LINCOLN VS. HITCHCOCK

"Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir." Encore un biopic qui sort ! Et pas...

09/05 - 29/06 - Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois Jourdain, avec ses rêves de grandeurs, offre bien du spectacle aux personnages qui l’entourent ! Il convoque maîtres d’armes, de danse, de musique et de philosophie pour faire siennes les belles manières des gentilshommes... et tenter de plaire à Madame la Marquise. Mais ce brave homme danse comme une baleine, rime comme un butor, courtise comme un nigaud et fait de la prose sans le savoir. Alors bien sûr, tous, femmes, enfants, valet et gentilshommes se jouent de la naïveté ridicule de Jourdain, pour le plus grand bonheur de sa fille et de son séduisant prétendant. Ah, jeunesse !

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JUSQUE DÉCEMBRE 2013 - SYMPATHY FOR THE DEVIL - VANHAERENTSARTCOLLECTION

"« Sympathy for the Devil » rassemble les œuvres d’artistes contemporains internationaux donnant forme aux idées véhiculées par le morceau éponyme des Rolling Stones sur l’album « Beggars Banquet »: attrait pour la beauté séduisante du mal, fascination pour l’enfer moral et psychologique, célébration de la vie par l’exacerbation des pulsions de mort et du danger, comportements extrêmes et transgressifs, formulations plastiques agressives, ou encore évocations d’une sexualité fortement connotée. Si la majorité des oeuvres provient de la vaste collection de Walter Vanhaerents, quelques pièces ont été empruntées afin de compléter cet ensemble à la fois cohérent et riche en singularités."

Expo permanente - Librarium - Bibliothèque Royale de Belgique

"En 2007, une équipe de scientifiques de la Bibliothèque royale réfléchit au contenu d’une nouvelle exposition permanente autour de l’histoire du livre, de l’écrit et des bibliothèques. Le projet sera baptisé « LIBRARIUM, espace muséal de découverte des cultures du livre et de l’écrit »."

24/04 - 15/05 - Burning - Rideau de Bruxelles

L'herbe à brûler - Prix Renaudot 1978 - raconte l'histoire vraie de son auteur, Conrad Detrez, petit Belge né sur la frontière linguistique qui ne voulait pas devenir boucher et qui rêvait des anges. Jeune adulte, Conrad Detrez s'inscrit au séminaire à Louvain où il rencontre des étudiants d'Amérique latine. Crise : quel sens peut avoir l'engagement religieux devant l'étendue et la violence des inégalités Nord/Sud ? Il s'envole pour le Brésil. Carnaval. Dépucelage sexuel et politique. Guérilla urbaine, emprisonnement, torture. En Belgique c'est le Walen buiten. Il est rapatrié en France en mai 1968... Avec Burning, Frédéric Dussenne emmène une équipe de jeunes interprètes sur les sentiers incandescents de ce grand récit d'initiation. Un spectacle qui, dans une explosion de langues et de cultures, puise à l'énergie populaire et sensuelle du carnaval.

Les 39 marches, d’après John Buchan et Alfred Hitchcock

Du 16/05 au 29/06/2013, au Théâtre Le Public 64-70 rue Braemt à St-Josse, à 20h30. Les prix varient entre 8 et 25 €.

De : John Buchan et Alfred Hitchcock.

Adaptation : Patrice Barlow.

Concept original : Simon Corble et Nobby Dimon.

Adaptation française : Gérald Sibleyras.

Mise en scène : Olivier Massart

Avec : Joséphine de Renesse, Gaëtan Lejeune, Michelangelo Marchese et Marc Weiss.

Richard Hannay traîne son désœuvrement londonien au music hall. Ce soir, c’est Mister Memory, l’homme qui retient tout, l’homme qui peut vous dire la distance exacte entre Winnipeg et Londres, quand Vendredi saint est tombé un mardi, tout quoi, sauf l’âge de Mae West, gentlemaniérisme exige. Mais ce soir, the show can’t go on. Quelqu’un tire dans la salle. Panique du public. Cohue dans la rue. Une mystérieuse femme au nom de code d’Annabella Schmidt s’invite dans l’appartement drapé de Hannay. Elle lui fait des confidences surprenantes, puis meurt assassinée. Voilà notre homme plongé malgré lui dans une aventure rocambolesque dans la lande écossaise, sans cesse poursuivi par la police pour un crime qu’il n’a pas commis et avec pour seul horizon les obscures 39 marches…

Ces 39 marches, c’est évidemment le "McGuffin" de Hitchcock, le moteur permanent du récit, ressort omniprésent, machine à suspens, prétexte à rebondissements, carotte râpée agitée devant le nez du spectateur pour le tenir en haleine jusqu’à la fin de l’histoire. ET CA MARCHE. A l’instar du personnage principal, le spectateur se consume en présuppositions sur l’énigmatique titraille de Buchan, avançant à tâtons dans la nébuleuse Ecosse d’antan, acceptant les situations les plus invraisemblables pourvu qu’elles rapprochent un peu de la résolution de l’enquête.

Aussi, pour profiter du spectacle faut-il avant toute chose se départir de toute exigence de vraisemblance.

C’était déjà le cas en 1935, quand Alfred Hitchcock décida d’adapter le premier roman de John Buchan consacré aux péripéties de Richard Hannay, The Thirty-nine steps, course poursuite haletante du sieur Hannay par une organisation secrète qui veut sa perte et la guerre. Pour sauver sa peau et la face (passion zeugme ici), notre héros doit découvrir à tout prix ce qui se cache derrière ces fameuses trente-neuf marches.

L'histoire (ou à tout le moins son potentiel) plaît à « Hitch ». Il s’en empare une vingtaine d'années plus tard dans un film éponyme, que d’aucuns considèrent comme un des bijoux de sa période anglaise. Malgré son immense respect pour l’auteur scottish, le metteur en scène encore british adapte librement, comme on dit dans le jargon, le roman d’espionnage. Avec son fidèle compagnon Charles Benett et sa non moins fidèle épouse, Alma (comme la station de métro, oui), le maître du suspens réécrit un scénario infidèle.

L’intrigue est dépiautée. Exit les motivations de l’organisation secrète, les détails de vie des personnages, la vraisemblance des enchaînements. Place à l’onirisme distillé dans plusieurs nouvelles scènes. Place à de nouveaux personnages, aussi, dont le plus marquant est Mister Memory himself. Place surtout au suspens, c’est-à-dire à l’émotion. Faire des beaux plans qui filent des frissons, c’est un peu la raison de tourner d’Hitchcock. Dans ses entretiens avec le maître, François Truffaut relève d’ailleurs que l’époque des Trente-neuf marches est celle où Hitchcock commence à « malmener ses scénarios (…), à ne plus tenir compte de la vraisemblance de l’intrigue ou, en tout cas, à sacrifier constamment la vraisemblance au profit de l’émotion pure ». Cette stylisation assumée trouvera sa maturité dans les films dits de la période américaine (Rebecca etc…).

Pourquoi je vous ennuie avec tout ça ?

Parce que le spectacle joué au Public jusqu’au 29 juin est entre autres choses une adaptation de l’adaptation hitchcockienne. Plus précisément, l’adaptation initiale pour le théâtre a été faite en anglais par Patrick Barlow, d’après le roman de Buchan ET le film d’Hitchcock. C’est dire si le film a marqué les esprits. Il est à noter à cet égard que les scènes les plus souvent distinguées par les critiques étaient pures inventions du réalisateur (notamment celles du fermier écossais, des menottes, de la phalange, de Mister Memory). L’apport d’Hitchcock fut si important que l’adaptation théâtrale ne pouvait l’ignorer. L’artiste protéiforme Barlow l’a bien compris, qui a puisé dans le médium écrit ET audiovisuel pour transférer le tout sur les planches. Résultat : la pièce a remporté un Olivier Award et un What's On Stage Award en 2007, tous deux dans la catégorie "Best Comedy". Avec pareil pedigree, la pièce se devait de traverser les frontières. La voilà adaptée en français par Gérald Sibleyras, ce qui lui vaut à son tour les Molière de la "Meilleure adaptation" et de la "Meilleure pièce comique" en 2010.

Si la pièce louche encore fameusement sur les trouvailles hitchcockiennes, elle s’en détache aussi fortement, opérant un glissement de genre. On n’est plus dans le « rêve poétique » que voyait Chabrol au cinéma mais plutôt dans le slapstick new generation. Hitchcock avait traduit l'understatement de Buchan par une distanciation surfant sur l'esthétique poétique. Cette distanciation est toujours présente dans la pièce mais elle se nourrit cette fois de la veine comique. Cette géniale mue est due à Simon Corble et Nobby Dimon qui soufflèrent le concept original à Patrick Barlow. Soit, quatre acteurs : l’un d’entre eux assure le rôle de Richard Hannay (ici, le formidable Michelangelo Marchese) ; une actrice (ou un acteur – mais au Public c’est Joséphine de Renesse) joue tous les rôles de femmes croisées par le « séduisant » Hannay ; et les deux acteurs restants (Marc Weiss et Gaëtan Lejeune) se coltinent tous les autres rôles, à savoir des dizaines et des dizaines d’hommes et de femmes, flics, espions, aubergistes, femme de ménage, moutons, buissons, crevasse, et j’en passe.

Au passage, donc, on saluera la performance physique de ces deux derniers, héritiers de Dupond et Dupont, capables de changer de costumes et d’accents en un rien de temps. C’est que l’histoire file, les rebondissements se succèdent à une cadence infernale, qui n’a rien à envier à la rapidité de transition déjà présente au montage hitchcockien.

Michelangelo Marchese et Joséphine de Renesse ne sont pas en reste et mouillent la chemise avec passion dans ce déferlement d’actions. Ca court, ça crie, ça parle, ça se bat, ça fait le malin. Ca n’arrête pas. Impossible de s’ennuyer dans cette course poursuite désopilante menée tambour battant par un Hannay en forme olympienne.

Michelangelo Marchese est peut-être le seul à n’endosser qu’un rôle mais qu’est-ce qu’il le fait bien (cœurs dans les yeux ici). L’interprétation de l’acteur namurois tire vers Hubert Bonisseur de La Bath, certes, mais comment dire… en moins con. Il emprunte au flegme franchouillard du héros de OSS 117, tel que Jean Dujardin nous l’a si bien campé, mais il le drape dans une aura d’élégance qui n’a rien à envier à Robert Donat, le faux coupable hitchcockien de la version cinématographique des années ’30.

Pour clore cet article déjà beaucoup trop long, il me faut encore applaudir la mise en scène époustouflante d’Olivier Massart. Le comique de la pièce tient aussi à l’ingéniosité superbe dans la gestion des décors. Avec trois fois rien, trois malles, une porte, une fenêtre pour l’essentiel, tout est magistralement suggéré. De ce peu de moyens initial, naissent des comiques de situation et des inventions épatantes, soutenus par un bruitage de bon aloi.

Dans la multitude de gags proposés, il y en a bien quelques uns plus lourds que d’autres, plus faciles, moins drôles, mais la somme penche tout de même largement vers le positif. Même si par de rares moments la pièce abuse de potacherie, elle n’en reste pas moins un divertissement punchy et malin, accessible à tous et dont on ressort essoufflé mais heureux.

Plus d'infos sur le site du Public.

Retrouvez le blog de S.

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Merci Spasiba ! (humour de polyglotte)


Lorsque j'ai poussé la porte de Spasiba ce jeudi après-midi, mon humeur n'était pas au beau fixe.

Mais, comme à chaque fois que je me rends dans ce centre de soin et de massage, la magie a opéré et j'ai tout oublié : les soucis, le minus, les embouteillages, le ventre mou, tout... Un peu plus d'une heure plus tard, je suis ressortie détendue à souhait et en pleine forme !!

Spasiba est un havre de paix et de douceur en plein centre ville (à deux pas de l'ancien Hilton, quartier Louise) : ambiance tamisée, tisane parfaite, pétales de rose au sol, hammam et sauna au top et espace relaxation. C'est vraiment le seul endroit où j'arrive à déconnecter complètement et me sentir à l'aise (ni moche ni pas assez chic). Le personnel est discret et doux et les massages tout simplement divins !! Le choix est très large : différents massages, gommages, soins pré et post nataux, masques etc...

Et jusque juin 2013, Spasiba lance une promotion hyper intéressante : le "massage personnalisé" (un massage aux huiles végétales, doux et relaxant ou tonique et profond, c'est vous qui choisissez) de 55 minutes est à 65 euros (au lieu de 95 euros) du lundi au vendredi de l'ouverture à 17h. Et je peux vous dire que vu la qualité du massage et des produits utilisés, c'est vraiment une bonne affaire. Pensez-y comme cadeau pour la fête des mères, en retard... ;)

Foncez vous faire chouchouter !!

Plus d'infos sur Spasiba

Retrouvez le blog de Maud.

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Surinam-Paramaribo: Readytex Art Gallery et restaurant indien Martin's house

Voila le centre moderne de Paramaribo, et ils ont même pensé à y mettre un Blokker pour ne pas dépayser les néerlandais et belge en voyage (...gloups). Mais à part ça, dans ces rues, des boutiques à gogo, dont beaucoup vraiment bien pour les chaussures (oh, vraiment?).

Sauf que le gros coup de cœur, ici, concerne l'art. La Readytex Art Gallery exactement. Au rez-de-chaussée, un magasin d'artisanat assez banal, on ne se doute de rien. Et à l'étage, tadaaaaaa:

Monsieur G et moi sommes tombés amoureux de ce tableau de Roddney Tjon Poen Gie, fait de bois flotté peint. Seulement, un peu difficile à transporter alors à défaut, les vendeurs m'ont bien laissée prendre plein de photographies pour ne pas l'oublier.

Mais du même artiste, il y a également une série de sculptures, toujours en bois, dont celle ci qu'on peut désormais contempler quotidiennement.

L'autre artiste dont nous avons énormément aimé le travail est Kurt Nahar, admirez ce tableau, fait de morceaux de tissus peints, beaucoup de mouvement, de relief et quelque chose de sensible qui s'en dégage.

Le lieu vaut vraiment le détour, que ce soit dans l'optique d'une possible acquisition en cas de coup de coeur, ou tout simplement pour savoir ce qui se fait en terme d'art dans le pays qu'on visite. Readytex Art Gallery - Maagdenstraat 44-48 - Paramaribo

Dans un autre registre, allons diner. Martin's house est notre restaurant favori. Tellement favori que nous nous y sommes rendus 3 soirs de suite. Un restaurant indien familial sans décoration à la Bollywood, sobre et c'est tant mieux.

Monsieur le propriétaire-serveur est charmant, bavard, très plaisantin et de bon conseil, ça aussi ça fait la différence. Il nous oriente donc sur les thalis pour pouvoir goûter plus de choses. Budget? A notre passage, avec le change etc, ce qui peut varier, les thalis étaient entre 7 et 9 euro, prix pour deux personnes et boisson incluse.

En attendant que tout arrive, on nous donne des journaux et c'est l'occasion d'apprendre un peu plus sur le pays pour Monsieur G, tandis que je continue à saliver sur le menu.

La raison de nos venues multiples? C'est frais du jour, et à chaque jour son thali, nous n'avons donc pas mangé deux fois de suite les mêmes choses. Du coup, ça éveille la curiosité, l'envie de voir ce qui va se mijoter le jour d'après. Ici, des lentilles, des chaussons aux épinards, des crevettes dans une sauce un peu acidulée.

Là, un curry de petits pois (frais, juste écossés, la texture ne trompe pas) et paneer, du poisson en beignet. Je ne pourrai pas vous montrer toutes les photographies, sachant qu'on compte une bonne dizaine de plats par soir x 3 diners mais ça vous donne une idée.

Ce que je peux vous dire, par contre, c'est qu'en plus, leurs rasgulas sont à se damner, Tellement que j'ai osé leur demander du rab' et qu'ils ont gentiment accepté. Pour avoir essayé (et échoué lamentablement) plusieurs fois à la maison depuis, ça n'a pas l'air chose aisée. Un arrêt obligatoire, vous n'avez pas d'excuse ! Puis, je le rappelle, le couple qui gérait le lieu était si adorable (bon, d'accord, le restaurant n'était pas bondé, ce qui permet aussi de discuter sans stress avec eyx) ET culinairement doué que Mon Dieu, définitivement un de nos meilleurs restaurants indiens : Martin's House - Hajarystraat 19, Paramaribo

Retrouvez le blog de Fanny.

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L’été, ce calvaire!

Comme vous l’avez remarqué, nous subissons ce printemps un yoyo infernal de journées glaciales et estivales. Si le Belge moyen ne se sent plus dès que le ciel est bleu et court se poser dehors comme s’il y a avait distribution gratuite de champagne, je ne fais pas partie de cette catégorie.

Ne vous méprenez pas: les journées douces sont mes préférées. Avec 15°, je parade sur les trottoirs bruxellois avec autant d’aise qu’un mannequin surpayé en pleine fashion week. Je peux porter un jean, des boots, une veste en cuir ou un blazer. Je ne transpire pas comme un bœuf, mais ne me gèle pas les miches. Tout va bien. Non, ce que je hais, ce sont les journées à 25°, comme nous en aurons d’ici peu.

Pour vous donner le topo, j’ai des gènes nordiques, ce qui fait qu’à déjà 20°, il faut limite que je me foute à poil pour supporter ce que je vis comme une fournaise. La couleur de ma peau est en totale adéquation avec le régime "blanc de poulet – fromage blanc" qu’il est utile de s’infliger 14 jours avant d’enfiler son maillot. De surcroît, je ne fais pas partie de ceux dont la peau tire vers le doré, mais bien de ceux qui sont "rose cochon.

Vous ne connaissez peut-être pas les désavantages d’être aussi claire de peau, mais sachez qu’ils sont de plusieurs ordres:

1. Il y aura toujours un connard pour me demander "Pourquoi tu bronzes pas?" et à qui j’ai envie de foutre des claques.

2. Les défauts de la peau se voient beaucoup plus que sur une peau mate. Déjà que je ne raffole pas de l’opération bikini, je n’avais pas besoin d’obstacles supplémentaires…

3. Les couleurs estivales me font un teint de merde.

4. Une peau blanche attire le regard, ce qui est un mauvais plan étant donné les trois points précédents.

Alors, oui, il y a des solutions, mais pas hyper satisfaisantes. Le banc solaire, c’est cher, ça donne le cancer et ça créé des rides qui entraveront mon objectif d’être une MILF à 50 ans. Puis, il y a l’auto-bronzant, que j’applique en effet sur mes jambes (le visage, le décolleté et les bras prennent naturellement des couleurs), mais je ne peux pas en mettre trop, sinon je risque de me faire griller, faute aux zébrures oranges. Donc, j’assume, telle Blanche-Neige, tel Edward Cullen. Mais ça me fait quand même bien chier.

Avoir une peau translucide, option fluorescente au soleil, n’est pas mon seul défi de l’été. Non, je suis aussi obligée de tripler mon temps à la salle de bain! En hiver, avec mon duvet blond, je peux zapper l’épilation des mollets pendant une durée que je ne vais pas citer ici. Mais en été, un effort s’impose. Pareil pour mes pieds: laissés toute l’année à l’abandon comme ce légume occupé à pourrir dans le fond de votre frigo, il faut soudain les exhiber en sandales. Fuck.

Puis, l’été, ce n’est vraiment pas fairplay pour les complexés! Genre, pour les gens qui n’aiment pas leurs bras… Si le problème est gérable le reste de l’année (sauf quand on vous tague sur une photo Facebook où votre bras parait super fat – ne niez pas, ça arrive à même aux meilleurs), c’est plus difficile en débardeur à fines bretelles. Ou pour ceux qui font la guerre à leurs jambes! "Non, non, je te jure, je n’ai pas trop chaud avec ce jean!", assurez-vous au énième connard qui vous demande pourquoi vous ne portez pas un SHORT. Bref, on pourrait encore citer des exemples, mais je propose plutôt une minute de silence où chacun va visualiser ses propres complexes et prier une divinité quelconque pour qu’ils disparaissent d’ici le 1er mai, c’est-à-dire mercredi.

Mais les malheurs ne s’arrêtent pas là! Vous pensiez détourner le regard de vos complexes en laissant votre chevelure de rêve flotter au vent, en portant des accessoires dernier cri à la Sienna Miller? Que vous êtes naïfs! En fait, vous transpirez tellement que vous êtes obligée d’attacher vos cheveux, vos doigts ont tellement gonflé que porter de grosses bagues pour un look "ethnic chic" est inconcevable (le collier plastron ne vous évoque, lui non plus, rien de confortable) et porter un slim de couleur super en vogue correspond à une séance de sauna.

Pour terminer, j’aimerais faire une spéciale casse-dédi à tous les moustiques qui me prennent pour un pot de Häagen-Dazs et leur dire d’aller bien se faire foutre. Ainsi qu’aux autres insectes qui foutent grave les boules.

Sur ce, je vous laisse, je vais aller profiter de cette journée tempérée (à 7°, me dit mon smartphone).

Retrouvez le blog de Clara.

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Upside Down, des images qui dépassent l'imagination


"Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant pour avancer dans la vie, il est hanté par le souvenir d’une belle jeune fille venant d’un monde d’abondance : Eden. Dans cet univers, son monde se trouve juste au-dessus de celui d’Adam - si près que lorsqu’il regarde vers le ciel, il peut voir ses villes étincelantes et ses champs fleuris. Mais cette proximité est trompeuse : l’entrée dans son monde est strictement interdite et la gravité de la planète d’Eden rend toute tentative extrêmement périlleuse."

Juan Solanas, réalisateur argentin, nous offre dans Upside Down des images à couper le souffle. Une histoire d'amour entre deux personnes vivant sur deux planètes placées l'une au dessus de l'autre. L'une est ravagée par la guerre, l'autre est merveilleuse. Au delà de l'amour impossible causé par l'incapacité de l'un à s'adapter à la gravité de l'autre, on retient surtout l’esthétique des images, saisissante.

L'action ne se situe pas vraiment dans le scénario mais bien dans les plans époustouflants qui rythment le film. Ne vous fiez pas à l'apparente romance gentillette du synopsis, vous serez réellement stupéfait devant cette prouesse technique et esthétique. Un vrai tableaux fantastique, une allégorie des enfers et du jardin d'Eden (qui est d'ailleurs le nom de la planète prospère) sur fond de Roméo et Juliette, incarnés respectivement par le joli minois de Jim Sturgess et l'éternel charme de Kirsten Dunst.

Un grand divertissement qui marque les esprits par ses paysages extraordinaires. Profitez des grands écrans de cinéma tant qu'il en est encore temps, et régalez vous, c'est un rêve éveillé. Dépaysement garanti.

Louise Desmoulains.

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C&C NEEDS YOU


Après cinq années de bons et loyaux services, Culture et Compagnie a besoin de vous.
En effet, fidèles lecteurs et lectrices, nous changeons de formule, et pour que cette transformation s'opère dans les meilleures conditions possibles, WE NEED YOU !

Hormis le fait que nous changeons d'hébergeur, ce qui ne vous touche pas plus que ça, nous comptons changer de nom ! C'est ici que vous intervenez car vous avez - cette semaine seulement ! - l'opportunité de faire appel à votre imagination et nous proposer le meilleur nom possible histoire qu'on puisse conquérir le web sans difficultés.

Au cas où vous seriez en panne d'inspiration, pas grave, dites-nous quel nom vous préférez entre ceux-ci (et pourquoi) :

- Culture and Features
- Culture and Feathers
- Culture of Interests
- Culture Tips
- Culture of tricks
- Culture is Future
- Culture Remains

Bref, c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de donner le meilleur de soi-même, donc profitez-en, car le commentaire le plus pertinent se verra récompenser d'une belle surprise ! (non ce n'est pas l'intégrale de Patrick Sebastien édition collector double dvd dédicacée).

P.S : En raison de la refonte du site et des divers changements opérés, il se peut que nous soyons quelque peu moins actifs et que moins d'articles soient publiés.Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément!

Hugo.

_______________________________________________

Dear all, We're glad to announce that Culture et Compagnie is gonna change soon. New look but also new name!

As we'd like to become more international, we decided to use a English name and tried to find something that describes what we are. But we need your help to decide which one is the best!

Here are the names:

- Culture and Features
- Culture and Feathers
- Culture of Interests
- Culture Tips
- Culture of tricks
- Culture is Future
- Culture Remains

We'd also like you to share your own ideas, of course !

Please comment this post and give us your opinion (and the reason of your choice) or your propositions (no need to say, the best comment will be rewarded !).

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Les Amants Passagers

Des voyageurs du vol 2549 de la compagnie Peninsula, pensent vivre leurs dernières heures. Pour faire face à la mort, certains passagers et l’équipage vont se dévoiler, parfois vivre le moment présent pour ainsi oublier l’angoisse du moment.

Un moment de récréation que Pedro Almodovar s’est autorisé, un clin d’œil à la comédie libertaire de ces débuts et loin de ces derniers films. Il ne faut rien chercher, ne rien intellectualiser, on peut parler dans ce film de «joli bordel». Le prince du cinéma veut s’amuser avec des situations improbables et des personnages atypés. Le seul reproche que l’on peut faire, c’est que l’on sent à travers ce film, qu’Almodovar essaie de retrouver l’énergie de ses débuts.
Pour cette comédie, il n’y a pas d’entre deux, soit on aime, soit on n’aime pas. C’est à vous de voir.

Clin d’œil : L’actrice Blanca Suárez est à surveiller. Un « petit » rôle dans ce film, mais une présence incroyable.

Farrah M.

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Les Français (re)découvrent la Côte belge !

Office de tourisme de Belgique
Vous n'êtes pas sans savoir que tous les Français sont chauvins. Si, si, ça ne sert à rien de rechigner, c'est un fait avéré. Tous les Français sont chauvins et tous les Belges mangent des frites, une fois. Frites qu'on a longtemps attribué à tort à leurs voisins chauvins justement qui s'en sont longuement enorgueillis. Une histoire qui n'a pas été sans conséquences (après tout, la frite, ce n'est pas rien).

Mais le 30 mars dernier, les Français qui s'étaient pendant longtemps désintéressés du Plat Pays (qui avait non seulement osé prendre son indépendance mais aussi revendiquer la paternité de cette pin-up d'allumette) ont eu l'occasion de se réconcilier avec la Belgique et ce grâce àune initiative de l'office de Tourisme Belgique Flandres & Bruxelles pour promouvoir la Côte belge.

En effet, à Paris, les passants ont eu la chance de pouvoir faire un tour sur la Côte belge gratuitement ! Tout ce qu'ils avaient à faire était de passer la tête à travers le trou d'une Seebox installée dans l'allée de Bercy Village ! Et hop, voilà qu'ils se retrouvaient à Ostende grâce à un système de visioconférence, et ce en compagnie de Jean-Yves Lafesse qui, lui, avait à cœur de leur faire découvrir La face cachée de la Côte belge avec humour et bonne humeur. 

L'office de Tourisme Belgique Flandre & Bruxelles

Le petit plus? Nos braves curieux avaient l'opportunité de participer au concours associé afin de gagner un séjour pour 2 à Ostende comprenant une nuit au Thermae Palace et l'aller-retour en Thalys.

Bref, il s'agit là d'une campagne touristique plutôt originale et fun permettant à nos amis français de prendre un bol d'air flamand depuis Paris. D'ailleurs, si vous souhaitez en savoir un peu plus, vous pouvez vous rendre sur la page officielle Flandre - ThePlaceTo.be.

D'ailleurs, vu le succès de la campagne, ça ne m'étonnerait pas que, lors de ma prochaine incursion parisienne, je croise quelques parigots me demandant "Alles goed?" et me vantant les nombreux avantages de la "Noordzee" et de ses "grijze garnalen" !

Retrouvez le blog de Carole.

Il est évident que tout stéréotype intégré dans cet article ne serait que trait d'humour et non réalité.



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Rokia Traoré : Beautiful Africa, l'album de la maturité

À bientôt quarante ans, égérie africaine involontaire mais assumée, Rokia Traoré fait aujourd’hui rimer son nom avec liberté, femme engagée et nouvelle tonalité ! Mais est-elle si différente de cette femme que le public a découvert pour la première fois il y a quinze ans à l’occasion du festival Musiques Métisses d’Angoulême ?

Pour y voir plus clair, procédons à une brève autopsie de cette métamorphose. Une « liane gracieuse et longiligne », une « chrysalide transformée en papillon », nommée ainsi par certains, Rokia Traoré est celle dont on aime inlassablement détailler les attraits physiques et les dons de danseuse hors pairs. Une description minutieuse allant parfois jusqu’à l’observation de la moindre posture ou inflexion de son sourcil, laissant croire que toute personne croisant son chemin ne peut qu’immanquablement tomber sous son charme humble et altier. Oui, les deux à la fois, pourquoi pas !

Il est certain que cette posture d’honnêteté et d’humilité semble avoir toujours constitué une part importante de sa personnalité transparaissant dans ses performances scéniques. Généreuse avec son public, elle n’hésite pas à donner de sa personne en proposant, à l’occasion de la tournée de son tout dernier album Beautiful Africa, un spectacle de deux heures, défiant tout standard actuel en la matière. Elle précise d’ailleurs à ce propos à l’occasion d’une interview pour le magazine Slate que ses traits caractéristiques sont ceux de ses origines bambaras.

Sa culture, dont elle parle avec emphase, est un mix glané au gré de son enfance passée à suivre son père diplomate malien à travers les Etats-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient ainsi que de son insatiable appétit pour tous genres musicaux confondus. Ses cinq albums (Beautiful Africa (2013), Tchamantché (2008), Bowmboi (2003), Wanita (2000), Mouneissa (1998)) ont d’ailleurs toujours témoigné de cette diversité. Les deux premiers dénotent de son désir de voir se rencontrer modernité et tradition malienne, en unissant la guitare acoustique, au balafon et au ngoni (luth malien) autour d’un style roots et variété.

Une rupture apparaît à la sortie de l’album Bowmboi, marqué par des rythmiques plus rock, blues et folk et par la présence de quelques morceaux interprétés timidement en français. Avec son dernier album paru au mois d’avril 2013, il semble que chanter en français lui soit maintenant devenu plus naturel. La voix doucement éraillée et parfois scandée qu’on lui connaît, est aujourd’hui remplie d’une émotion affirmée très rock. Sa tonalité griotte soutenue par un talentueux djeli ngoni (Mamah Diabaté), n’est pas pour autant gommée et reprend son envol dès que le bambara réapparaît. Ce nouvel album laisse également entrevoir des riff blues et folk ménageant de belles respirations musicales. Enfin, un soupçon d’afrobeat finit de bâtir ce bel édifice, auquel le live n’enlève rien.

Pour achever l’autopsie de cette mutation, ce dernier album a été composé en partie au Mali (À ce propos et pour plus d’informations sur ses projets d’aide à la création au Mali : http://www.fondationpasserelle.com/.) Puis, les troubles politiques apparus au Mali en 2012 l’obligent à finaliser l’album en Angleterre, sous le patronage du producteur anglais John Parish (P.J. Harvey, Tracy Chapman...). C’est cette triste actualité et son constat d’impuissance qui l’on amenée à composer le morceau éponyme de ce cinquième album Beautiful Africa. Un cri de révolte en même temps qu’une déclaration d’amour adressée au Mali (pays se partageant aujourd’hui avec la France, son lieu de résidence) et d’aspiration à une grande liberté, semble être une savante recette pour la composition d’un album sincère où la musique occupe la place centrale.

Eva Dreano.

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