Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

Eureka



"La Seconde Guerre mondiale ainsi que les bombardements sur Hiroshima et Nagasaki eurent un impact négatif envers la science et la technologie. C'est pourquoi, avec l'aide d'Albert Einstein, le président Harry Truman ordonna la création d'un complexe top-secret, dont le but ultime serait de développer diverses technologies et armements. Le projet Eureka naquit, ayant pour but de réunir les plus grandes têtes pensantes, génies scientifiques et intellectuels des États-Unis, accompagnés de leur famille, dans une petite ville créée sur mesure. C'est dans cette incroyable ville que la plupart des technologies révolutionnaires dévoilées au public ces cinquante dernières années ont été inventées et développées. Mais, forcément, un complexe aussi important qu'Eureka attire l'attention de mauvaises personnes et la convoitise. Et si quelqu'un mettait la main sur les secrets que renferme Eureka, qui sait ce qu'il pourrait bien se passer ?"

Tout simplement parce qu'il n'y a pas que les nouveautés qu'on attend de regarder mais aussi la pile poussiéreuse qu'on a lâchement tendance à oublier dans un coin... 

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Charles Baudelaire - Idées sur la Poésie


La poésie, comme nous l'avions remarqué dans notre article précédent, fait beaucoup parler d'elle mais n'offre que rarement une conception unanime de son essence et son utilité. Charles Baudelaire, grand poète, avait, lui, une opinion des plus tranchées sur la question. Sa position, qu'il formula dans sa préface à la traduction des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, la voici:

Alors que beaucoup de gens se figurent que la poésie doit être d'un enseignement quelconque et fournir quelque chose d’utile, Baudelaire affirme qu’il n'en est rien. Il nous explique alors que la poésie ne doit avoir d’autre but qu’Elle-même, exister par et pour sa beauté. Ni plus, ni moins. Ainsi, un
 poème ne peut jamais être écrit dans un but moral (auquel cas il perdra inexorablement sa force poétique). 


"Chaque chose a sa place, une place pour chaque chose".  L’intellect vise la Vérité, le goût montre la Beauté et le sens moral nous enseigne le Devoir. 
Dès lors, la poésie, hymne à l'esthétisme, a tout bonnement le droit d'être ce que tout homme se doit d'éviter: narcissique, égocentrique et prétentieux. Car elle a ce sublime atout qu'elle cache dans sa manche: celui d’élever l’homme, au-dessus du niveau des intérêts vulgaires...


Persévérance donc, dans un domaine plutôt nébuleux... Si nous ne sommes toujours pas capable de définir de manière claire et concise ce qu'est la poésie, nous pourrons, dès à présent nous pencher sur l'utilité et le but de ce genre parfois obscur à travers l'avis de divers amateurs et auteurs de poésie... 


Patience et... suite au prochain épisode?

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La Femme de l'Homme au Chapeau Boule



Du 27/01 au 27/02/2011 au Théâtre-Poème.

De Patrick Roegiers
Mise en scène : Monique Lenoble.
Avec Aurore Roegiers, Baptiste Blampain, Fabienne Crommelynck, Francq Dacquin.

"Magritte vu du côté cuisine. Georgette en personnage principal, René quand il ne peint pas. Ce qui est fascinant, c'est la vie de couple. Et comment une femme aussi simple est l'indispensable complément d'un génie"

Un titre intrigant narrant l'histoire d'un artiste, d'un artiste belge plutôt mystérieux, à travers un regard autre... Irrationnel, peut-être, comme peut l'être l'amour. Éloge à la complémentarité, jeu de miroir et d'antithèses? C'est ce que nous avions envie de savoir!

Ne tournons donc pas autour du pot (de la laitière), après vous avoir fait si longtemps languir et oser poster cette critique le jour de la dernière représentation (il en faut, du culot, je sais, ça tombe bien, je n'en manque pas!). Cette pièce a pleins d'atout. Un texte à la poétique travaillée et aux sonorités exquises (ce qui est de plus en plus rare lorsqu'il s'agit de théâtre contemporain). Une mise en scène originale: symétrie de décor, grand écran, en toile de fond, où se promènent nos deux protagonistes dédoublés, inclinaison de plancher correspondant à leur passion... Non, vraiment, c'est brillant!

Pourtant, dès le début, la pièce me semble sonner faux. L'adoration presqu'immédiate de René et Georgette a un arrière-goût mielleux bien trop sucré, le sourire béat d'Aurore donne des envies de meurtres et le rire de Baptiste est tellement gras qu'on en sort huileux comme lors des jours de bronzette aan de noordzee. Rajoutons une insistance un peu trop lourde sur la belchitude (une foué) à travers l'évocation longuette de la cochonnaille et la béotienne Léontine mais aussi une perte totale de rythme lors des questionnements internes de Magritte liés à sa célébrité entrainant une fin où l'oppressante angoisse se mue en niaiserie post-mortem.

La boucle est bouclée, mais pas de la meilleure manière qui soit!

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Barney's version




"Barney Panofsky est un riche Montréalais d'origine juive, grand amateur de hockey, d'alcool et de cigares. Maintenant âgé et seul, il se remémore les grands moments de son existence bien remplie de producteur pour la télévision; de son premier mariage en Italie, de son second mariage et de la femme dont il est tombé amoureux ce soir-là : Miriam, une invitée de New York, qui l'a immédiatement séduit et qu'il épousera ensuite. Sans oublier la mort tragique, dans des circonstances mystérieuses, de son fidèle ami Boogie, dont on le soupçonne d'être responsable. Une vie à l'image de cet homme irascible mais passionné."

Un film qui promet d'être plein de rebondissement!

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SF : Asimov et compagnie vs les auteurs français


Autre genre de l’imaginaire bien connu : la science-fiction.


Le terme d’origine anglaise et inventé par Hugo Gernsback en 1929 est défini dans Le petit Robert 2009 comme « genre littéraire qui fait intervenir le scientifiquement possible dans l'imaginaire romanesque » (et afin de ne pas tergiverser outre mesure, nous accepterons les yeux fermés cette définition, faisant fi des débats en vigueur).

Tout comme pour les autres genres de l’imaginaire, la science-fiction américaine a longtemps écrasé (et écrase encore partiellement) la science-fiction française. Cela n’est pas sans rapport avec ce qu’on appelle carrément « l’âge d’or de la science-fiction américaine », période généralement associé à John W. Campbell Jr. qui fut le directeur de la revue Astounding Stories à partir de 1937. Plus rigoureux envers ses auteurs autant au niveau de la vraisemblance scientifique qu’au niveau de la forme, il publiera et contribuera à rendre célèbres des auteurs tel que Simak, Asimov, Padgett, Van Vogt, Sturgeon, Del Rey, Heinlein

A l’inverse, entre les années 30 et 50, il y a peu de textes de science-fiction française, hormis René Barjavel, Jacques Spitz et B.R. Bruss. Cette stagnation s’explique par la politique éditoriale française qui est visiblement inadéquate. En effet, il existe à l’époque un public demandeur mais il n’y a aucune publication spécialisée. 

Par la suite, l’après-guerre est marqué par l’influence des États-Unis. La science-fiction américaine se propagera par deux biais : les collections et les magazines. Pour certains éditeurs, la science-fiction française est dès lors invendable. Ainsi, dans les années 50,  voient respectivement le jour chez Hachette (allié à Gallimard) et aux éditions Fleuve Noir, une collection « Rayon fantastique », publiant majoritairement des auteurs anglo-saxons, et une collection « Anticipation »  qui publiera les auteurs français les plus prolifiques de l’époque, Richard-Bessière et Jean-Gaston Vandel. Notons aussi la création des revues Fiction et Galaxie*, la collection « Présence du futur » de Denoël et la collection « Série 2000 » des éditions Métal, publiant des auteurs français tels que Henneberg, Dermèze, Versins… Toutefois, en 59Fiction publie enfin la première anthologie de science-fiction française, contribuant à lancer de nombreux auteurs tels que Dorémieux, Klein, Cheinisse et Curval. Galaxie et « Présence du futur » s’ouvrent dès lors aux auteurs francophones.


En raison de la révolution de mai 68, la science-fiction subit un nouvel essor en tant qu’objet de contre-culture, critiquant la société contemporaine. On voit apparaître Daniel Walther, Jean-Pierre Andrevon, Michel Jeury, Jean-Pierre Hubert, … À cette époque, on remarque que la science-fiction se vend mieux en France qu’aux Etats-Unis ; la collection « Ailleurs et demain » de Laffont voit d’ailleurs le jour. Apparaissent aussi les premiers congrès et les premiers livres traitant de la science-fiction. Finalement, la science-fiction s’intègre merveilleusement à la culture des années 80 qui nous révèlent Joëlle Wintrebert, Jean-Marc Ligny et Serge Brussolo. En 1990,  apparaissent Ayerdhal, Bernard Lentéric, Pierre Bordage, Serge Lehman… malheureusement handicapés par la disparition des collections «  Anticipation » de Fleuve Noir en 1998 et « Présence du Futur » en 2000. 

Bien que la science-fiction française ait réussi à prendre son indépendance et à se développer, la science-fiction américaine a toujours, à l’heure actuelle, le monopole des lecteurs. 
Mais la SF française continue à se battre. Des forums se créent, des jeunes auteurs (Mauméjean, Thomas Day) sont publiés et de nombreuses universités françaises investissent leurs recherches en SF française. 


Une niche qui, malgré son aspect miteux, somme toute, vous accueillera, si un jour vous êtes surpris par l’orage, et n’attend qu’à vous émerveiller.


Petite liste non exhaustive d’auteurs de science-fiction française :
Jean-Pierre Andrevon - Gilles D’Argyre - Ayerdhal - René Barjavel - Paul Béra - Francis Berthelot - Pierre Bordage - B.R. Bruss - Serge Brussolo - Fabrice Colin - Philippe Curval - Maurice G. Dantec - Thomas Day - Michel Demuth - Alain Dorémieux - Michel Jeury - Gérard Klein - Jean-Marc Ligny - Maurice Limat - Xavier Mauméjean - Max-André Rayjean - F. Richard-Bessière - Jean-Gaston Vandel - Roland Wagner - Daniel Walther - Joëlle Wintrebert - Stefan Wul…


Galaxie ne publie premièrement que des traductions des textes parus dans le Galaxy américain et, en 58, Fiction ne peut publier qu’un texte français sur cinq.

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The King's Speech


"Le film raconte l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Elisabeth, celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Edouard VII. D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction; George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler."

Rejoignant 127 hours dans la lignée des films à caractère “historique”, The King’s speech nous offre un produit cinématographique sans fausse note. Un cadre très british accueille un Colin Firth on ne peut plus royal dans un rôle des plus difficiles: celui d'un prince bègue.

Dans un monde où l'élocution a une importance primordiale, ce thème mêle avec justesse la Grande à la petite Histoire à travers cette forme d’aliénation qu'induisent les troubles du langage. Cette exactitude de ton nous permet à la fois de nous intéresser aux personnages en tant qu'êtres humains 
(sans pour autant nous y attacher...) et de nous instruire sur leur rôle (relativement peu mis en exergue chez les francophones) dans l'Histoire britannique tout en nous offrant - en prime! - une possible méditation sur le pouvoir de la communication et des conséquences parfois dramatiques de ses défaillances. Un film donc plus factuel que fictionnel que les fervents amateurs de divertissement et de romanesque feront peut-être mieux d'éviter.

Enfin, si nous avons relevé la prestation de Colin Firth, ses deux acolytes, Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush sont tout aussi brillants et c'est un pur bonheur!

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Romain Monnery - Libre, seul et assoupi



La quatrième de couverture avait déjà ce ton grinçant et piquant caractéristique des ouvrages mêlant truculence, absurdité et sinistre lucidité… Cela n’allait pas s’arranger en cours de lecture, pour notre plus grand bonheur !

Machin vit à Lyon chez ses parents qui, excédés de le voir végéter, le mettent à la porte. Résigné, il rejoint une ancienne copine de fac à Paris où il partage une colocation avec deux autres personnes. Installé dans sa nouvelle vie, il trouve un stage sur une chaîne du câble où on l’exploitera, comme tout stagiaire qui se respecte. Quand son patron lui fait des avances, il part la tête haute et s’engage dans une longue période sans : sans emploi, sans ambition, sans petite amie, sans rien à faire, il reste enfermé des journées entières dans l’appartement avec son compagnon d’infortune, Bruno, son colocataire. Lorsque la colocation éclate, Machin doit chercher un nouvel appartement et revenir sur sa parole : il va bel et bien devoir trouver un travail alimentaire et se confronter à la vie d’adulte normal.

Romain Monnery nous offre un premier roman savoureux. N’ayant pas peur des mots et encore moins des règles (obsolètes) de bienséance, il met en exergue l’illogisme et l’injustice présents dans le monde du travail de ce début de 21e siècle fort d’un passé capitaliste en surcharge pondérale dont l’arrière-train est sereinement posé sur notre fourmilière humaine. Loin de lui pourtant l’idée du ton paternaliste et moralisateur de l’écrivain engagé du 19 ou du 20e siècle - ton qui endort d’ailleurs la plupart des lecteurs actuels dont le seul crédo est le divertissement dans son plus simple appareil. En effet, il aborde avec brio ce thème critique où espoir et insouciance résistent vainement, tels Astérix et Obélix, à l’envahisseur, à coup de comiques de genre dignes d’une farce moderne. Nous renvoyant notre propre situation en pleine figure, sans pour autant nous plonger dans la déprime la plus profonde, voici donc un roman aux accents résolument drolatiques ponctué de passages existentialistes, véritables lettres à la poste, permettant au lecteur de remettre son propre parcours professionnel en question en gardant un sourire aux lèvres.

Malgré, une fin peut-être un peu trop rapide à mon goût, ne nous laissant pas le temps de savourer la tournure des événements comme Machin eut l’habitude de le faire par sa tendance à l’inaction, je tire mon bonnet à ce jeune homme dont les idéaux sont peut-être (je l’espère) un peu moins effilochés que ceux de son protagoniste.

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Africa United


"Africa United raconte l’histoire extraordinaire de trois enfants rwandais qui tentent de réaliser le rêve de leur vie - assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football 2010 à Johannesburg. Sur la route, les problèmes commencent quand Fabrice, Dudu et Béatrice montent dans le mauvais bus et partent pour le Congo. Sans papiers, sans argent, ils sont amenés dans un camp d’enfants réfugiés. Mais avec une incroyable ingéniosité, un peu de culot et une affiche de la Coupe du Monde comme carte, nos héros s’échappent du camp et repartent à la poursuite de leur rêve, en embarquant avec eux une « dream team » d’enfants réfugiés qui les aideront à traverser une série d’aventures désopilantes et palpitantes. Pendant ce périple de 5000 km à travers 7 pays, le film fait découvrir une Afrique que peu de personnes ont déjà vue. L’espoir, les rires et la joie naîtront de cet incroyable voyage fait ensemble..."

Dans un pays à la mentalité ensoleillée où l'espoir n'a pas encore tiré sa révérence, trois enfants , un rêve, du courage...

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La solitudine dei numeri primi


"1984, 1991, 1998, 2007. Autant d'années qui séparent la vie de Mattia et d'Alice. Deux enfances difficiles, bouleversées par un terrible événement qui marquera à jamais leur existence. Entre leurs amis, leur famille et leur travail, Mattia et Alice sont malgré eux rattrapés par leur passé. La conscience d'être différent des autres ne fait qu'augmenter les barrières qui les séparent du monde, les menant à un isolement inévitable, mais conscient."

Sans être un chef-d'oeuvre cinématographique, c
e film (adaptation du livre de Paolo Giordano) arrive à nous toucher à travers le désespoir et l'isolement des deux protagonistes accablant pleinement le spectateur tout le long du film. La production est sympathique bien qu'un peu maladroite (les passages d'une époque à l'autre étant peut-être un peu trop abrupts), les acteurs - jusqu'ici inconnus de ma personne - ne sont pas mauvais et, si de nombreux éléments sont laissés à l'interprétation du spectateur, cette liberté n'est pas (trop) dérangeante.

Au niveau du scénario, r
egrets, non-dits, manipulation, cruauté, aliénation...  La solitudine dei numeri primi n'avait nullement la prétention d'être comique et, en effet, ce ne l'est pas. Drame dans toute sa puissance, l'amitié infaillible de ces deux enfants à qui fut volée leur insouciance ne compense pas leur affligeante torpeur. En effet, un manque cruel d'engagement cinématographique empêche ce film d'être plus qu'une présentation simple et vide de deux vies torturées. Pas de jugement, pas d'explication, pas de messages, Saverio Constanzo ne se mouille pas.

Un intérêt est à mettre en exergue, pourtant: la réflexion que cette présentation induit. Splendide démonstration de kidnapping parental, la destinée à peine choisie d'Alice et Mattia ne manque pas de nous ébranler pleinement, nous enjoignant à projeter en parallèle la confrontation de nos choix d'avenir à notre propre relation parent-enfant sur notre écran mental. Leur différence et leur isolement (dont les causes sont pleinement différentes) nous offre aussi le loisir de nous questionner sur notre propre position dans le monde qui nous entoure.  Ainsi, sorte d'antithèse du film précédent (à savoir 127 hours), la solitudine dei numeri primi ne nous en met pas plein la vue mais inflige à notre cerveau une activité  conséquente, approchant carrément la surchauffe.


Bref. Une double conclusion rapide:  

- Un film à voir si toutefois on apprécie et ne craint pas les questionnements internes mais peut-être à éviter si on est préalablement déprimé.
- Un livre en plus à rajouter à la longue liste des prochains achats afin de savoir si Paolo Giordano est plus présent dans son livre que Constanzo ne l'est dans son film...

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La foire du livre de Bruxelles 2011

"Le monde appartient aux femmes !

Douce ironie, affirmation hasardeuse, constat masculin, voire machiste ? Tout cela à la fois sans doute ! Lorsque Philippe Sollers commençait son célèbre roman, Femmes, à l’aube des années 80, en proférant « le monde appartient aux femmes », il ne manquait pas d’enchaîner en disant « là-dessus, tout le monde ment ».  En 2011, la Foire du Livre lève le voile ! Par cette affirmation audacieuse, la Foire du Livre entend sonder les femmes et leur rapport aux hommes et au monde. "
Pour avoir côtoyé au plus près le monde de la Foire de Bruxelles en tant qu'exposante, je puis poser une critique double: côté cour et côté jardin. 

Et, malheureusement pour Ana Garcia et ses compatriotes, mon avis n'aura rien d'un coup de pub pour la Foire de 2012. N'ayons pas peur des mots, côté cour(toisie), le public - qui semble déjà prêt à payer entre 5 et 7 euros par pur amour du livre pour ensuite se ruiner tant le dos que le portefeuille - se voit accueilli  avec un sourire au doux prix minimal de 4 euros pour les motorisés, de 1 euro pour les plus couverts, de  4 euros 50 pour les affamés et de 2 euros 50 pour les assoiffés. Soit une base de 17 à 19 euros pour les visiteurs motorisés couverts déshydratés et crevant la dalle. En outre, une entrée placée en plein milieu de la foire flanquée d'une sortie s'inspirant vraisemblablement de l'homme invisible, des espaces bouffe lugubres et des aires de repos pratiquement inexistantes achèvent de dégouter ces braves gens qui viennent acheter des bouquins qu'ils auraient probablement pu commander sur le net avec, même, une potentielle réduction pour l'une ou l'autre raison promotionnelle. Par dépit ou contrainte, une bonne partie de ceux-ci adoptent alors une attitude cliente que l'on qualifierait par la charmante expression  "faire profil bas" ou "oui j'achète, mais euh... Pas trop". Pour le plus grand déplaisir, évidemment, du côté jardin.

En effet, après le bêchage plus qu'éprouvant (et coûteux) puis l'amoureux plantage de leurs petites graines en papier, les éditeurs n'ont qu'un seul espoir: rentabiliser leur venue par un nombre de ventes minimal. Parce qu'il ne faut pas croire qu'il n'y a que le pauvre public opprimé qui paye une fortune pour venir. Non. Les modestes exposants qui viennent dans l'espoir de promouvoir leur petite maison d'édition vivotant plus ou moins correctement, cherchant à la fois à creuser leur niche,  créer leur ligne, montrer leur originalité et justifier leur existence, ces doux rêveurs doivent eux aussi débourser un paquet de fric pour un stand en carton qui ne paye pas de mine.  Et pour le reste? C'est en supplément! Un investissement conséquent donc pour finalement se faire largement voler la vedette par les gros groupes aux stands aussi grands que votre salon dont les livres sont  déjà connus par le lecteur lambda et aisément trouvables à chaque coin de rue (ou presque). 

Bref, une grosse pompe à fric, comme la plupart des événements culturels d'aujourd'hui à peine compensée par le thème (pas suffisamment mis en exergue sur la Foire même), les dédicaces (aux files parfois longuettes) et les conférences (pas toujours très bien menées). Heureusement qu'il existe les retombées commerciales et les entrées gratuites !

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Romanes makes (evil) pipole too - 666 -

Sixième question pour révéler pleinement leurs rêves les plus fous!

Si vous étiez une star ? un personnage de bande dessinée ?

- M. Ardoisier : Chuck Norris ! Ou alors un des Bee Gees ! Je suis leur plus grand fan. Ensuite, en tant que président de filière, je ne peux qu’être le Grand Schtroumpf.

- Mme Coinberceau : Une star ? Euh…Gloria Gaynor ? Et Scratch, ça compte pour le personnage ? Hein ? S’il vous plaît…

- M. Davara : Barry White ! Quel charisme ! Il m’arrive de l’écouter à fond chez moi et de chanter à tue-tête ! Et pour le personnage de BD, je dirais que j’aimerais être Fantasio, dans Spirou !

- Mme Jackson et Pilate : Diana Ross ou Angelina Jolie parcé qué y’adore Brad Pitt… Et en Bédé, yé dirais Mélousine la fée, y’adore sa robe !

- Mme Licenciée : Comme star, je voudrais être Diam’s, j’admire beaucoup son travail. Et ses vêtements sont fan-ta-stiques ! Pour la BD, je choisirais Natacha, c’est moi tout craché quand j’étais jeune. Elle ira loin cette petite !

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127 Hours


Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence..."

Une fois n'est pas coutume, la bande-annonce n'est pas trompeuse. Pas de gros mensonges ni d'omissions et encore moins de face cachée au diamant miroité. Non. Le film est donc à 100% à l'image du trailer à savoir accrocheur (et demandant un public au coeur bien accroché) et magnifique. Oui, 127 Hours est un réel bijou cinématographique (diamant, rubis, topaze, faites votre choix, y'en a pur tous les goûts!). 

Suivant la lignée de Slumdog Millionnaire, nous retrouvons l'originalité de Danny Boyle à travers son travail visuel minutieux. Outre de superbes images, son découpage de plan, sa focalisation multiple et son jeu sur la temporalité offre une dynamique impressionnante à ce film. Mais ce n'est pas tout!  Il nous offre une intrigue travaillée de manière cohérente, un développement du récit au rythme parfait, des dialogues incisifs et bien placés et une bande sonore de choix.

Enfin, si ce film, sorte de documentaire fictionnel, n'offre pas d'identification avec le protagoniste et n'aboutit donc pas sur les questionnements internes profonds aux airs torturés (car, il faut l'avouer, à part: "qu'est-ce que je ferais, moi, si j'étais coincé au fond d'un canyon?" qui reste une question très théorique et carrément accessoire pour tous les non adeptes de la grimpette, le spectateur n'a pas beaucoup de matière métaphysique à triturer), il n'en reste pas moins un bonheur visuel et créatif profond. 

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Un año de películas - 5

Suite et fin de cette année de cinéma ponctuée par quelques films intéressants mais pas suffisamment aboutis cinématographiquement parlant... Voici leurs critiques, brèves et tranchantes!

Octobre 2009

The tree


En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu-à-peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menaçent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre...

Le jeu de cette gamine est tout bonnement magnifique et nourrit littéralement tout le film! De belles images, des sonorités apaisantes et un traitement pertinent et poétique d'une thématique plutôt épineuse. Une fin ouverte, toutefois, peut-être un peu trop simple.

Tamara Drewe


Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle. Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et va provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.

Gemma Arteton a beau être une actrice agréable à voir et le film un curieux melting pot de vies aux accents sarcastiques typiquement british, on sort de la salle un peu déboussolé avec une seule phrase aux lèvres: "So... What's the point?"

Sans queue ni tête


Alice, prostituée indépendante, ne supporte plus ses clients. Xavier, psychanalyste, est las d’écouter les soliloques du divan. Alice veut entreprendre une analyse pour trouver la force de changer de vie. Xavier, que sa femme vient de quitter, fait appel à une professionnelle pour tromper sa solitude. Alice et Xavier se rencontrent. Ce qui pourrait être le début d’une romance devient l’heure de vérité et peut-être la première étape d’un nouveau départ.

Un film pas mal fichu avec une Isabelle Huppert très bien conservée. Impressionnant!

Arthur 3


Maltazard mesure désormais 2 mètres 10 de haut ... et veut dominer le monde. Seuls Arthur et ses amis Sélénia et Bétamèche, tous les trois en minimoys, peuvent l'arrêter. Ils vont devoir faire appel à toute leur imagination et leur ingéniosité pour, du haut de leur 2 millimètres, contrer les plans machiavéliques de Maltazard et rétablir l'harmonie entre les deux mondes.

Même s'il est bien mieux que son prédécesseur, on reste mitigé. Arthur est définitivement trop enfantin. Dommage quand on sait que beaucoup de films d'animations ou livres jeunesse sont tout à fait capables de toucher le lectorat adulte.

Despicable me


Dans un agréable quartier de banlieue, une maison noire avec une pelouse en décomposition. Une vaste planque est dissimulée sous cette maison, à l'insu des voisins. Entouré par une petite armée de sous-fifres, nous découvrons Gru, qui prépare le plus grand cambriolage de toute l'histoire. Il va voler la lune !

Malheureusement ce film est une grosse déception. Des enfants adorables mais au niveau de l'humour et de l'intrigue...   L'essentiel est dans le trailer. Que dis-je? L'intégralité!

You will meet a tall dark stranger


Amour, sexe, rire et trahisons. Les vies de plusieurs personnages dont les passions, ambitions et angoisses auront pour conséquence toutes sortes d'ennuis allant du loufoque au dangereux.

Bon Woody Allen mais qui se termine littéralement en queue de poisson! 

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Jean-Louis Fetjaine, auteur de fantasy


Nous avons souligné, dans l’article concernant les différents sous-genres de l’imaginaire, la tendance des éditeurs à identifier leur parution par leur genre. Les ouvrages de Jean-Louis Fetjaine, auteur que nous allons évoquer ici, arborent fièrement sur  leur couverture le tiroir du nom de « fantasy ».

Bien, sûr, nous connaissons tous le terme fantasy mais connaissons-nous son origine ?


Celui-ci vient de l’anglais « 
fantasy » qui signifie « imagination ». C’est donc un genre littéraire qui relève du merveilleux soit un genre qui, comme nous l’avons découvert, « reflète la symbiose du monde normal et du monde irrationnel ». Les romans de fantasy offrent à leurs lecteurs assidus des « mondes parallèles, avec leurs créatures imaginaires, leurs mythes, leurs épopées et leur magie » et se situent principalement au Moyen-Age. Ce genre n’apparaît vraiment en tant que tel au 19ème avec George MacDonald, auteur écossais, et prend son envol au 20ème notamment avec Le seigneur des anneaux de Tolkien en 1954-55. A l’heure actuelle, on ne compte plus le nombre d’oeuvres littéraires appartenant au genre de la fantasy. De plus, elle a donné lieu à de nombreuses adaptations cinématographiques.

Et ce Fetjaine, c’est qui ce drôle de gus ?


Jean-Louis Fetjaine est un des rares auteurs français de fantasy. Né en 1956, ce brave homme – ayant fêté ces cinquante-quatre ans cette année, habitant à Vincennes et père de trois enfants – est diplômé de philosophie et d'histoire médiévale. Enseignant l’Histoire, il se tourne rapidement vers le journalisme puis travaille dans l’édition à partir de 1985 comme traducteur aux Presses de la Cité. Il commence sa carrière d’écrivain avec des ouvrages humoristiques en 1988 puis se tourne vers la fantasy en 1998 avec son premier roman : Le crépuscule des Elfes, début d’une trilogie de fantasy arthurienne qui se complétera avec L’heure des Elfes en 1999 et la Nuit des Elfes en 2000. En 2003 paraît Le pas de Merlin, roman historico-fantasiste et, en  2004,  sa suite, Brocéliande. Les voiles de Frédégonde, premier volet des Reines Pourpres, saga historique retraçant la vie des reines du Haut Moyen Age Mérovingien, est publié en 2005. Enfin, une deuxième trilogie fantasiste voit le jour, la Chronique des elfes, comprenant Lliane (2008), L’elfe des terres noires (2009) et le tout récent Le sang des elfes en 2010.

En quoi mérite-t-il notre attention, ce brave homme ?


Dès la parution de sa première trilogie, Fetjaine rejoint le panthéon des auteurs de fantasy française. Pourtant, son nom n’est nullement un des premiers venant à l’esprit de tout francophone lorsqu’on aborde le sujet de ce genre épique mêlant souvent des races imaginaires telles que les elfes, les nains, les gobelins et compagnie, à notre commun des mortels, l’être humain. Evidemment, Tolkien est le premier nommé, Pratchett et Rowling le suivent de près. C’est un fait, les auteurs anglophones prédominent. Oui mais est-ce un  raison pour passer sous silence les chefs-d’oeuvres francophones ? Certainement pas. Ainsi, je puis aisément l’affirmer, Fetjaine mérite, en effet, notre attention, votre attention, ou vraisemblablement, l’attention de tout amateur de fantasy pour, at least, ces deux trilogies elfiques dont la complexité, l’écriture et la cohésion sont renversantes. Ces six livres se suivant, s’entremêlant, se rassemblant vers un seul et unique but : faire converger la fantasy et son monde imaginaire par excellence, vers notre Histoire, nos légendes et nos mythes. Ce principe, marque de fabrique de l’auteur, est, à lui seul, la preuve de son génie. Permettant d’ancrer ces « contes de fées » dans une part de réalité commune : notre culture populaire.

C’est beau ça mais comment qu’il fait exactement ?  


Pour ne pas me fatiguer plus que je ne le suis, une mise en contexte s’impose !
Il y a longtemps, très longtemps, la terre n’appartenait pas uniquement aux hommes. Partagée entre les quatre tribus de Dana, la déesse a veillé à ce que chaque espèce possède un talisman : La pierre de Fal pour les hommes, le chaudron de Dagda pour les elfes, l'épée de Nudd (nommée aussi Excalibur) pour les nains et la lance de Lug pour les monstres. Ces talismans, assurant l’équilibre entre les peuples, ne les préservent pas pour autant des conflits et combats qui font souvent rage entre les différentes espèces. Toutefois, lorsque les hommes se mettent en tête d’asseoir leur suprématie sur les autres races, le danger devient bien plus sérieux…
Les termes « Tribu de Dana » et, sans doute aucun, « Excalibur » doivent vous jeter la puce à l’oreille : Fetjaine, en bon historien, plante ses romans dans notre monde en puisant immodérément dans l’histoire et la culture celtique et médiévale. « Suprématie », « races » et « danger » doivent, quant à eux, éclairer la piste d’atterrissage de votre hélicoptère bruyant nommé « compréhension de la trame », vous permettant de comprendre avec quel brio Fetjaine relie ses romans, la culture celtique et notre monde contemporain, humanesque et pragmatique à souhait.

C’est tout ?


Bien sûr que non ! Cette saga d’inspiration tolkienesque, dont les elfes sont bien plus proches de la mythologie nordique et du folklore scandinave que ceux du grand John Ronald Reuel, nous offre aussi des descriptions à couper le souffle, des personnages attachants, des développement psychologiques aboutis et cette inévitable quête, tragique, du bien contre le mal, dotant nos héros – bien que faillibles –  d’un courage à tout épreuve propre à ceux qui n’ont pas, qui n’ont plus, le choix…

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Littérature de l'imaginaire, mais encore?



L’être humain, dans un profond sentiment d’insécurité, s’est toujours évertué à classifier les choses qui l’entourent. Victime d’une volonté frénétique de théorisation, après maintes réflexions ardues, chaque objet trouva son tiroir et chaque tiroir, ses objets. La littérature n’y fit pas exception.

C’est au 19ème siècle, avec Gustave Lanson, que naît l’Histoire de la Littérature. Démarche philologique – pourtant différente de celle de l’historien – qui classa l’abondant corpus littéraire par périodes et par genres, eux-mêmes se divisant à volonté. Le genre d’un livre, supposé point de repère, phare dans le brouillard cervical des êtres humains, convention universelle, c’est le cadre de l’œuvre qui doit indiquer au lecteur la forme précise d’un livre et lui permettre de savoir – a priori – à quoi s’attendre. Il existe d’ailleurs des différences fondamentales entre les genres et, à ce moment précis, celui qu’on appelle communément le professeur de français récite la leçon qui se trouve être la base de toute la matière qu’il tente d’inculquer à ses chers élèves : « Il y a trois grands genres littéraires : le genre poétique, le genre narratif et le genre théâtral. Ceux-ci se distinguent principalement en fonction de la longueur de l’œuvre, de l’emploi de la versification, de son objectivité et de la présence et du rôle du narrateur. ». Epoustouflant – ou non – ses élèves par tant de scientificité, le professeur, quelque peu dépité, se doit malgré tout d’ajouter que toutes les œuvres littéraires n’ont malheureusement pas pu être triées avec autant de clarté et de rigueur.

En outre, l’homme ne se contenta pas de jeter négligemment tous les romans dans le même tiroir . Existant des sous-catégories (non exemptées des difficultés de classement) dont celles classées  dans les tiroirs de la littérature de l’imaginaire, les célèbres « fantastique », « merveilleux » et « étrange ». Toutefois, cette classification nébuleuse et peu aisée fait souvent effet d’Harry Potterisme aux yeux des lecteurs lambdas. N’y sont pas étrangères les étiquettes de sous-catégorisme qu’on appose, à l’heure actuelle, sur beaucoup de livres : Thriller, Fantasy, Science-fiction, (pour les termes anglophones) mais aussi roman policier, Horreur ou même notre très célèbre… « fantastique » en personne. Tiens donc, lui ici ? Pourquoi, alors, ne pas retrouver les étiquettes « merveilleux » et « étrange » dans ce cas-là ? Pourquoi compliquer la classification à souhait en lançant les lecteurs sur des pistes aux culs-de-sac rédhibitoires ?

Et puis d’abord, c’est quoi la différence entre Fantastique, Merveilleux et Etrange ?



Pour garder, un semblant de scientificité, voici ce que Jean Bellemin-Noël, dans son Histoire littéraire de France formule à propos du fantastique: 
"Le fantastique vit d'ambiguïté. [...]En lui, le réel et l'imaginaire doivent se rencontrer, voire se contaminer; de plus, contrairement à tant d'autres fictions, il n'exige à ses mystères aucun éclaircissement, même s'il refuse toute solution rationnelle ou technique.". 
Le fantastique appelle donc un monde non réductible à l’ordre normal du monde.

Oui mais, le merveilleux et l’étrange aussi, non ?

Aussi, oui. Ils différent pourtant du fantastique. En effet, le merveilleux reflète la symbiose du monde normal et du monde irrationnel : C’est l’univers des « contes de fée » dont l’exemple actuel le plus connu est Harry Potter. L’étrange, quant à lui, aborde l’intrusion dans un monde sensé, explicable et rassurant d’éléments anormaux et impossibles, se clôturant par la présence d’une explication rationnelle. Résumons, donc... 
Merveilleux : monde imaginaire = normal. 
Etrange : faits insolites = pas normaux mais explicables. 
Fantastique : faits insolites = pas nécessairement anormaux, pas nécessairement expliqués.

« Pas nécessairement » ?

Comme on l’a vu et on le voit encore, les frontières sont minces. Mais le fantastique a cette capacité (fantastique, ahahah !) d’être mouvant et pliable, d’après le schéma de Todorov, qui subdivise ces trois sous-genres en Etrange pur, Fantastique étrange, Fantastique merveilleux et Merveilleux pur. Ainsi, selon lui, si explications il y a, elles peuvent soit se justifier par l’existence d’un « monde parallèle », soit trouver leur sens dans une rationalisation des faits.

Moi, je n’pige toujours pas la différence entre fantastique et étrange !

C’est vrai que la frontière est encore plus mince entre ces deux zouaves-là. Pour faire court : les faits insolites, dans l’étrange pur, sont anormaux mais prennent essentiellement vie dans l’imaginaire des personnages. A l’inverse, les faits sont clairement considérés comme surnaturels dans le fantastique, entrant dans la catégorie « fantastique-étrange » s’ils sont expliqués par une explication rationnelle et dans la catégorie « fantastique-merveilleux », s’ils sont expliqués par des l’existence d’un monde parallèle… C’est plus clair ?

Oui mais… dans la réalité littéraire contemporaine, comment ça s’applique ?

Ah ça ! La réalité littéraire contemporaine n’a que faire de ces délimitations aux frontières peu fiables. La réalité littéraire contemporaine, elle écrit, un point c’est tout. Il va de soi que la pratique littéraire n’a rarement comme but premier de correspondre aux canevas de la théorie de la littérature que de grands philologues (comme ceux que nous serons, bien évidemment !) se sont évertués à concevoir.

Et alors, ton article il sert à quoi ?

A vous permettre d’y voir plus clair. Ma tâche, en espérant qu’elle soit accomplie, était de vous donner le mode d’emploi pour construire le château de carte qu’est la classification – relativement mouvante et subjective, comme toute classification - des genres de l’imaginaire. Après, libre à vous de souffler dessus !

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The Way Back


"En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s'évader d'un camp de travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous horizons, s'échapper de cet enfer ne sera que le début de l'aventure... Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l'Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s'arrêteront en chemin, d'autres ne survivront pas aux épreuves. L'Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime. Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets..."

Drame historique, la bande-annonce allie images superbes, suspense et gravité du sujet. Solidarité, courage, abnégation, espoir... De quoi éblouir et ligoter le coeur comme un roti de porc! Nous espérions, dès lors, que les 133 minutes restantes soient à la hauteur du trailer et elles le furent! Malheureusement, je n'ai pas le temps de m'appesantir sur ce film aux multiples aspects positifs (images, sons, acteurs, scénario...).

Exprimons simplement une légère déception: la fin à focalisation unique. Nous pensions voir l'histoire d'un groupe d'homme mais ce film est en réalité focalisé sur la vie d'un seul homme, qui fut le leader d'un groupe atypique suivant les chemins de la liberté de la Sibérie jusqu'aux Indes. Le problème est qu'il ne faut pas deux heures pour s'attacher à tous les membres de ce groupe et nous donner l'irrésistible envie de savoir ce que les autres personnages sont devenus... A la fin.

Enfin, on ne peut pas toujours tout savoir et il nous faudra nous contenter de ce qu'on nous offre et rester sur notre faim (A moins que...  Z'auriez pas une poire dans votre poche, par hasard?)...  Tant pis!

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03/03 - A song a place - Atelier 210



"Quatre artistes se succèdent dans le ton folk pour célébrer le collectif/label A Song A Place. Un point commun les rassemble : la douceur de leurs compositions. Une soirée anniversaire pour les amateurs de contemplation et d'intimité."

Une occasion en or de découvrir non pas un mais quatre groupes lors d'un petit concert sans prétention aux sonorités plaisantes à un prix des plus raisonnables (entre 6 et 9 €). 

Plus d'infos sur l'événement ici

Plus d'infos sur a song a place ici

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Romanes makes Pipole too (gimme) five!

Continuons en beauté avec la cinquième question... Philosophie et pierres qui roulent sont de mise!

Avez-vous une devise ou bien un proverbe qui vous caractérise ?

- M. Ardoisier : Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais…

- Mme Coinberceau : Nul n’entre ici s’il n’est grammairien.

- M. Davara : Quand on est con, on est con !

- Mme Jackson et Pilate : Quoi ? Parlé plous fort, yé souis sourde !

- Mme Licenciée : Cave viros.

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Spécial St-Valentin


Vous avez un copain ou une copine super addict aux fêtes en tout genre? Le style qui vous oblige à vous mettre un noeud sur la tête à Pâques, un chapeau de sorcière à Halloween et un bonnet rouge à Noël? Vous savez donc que ce soir, vous n’y réchapperez pas… Il vous faudra organiser quelque chose pour la fête de ce brave Valentin (si ce n’est pas déjà fait).
Ah ce cher Val ! Personne ne le connait, et pourtant!  La moitié de la terre le chérit ouvertement et l’autre moitié le maudit en silence (ou inversement). Serait-ce donc à cause de son futur mariage avec la belle Cécile?
Bref. Commençons par le classique début de soirée: la bouffe!

Vous avez le choix: soit vous vous ruinez en l’emmenant dans un restaurant des plus romantiques, soit vous mettez la main à la pâte. Si cette attention est plus que louable (pour le côté impliqué qui fait fondre la plupart des zamoureux éperdus mais aussi pour le portefeuille), au cas où vous n’auriez jamais mis les pieds dans une cuisine ou qu’il s’avère que vous êtes un vrai désastre ambulant, tapez 1 et évitez le carnage. Direction le restaurant donc (bien qu’il faut que vous sachiez que s’y prendre à la dernière minute n’est jamais un bon plan… contrairement à ce qu’affirment les procrastinateurs en puissance!)

Ainsi, il se pourrait que vous croisiez quelques amis ou autres Valentine Hard Gamer au Bleu de toi, à l‘Amour fou, au Fruit Défendu , au Hasard des choses ou encore A la folie (pas du tout!). 

Si vous désirez vous farcir le boulot vous-même, laissez tomber la dinde, ce n’est plus Noël et optez pour un service goûtu mais léger (car il s’agirait de ne pas trop s’alourdir en vue de la potentiel séance de gym qui récompensera tous vos efforts). Ainsi, Elle nous offre pas moins de neufs repas de St VAzcuisine nous livre des recettes telles que des brochettes de Gambas en forme de coeur ou des coeurs croustillants à la banane (ce qui peut s’avérer utile au cas où vous chercheriez à produire un arrêt cardiaque au plus terre-à-terre des conjoints) . Pour les personnes abonnées à une cuisine plus spécifique, ne déprimez pas, tout est possible! Pour les crudivores, une recette est disponible sur Tout cru dans le bec (ici), nous avons aussi une terrine au trois légumes pour les végétariens, mais surtout de magnifiques menus pour les intolérants au gluten nous sont proposés par La belle au blé dormant (ici)!

La suite de la soirée dépend un peu de vos envies et de votre timing. Certains voudront jouer à des jeux (plus ou moins coquins), ainsi les no-life finiront probablement en instance sur wow, les intellectuels se lanceront dans une savante partie d’échec et les mononeuronaux passeront probablement une nuit blanche sur une partie de bataille sans fin. Pour vous, qui êtes dans la moyenne, choisissez vos armes: sagesse ou grivoiserie! D’autres voudront regarder un film romantique (ce qui ne manque pas). Nous vous conseillons notamment no strings attached sorti la semaine dernière ou bien Letters to Julietles émotifs anonymesL’arnacoeurl’amour c’est mieux à deuxIt’s complicated(500) days of Summer ou encore le très à propos Valentine’s day!

Finalement, il vient l’heure de se faufiler sous les draps de satin (ça glisse, c’est froid mais pas grave, ça en jette!) après un éventuel bain où jambes s’emmêlent et où, vu les parois plus que glissantes dues à la tonne d’huile de bain (ren)versée, les risques de fracture du coccyx (dans le pire des cas) ou de maquillage coulant (pour le meilleur) sont décuplés (ne parlons pas des incendies causés par les bougies trop proches des serviettes de bain!). 

La partie féminine du binôme ira se (re)pomponner en priant pour que l’autre ne tombe pas, de dépit, dans les bras de Morphée (ce qu’elle considèrerait probablement comme le pire des cocufiages!) afin d’enfiler les quelques effets qui seront plus que rapidement enlevés. Pour ces dames, une seule adresse: Ixelloise Chic. Parce qu’elle a réponse à tout et un goût sûr (et aussi parce que j’ai la flemme, pas envie de me taper tous les sites de lingeries)!
Sur ce,  joyeuse Chouchane Pourim à tous!

P.S.: En ce qui concerne la musique, tout le monde a au moins un I will always love youOnly you ou autre Love me tender en stock, hein. Même les moins mièvres!

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