Culture NEEDS YOU

Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous. En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

16/05 - 29/06 - Les 39 marches, d'après John Buchan et Alfred Hitchcock - Théâtre le Public

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

Malentendant

"Tiens, tu vois les verres d'eau?!"

"Quoi? Qu'est-ce qui y'a, des bonobos?"

(Ou quand il est temps de redécouvrir le coton-tige!)

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V.-Nighmares



Du 9/12 au 13/12/2008 à 20h au Théâtre Varia (Le mercredi 10 à 19h30)


Spectacle de la Compagnie Thor
Chorégraphie : Thierry Smits
Avec Benjamin Bac, Ludvig Daae, Gabriella Iacono, Nitay Lehrer
Musique : Antonio Vivaldi, Les quatres saisons


Voici déjà venir le jour de mon deuxième spectacle pour lebourlingueurdunet. Cette fois-ci, ce n’est plus du théâtre (il faut savoir varier les plaisirs, dit-on) mais un spectacle de danse ! – Ou enfin, le pensais-je. Sur le site, le spectacle est décrit comme « un projet chorégraphique ». Plutôt vague, n’est-ce pas ? Cela commence toutefois à se préciser dans le programme du spectacle même, disponible, bien entendu, au Grand Varia. Mais, pour avoir une vision complète et détaillée de ce qui compose V.-Nightmares, le mieux, c’est encore d’aller le voir…

Commençant de manière plutôt abrupte, le printemps, symbole de la naissance caractérisée par la nudité (qui n’est pas symbolique, elle), nous offre une sexualisation des personnages, à peine sous-entendue, tendant presque à l’animalisation. Pendant l’été, subissant une uniformisation, les danseurs semblent dépersonnalisés et indifférents. L’automne, auguré par le brouillard et l’orage s’avère plus baroque. Ambiance morbide et sensuelle, la thématique jongle entre récolte et chasse. Arrive enfin l’hiver, annonciateur d’une fin imminente, oscillant entre résurrection via la neige purificatrice et corruption (dépeinte dans un jeu ondoyant de coloris binaires).


Si je me dois de faire l’éloge de ce « projet chorégraphique » pour son originalité, sa recherche poétique, sa mixité et la performance des danseurs, je suis aussi obligée d’avouer que je suis restée perplexe face à l’ensemble du spectacle.



Dans un premier temps, la création d’un spectacle de cette longueur (deux heures quarante avec vingt minutes d’entracte) est un véritable défi… qui ne fut qu’en partie relevé en ce qui me concerne : certaines parties trop longues et d’autres trop courtes à mon goût, une accentuation trop prononcée des périodes « de transition » (comprenez « où nous n’entendons pas Vivaldi ») a contrario des périodes musicales.

Secondement, il est fort possible que je sois « vieux jeu » ou bien fermée à un type d’ « art contemporain » – et dans ce cas, je l’avouerai aisément – mais je fus fort désappointée de m’apercevoir que les chorégraphies créées sur les trop rares passages de Vivaldi n’étaient pas cadencée en fonction de la musique elle-même alors que les périodes que j’ai qualifié « de transition » voyaient évoluer des danses bien plus expressives et stimulantes. Contraste intéressant mais frustrant.


Troisièmement, l’accessoirisation excessive et la décomposition des personnages - qui leur donnait parfois un air désorganisé - m’a semblé amputer au projet une partie de son charme.


En définitive, le projet artistique ne me laisse pas de marbre (le croisement entre performance, danse, lettres et théâtre ne manque pas d’intérêt et de difficultés au niveau de la réalisation) néanmoins, tel le Nouveau Roman, V.-Nightmares dénote un travail poétique et une recherche stylistique incontestables mais… ne procure pas d’émotions.

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Cendrillon, ce macho!



Du 4/12/2008 au 17/01/2009 au Théâtre de la Toison d’Or

De Sébastien Ministru

Mise en scène : Nathalie Uffner

Avec Maman, Marla, Bruno, Laurence Bibot, Jean-François Breuer, Julie Duroisin Antoine Guillaume et Frédéric Nyssen.

Fraîchement inscrite en tant que chroniqueuse sur lebourlingueurdunet, j’attendais avec impatience le premier spectacle que j’aurais l’honneur de commenter. Jeudi, je m’en allai donc d’un pas léger vers le Théâtre de la Toison d’Or. Après quelques petits tracas pour trouver l’entrée du théâtre en raison de travaux dans la galerie, j’arrivai saine et sauve (et à l’heure) pour assister à la première de Cendrillon, Ce macho !

Le principe est attrayant: revisiter un conte de fée et casser le stéréotype de la jeune femme tombant (de la manière la plus fortuite, bien sûr) sur son prince charmant (Bardaf, c’est l’embardée !) pour terminer par ce sempiternel verdict : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Et bien, oui, après tout « Et si Cendrillon était un homme », Y aurait t’il une princesse charmante ? Non. Sébastien Ministru ne voulait pas s’arrêter en si bon chemin : Et si le prince charmant ne cherchait pas sa princesse mais son prince ? D’autres questions plus préoccupantes apparaissent : Que se passerait-il si un prince héritier clamait son homosexualité ? Et pire, s’il réclamait le droit de se marier avec un homme, chamboulant ainsi tout le politiquement correct et l’étiquette à laquelle on ne doit pas décoller ?

« Le Mari du Roi, c’est le Rein ? »

C’était donc curieuse de voir comment ce thème délicat allait être traité que je m’assis dans les sièges de la salle de spectacle. Le Résultat ?

Une pièce mélangeant théâtre, comédie musicale, parodie, humour tantôt absurde, tantôt satirique… Des comédiens superbes, des costumes originaux, une mise en scène minutieuse, des chorégraphies travaillées et du rire… du début à la fin ! Vous êtes tenus, bien sûr, d’apprécier l’humour décalé, les loufoqueries, les strass, les paillettes et les chansons disco ! C’est aussi un équilibre parfait entre un texte qui, mine de rien, implante ce « conte de fée » dans un contexte très actuel oscillant entre clin d’œil et critique incisive et une scénographie qui réussit à l’accentuer et le mettre en exergue de manière subtile et plaisante.

On regrette que le thème initial ne soit pas travaillé avec un zeste de sérieux et de profondeur en plus mais… Cela étant… Le spectacle ne manquait pas de charme (et Cendrillon non plus d’ailleurs !)

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