des livres se réduire de plus en plus (et puis pouf, disparu!). Il en va de même pour sa qualité : couverture en carton, peu d'illustrations, papier de seconde main... La tradition des beaux livres comme héritage n'a pas lieu d'être dans les familles pauvres (au moins quand il est trop abimé, le livre peut toujours servir à alimenter le feu!). 


La lecture est presqu'à la portée de toutes les bourses. la Bible est dans toutes les chaumières. Mais est-ce toujours le cas maintenant (pour la Bible, pas la peine d'y réfléchir trop longtemps) ? 

Point Deux nous offre donc un nouveau format papier, tachant de contrebalancer l'épidémie d'Ipad, alliant les avantages des rouleaux (lecture plus continue) et ceux du codex (meilleure protection, possibilité de lecture sélective et petit format). Marchera ou marchera pas? 

Il ne nous reste plus qu'à tester!

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Spin doctors - Two princes


Parce que parfois Wikipédia fait bien les choses: "Spin Doctors est un groupe de rock alternatif new-yorkais formé en 1991, surtout connu pour ses deux succès Two princes et Little miss can't be wrong de l'album Pocket Full of Kryptonite sorti en 1992."

Nous voilà de nouveau dans les années 1990 avec un groupe légèrement plus rock cette fois! Une mélodie enjouée, une voix adolescentesque sympathique, des paroles pas prises de tête aux tonalités "conte de fées". On croirait un peu entendre les Hansons et ça nous rafraichize. Encore un tube des 90's que tout le monde connait mais dont le nom est impossible à extorquer à la majeure partie des badauds! Enfin, pour la défense des badauds (pour lesquelles je n'intercède pas souvent), il est vrai que, bien qu'ils aient sorti pas moins de neufs albums, ces jeunes gens n'ont pas défrayé la presse people francophone très longtemps.

Rendons donc à César (ou à ses conseillers en communication) ce qui lui appartient de droit en remettant en tête (de gré ou de force!) à tous nos lecteurs (les quoi?) cette chanson à la rapidité élocutive, à la bonne connaissance instrumentale et à la construction rythmique et "rengainique" pertinente pour se lever du bon pied demain matin (et tous les autres jours à venir) !

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Les petits mouchoirs


« A la suite d’un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les « petits mouchoirs » qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges. »

Encore une critique passée à la trappe par faute de temps présumée mais qui mérite pourtant d'être faite! Un film plutôt long mais aucune faute de timing! Les scènes se succèdent tranquillement comme sur un long fleuve sans se bousculer ou crier brusquement gare et on en remercie Guillaume Canet.

Toutefois les personnages sont parfois mal travaillés. Certains trop émouvants, d'autres bien trop rébarbatifs, quelques-uns, encore, sont insuffisamment creusés ou développés. Le naturel rythmique est alors gâché par le non-naturel psychologique et si bons mots, quiproquos, touches de sentimentalisme, humour, beauté du paysage et acteurs de qualité font passer la pilule, le raz-de-marée pathétique de la fin est impossible à éponger, même avec une tonne de petits mouchoirs. Et les catastrophes naturelles, ça pardonne pas. Ainsi,  ces faux pas font du film une petite histoire sympathique et divertissante, sans plus. Nice try but try again! 

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Red Riding Hood


"Dans une histoire inspirée d’un célèbre conte de fées, une adolescente se retrouve en grand danger quand son village décide de chasser les loups-garous qui terrorisent la population à chaque pleine lune. Dans un endroit où tout le monde a un secret et est suspect, notre héroïne doit apprendre à suivre son coeur et trouver en qui elle peut avoir confiance."

Bien sûr la romance adolescente aux triangles amoureux qui meut le film est aussi banale que pathétique mais heureusement pour nous Valery (Chaperon rouge est son nom de famille) est un tantinet moins cruche que cette saucisse de Miss Swan! Et pour ne rien gâcher, le reste du film vaut clairement la peine d'être vu! Des décors superbes et des effets visuels de qualité, des tonalités puissantes, une intrigue rondement menée (ni trop longue ni trop prévisible), une psychologie des personnages honnête, des acteurs qui tirent leur épingle du jeu (notamment Gary Oldman, comme toujours) et une protagoniste qui affiche des airs innocents comme personne!

En somme, on ne fait pas de la branlette intellectuelle, mais on passe un bon moment et - il parait que - c'est le principal!

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Julien Blanc-Gras - Comment devenir un Dieu vivant



"« La fin du monde, je ne suis ni pour, ni contre. Je ne m’en réjouis pas, bien sûr. Je ne la déplore pas non plus, ça ne sert à rien. L’époque est vécue comme apocalyptique. Donc, elle l’est. Voilà comment je voyais les choses à ce moment-là. En tout cas, il ne me venait pas à l’idée de pouvoir sauver l’humanité, ou alors seulement quand j’étais vraiment ivre. » 

Ce livre est une comédie apocalyptique. Il raconte l’histoire de William Andy, un loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal.Une satire enjouée, mais au vitriol, d’une époque qui transforme l’homo sapiens en abstraction médiatique, le citoyen en consommateur consentant et la Terre en champ de ruines."

Complètement déjanté ce Julien...! Et ce n'est pas pour nous déplaire! 


Non seulement il a le même humour merdique que ma petite personne (et, c'est un fait indéniable, ça n'arrive pas assez souvent - donc ça a le mérite d'être signalé) mais, en plus, il porte un t-shirt avec comme inscription "Usted esta aqui" ("Vous êtes ici" pour les néophytes en espagnol) 


Comment ça, vous vous en poissonnez largement? Juste parce que ça n'a rien à voir avec le bouquin et que (en plus) ce n'est même pas drôle?!  
Bien. Alors, reprenons... Non seulement il possède une écriture aisée et fluide mais aussi un vocabulaire élaboré,  fourni et complexe. En outre, il nous offre une réflexion sociale et spirituelle intéressante et, soucieux de notre développement, il soigne notre ignorance à coup d'hypothèses diverses (psychologiques, religieuses, scientifiques, sociétales) et de présentation de bêtes pensantes (telles que, par exemple, Darwin ou le Dalaï-lama). 

Bon, après, il faut peut-être préciser qu'il est parfois plutôt cru que cuit (enfin, c'est pas grave - tout comme la vie - parce que c'est frais et qu'en plus, c'est bientôt l'été alors le cru, on dit oui!) mais c'est normal car son livre n'est rien de moins qu'une vaste plaisanterie au cynisme exacerbé! 

Faisant peu de cas des bonnes manières (et rappelant furieusement Romain Monnery dont nous avons parlé précédemment), il rentre dans le lard de notre société contemporaine (qui est au moins aussi avariée que mes blagues et calembours) à coup de dérision et d'absurdité à la voix éraillée et indolente. La morse attitude est aujourd'hui le credo d'une (trèès) large partie de la population terrienne, John Lennon l'avait déjà compris, et Julien Blanc-Gras en témoigne superbement dans ce roman classé "D" (comme débile décalé, drôle décapant mais aussi dur, direct, 
déroutant...).

Ainsi, avec un humour gras, le protagoniste - loin d'être blanc comme neige - constate que la fin du monde est proche mais que, comme Madonna, il faudra faire avec. Pas vite gêné, il nous emmène avec lui tout au long de ses tribulations et, dans sa profonde bienveillance, tâche de nous apprendre comment vivre dans un monde qui se meurt ( et pas qu'un peu). Bref, plus qu'un Dieu vivant, Will est un messie, mais surtout un philanthrope (et un philogaïen avec ça!). Un homme comme on en fait plus, en somme.

Et donc? En gros, si vous n'avez rien contre le crudivorisme littéraire et intellectuel, il sera votre ami.  En outre, ce livre pourrait bien devenir votre bible et ce, malgré une fin au ton plus réflexif et philosophique, tranchant incontestablement avec l'extravagance et la légèreté du reste du roman.  

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Les femmes du 6ème étage


Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille "coincé", découvre qu'une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l'opposé des manières et de l'austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans?

Un Fabrice Luchini toujours au top et une actrice peu connue actuellement (de ma personne en tout cas) en la personne de Natalia Verbeke aussi fraiche et naturelle qu'une agréable b(r)ise et au physique charmant dans un film français de bon ton. Un fin mélange entre stéréotypes, humour, cynisme, psychologie et Histoire fait de ce produit cinématographique une petite comédie sympathique dont la légèreté ne dissipe pas la "volonté didactique" concernant les moeurs parisiennes des années 60.

Par contre, l'amour entre les deux protagonistes aurait dû rester strictement platonique pour en faire un bijou de l'Histoire cinématographique du 21ème siècle. Et la fin, toujours la fin, nous montre toujours toute l'incapacité des scénaristes à égaler (ou du moins à arriver à la cheville) des grands auteurs. Mais ne crions pas au scandale. Après tout, Philippe Le Guay (et consorts) est loin d'être le premier et il ne sera certainement pas le dernier à me décevoir sur ce point !

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Pénélope Bagieu - Joséphine 2


Joséphine revient ! Toujours aussi battante, elle résiste aux leçons de morale de sa gardienne, de sa mère et de sa soeur parfaite ! C'est décidé, elle va se conduire en adulte : elle envisage de faire une liposuccion, commence le sport en investissant dans du matériel de pro, résiste à la robe de ses rêves qui coûte un SMIC, prend des cours de dessin (pour voir de beaux hommes nus)... elle doit même former une petite stagiaire ! Sa vie sentimentale est toujours aussi affligeante mais elle se prend en main ! Elle s'évanouit dans les bras d'un vigile sexy, accepte d'aller au mariage de son ex, ne cède pas le premier soir, et surtout, écoute les bons conseils de ses meilleurs amis. Joséphine a mûri, et ce n'est pas son chat Bradpitt qui pourra dire le contraire !
Nous, on commence par le tome deux, même pas peur (notez la blagounette de merde, s'il-vous plait) et on aime ça! Parce que les BDs à l'histoire alambiquée, aux 500 tomes qu'on doit absolument lire dans l'ordre et aux cases surchargées et à la taille mouvante au gré des humeurs du dessinateur, c'est chouette mais à un certain moment, on s'y perd. Et, souvent, c'est même pas drôle. Des histoires d'aventuriers, d'espions, de super-héros. Toutes des personnifications de la Bravoure (avec un grand "B", n'est-ce pas!), victimes terribles de la société. Oui, oui, c'est sympathique et accrocheur mais... La barbe! Il arrive aussi qu'on ait envie de se détendre et de laisser le poids du monde à Atlas (que j'ai d'ailleurs récemment croisé dans la salle d'attente de mon kiné... Une scoliose, le pauvre! Il fallait s'y attendre!)

D'ailleurs, pour moi, l'intérêt principal d'une bande dessinée reste le divertissement... Et les calembours subtilement distillés dans les bulles s'accordent tellement bien avec mon humour putrescent que je ne peux qu'apprécier leur lecture! Eh bien oui, rien ne vaut un bon gag BD! C'est un peu réducteur, certes, mais les goûts et les couleurs... patati, patata (same old story, vous commencez à connaître mes dictons pourris par coeur, je présume)!

Bref, revenons à notre brebis blonde: Joséphine est à la hauteur de nos attentes. Avec cette touche d'humour et de cynisme féminin qui a fait connaître Pénélope Bagieu, cette petite BD de 50 pages (comprenant un peu moins d'historiettes aux doux noms de "Joséphine fait ceci", "Joséphine fait cela") se lit facilement, rapidement et divertit pleinement. C'est qu'elle est attachante, cette fillette! Ainsi, en refermant le livre, nous n'avons qu'une seule envie: lui crier "Osez, osez, Joséphine!" et puis... entamer le tome suivant.

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Annie Lennox - Walking on broken glass


Qui ne connait pas Annie Lennox a un (ignoblissime!) trou béant dans sa culture générale. Eurythmics, vous connaissez?  Mais si! Sweet Dreams are made of thiiiis... Ben, oui, tout de suite, ça rappelle des souvenirs!

Bon! Toutefois, Annie ne s'arrêta pas en si bon chemin et continua rapidement une carrière solo. Et trois années avant le superbe album "Medusa" (1995) ne comprenant que des reprises de chanteurs célèbres, elle offre à son public un album nommé "Diva" comprenant ce somptueux (n'ayons pas peur des mots!) produit musical aussi doux qu'agréable à nos charmantes (ou non) petites (idem) oreilles (à part pour les Van Gogh et comparses).
Ainsi, si "Walking on broken glass" est tout simplement une énième preuve des surprenantes capacités vocales d'Annie Lennox, cette chanson montre aussi sa valeur musicale en nous offrant un rythme élaboré et entrainant probablement dû à l'habile utilisation d'un choeur et de quelques canons, à un refrain défini et récurrent - alternant sympathiquement avec les couplets plus complexes - ainsi qu'à la présence de quelques accords pianistiques bien posés. 

Loin de la triste (mais magnifique) "No more I love you's", Annie Lennox nous emmène dans un monde de fête et de paillettes (qui n'est pas pour autant toujours rose). Le summum de la classe? Un clip fabuleux, basé sur le film "Les liaisons dangereuses" de 1988 et dirigé par Sophie Muller - ou comment, en somme, allier bonheur des yeux et  des oreilles ! Rien que ça! 

   

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Catherine Graham - Revenez lundi


"Nous sommes dans un Centre Public d'Aide Sociale, à l'heure de table. Epuisée, Gervaise, l'assistante sociale, s'est enfermée dans son bureau. Elle mange son sandwich à la fenêtre, quand elle est interpellée par Johanne, qui vient la remercier pour l'obtention d'un logement social. Derrière ce merci se profile une urgence. Elle a besoin, dans l'instant, d' un formulaire lui permettant d'aller chercher gratuitement des somnifères..."

Un pièce très terre-à-terre sur les difficultés financières d'aujourd'hui. Un dialogue oscillant entre harcèlement, condescendance, complicité, désespoir et solitude entre une assistante et une assistée sociales.

A la lecture, la pièce est rêche et ces deux femmes meutries, voire quelque peu aigries, deviennent au fur et à mesure quelque peu antipathiques. Un concentré de plaintes et de jugements qui finit par ne laisser qu'un goût d'amertume et de précarité au lieu de nous offrir l'espoir à travers l'adversité. Car c'est ce que nous devrions normalement ressentir face à ces femmes rejetées mais qui tentent, comme elles peuvent - tant bien que mal -, de garder la tête haute et de prendre leurs responsabilités.  Devant ces desperate housewives peu glamour, le lecteur perturbé referme le livre partagé entre exaspération et pitié, n'oubliant pas toutefois qu'un texte de théâtre est fait pour être mis en scène et intrigué, dès lors, de voir ce dialogue finement joué.

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Tous les soleils


"Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans et son frère Luigi, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse. Mais sa fille grandit et il va devoir s'y faire..."

Tous les soleils nous montre la beauté de Strasbourg au printemps à travers une comédie fraiche et sympathique: de bonnes répliques et une alternance entre les situations cocasses, sérieuses et pathétiques (stricto sensu) jouées par des personnages relativement bien développés. 

Le déséquilibre flagrant entre la psychologie des deux frères nous semble toutefois légèrement trop accentué. Alessandro, le protagoniste du film, est un tantinet trop stéréotypé, trop "papa poule" mais aussi vivant trop dans le passé pour finir par être un homme trop "matérialiste". Tous ces "trop" se mélangent et donnent un cocktail parfois un peu suret et manquant de réalisme. Tout ça pour changer presque subitement, après avoir renié plusieurs fois en bloc les conseils et explications de ses diverses connaissances... Mouais (comme dirait l'autre). Quant à Luigi, le frère révolutionnaire, il est allumé, porte son pijama constamment, refuse de sortir de l'appartement et de vendre ses tableaux alors qu'on lui en offre une fortune mais il a une consistance qu'Alessandro semble avoir perdu avec la naissance de sa fille et de sa responsabilité de père célibataire. 

De ce fait, Luigi est clairement le pillier du film, celui qui fait qu'on n'est pas devant encore une autre comédie familiale niaiseuse relatant les conflits enfants-parents pour décompresser les deux partis en leur montrant que c'est la même chose partout et que, oui, c'est normal s'ils se tapent dessus à longueur de journée et que, non, ça ne veut pas dire qu'ils ne s'aiment pas (ouf!). Un engagement politique et moral, une légère réflexion sur le monde (le capitalisme, la démocratie, tout ça), sans pour autant en faire un film engagé et indigeste (pour éviter tout quiproquo veuillez noter que nous n'avons jamais au grand jamais sous-entendu que les films engagés sont par nature indigestes) et voilà qui donne une dimension plus intéressante à ce produit cinématographique!

Enfin, vous ne serez plus étonnés que je me plaigne de la fin. Toujours cette satanée ouverture, alternative au happy end dans toute sa splendeur, qui le laisse planer comme un aigle rodant autour de sa proie. Mais  surtout - surtout - une image finale des plus mièvres qui soient, cassant irrémédiablement la naturelle délicatesse du film, pour laquelle un mot suffit: Beurk. 

Dommage!

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Lolita Pille - Hell


" 'Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.' Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir."

C'est sous les conseils d'une amie que ce livre se trouva entre mes mains. Et, c'est indéniable, "Hell" ne laisse pas de marbre. Volontairement provocateur, totalement amoral et désillusionné, ce roman épuré de tout contexte tient probablement entre ses doigts la vie de tous les adolescents. Leurs questionnements, leurs conneries, leurs découvertes, leurs loisirs,  leurs désirs, leurs parents, leur monde... Et qui de mieux placé pour en parler qu'une ado, elle-même? Car, oui, Lolita Pille a écrit ce roman à 17 ans et, parce qu'on est pas sérieux à cet âge-là, elle nous a servi, d'emblée, sur un plateau d'argent,  un rail de coke et un verre de champagne, à savoir le quotidien de la jeune Ella.

Faisant preuve d'une cohérence et d'une qualité scripturale relativement constante, Lolita Pille nous offre une puissance, une véracité de ton sidérante - probablement dues à la part autobiographique a priori relativement importante. De ce fait, bien qu'il ne s'agisse pas d'un excellent roman - l'histoire en elle-même n'est pas la plus passionnante et manque de personnalité, de créativité et d'originalité pour être touchant - ce roman trouble. Tout (trop?) simplement. Et c'est, très certainement, son but. 

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Martine Franck- Musée National d' Art Moderne à Paris

Martine Franck est une photographe belge, plus toute jeune - puisque née en 1938 -, qui voyagea énormément et fut la toute dernière femme de ce cher Cartier-Bresson. Elle nous offre une oeuvre essentiellement monochrome aux jeux de lumières très élaborés et aux sujets divers. Ses photos reflètent généralement une fraicheur toute particulière par son côté Vieille France charmant et séduisant très rapidement l'oeil du spectateur.

Cette photo-ci fut prise en 1977 au Musée National d' Art Moderne à Paris. A nouveau, ce jeu de contraste puissant nous assaille. Un jeu de dupe se discerne à travers la double paire de mains opposée par la position ambigüe du modèle, pur prototype de ce célèbre A. N. O'Nyme,  et celle des mains rugueuses des deux larges tableaux.

Une photo simple mais brute qui offre plus de questions que de réponses, plus de sensations que de syllogismes. Une oeuvre qui nous parle, tout simplement.

Si vous le désirez... Plus de photos ici.

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En attendant...


Du 04/04 au 05/04 à la Salle Delvaux à l'ULB

Mise en scène : Salvatore Di Bennardo, Valérie Marchand

Avec Élise Lardinois, Martin Bolle, Benjamin Peuch, Marie Dossin, Joaquim De Moor, Margaux Lauwaert, Anne-Charlotte Betton.

"Sept personnes viennent de mourir le même jour, à la même heure, à la même minute et à la même seconde mais pas à la même époque. Les voilà qui se retrouvent, hors du temps, dans l’antichambre de la Mort. Ils attendent... entre deux mondes. Ils sont là, acceptant leur sort. Tous, sauf un. Un enfant qui va bousculer les idées reçues sur l’au-delà et le repos éternel. Ils croyaient faire face à la mort mais une épreuve bien plus redoutable les attend : faire face à leur vie."

Un jeu entre la vie et la mort, une révolte et un huis-clos. What else?

Les romanistes sont à nouveau sur les planches (mais ce n'est pas nous, cette fois-ci et un brin de nostalgie nous assaille ainsi que la curieuse sensation d'avoir fait son temps lorsque nous contemplons ces visages inconnus qui s'offrent à nous) dans une pièce mortellement mouvante et au rebondissement final des plus inattendus. Un début mitigé, des légers défauts de prononciation, quelques cafouillages mais, dans l'ensemble, chacun s'ancre dans son  rôle au point que le spectateur ne peut voir ces acteurs autrement que sous les formes des personnages qu'ils incarnent. Seule  l'enfant ne nous offre pas une performance complètement authentique mais, ne la blâmons pas trop, un tel rôle-clef n'est pas des moindres et certainement très difficile à jouer.

Que dire de plus? Rien, il me semble. Nous restons encore sans voix devant ces interprétations terribles, grandioses, au point qu'un terrible noeud se forme dans notre estomac. 

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