LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

La grande anthologie de la science-fiction - Histoires de robots



Cette anthologie datant de 1974 au thème plus qu'évident (suffit de lire le titre, n'est-ce pas?) nous offre dix-sept nouvelles aux héros d'acier, pour notre plus grand bonheur! 

Vraiment? Non. Pas toujours. Malgré un directeur d'anthologie consciencieux et très doué, nous n'avons pas retrouvé cette uniformité de qualité nécessaire à la création d'une anthologie dont le principe sélectionnel se doit d'offrir le meilleur à ses lecteurs. Une certaine déception, donc, face à certaines nouvelles dont l'intérêt est moindre comparées à d'autres (apparaissant ou non dans cette même anthologie).

Mais passons rapidement en revue des dix-sept petites nouvelles, si vous le voulez bien (si pas, passez votre chemin, très chers)!

La première nouvelle, qui s'intitule "Un mauvais jour pour les ventes", est écrite par Fritz Leiber qui nous montre un robot commercial pris à son insu dans une catastrophe naturelle. N'ayant qu'une fonction publicitaire, il devient obsolète dans un monde dévasté. Trop brève, cette nouvelle laisse le lecteur sur sa faim par sa forme inachevée... 

Mauvais début, donc, rattrapé par la seconde nouvelle "Le sixième palais" de Robert Silverberg. Avec un robot gardien d'un trésor, Silverberg illustre avec brio l'incessant combat intellectuel entre l'homme, créatif et instinctif, et le robot à la logique implacable et immuable. Suit alors "L'Homme minimum" de Robert Sheckley. Une nouvelle purement géniale où comment un robot peut être conçu pour avoir la poisse! Bien narrée, bien pensée, bien terminée, rien à redire. Remercions ces chers Robert!

"Boomerang" d'Eric Frank Russel se défend très bien aussi. Illustrant les contradictions internes que peuvent subir les robots à travers une critique du pouvoir et de la politique, cette nouvelle fait pourtant preuve d'un peu trop de légèreté dans son exploitation thématique. Juste après,  voilà Asimov qui, quant à lui, est égal à lui-même dans "Menteur". Excellente nouvelle à la psychologie fine mettant en scène un robot au défaut de construction plutôt surprenant qu'est le pouvoir télépathique, modifiant dangereusement son interprétation des trois lois. Aussi subtile que délicieux!

Malgré un tirage en longueur et une petite lourdeur narrative, Lester del Rey nous offre un jeu de cache-cache robot/humain sur base de déséquilibre mental très pertinent dans "Cure de jouvence" alors qu'Anthony Boucher semble brouillon dans sa nouvelle "A la recherche de saint Aquin" mêlant Religion et Machine de manière trop nébuleuse... Bien que l'idée de base soit bonne! 

"Châtiment sans crime" de Ray Bradburry aborde le robot comme objet pur, remplacement bien pratique de l'homme mais surtout repose la question de la délicate limite entre l'intention et l'acte en y ajoutant une donnée: l'exutoire... Un peu rapide mais bien pensée alors que "Septembre avait trente jours" traîne en longueur. Heureusement, l'exploitation thématique, à savoir l'abêtissement culturel massif, ainsi que le dénouement de la nouvelle sont des plus intéressants. 

"Hélène O'Loy" de Lester del Rey a beau être célèbrissime pour être un des premiers robots ne développant pas le complexe de Frankenstein, il n'empêche qu'un robot amoureux de son créateur au point d'en être mièvre à mourir et une narration un peu faible affadi son concept novateur! Heureusement Clifford Simak nous offre un magnifique "Brikol'âge" avec un robot reproducteur aux instincts maternels. Il est un peu trop "humanisé sentimentalement parlant (mais après tout, on lui pardonne car c'est un prototype expérimental) mais zélé et plein de bonne volonté, pour le plus grand malheur de son hasardeux propriétaire! 

Si on s'ennuie un peu lors de la lecture de "L'Androïde assassin" d'Alfred Bester nous narrant la fuite d'un homme et de son androïde qui... je vous laisse deviner... assassine des hommes, l'analyse psychologique et le raisonnement concernant le robot sont très sympathiques alors que "L'Artiste et son oeuvre", abordant l'implantation de personnalités mortes dans le cerveau d'êtres normaux,  n'offre aucune retombée marquante malgré un début prometteur.

Le dénouement spectaculaire de "Le tunnel sous l'univers" et le suspense distillé tout au long de sa narration font de cette nouvelle un très bon produit littéraire! Frederick Pohl nous conte ici l'histoire d'une ville matraquée sous les annonces publicitaires revivant sempiternellement le même jour sans s'en rendre compte. Tous sauf deux citoyens qui cherchent à comprendre le comment  mais surtout le pourquoi et  le qui de toute cette affaire... Quant à la nouvelle "Le gardien du savoir", Walter M. Miller Jr. nous balance dans un monde de crétins atechnologiques divinisant un robot somme toute très basique. Rien de très novateur ou d'original.


Les deux dernières nouvelles se font merveilleusement écho de par leur thématique commune: comment réagit un robot lorsqu'il est livré à lui-même parce que l'homme a disparu? Si dans "Instinct", les premiers cherchent à tout prix à le récréer, les robots d'"Amnésie" ont totalement oublié l'existence de l'être humain... A travers deux types de réactions et d'incompréhensions, Lester del Roy et Peter Philips nous offrent deux analyses de la robopsychologie très riches et plutôt plaisantes... !  

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(I'm definitively and completely) Lost


Nous ne nous livrerons pas à une analyse fine et minutieuse de chaque saison de Lost. Non. Car, après la première saison, nous fûmes totalement perdus (sans mauvais jeu de mot aucun). Une panacée de personnage (malgré le fait qu'ils soient sur une île déserte), une série d'événements à rebondissements qui s'enchaînent, des intrigues emberlificotées en veux-tu, en voilà. Il suffit qu'on loupe un ou deux épisodes et X est mort, Y a disparu, Z s'est révélé être une femme et A, B, et C chantent Michael Jackson après avoir découvert cinq litres de rhum sur un épave fantôme. 

C'est clairement une incitation à l'achat des DVD ou je ne m'y connais pas. Six saisons, en plus. Ils ne se sont pas fait chier, hein!

La petite Naïra est attendue à la caisse une...La petite Naïra est attendue à la caisse une...

Oui, mon avis est des plus partials mais je m'en balance, pour une fois, car je suis déception (comme dirait l'autre). Il suffit que j'aille au cinéma un soir pour que je sois larguée sur l'île déserte de l'incompréhension par des types qui sont eux-mêmes perdus au milieu de nulle part! C'est quand même un comble, non? Et, oui, rien que pour ça, je les boude! 

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas dramatique, n'est-ce pas?  Ils n'auront que perdu un spectateur. Pas de quoi fouetter un chat!

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Interview - Pourquoi tu lis?

Chers lecteurs, aujourd'hui est un grand jour, une célèbre icone des romanistes de l'ULB a accepté de nous offrir une presqu'exclusive interview! Afin de préserver sa sécurité, nous lui avons garanti l'anonymat. Elle se nommera donc Romanistesupercool, ici.

Interviewer: Bonjour très chère, comment allez-vous?

Romanistesupercool: Aujourd’hui, je suis contente… Je n’ai plus bu depuis quatre jours ! (Euh… Comment ça je suis hors sujet ? Bon !). Blague à part, je suis contente parce que j’entame à l’instant même une interview sur un site culturel génial et très renommé (oui, oui !) et je vais enfin pouvoir parler du sujet qui m’intéresse le plus : Moi ! Et oui, plus besoin de faire l’intellectuelle, style je suis une romaniste et j’ai de la culture à profusion. Non, non ! Cette fois-ci, c’est « Bonjour, 3615 My life » ! (Joie et Bonheur m’assaillent soudainement, voyez-vous ?).

I: Pas vraiment, mais ce n'est pas grave. Ravie de connaître votre enthousiasme, cela dit. Vous allez donc nous parler de vous...
Oui! Donc, je suis née lors d’un froid jour de décembre et…

I:... en tant que lectrice...
Ah ? Il faut juste que je parle de mon expérience de lectrice ? Vraiment ? Et qu’est-ce qui vous dit que je n’étais pas précoce au point de lire dans le ventre de ma mère hein ? Après tout, ce genre d’endroit recèle maints trésors et secrets !

I:...
Bon d'accord... Je vais vous avouer franchement que je n’ai pas un souvenir précis de la première fois où j’ai ouvert un livre et encore moins de mes diverses lectures enfantines. Moi, je voulais être chanteuse. Ou dessinatrice. Ou les deux, à la fois. Enfin, être une artiste, quoi. Ecrire des histoires, très peu pour moi. Je préférais les écouter. Religieusement, avant chaque doux glissement dans la première phase de mon sommeil de petite fille, la voix de mon papa (ce héros), vibrait en me racontant la suite - qu’il inventait, bien sûr, de toute pièce - des aventures de mes amis, les animaux de la forêt. Instant magique s’il en est, c’est incontestablement mon papa qui m’a donné l’envie et la joie de vivre à travers une histoire fictive. 

I: Quand avez-vous donc commencé à être passionnée pour cet objet de papier, alors?
Dès que j'ai su lire correctement, c'est-à-dire vers 8 ans, je présume, j'ai  lu tous les livres que l’on m'offrait pour diverses occasions. Des livres de gosses pas forcément très bien écrits ou pensés mais, pour moi c’était l’histoire qui comptait. Je voulais absolument savoir ce qu’il allait arriver aux héros ! J’ai lu des piles de « Chair de poule » ou de « Club des baby-sitters », livres bêtes à souhait, mais cela importait peu à l’époque. 

I: Il y a quand même quelques livres qui vous ont marquée à cette époque?
Mes plus beaux souvenirs de littérature jeunesse sont notamment les livres édités par la maison des loisirs que je recevais chaque mois (car ma gentille maman m’avait inscrite) et notamment « Debout sur un pied » de Nina Jaffe et Steve Zeitlin qui m’ouvrit à la culture juive par de petites histoires demandant un minimum de réflexions aux enfants que nous étions. 

I: Passons à l'adolescence...
Par la suite, j’ai découvert les romans policiers et plus précisément Agatha Christie qui m’éblouit de par son ingéniosité à mettre en scène des crimes totalement insolubles pour mon petit esprit et de par la description de ce monde anglais, flegmatique par excellence, qui me passionnait. Enfin, mes grands-parents, mon père et mon oncle ainsi que mes différents profs de français et d’Université me firent découvrir différentes lectures, divers genres littéraires, des époques variées, des mondes changeants, des personnages émouvants, des enjeux et des réflexions fascinants…

I: 18 ans, grande étape, l'Université! Mais pas n'importe quoi! Les romanes... Racontez-nous!
Mon entrée en romanes fut un peu nébuleuse. Les « classiques » ne faisaient pas partie de mes lectures personnelles donc je dus lire la tonne de livres couvreurienne, certains me plaisant, d’autres moins. Je remis moi aussi, comme bien d’autres, mon goût pour la lecture en question, et ma place en romanes. Toutefois, après avoir passé six ans dans ce micro-organisme je peux vous dire sans le moindre doute que je ne regrette pas mon choix d’étude ou mes choix de lecture…

I: Vous avez du faire des choix?
Bien sûr, je n’ai pas lu tous les livres de la terre (ce que je ne ferais probablement jamais d’ailleurs) et il y a bien des chefs d’œuvre qui me sont et qui me resteront à tout jamais inconnus mais je n’éprouve pas de honte à ne pas avoir tout lu - voire à ne pas avoir lu n’importe quoi.

I: Et Balzac? Et Proust, alors?
Pas lu. Et fondamentalement, c’est cette idée préconçue sur les romanes qui me désappointe le plus : l’idée qu’on a forcément lu ce que l’autre a lu, ce que les manuels littéraires citent comme les grands chefs d’œuvre ou ce que les magazines déclarent comme étant un Best Seller. Tout le monde pense que le romaniste passe ou doit passer sa vie à lire encore et toujours plus, selon un critère de sélection bien précis. On a droit à un jugement de valeur, une position et puis l’étonnement qu’entraîne une éventuelle non lecture ou une non appréciation de la lecture.Voyez-vous, c’est ça qui m’ennuie le plus. Pas qu’on me demande pourquoi je lis ou à quoi ça me sert ou encore même si je veux devenir prof de français. Non. Ce qui me fait chier (pour être vulgaire) c’est qu’on essaye toujours de tout catégoriser, de tout juger et de donner une valeur fixe à quelque chose de tellement subjectif : une histoire et son appréciation. Le pire dans tout ça, c’est que tous les romanistes font exactement la même chose, jugeant leurs condisciples ou leurs proches exactement de la même manière. Sauf que l’étonnement devient parfois du dédain.

I: Mmhh, en effet! Merci, Romanistesupercool pour ces conceptions philosophiques et débordements au sujet de la lecture et à bientôt, peut-être, pour une nouvelle interview (... ou pas)

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Jusqu'au 31/12 - Bruxelles à l'Aquarelle - Musée de la Ville de Bruxelles


"59 tableaux représentant le Bruxelles d'autrefois sont regroupées dans une exposition visible en décembre au Musée de la Ville, dans la Maison du Roi. L'exposition met en perspective les tableaux, des photos anciennes, des photos et des plans récents. De quoi se livrer au jeu du « avant/après », 113 ans plus tard. "

Parce qu'on aime les aquarelles, parce que Bruxelles est belle (quoi qu'on en dise) mais surtout parce qu'on aime jouer, on prendra bien le temps de faire un détour par les musées de Bruxelles, non?

Plus d'infos ici

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Rango


"Alors qu'il mène sa vie sans histoire de caméléon de compagnie à travers sa passion théâtrale, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage. Dernier espoir des habitants, Rango, aussi débrouillard que courageux, s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions... "

Il semblerait que Rango ait accueilli une critique des plus favorables. Bien, dans ce cas, nous ne pouvons que rejoindre les professionnels sur ce point et affirmer qu'il la mérite amplement. 

Oui, outre la qualité d'images, la cohérence scénaristique et le choix des acteurs prêtant leur voix aux personnages (ce qui semble le B.A.- BA de tout bon film, ce n'est pas pour autant qu'ils sont nombreux à les développer, hélas !), nous retrouvons avec allégresse des échanges hilarants, des personnages décalés, de l'humour  à toutes les sauces et surtout moult références culturelles. 

Somme toute, rien de très original dans le monde du film d'animation. Toutefois, nous relèverons une certaine finesse dans l'exécution de Rango et ce, même dans la grossièreté de certains clins d'oeil ou dans l'absurdité du scénario. Un petit plus qui fait de ce film un énième produit cinématographique à voir et revoir, dès que le temps nous le permet, lors des jours de grèves de la STIB, de neige intense ou de maladie.  

Parce que, ne nous leurrons pas, dans tout adulte sommeille l'enfant à l'âge mental inversement proportionnel à ses connaissances culturelles et que - chance miraculeuse! - il ne faut plus avoir des enfants pour se permettre sans complexe de regarder les dessins animés!   

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Béatrice Bedeur - Soiries Cosmiques

 

Parce qu'il n'y a pas que les grands peintres qui méritent d'être évoqués, voici une œuvre de la belge Béatrice Bedeur aux tons blancs bleus belges (et voilà comment on évite les mauvais jeux de mots qui nous guettent: en les faisant nous-mêmes!). 

Ce tableau aux tons purs et profonds nous offre un paysage tendant dangereusement vers l'abstrait de par la réutilisation du cubisme, du pointillisme ainsi que du fauvisme. Un penchant non abouti qui lui donne un aspect féérique des plus divins. Nous pénétrons, dès lors, dans un tout autre monde. Un  monde nocturne, oui mais aussi un monde merveilleux où, sans frontière temporelle aucune, nous nous dirigeons, guillerets, vers cette maison brillant au loin - comme une étoile tombée du ciel - cette douceur sans nom, cette friandise convoitée. Cette maison de pain d'épice qui ne renfermerait non pas une sorcière, une fois n'est pas coutume, mais bien un bon feu de bois et un lit moelleux...

Forcés, pourtant, de quitter des yeux cette image enchanteresse pour revenir à notre monde trop souvent pâle et insipide, on ne peut que remercier d'un sourire cette artiste qui nous a offert un aller-retour pour une destination de rêve et ce, à moindre coût.

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Romanes makes Pipole too! T(i)en(s)!

Last but not least, la toute dernière question de cette interview des plus croustillantes!

Quelque chose à ajouter comme mot de la fin ?

- M. Ardoisier : On se revoit en août !

- Mme Coinberceau : Fin du diaporama. Cliquez pour quitter.

- M. Davara : This is the end. My only friend. The Doors, vous connaissez ?

- Mme Jackson et Pilate : Étoudiiiiie !

- Mme Licenciée : Sic transit gloria mundi.

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Mia 3/ Creativa


Vous ne le saviez peut-être pas mais du 17 au 20 mars au Heysel avait lieu la "Made in Asia" et, en même temps, le salon "Creativa". Il faut avouer que ces événements ne sont pas bons marchés et qu'il vaut mieux prévoir une bonne longue après-midi si on veut avoir l'opportunité de voir plus de deux stands! Ce qui est pratique, par contre, c'est qu'on peut passer de l'un à l'autre comme bon nous semble. Et hop, "une pierre, deux coups", comme dirait l'autre!

L'entrée n'est pas donnée, non, mais il faut tout de même remarquer qu'ici, au moins, on en a pour son argent sans dépenser un centime de plus (ce qui est plutôt difficile tant pour les fans de "chinoiseries" que pour les bricoleurs). En effet, des démonstrations et des artistes à admirer, des produits à tester, des concours auxquels participer et même du Cosplay (pour la Made in Asia), on ne sait plus où donner de la tête! Arts Martiaux, dessins, mangas, musique, vêtements, cuisine, jeux de sociétés, jeux vidéo etc. pour l'un. Maquettes, cuisine, peintures, dessins, bijoux, vêtements, bougies, sculptures, et j'en passe, pour l'autre. Y'a pas à dire, il y a le choix! Malheureusement, notons toutefois qu'en ce qui concerne la MIA, les dessinateurs, insuffisamment mis en valeur, étaient relégués sur la droite au profit des vendeurs de fringues et de mangas (tiens donc!). 

 On ne peut que regretter une chose: l'énormité de l'endroit, forçant le spectateur à se presser mais aussi à être confronté à une masse invraisemblable de personnes en tout genre (pour les agoraphobes, c'est pas pratique) mais surtout le manque de temps (certaines activités n'ont lieu qu'une fois sur le salon, nous obligeant à faire un choix cornélien: je passe mon week-end ici ou je fais l'impasse sur cette animation). 

Enfin... Ne soyez pas trop triste si vous avez raté tout ça, ils remettent le couvert tous les ans! Suffit d'y penser!

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The clan Edison + The Dancing Naked Ladies



C’est sur les scènes rock des salles alternatives belges et françaises que les Dancing se sont fait remarquer et ont forgé leur réputation d’excellent groupe indie. Leurs prestations au festival de Dour ont marqué les esprits. Ce quatuor nous plonge dans une expérience mélodique et rythmique, pour nous entraîner vers des sphères inédites. Le groupe possède sa propre vision de la musique: féline, sincère et brute, elle dégage une énergie rock et mélancolique.

Après le concert, la soirée continue dans les mix de DJ Ponpon qui nous fera bouger avec son large répertoire rock, rock'n'roll, garage et rockabilly !

Bon. Il a quand même fallu attendre 23h pour voir apparaître les femmes nues sur scène... A cette heure-là, moi je compte les moutons, hein, je n'ai plus 20 ans!

L'essentiel de la critique est en fait à apporter à L'os à moelle. Il a beau être le plus vieux cabaret de Bruxelles, c'est pas une raison pour bouder le chauffage électrique! Même en veste et écharpe, accolé au radiateur ambiant qui me servait d'acolyte, j'étais encore secouée d'odieux frissons (oui, je suis frileuse mais même, je n'étais pas la seule, na!). En outre, cela ne lui donne pas non plus la permission d'annoncer un concert à 21h pour faire jouer la première partie (non annoncée) à 21h45 et le groupe attendu à 23h. Cela me semble être un manque de professionnalisme flagrant inadmissible pour un organisme d'événementiel. Et qu'on ne me dise pas que c'est ça l'esprit du rock, la rigueur et le sérieux, elle est valable et identique partout. On fait les choses correctement ou on ne les fait pas.

Bon, ne croyez pas non plus que je leur voue maintenant une haine féroce, je vous rassure, je suis du genre magnanime. Mais, toutefois, il faut bien l'avouer, je fus quelque peu désappointée.

Le premier groupe, The Clan Edison a clairement du potentiel mais une partie est apparemment encore inexploitée. Une maîtrise instrumentale certaine (nous n'oublierons pas d'aussi tôt les riffs bien sentis et les plus que sympathiques distorsions) mais un chant un peu trop brouillon aux paroles incompréhensibles et manquant cruellement de tempo. Bref un début prometteur, une fin originale... Le problème c'est ce qu'il y entre les deux!

Concernant  The Dancing Naked Ladies, elles nous ont fait attendre mais en valent la peine (encore heureux dirons les mauvaises langues): une présence scénique impressionnante, une polyvalence instrumentale et vocale, une set liste diversifiée... Si quelques chansons sont encore un peu embryonnaires ou trop expérimentales, on leur pardonne aisément car il n'est pas commun d'avoir pour chanteurs un reptile en plasticine et un "gesticulateur"motivé à la tronche sympathique.   

 Enfin, on remercie quand même L'os à Moelle  pour cette agréable soirée et à bientôt pour de nouvelles aventures!

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Harry Potter 7 part 1


/Mode 3615Mylife on/ J'ai tellement attendu pour aller le voir (ben oui, j'étais en Angleterre et voulais le voir là-bas maiiiis en fait non) que j'ai totalement oublié d'en faire ma critique post retour au plat pays et dans les salles UGC, shame on me! / Mode 3615Mylife off/.

Bref! On est déjà au septième opus et, plus honteux encore, aucune critique des HP (non, pas les imprimantes, non) n'a été publiée ici! Il faut croire que ces films me laissèrent sans voix, n'est-ce pas? J'entends un sarcastique "... ou pas" dans le fond de la salle mais, au plus grand bonheur de certains, nous ne relancerons pas le débat sur les adaptations cinématographiques ici. Nous nous pencherons donc sur les 6 premiers films un autre jour (procrastination quand tu nous tiens) pour nous focaliser sur le HP7.

Ce n'est plus très frais mais ma première constatation fut: il me semble que les acteurs principaux s'enlaidissent au fur et à mesure que le membre féminin  du trio fleurit (au point que ça en devient presque indécent). Et il faut le dire, c'est assez perturbant de voir ces jeunes adultes  à la gaucherie toute adolescentesque, à la tronche d'ahuri et aux hormones qui travaillent pleinement pendant deux heures se mouvoir de l'autre côté de l'écran. A dire vrai, ça me donne un peu envie de les frapper tant ils ont une tronche de niais. 

Bon à part ça, Miss Granger est toujours aussi excellente (comment pourrait-il en être autrement?). Les décors sont sublimes,  la panoplie d'acteurs british font, ma foi, très convenablement leur job et, cerise sur le gateau, l'intensité dramatique et la noirceur du roman sont plutôt bien reproduits (pour l'humour, c'est toujours pas ça, mais bon...) 

Conclusion: On attend la part two avec une certaine impatience pour continuer à apprécier visuellement la prise de vie de ce monde imaginaire que nous avions dû faire naître de notre propre imagination mais aussi pour clôturer, enfin, cette longue séance cinématographique. That's all! 

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Madeleine Bourdouxhe - La femme de Gilles


"Elisa est la femme de Gilles. Elisa aime Gilles. C'est son homme, celui dont elle attend le retour chaque jour, celui pour lequel elle travaille dur dans la maison, celui dont elle est à nouveau enceinte. Quand elle comprend qu'il s'est mis à en aimer une autre, elle ne peut que se taire, souffrir, attendre et espérer. Jusqu'à ce que ça finisse. "

Il y a certains romans que l'on achève sans un mot, dans le silence le plus total. Un silence qu'on laisse planer encore quelques instants, symbole de la gravité du moment, de la réflexion intense produite mais surtout de la tentative d'extraction du lecteur subissant malgré lui une sorte de symbiose avec personnage principal, ce qui peut se révéler à la fois pénible et douloureux. Une extraction qui peut occasionnellement être affligeante et d'autres fois plutôt soulageante.

Ici, quitter la vie d'Elisa en même temps qu'elle est une délivrance. Truffée de non-dits, de souffrances, d'observations silencieuses mais surtout d'attentes et d'espoirs vains à travers une routine ménagère, sa vie n'a rien de celle des super-héros ou des princesses à la vie trépidante et enviable. Une délivrance, oui, car ses souffrances, ses attentes, ses questions nous pénètrent si profondément qu'elles semblent nous coller à la peau tout le long de notre lecture, telle une moule accrochée à son rocher ou une tique à son chien (pour la beauté métaphorique, on repassera, je vous l'accorde). Et c'est cela qui fait sa puissance littéraire incroyable.

Un livre vrai et bouleversant, triste réalité, mais splendide pourtant. Une oeuvre qui ne laisse pas de marbre mais qui marque à vie, sans doute... aucun.  

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13/05 - Black Box Revelation - Great Mountain Fire - Bikinians - Botanique


Avec un nombre incommensurable de concerts, le Botanique remet le couvert, comme tous les ans avec ses fameuses "Nuits du Botanique" offrant une programmation éclectique et quelques découvertes pour chaque spectateur. Cette année, ces nuits musicales sans fin, dont le programme complet se trouve ici, se dérouleront du 10 au 29 mai. 


Pour le budget, toutefois, il sera très douloureux d'assister à toutes les représentations... Une sélection s'impose donc et voici la première: Black Box Revelation - Great Mountain Fire - Bikinians. A mes souhaits? Oui, bon, pas forcément connus ces trois groupes, je vous l'accorde.









Pour faire bref, T
he Black Box Revelation est un duo rock flamand aux influences blues et psychédéliques qui est souvent comparé aux White Stripes; The Great Mountain Fire est un projet bruxellois aux compositions originales et aux accents post-punk et The Bikinians est  un groupe de rock belge aux tonalités résolument british!

Trois concerts donc pour la modique somme de 16 euros en prévente ou 19 euros sur place. Pour plus d'infos ou écoutez un petit extrait de ces trois groupes; cliquez ici!


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(Je vais te refaire) Le portrait (et ce sera toute): une Histoire


Dans son livre Vocabulaire d’esthétique, Etienne Souriau définit le portrait ainsi: 
« En littérature, le portrait est une description, il donne donc en ordre successif ce que la vue représente simultanément 1 (…). Le portrait littéraire peut indiquer directement les aspects non visibles de la personne, par exemple donner ses caractéristiques psychologiques 2. »3.
Cela n'empêche que le portrait littéraire reste difficile à circonscrire. Pourquoi?
La première raison est sa non appartenance exclusive à la littérature : on peut retrouver le portrait dans un texte historique, juridique ou autre. En second lieu, bien qu’il fût brièvement un genre à part entière, le portrait littéraire n’appartient à aucun genre littéraire en particulier et ce, autant au niveau de la forme (roman, œuvre théâtrale, poème…), que du contenu (journal, historique, aventure…) et de l’effet (comique, fantastique, romantique, tragique…). Enfin, il peut prendre différentes formes (dialogue, monologue, récit), être énoncé par le narrateur ou par un personnage et être tantôt objectif, tantôt subjectif.

Outre cela, le portrait littéraire est considéré comme un art complexe. Ah oui?
En effet, cette pratique demande des compétences particulières à l’auteur : que le personnage décrit soit réel ou fictif, il s’agit de faire preuve d’observation constante, de psychologie fine et d’une précision sans faille pour que la description humaine soit la réplique exacte ou la digne illusion de la réalité. Pourtant, ce ne sont pas ces difficultés qui rendent le portrait littéraire singulier mais bien le rapport à l’individualité et cet attrait pour l’être humain dans toute sa singularité que l’art du portrait apporte en littérature.

Et d'où que ça sort, cette idée tordue de décrire littérairement des gens?
Il semblerait que l’art du portrait découlerait de schémas antiques codifiant la description. Ceux-ci sont théorisés pour la rhétorique judiciaire puis pour l’éloge d’apparat. Par la suite, le portrait sera réutilisé par les historiens et les moralistes 4 qui décrivent les personnages en fonction de leurs desseins (par exemple le portrait de Thémistocle est envisagé par Thucydide et Plutarque de deux manières différentes) mais aussi dans la louange, le blâme, le panégyrique ou dans l'oraison funèbre.

Et après?
Au Moyen-âge, le modèle canonique de la descriptio personae est mis en place par les théoriciens médiévaux (Matthieu de Vendôme et Geoffroy de Vinsauf). Cependant, le portrait n’est généralement que l’énumération des critères de beauté de l’époque 5 . À partir du XIIe siècle, on voit apparaître le portrait individuel tant en peinture, en poésie qu’en littérature. On retrouve aussi des portraits dans les lais 6.Les blasons prolifèrent au XVIe. Ce sont des descriptions détaillées d'une personne ou d'un objet dont on fait l'éloge ou la satire. Ils sont particulièrement exploités par Héroët, Scève, Marot, etc. Avec Les Essais de Montaigne émerge le type de l’autoportrait littéraire. Au XVII e, les théories antiques sont réutilisées par des historiens et des mémorialistes tels que Strada, De Thou ou Mézeray mais ce sont Georges et Madeleine de Scudéry qui réinventent le portrait littéraire et en donnent de nombreux modèles (par exemple, le Grand Cyrus). Mademoiselle de Montpensier rédige son portrait ou celui de ses amis et invite ceux-ci à en faire de même. Cela donnera naissance à son Recueil des portraits et éloges et cette pratique provoque un tel enthousiasme que le portrait littéraire en vient, pendant une brève période, à être considéré comme un genre littéraire. Une poétique ainsi qu’une rhétorique sont énoncées 7. Ces théories sont réutilisées par les moralistes (Retz, La Rochefoucauld, La Bruyère), les biographes (Saint-Simon et le portrait de Louis XIV) et les historiens (Louis Blanc et le portrait-charge de Louis XIII) de manière plus précise et plus réaliste. Ils ne dépeignaient que les personnes dignes de l’être par le caractère, les fonctions ou les faits. Le portrait littéraire est extrêmement employé au XIXe avec le naturalisme et le réalisme où des auteurs comme Balzac et Zola observe et examine les caractères sur base de trois critères: le physique, la psychologie et la position sociale, usant aussi de la physiognomonie (comparaisons animales) pour recouper les caractères. Mais par la suite, cette pratique perd peu à peu son autonomie...

Et maintenant?
Le portrait n'est plus qu'une fade mise en forme des personnages, pour les rendre plus concrets, palpables, appréhendables... Mais surtout ils sont généralement fait d'une bonne dose de pathos afin que les lecteurs puissent se retrouver dans leurs protagonistes, souffrir, rire et pleurer avec eux. Malléables et pétris pour plaire au public-cible, cela n'en fait pas toujours, malheureusement, de dignes répliques illusoires de la réalité...

________________________________________________
1. La description physique d’un être est appelée prosopographie.
2. On nomme éthopée la description du caractère d'un personnage..
3. Souriau Etienne, Vocabulaire d’esthétique, Paris, Presses Universitaires de France, 1990, pp.1161-1162
4. Parmi ceux-ci Tacite, Suétone, Théophraste, Lucien de Samosate, Sidoine Apollinaire.
5. Joues roses, nez délicat, cheveux d’or, lèvres vermeilles, grand entre-œil, peau blanche, épaules étroites, bras minces, ventre proéminent, hanches larges et sens menus et placés hauts pour la femme et grande taille, large d’épaules, fort musclé, visage coloré et cheveux bouclés pour l’homme (Merci M. Lemaire !)
6. Notamment chez Marie de France (Amazone, Dame au lit, Pucelle au Bassin d’Or…) Cf. « Une reconsidération du portrait dans les lais médiévaux » dans Le portrait littéraire, ss la dir. De K. Kupisz, G.-A. Pérouse et J.Y. Debreuille, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1988, pp. 15-23
7. Voir Plantié Jacqueline, La mode du portrait littéraire en France (1641-1681), Paris, Champion, 1994.
Qu’est-ce qu'un « portrait littéraire »?

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24/03-19/06 - Exposition Miro - Espace culturel ING


"L’Espace culturel ING et les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, en collaboration avec la Fondation Joan Miró de Barcelone, présentent une exposition de quelque 120 peintures, gravures, sculptures et dessins, qui illustrent la prédominance du caractère poétique de l’œuvre de Miró et témoignent de l’empreinte de celui-ci dans les différentes démarches de l’artiste. L’accent est mis sur la production du peintre catalan à partir des dernières œuvres qu’il réalisa juste avant la Seconde Guerre mondiale et la célèbre série des Constellations exécutée durant la guerre."

Faisant pleinement partie de ces peintres avant-gardistes beaucoup critiqués pour la simplicité de leurs oeuvres (ndlr:"je vais pas dépenser une fortune pour un truc que je peux faire moi-même"), Miro n'en est pas moins, à mes yeux, un peintre visionnaire à la puissance artistique exceptionnelle. Il faut s'y faire, aujourd'hui l'art ne se mesure plus à la maîtrise des techniques mais bien à la portée de la charge émotionnelle générée par une régurgitation de l'observation du monde actuel. Soit la mise à nu de l'artiste, dans toute son abjecte fragilité. Tout... simplement.


Du 24/03/2011 au 19/06/2011. Tous les jours, de 10 h à 18 h. Nocturne jusqu’à 21 h le mercredi. Ouvert les jours fériés, le 1er mai 2011 inclus. A l' Espace culturel ING, Mont des Arts/Place Royale 6 B-1000 Bruxelles

Tarif: entre 2 et 8 euros (plus d'infos ici)

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Victor Hugo - L'homme qui rit


Voici un tableau épique de l'aristocratie anglaise, sa révolution, son parlement régicide, sa république et sa restauration fertile en règlements de comptes à travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l'Homme qui Rit. Gwynplaine est un enfant... différent. Une cicatrice assombrit son sourire que son amie Dea, aveugle, ne peut pas juger. Avec Ursus, qui les a recueillis, ils se donnent en spectacle à travers l'Angleterre pour survivre. Jusqu'au jour où leur aventure les mène à Londres..."

Que l'on ose dire que Victor Hugo n'est pas un génie. Ce roman est tout simplement un chef-d'oeuvre! Il entremêle l'Histoire avec un grand "H" et celle de trois inconnus, totalement marginaux, avec un tel brio que c'est le souffle coupé que l'on referme cette brique (et c'est le moins qu'on puisse dire, Hugo n'a jamais aimé être bref) de 838 pages. Vous m'avez bien lue, oui! 838 pages. Oui, il faut avoir le temps de savourer une telle lecture. Non, il ne faut pas la mettre dans la liste des lectures scolaires obligatoires. A moins, bien sûr, de vouloir dégoûter les futurs universitaires pour réduire le nombre de potentiels romanistes, afin d'avoir plus de chances de trouver un boulot en tant que critique littéraire (machiavélique, moi? Non, jamais!).

Bref, une écriture fine mais surtout une trame divine. Ce livre est multiple! Philosophique, historique, psychologique, social mais aussi plein de rebondissements, L'homme qui rit nous offre des protagonistes tout aussi attachants que fascinants.  La grande thématique de l'aliénation, chère à Victor Hugo, et ce qu'elle induit se retrouve pleinement dans la difformité de Gwynplaine, l'handicap de Déa et le non-conformisme d'Ursus (dont le loup domestique s'appelle Homo, vous sentez le grandiose de l'oeuvre?). Parce qu'un homme reste un homme, monstrueux ou non, pourvu de sentiments et qu'il a tout autant le droit d'aimer et d'être aimer, ce roman nous offre un bouquet d'humanité bourgeonnante à travers l'enchevêtrement de vies écorchées et déchirantes.

Enfin, 838 pages n'étaient peut-être pas nécessaires non plus! Certaines descriptions à la poétique sensible, romantique et parfaitement magnifique, qui sont tout bonnement inutiles pour la compréhension globale et le bon déroulement du récit, en exaspéreront probablement plus d'un... Qu'à cela ne tienne, il existe une version abrégée de 238 pages. Serait-ce un signe?  

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Romanes makes Pipole too! Nein?

Avant-dernière question! Revenons un peu en arrière...

Par rapport à quand vous étiez étudiant(e), qu’est-ce qui a changé ?

- M. Ardoisier: Et bien, il me semble que les études sont incontestablement moins difficiles ! Oui, ce n’est plus aussi fastidieux de réussir tous ses examens. De mon temps, c’était un véritable parcours du combattant, aujourd’hui, le premier abruti venu peut faire les romanes ! Enfin, on avait un service des horaires valable, nous.

- Mme Coinberceau: Avant on était Licencié en Philologie romane, maintenant tu es Maître en Langues et littératures françaises et romanes finalité je-sais-pas-quoi. Ca fait bien sur un CV, mais va-t’en mettre ça sur une carte de visite !

- M. Davara: Ah…qu’est-ce qui a changé ? Plein de choses ! Je suis devenu prof, le mur de Berlin est tombé, j’ai écrit des livres et j’ai fait fortune dans la vente de gommes par correspondance.

- Mme Jackson y Pilate: Quand j’été étoudiante, tou le monde suivé lé cours d’español! Mintenan, ye ne sai pa porqué, ils ont rajouté oun cours de portugué !

- Mme Licenciée: Les dinosaures ont disparus ?

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Made in Dagenham


"Angleterre, 1968. Rita est ouvrière à l'usine Ford de Dagenham. Avec ses collègues, elle coud les revêtements des sièges de voitures. Une ambiance décontractée règne dans l'atelier jusqu'au jour où les femmes se rendent compte que les hommes qui travaillent à la chaîne gagnent mieux leur vie, simplement parce qu'ils sont des hommes... Avec le soutien d'un délégué syndical et au grand étonnement et désespoir de la direction (masculine), elle se révèle être une négociatrice bien déterminé..."

Encore un film abordant un pan de l'Histoire. Vu son doux slogan ("pouvoir aux femmes"), nous nous devons d'aller voir ce que ça peut bien donner comme résultat, non?

Mes idées sont un peu confuses à cette heure légèrement tôtive de ce mardi matin et il faut le dire, les nuits de plus en plus courtes et l'anglais huit heures par jour ont des effets plus que nocifs sur mon cerveau mais soit! Nous ne sommes pas ici pour parler de ma petite personne mais bien d'un sujet plus général, historique et, logiquement,  révolutionnaire: l'égalité salariale des femmes.

I have to admit: I didn't know anything about this fight. 1968, Ford, Dagenham, grève ouvrière féminine... Cela ne m'évoquait rien. Ainsi, je ne pourrais juger de la correspondance entre le film et les événements historiques qui l'ont inspiré, même si je le désirais. Mais peu importe puisque, pour une fois, les événements réels ne sont qu'un prétexte à la fiction et non pas des principes à suivre à la lettre. Dieu merci!

Ainsi, bien qu'il ne soit pas le premier film à caractère historique de l'année (et, qui plus est, la liste est déjà bien longue pour ce début 2011), Made in Dagenham reçoit, pour le moment, la gommette, le sugus ou l'étoile dorée (comme  il vous agrée) tant convoité par tout ses petits camarades. Car, sans conteste, ce film a une âme qui lui est insufflée à travers la passion, les sentiments, la peur, l'horreur et la mort. Bref, la vie quoi. La vraie. Celle que nous aussi, nous vivons, au quotidien. Pas celle du journal télévisé qui nous annonce 100 000 morts à gauche et 30 000 morts à droite, ne signifiant rien d'autre pour nous qu'un gros tas de corps sans vie, rien de plus, rien de moins. Le Japon est bien loin and my life didn't change at all. 

Enfin, des rôles féminins bouleversants, piquants, renversants... mais aussi déterminés que déterminants effacent sans peine les éventuels faux-pas. Remercions ainsi Sally Hawkins et ses mimiques, Miranda Richardson et son regard aussi franc que son parler mais aussi Rosamund Pike dont la douceur s'allie merveilleusement bien avec sa beauté à couper le souffle  et Andrea Riseborough, jolie fille aux cheveux et jambes interminables, dont le  personnage frais et pour le moins dévergondé, garde rarement sa langue dans sa poche. And we like it! 

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Appel au public


Du 17/09/2010 au 19/06/2011, deux fois par mois à l'Atelier 210. 

Un concept de Pascal Lefebvre, Hugues Hamelynck, Alban Schuiten, Pierre Ronti, Benoît Pauwels, Quentin Bogaerts et Thomas Demarez.

AvecRonald Alexandre, FX Fiévez, Naïma Ostrowski, Dominique Pattuelli, Victor Scheffer.

"Appel au Public est un spectacle d’improvisation théâtrale totalement inédit basé sur l’interaction entre public et comédiens via téléphone portable.
A son entrée, le spectateur a la possibilité de communiquer son numéro de portable afin d’être appelé à tout moment pendant le spectacle. C’est par ce biais que le public interagit sur les improvisations en proposant des thèmes, des personnages, des lieux et en influant sur le cours de l’histoire. Par ailleurs, lors de l’entracte, le public est invité à voter par SMS pour une des improvisations de la 1ère partie qui sera ensuite développée après l’entracte pendant 45 mn."

Je ne vous apprends rien, l'impro, c'est presque, tout autant voire plus dur que le "vrai" théâtre. Mais aussi une question de goûts et de couleurs. D'aucuns ne mettront jamais les pieds dans une salle présentant une pièce traditionnelle et inversement (proportionnel?).

Bref. Nous ne sommes pas de ceux-là et les deux nous siéent à merveille. Ainsi, c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons assisté à l'une des représentations de ce célèbre concept téléphonique, découvrant un IL à la face cachée mais à la voix plutôt envoutante, un décor minimaliste mais coloré et des acteurs pleins de ressources. Six petites impros sont jouées devant nos yeux, à partir des réponses des appelés aux questions de IL, l'appelant. Des questions précises, pointues comme "quelle est votre phrase préférée?", "que feriez-vous si vous gagniez au lotto?" dont l'avantage est d'être thématiques et le désavantage d'être vastes et psychologiques (ou philosophies) prenant souvent au dépourvu le spectateur au bout du fil qui n'a pas le loisir d'y réfléchir plus longuement que les dix secondes imparties et offre parfois des réponses bizarres, bancales ou... conceptuelles. Bref!

IL s'en sort pourtant très bien, le mot qu'il faut, la voix égale, très relax et une diction des plus parfaites, il nous éclaire, sans chocolat, nous aiguille et mène le jeu à la baguette ajustant les réponses comme il le faut au futur jeu des acteurs. Les comédiens eux aussi s'en sortent. Même plus que bien. Ils s'adaptent sans broncher et nous offre des sketchs cohérents ainsi qu'une piécette plus longuette qui l'est tout autant.Bon, tout n'est pas parfait, c'est vrai. Certaines incohérences sont notables, des écarts aux règles mises en place sont évidents mais, il faut l'avouer, dans l'ensemble c'est très bien ficelé. Des répliques filantes telles des balles de ping-pong étoilées, du cynisme, de l'humour, des situations cocasses, et des rebondissements croquignolesques, une chose est sûre: vous ne risquez pas de vous ennuyer!

Pour les curieux, citons les défauts de ce 13 mars:
- Le deuxième sketch avait comme règle "pas plus de deux joueurs en scène" (si j'ai bien compris), ce qui ne fut plus le cas à la fin en raison d'un très grand nombre d'allées-venues, affaiblissant le jeu en le rendant trop confus. Résultat: je ne me souviens déjà plus du dénouement.
- Le troisième sketch devait rendre une qualité et un défaut à travers deux personnages différents. Les deux étant le même trait de caractère, ils ne furent malheureusement pas bien dissociés, cela ne nous empêchant pas de rire aux éclats, heureusement.
- Le quatrième enfin voit une exploitation bien plus pauvre à la vraisemblance modérée mais surtout à la retombée finale totalement inconsistante.

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23/03-17/04 - La puce à l'oreille -Théâtre des galeries



"Un mari, soupçonné par sa femme de lui être infidèle, se retrouve dans un hôtel où le garçon d'étages est son parfait sosie ! Un vaudeville délirant.

Raymonde Chandebise soupçonne son mari Victor-Emmanuel de la tromper. Sa meilleure amie, Lucienne lui conseille d'en avoir le cœur net et d'user d'un stratagème. Toutes deux lui adressent une fausse lettre, écrite par une belle inconnue lui donnant rendez-vous au « Minet Galant » ! Mais elles ignorent complètement que le garçon d'étage de cet hôtel, un benêt, est le sosie parfait du pauvre Victor-Emmanuel. Pauvre Chandebise ! Insulté, avili, menacé, roué de coups, qui croit voir son double et que le spectateur ne plaint pas ! "

Feydeau est de retour pour nous jouer un (mauvais) tour. Et, en bons masochistes, nous nous empresserons d'aller à sa rencontre!


Plus d'infos ici !

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Cougar Town


"Jules Cobb est une agent immobilier de 40 ans fraîchement divorcée qui vit avec son fils Travis, âgé de 17 ans. Essayant de faire face aux problèmes du quotidien, cette dernière décide de se remettre à la chasse aux hommes avec l'aide de ses amies, Ellie et Laurie."

Diffusée depuis 2009 aux Etats-Unis et dès 2010 en France et en Belgique, Cougar Town a vu sa première saison sortir en DVD en novembre, juste avant les fêtes, pour bien marquer le coup. Trois saisons sont prévues pour raconter la vie de cette femme de quarante ans épanouie et très bien conservée, tentant de ne pas faire rimer divorce avec vide sentimental, comme la plupart des femmes de son âge. Voici une critique partielle et partiale donc sur une série pas encore achevée dont nous n'avons vu qu'une dizaine d'épisodes pour le moment.

Et... On aime pour le côté décalé, "talk too much" et pile électrique de Jules en complète contradiction avec son adolescent affable et blasé. Entre Desperate Housewives et Gilmore Girls, la série nous emmène de rebondissements en quiproquos à travers des échanges plutôt savoureux et piquants à souhait. Notons aussi le rôle de Josh Hopkins pimentant la série à coup de cynisme machiste bien asséné, rappelant curieusement Raymond, son personnage dans Ally Mc Beal. Par contre, Busy Phillips est des plus vulgaires et cela gâche un tant soit peu ses performances. Pétillante et mutine dans Dawson's Creek, elle n'a, malheureusement, aucune classe ici... 

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